Lacommune de BEAULIEU SOUS LA ROCHE en VendĂ©e. Petite commune campagnarde du Pays des Achards de 2 000 habitants, rĂ©pertoriĂ©e Village d'art, connue pour son cĂ©lĂšbre marchĂ© de NoĂ«l (le plus grand de VendĂ©e), signataire de l'Alliance des Beaulieu de France, situĂ©e Ă  20mn des cĂŽtes de l'atlantique. AprĂšs avoir passĂ© votre nuit dans la cabane dans les arbres, Synergences Hebdo EtĂ© 2022Published on Jul 5, 2022L'Hebdomadaire de l'AgglomĂ©ration du Choletais. Edition spĂ©ciale Ă©tĂ© 2022 - du 4 juillet au 30 aoĂ»t 2022AgglomĂ©ration du Choletais SĂ©jourpour deux dans une cabane bulle en VendĂ©e, nuit dans une ferme de Charente Maritime, week end perchĂ© dans les arbres dans une cabane en bois, Coco Sweet dans les montagnes isĂ©roises, vous avez le choix de la destination et du mode d’hĂ©bergement pour faire d’un sĂ©jour une expĂ©rience dĂ©calĂ©e et insolite pour moins de 140 euros. Il serait ï»żVendĂ©e est une terre riche en culture et en nature mais c’est aussi une terre de randonnĂ©e pour les amoureux de la nature. Pour les vacances, trouver un hĂ©bergement qui convient est toujours un vrai casse-tĂȘte. Mais pour casser un peu la routine et marquer son passage en VendĂ©e, mieux vaut rĂ©server un hĂ©bergement insolite dans un camping. Vous n’aurez que l’embarras de choix entre une location de mobil home et les cabane dans les arbres VendĂ©e Puy du Fou. Les locations de mobil home du camping du lac de la ChausseliĂšre en VendĂ©e prĂšs du Puy du Fou Le camping 3 Ă©toiles du lac de la ChausseliĂšre accueille les campeurs pour un sĂ©jour insolite. Il propose de nombreux hĂ©bergements et infrastructures de qualitĂ© notamment prĂšs de Nantes et du Puy du Fou. Pour vous fournir un maximum de confort, il vous propose une location de mobil home. Mais vous pourrez aussi rĂ©server un chalet ou un bungalow. Les mobil homes disposent d’une surface plus ou moins large de 28 Ă  36 m2 afin que toute la famille puisse s’installer convenablement. Ils sont dotĂ©s d’une cuisine Ă©quipĂ©e, d’un sĂ©jour, d’une banquette convertible en couchage mais aussi d’une terrasse couverte avec salon de jardin et salle d’eau. Mais vous pourrez aussi opter pour une cabane dans les arbres VendĂ©e Puy du Fou et dormir la nuit sous la belle Ă©toile. Si vous louez un mobil home, vous profiterez du confort et d’une totale autonomie. Mais vous pourrez aussi accĂ©der aux diffĂ©rents espaces du camping tels que le parc aquatique. Louer une cabane dans les arbres dans le camping du lac de la ChausseliĂšre cabane face au lac, cabane avec jacuzzi, cabane luxe/premium Le camping du lac de la ChausseliĂšre vous convie au repos et Ă  la relaxation avec ses formules d’hĂ©bergements insolites. Les cabanes dans les arbres vous permettent d’apprĂ©cier la vie au grand air et de profiter de nombreux services. Un Tiny house vous permet aussi de vous dĂ©tendre, d’arrĂȘter le temps et d’apprĂ©cier chaque instant passĂ© en compagnie de votre amoureux. Le camping 3 Ă©toiles vous propose 3 formules d’hĂ©bergements insolites. Vous pourrez d’un cĂŽtĂ© rĂ©server une cabane dans les arbres face au lac et profiter d’un havre de paix et d’un joli cadre naturel. D’un autre, vous avez aussi le choix de rĂ©server une cabane avec jacuzzi pour un sĂ©jour placĂ© sous le signe du bien-ĂȘtre. Enfin, si vous recherchez le luxe, vous pourrez aussi opter pour une cabane luxe ou premium. Chaque cabane dans les arbres VendĂ©e Puy du Fou est aussi meublĂ©e et Ă©quipĂ©e pour votre sĂ©jour confortable et commode. Profitez donc de votre escapade en VendĂ©e pour vous reconnecter Ă  la nature, de faire un retour Ă  l’essentiel et de vous reposer dans une cabane surplombante. Vous aurez toujours accĂšs Ă  tous les services du camping.
LesEpesses, Vendée (85) Le camping Bréteche se situe à coté d un lac et à seulement 5 minutes du parc du puy du fou et de sa prestigieuse Cinéscénie . Amateurs de randonnées, de pÚche ou de
11 avis Maison d'HĂŽtes "La ChĂšvrerie" VairĂ© Chambres d'hĂŽte A deux pas de la mer, entre Les Sables d'Olonne et Challans, Ă  5 km de la plage de Brem sur mer, nous vous accueillons toute l'annĂ©e pour un sĂ©jour au calme entre ocĂ©an et campagne. RandonnĂ©e Ă  cheval, Ă  vĂ©lo ou Ă  pied, canoĂ«, baignade, tout est prĂ©vu pour des vacances en famille. Table dhĂŽtes et Wifi sont disponibles aussi pour les professionnels en dĂ©placement. Autour des mares, canards, lapins, poules et moutons vivent en bonne intelligence. RĂ©glisse, notre incontournable labrador, veille sur tout ce monde avec bienveillance. LaccĂšs aux parcs des animaux doit etre accompagnĂ©. 5 avis La Fontaine Saint Julien Des Landes Chambres d'hĂŽte chambre au calme Ă  10 mn des plages, 48€ petit dĂ©jeuner compris Logis du Parc Saint Fulgent Chambres d'hĂŽte Chambre d'hĂŽtes en VendĂ©e, idĂ©alement situĂ© Ă  25 minutes du cĂ©lĂšbre parc le Puy du Fou et 40 minutes de la mer et de Nantes. Maison contemporaine de style VendĂ©en implantĂ©e sur un terrain de 6000mÂČ bordĂ© d' arbres, trĂšs au calme. Votre maison d'hĂŽtes est agrĂ©mentĂ©e d'une piscine chauffĂ©e mai Ă  septembre et d'un spa privĂ© et sur rĂ©servation. Visitez notre maison d'hĂŽtes en cliquant sur le lien 10 avis ChĂąteau de Belle -Vue 85110 Chambres d'hĂŽte Entre le Puy du Fou 25 minutes et les plages ocĂ©anes, le chĂąteau de Belle-Vue vous propose cinq logements familiaux ou pour deux, spacieux et confortables, aux prix attractifs et avec table d'hĂŽtes sur rĂ©servation. Notre parc arborĂ© est entiĂšrement clos. Que vous soyez en famille, entre amis ou en amoureux, le charme authentique de cette demeure de famille vous sĂ©duira. Pendant la saison hivernale, venez vous dĂ©tendre au salon devant un bon feu de bois. 19 avis Le Bois Joli Mesnard La Barotiere Chambres d'hĂŽte 4 chambres d'hĂŽtes 12 personnes. Le gĂźte est a douze kilomĂštres du puit du fou 20 minutes et a 500 mĂštres d'une base de loisir avec Acrobranche pĂšche baignade mini golf autre jeu pour enfant, restaurant ...faisant pizzĂ©ria - crĂȘperie - snack bar avec terrasse sur le lac sentier pĂ©destre autour du lac et au alentours . nouveau , jeux flottant sur le lac . Logis La Folie Mareuil Sur Lay Dissais Chambres d'hĂŽte & Gite Dans un LOGIS du XIXe siĂšcle, Josette et Bernard seraient heureux de vous accueillir pour une ou plusieurs nuits dans l'une de leur 3 chambres d'hĂŽte pour une escapade Ă  2, ou Ă  6, un sĂ©jour dĂ©couverte en famille. ou entre amis. Accueil possible de mini-groupe en formule gestion libre sur demande et en fonction des disponibilitĂ©s avec rĂ©servation hĂ©bergements de la totalitĂ© de la propriĂ©tĂ©. PossibilitĂ© de crĂ©er accueil personnalisĂ© incluant repas traiteur, dĂ©gustation des vins de Mareuil et visite Ă  dĂ©finir Ă  partir d'avril.. PossibilitĂ© crĂ©er chĂšque cadeau personnalisĂ© Le Moulin Mareuil Sur Lay Mareuil Sur Lay Chambres d'hĂŽte RĂ©novĂ© Mill House situĂ© sur le bord d'une petite ville mais proche d'ouvrir des champs et de bois. Quatre chambres confortables, chacune avec sa propre douche, toilettes et lavabo, comprenant une chambre double, une chambre double, une chambre triple et une chambre familiale pour accueillir quatre. Linge de maison et thĂ© sont fournis dans chaque chambre. Wifi gratuit. Motifs tranquille de riviĂšre, y compris une piscine extĂ©rieure en Ă©tĂ©. IdĂ©alement situĂ© Ă  proximitĂ© de toutes les commoditĂ©s, Ă  seulement quelques kilomĂštres de la cĂŽte vendĂ©enne, Luçon, La Roche Sur Yon et Fontenay le Comte. Le Moulin Mareuil-sur-lay Dissais Chambres d'hĂŽte SĂ©journez dans notre vieux moulin, plein de caractĂšre, situĂ© sur les rives de la riviĂšre Lay. Nous fournissons des Bed & Breakfast confortables avec salle de bains privative, chacune avec son propre WC douche et lavabo. Situation calme et tranquille, mais Ă  distance de marche du centre de cette petite ville animĂ©e avec toutes les commoditĂ©s, accĂšs facile au rĂ©seau de la cĂŽte et de l'autoroute. Chambre d'HĂŽtes La BardiniĂšre Le PoirĂ©-sur-Vie Chambres d'hĂŽte DotĂ©e d’un jardin, la Chambre d’HĂŽtes La BardiniĂšre vous accueille au PoirĂ©-sur-Vie, dans les Pays de la Loire. La Roche-sur-Yon se trouve Ă  13 km. Vous bĂ©nĂ©ficierez d’une connexion Wi-Fi gratuite et d’un parking privĂ© sur place. Offrant une vue sur le jardin, cette chambre d’hĂŽtes comprend une tĂ©lĂ©vision par cĂąble Ă  Ă©cran plat, un coin salon, une armoire et 2 salles de bains. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. La chambre d’hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner buffet ou continental. Une terrasse est Ă  votre disposition sur place. Vous sĂ©journerez Ă  49 km de Nantes et Ă  39 km des Sables-d’Olonne. L’aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est accessible Ă  43 km. La MilliĂšre Le PoirĂ©-sur-Vie Chambres d'hĂŽte SituĂ© au PoirĂ©-sur-Vie, Ă  40 km de Saint-Jean-de-Monts, l’établissement La MilliĂšre propose une piscine extĂ©rieure ouverte en saison et une connexion Wi-Fi gratuite. Certains logements comportent une cuisine Ă©quipĂ©e d’un lave-vaisselle, d’un micro-ondes et d’un four. La chambre d’hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner continental. L’établissement La MilliĂšre possĂšde une terrasse. Vous pourrez vous dĂ©tendre dans le jardin ou encore pratiquer le vĂ©lo et la randonnĂ©e dans les environs. L’établissement La MilliĂšre est implantĂ© Ă  35 km des Sables-d'Olonne et Ă  14 km de La Roche-sur-Yon. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  44 km. La genotiĂšre 5Km Mouilleron-le-Captif Chambres d'hĂŽte DotĂ©e d'un jardin et d'une terrasse, La genotiĂšre propose un hĂ©bergement Ă  Mouilleron-le-Captif avec une connexion Wi-Fi gratuite et une vue sur la piscine. SituĂ© Ă  3,5 km de Vendespace, il propose une piscine extĂ©rieure ouverte en saison et un parking privĂ© gratuit. Ce Bed & Breakfast est Ă©quipĂ© d'une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Cette chambre d'hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner continental. L'aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est Ă  48 km. GĂźte MĂ©lisse 5Km Mouilleron-le-Captif Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Mouilleron-le-Captif, Ă  seulement 3,5 km de Vendespace, le GĂźte MĂ©lisse propose un restaurant, un jardin, une terrasse et une connexion Wi-Fi gratuite. Cet appartement comprend 2 chambres, une cuisine avec micro-ondes, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin salon et une salle de bains avec baignoire ou douche. Pour plus de commoditĂ©, l'Ă©tablissement peut fournir des serviettes et du linge de lit moyennant des frais supplĂ©mentaires. Un petit-dĂ©jeuner continental est servi sur place. La rĂ©gion est prisĂ©e pour pratiquer la randonnĂ©e. L'aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, est situĂ© Ă  48 km. À partir de €2070 / semaine Chambre studio Magnolia 5Km Mouilleron-le-Captif Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ©e Ă  Mouilleron-le-Captif, dans les Pays de la Loire, la Chambre studio Magnolia dispose d'une terrasse. SituĂ© Ă  3,5 km de Vendespace, il propose une piscine extĂ©rieure ouverte en saison et un parking privĂ© gratuit. Cet appartement climatisĂ© comprend un coin repas, une kitchenette avec un micro-ondes et une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Vous pourrez profiter d'une terrasse. La Chambre studio Magnolia possĂšde un jardin et une aire de jeux pour enfants. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est Ă  48 km. L’échappĂ©e Belle Mouilleron-le-Captif Chambres d'hĂŽte & Gite Offrant une vue sur le jardin, l'Ă©tablissement L'Ă©chappĂ©e Belle est situĂ© Ă  Mouilleron-le-Captif, Ă  environ 2 km de Vendespace. Cet appartement comprend 2 chambres, une cuisine avec micro-ondes, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin salon et une salle de bains avec bidet. Pour plus de commoditĂ©, l'Ă©tablissement peut fournir des serviettes et du linge de lit moyennant des frais supplĂ©mentaires. Vous pourrez profiter d'une terrasse. L'aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  50 km. À partir de €2295 / semaine 7 avis Le Clos Sainte LĂ©a 85000 Chambres d'hĂŽte Chambres d'hĂŽtes au coeur de la VendĂ©e C'est pour nous un plaisir de vous accueillir chez nous et nous espĂ©rons que vous passerez un agrĂ©able sĂ©jour dans notre pays Yonnais en plein coeur de la VendĂ©e . Notre maison est implantĂ©e sur un parc d'environ 3000 mÂČ Logement VendĂ©e Saligny Chambres d'hĂŽte & Gite Le Logement VendĂ©e est situĂ© Ă  Saligny. Offrant une vue sur le jardin, il se trouve Ă  41 km des Épesses. Cet appartement comprend 2 chambres, une cuisine avec lave-vaisselle, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin salon et 2 salles de bains avec douche. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Vous pourrez faire de la randonnĂ©e dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  16 km de La Roche-sur-Yon et Ă  45 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, est situĂ© Ă  56 km. À partir de €1950 / semaine Chateau de La Marronniere 9Km Aizenay Chambres d'hĂŽte IdĂ©alement situĂ© entre mer et campagne, le chĂąteau de La MarronniĂšre constitue un lieu de villĂ©giature privilĂ©giĂ© pour dĂ©couvrir la VendĂ©e. Etablie dans un grand parc aux arbres sĂ©culaires, cette vaste demeure du XVIIIĂšme entiĂšrement rĂ©novĂ©e en 2008 offre 3 Ă©lĂ©gantes chambres doubles et 1 vaste suite familiale pour quatre personnes, toutes Ă©quipĂ©es de salles de bains confortables et spacieuses. Sur le domaine, les hĂŽtes peuvent du jardin, de la piscine 16x6 m ou des multiples loisirs tennis de table, babyfoot, jeux de plein air pour enfants, bicyclettes Ă  disposition. Ils pourront aussi dĂ©couvrir les plages et stations vendĂ©ennes Ă  20 mn, et le parc de loisirs du Puy du Fou Ă  45 mn. ChĂąteau de la MarronniĂšre Aizenay Chambres d'hĂŽte Occupant un chĂąteau du XVIIIe siĂšcle, dans un domaine de 15 hectares, le ChĂąteau de la MarronniĂšre est situĂ© Ă  Aizenay et propose un hĂ©bergement en maison d'hĂŽtes. L'Ă©tablissement possĂšde une piscine extĂ©rieure, une table de ping-pong et des vĂ©los. Toutes les chambres se trouvent dans la partie privĂ©e du chĂąteau et offrent une vue sur le jardin. Elles disposent d'une armoire et d'un plateau/bouilloire. La salle de bains privative est pourvue d'un sĂšche-cheveux et d'articles de toilette gratuits. Le ChĂąteau de la MarronniĂšre propose tous les jours un petit-dĂ©jeuner amĂ©ricain et continental. Vous pourrez Ă©galement profiter du salon et de la salle Ă  manger communs ainsi que de la grande salle de rĂ©ception avec murs en pierres et poutres apparentes. La plage de Saint-Gilles-Croix-de-Vie se trouve Ă  seulement 35 minutes de route et la ville des Sables-d'Olonne est situĂ© Ă  39 km de l'Ă©tablissement. Les Ă©quipements supplĂ©mentaires incluent une aire de jeux pour enfants, un babyfoot et d'une connexion Wi-Fi gratuite. 3 avis Le Champ Libre Dompierre sur Yon Chambres d'hĂŽte & Gite A Dompierre sur Yon, aux portes de la Roche sur Yon, un gĂźte trĂšs "cosy" pour 2 personnes, au calme d'un terrain d'un hectare, vous offre tout le confort pour profiter pleinement de vos vacances en VendĂ©e. CHARMANT STUDIO DANS UNE MAISON NEUVE La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite Le CHARMANT STUDIO DANS UNE MAISON NEUVE est installĂ© Ă  La Roche-sur-Yon. Saint-Gilles-Croix-de-Vie se trouve Ă  36 km. Une connexion Wi-Fi gratuite et un parking privĂ© sont disponibles sur place. AmĂ©nagĂ© au rez-de-chaussĂ©e, cet appartement comprend 1 chambre et une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. Sa cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e comporte un micro-ondes, un rĂ©frigĂ©rateur, un lave-linge, un four et des plaques de cuisson. Les serviettes de toilette et le linge de lit sont fournis. Vous sĂ©journerez Ă  34 km des Sables-d’Olonne et Ă  48 km de Saint-Jean-de-Monts. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est situĂ© Ă  53 km du CHARMANT STUDIO DANS UNE MAISON NEUVE. À partir de €1953 / semaine Studio indĂ©pendant chez l’habitant au calme n°2 Dompierre-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Dompierre-sur-Yon, le Studio indĂ©pendant chez l'habitant au calme n°2 possĂšde un jardin et une terrasse. SituĂ© Ă  40 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, l’hĂ©bergement comprend une connexion Wi-Fi gratuite et un parking privĂ© sur place. Cet appartement inclut 1 chambre, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin repas ainsi qu’une cuisine Ă©quipĂ©e d’un micro-ondes et d’un rĂ©frigĂ©rateur. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Vous sĂ©journerez Ă  39 km des Sables-d’Olonne et Ă  6 km de La Roche-sur-Yon. L'aĂ©roport le plus proche est celui de Nantes-Atlantique, accessible Ă  51 km. À partir de €2079 / semaine La Jarrie 10Km BELLEVIGNY Chambres d'hĂŽte La maison d'hĂŽtes de La Jarrie est situĂ©e au milieu de la campagne et au coeur de la ĂȘtes donc Ă  mi-chemin entre la cĂŽte vendĂ©enne et le Puy du Fou 50 kms . L''Ăźle de Noirmoutier, l'embarcadĂšre de l'Ăźle d'Yeu ou le marais poitevin sont Ă  une heure de route. Nous serons heureux de vous accueillir dans notre propriĂ©tĂ© de caractĂšre. Les deux chambres sont amĂ©nagĂ©es dans un ancienne grange typiquement vendĂ©enne et peuvent accueillir 5 personnes . Le petit dĂ©jeuner est servi dans une vĂ©randa adossĂ©e Ă  la maison et ouvrant sur le jardin. La ParenthĂšse 10Km Saint-Étienne-du-Bois Chambres d'hĂŽte SituĂ©e Ă  Saint-Étienne-du-Bois, Ă  23 km de La Roche-sur-Yon, la ParenthĂšse dispose d'un salon commun et d'une connexion Wi-Fi gratuite. DotĂ©e d’une tĂ©lĂ©vision, cette chambre d'hĂŽtes comprend Ă©galement une salle de bains privative pourvue d’une douche, d’un sĂšche-cheveux et d’articles de toilette gratuits. Lors de votre sĂ©jour Ă  La ParenthĂšse, vous pourrez jouer au ping-pong sur place ou encore pratiquer la randonnĂ©e et le vĂ©lo dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  42 km de Nantes et des Sables-d’Olonne. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  35 km de La ParenthĂšse. Borderie de La MarchaiziĂšre Saint Etienne Du Bois Chambres d'hĂŽte Nous vous accueillons pour votre sĂ©jour dans notre ancienne grange, en pierres apparentes, du XIXĂšme siĂšcle, rĂ©novĂ©e et valorisĂ©e dans le respect de l'environnement. Vous y trouverez le confort, le repos, un accueil chaleureux, une piscine naturelle et une bonne table... IdĂ©al pour les familles avec les activitĂ©s sur place et Ă  proximitĂ© . Tous les ingrĂ©dients pour un sĂ©jour rĂ©ussi ! C'est dans cette convivialitĂ© et un esprit de 'Bien vivre' que vous sĂ©journerez Ă  la Borderie. nature et dĂ©lices La FerriĂšre Chambres d'hĂŽte InstallĂ© Ă  La FerriĂšre, Ă  49 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, l'Ă©tablissement nature et dĂ©lices est dotĂ© d’un jardin et d’une connexion Wi-Fi gratuite. Les logements incluent un balcon, une tĂ©lĂ©vision ainsi qu’une salle de bains privative avec une douche et un sĂšche-cheveux. Vous bĂ©nĂ©ficierez Ă©galement d’un micro-ondes, d’un rĂ©frigĂ©rateur, d’un grille-pain et d’une machine Ă  cafĂ©. Le matin, cette chambre d’hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner buffet ou continental. L’établissement nature et dĂ©lices possĂšde une terrasse bien exposĂ©e. Vous pourrez profiter d’une piscine extĂ©rieure sur place ou pĂȘcher et partir en randonnĂ©e dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  45 km des Sables-d'Olonne et Ă  9 km de La Roche-sur-Yon. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  70 km de la chambre d’hĂŽtes. Appart Chic & Moderne avec balcon La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite L’Appart Chic & Moderne avec balcon est installĂ© Ă  La Roche-sur-Yon. Cet hĂ©bergement se trouve Ă  37 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L’appartement comprend 1 chambre, 1 salle de bains, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin repas, une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e et un balcon donnant sur la ville. Le linge de lit et les serviettes de toilette vous seront fournis. Vous sĂ©journerez Ă  33 km des Sables-d’Olonne et Ă  49 km de Saint-Jean-de-Monts. L’aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  55 km de l’Appart Chic & Moderne avec balcon. À partir de €2797 / semaine À partir de €2502 / semaine Appartement donnant sur jardin avec terrasse. La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite L'Appartement donnant sur jardin avec terrasse est installĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, dans les Pays de la Loire. Cet Ă©tablissement possĂšde un jardin. Vous sĂ©journerez Ă  37 km de La Tranche-sur-Mer et bĂ©nĂ©ficierez d’un parking privĂ© gratuit sur place. Cet appartement possĂšde une chambre, une salle de bains, une tĂ©lĂ©vision par satellite Ă  Ă©cran plat, un coin repas, une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e et une terrasse donnant sur le jardin. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Cet appartement se situe Ă  36 km des Sables-d’Olonne et Ă  43 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  73 km de l’Appartement donnant sur jardin avec terrasse. À partir de €1800 / semaine Maloca' RobretiĂšres La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, Ă  38 km de La Tranche-sur-Mer, le Maloca' RobretiĂšres met Ă  votre disposition un jardin et une connexion Wi-Fi gratuite. Les logements comprennent une kitchenette avec coin repas ainsi qu’une salle de bains privative munie d’un sĂšche-cheveux et d’une douche. Un micro-ondes, un rĂ©frigĂ©rateur, des plaques de cuisson, une bouilloire et une machine Ă  cafĂ© sont Ă©galement Ă  votre disposition. Lors de votre sĂ©jour, vous pourrez profiter d’une terrasse. Le Maloca' RobretiĂšres se trouve Ă  35 km des Sables-d’Olonne et Ă  39 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est installĂ© Ă  55 km. À partir de €1920 / semaine Le Zen La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, dans les Pays de la Loire, l'Ă©tablissement Le Zen propose une connexion Wi-Fi gratuite. Les hĂ©bergements comprennent une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e avec un micro-ondes, un coin salon, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un lave-linge et une salle de bains privative pourvue d’une douche. Un four, un rĂ©frigĂ©rateur, des plaques de cuisson, une bouilloire et une machine Ă  cafĂ© sont Ă©galement Ă  votre disposition. Cet appartement se trouve Ă  43 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Ă  36 km des Sables-d’Olonne. L’aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est installĂ© Ă  73 km. À partir de €1830 / semaine Marjorie City Home La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, dans les Pays de la Loire, le Marjorie City Home dispose d'une terrasse. Saint-Gilles-Croix-de-Vie est Ă  38 km. Cet appartement comprend 1 chambre, une cuisine Ă©quipĂ©e d’un lave-vaisselle et d’un micro-ondes, un lave-linge, ainsi que 2 salles de bains pourvues d’un sĂšche-cheveux et d’articles de toilette gratuits. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Le Marjorie City Home est situĂ© Ă  33 km des Sables-d'Olonne et Ă  50 km de Saint-Jean-de-Monts. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  56 km. À partir de €2244 / semaine La RĂ©sidence des 53 La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte SituĂ©e Ă  La Roche-sur-Yon, La RĂ©sidence des 53 dispose d’une connexion Wi-Fi gratuite et donne sur un jardin. Certains logements disposent d’une kitchenette Ă©quipĂ©e d’un micro-ondes, d’un rĂ©frigĂ©rateur et d’un grille-pain. Vous pourrez faire du vĂ©lo dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  38 km des Sables-d’Olonne et Ă  44 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'aĂ©roport le plus proche est celui de Nantes-Atlantique, Ă  73 km. RĂ©sidence Pierre François 13Km La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite La RĂ©sidence Pierre François propose des hĂ©bergements Ă  La Roche-sur-Yon, Ă  33 km des Sables-d'Olonne. Vous bĂ©nĂ©ficierez d'une connexion Wi-Fi gratuite. Certains logements possĂšdent une cuisine Ă©quipĂ©e d'un four. Des sachets de cafĂ©, de chocolat en poudre et de thĂ© sont Ă  votre disposition. La RĂ©sidence Pierre François se trouve Ă  38 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique est situĂ© Ă  56 km. À partir de €1650 / semaine RĂ©sidence Les AlizĂ©s 13Km La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite La Residence LES ALIZES propose un hĂ©bergement Ă  La Roche-sur-Yon, Ă  33 km des Sables-d'Olonne et Ă  45 minutes de route du parc d'attractions du Puy du Fou. Il possĂšde un sauna et une terrasse. Vous bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d'une connexion Wi-Fi dans l'ensemble des locaux et d'un parking privĂ© sur place. Le logement comprend une cuisine Ă©quipĂ©e d'un four et d'un lave-vaisselle. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Vous profiterez Ă©galement d'une piscine extĂ©rieure. Du thĂ©, du cafĂ© instantanĂ© et du chocolat chaud sont proposĂ©s pour un petit-dĂ©jeuner en libre-service. Une boulangerie se trouve Ă  quelques pas du 20 Residence PIERRE FRANCOIS. Vous sĂ©journerez Ă  38 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Ă  39 km des Herbiers. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  56 km. Maloca' Joffre 13Km La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, dans la rĂ©gion Pays de la Loire, le Maloca' Joffre vous propose un hĂ©bergement avec connexion Wi-Fi gratuite. Ses logements disposent d’une kitchenette entiĂšrement Ă©quipĂ©e avec coin repas, lave-vaisselle, bouilloire et micro-ondes. Vous disposerez d'un rĂ©frigĂ©rateur, de plaques de cuisson et d'une machine Ă  cafĂ©. Vous sĂ©journerez Ă  38 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Ă  33 km des Sables-d’Olonne. L'aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, est situĂ© Ă  56 km. À partir de €2190 / semaine le P'tit Yonnais La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, dans la rĂ©gion des Pays de la Loire, le P'tit Yonnais propose un hĂ©bergement avec terrasse. Vous profiterez d’une connexion Wi-Fi gratuite et d’un parking privĂ© sur place. La Tranche-sur-Mer est Ă  37 km. Cet appartement comprend 1 chambre, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, une cuisine Ă©quipĂ©e et 1 salle de bains pourvue d’une douche. Vous sĂ©journerez Ă  40 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Ă  35 km des Sables-d’Olonne. L'aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est Ă  56 km. À partir de €1812 / semaine Le Fabre 1 - AgrĂ©able studio - proche hypercentre hĂŽpital - Wifi - Parking La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite L’hĂ©bergement Le Fabre 1 - AgrĂ©able studio - proche hypercentre hĂŽpital - Wifi - Parking est situĂ© Ă  La Roche-sur-Yon. La Tranche-sur-Mer se trouve Ă  36 km. Vous bĂ©nĂ©ficierez d’une connexion Wi-Fi gratuite et d'un parking privĂ© sur place. L’appartement comporte 1 chambre, une tĂ©lĂ©vision par satellite Ă  Ă©cran plat, un lave-linge, 1 salle de bains pourvue d'une douche ainsi qu’une cuisine Ă©quipĂ©e dotĂ©e d’un micro-ondes et d’un lave-vaisselle. Les serviettes de toilette et le linge de lit sont fournis. Lors de votre sĂ©jour, vous pourrez profiter du jardin ou faire du vĂ©lo dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  42 km des Sables-d’Olonne et Ă  45 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L’aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes-Atlantique, est installĂ© Ă  73 km. À partir de €1687 / semaine Le Fabre 2 - AgrĂ©able T2 - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite Le Fabre 2 - AgrĂ©able T2 - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking est installĂ© Ă  La Roche-sur-Yon. La Tranche-sur-Mer se trouve Ă  36 km. Vous bĂ©nĂ©ficierez d’une connexion Wi-Fi gratuite et d'un parking privĂ© sur place. L’appartement comprend 1 chambre, une tĂ©lĂ©vision par satellite Ă  Ă©cran plat, un lave-linge et 1 salle de bains pourvue d’une douche. La cuisine Ă©quipĂ©e est munie d’un micro-ondes et d’un lave-vaisselle. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Lors de votre sĂ©jour dans l'appartement, vous pourrez profiter du jardin et faire du vĂ©lo dans les environs. Les Sables-d?Olonne se trouve Ă  34 km du Fabre 2 - AgrĂ©able T2 - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking, tandis que Saint-Gilles-Croix-de-Vie est Ă  39 km. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  56 km. À partir de €1828 / semaine Le Fabre 101 - Charmant studio - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite Le Fabre 101 - Charmant studio - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking est situĂ© Ă  La Roche-sur-Yon. La Tranche-sur-Mer se trouve Ă  36 km. Vous bĂ©nĂ©ficierez d’une connexion Wi-Fi gratuite et d'un parking privĂ© sur place. L’appartement comprend une chambre, une salle de bains, une tĂ©lĂ©vision par satellite Ă  Ă©cran plat, un coin repas, une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e et un balcon donnant sur le jardin. Le linge de lit et les serviettes de toilette sont fournis. DotĂ© d’un jardin, cet appartement offre un cadre idĂ©al pour pratiquer le vĂ©lo dans les environs. Le Fabre 101 - Charmant studio - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking se trouve Ă  34 km des Sables-d'Olonne et Ă  39 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est Ă  56 km. À partir de €1149 / semaine Le Fabre 102 - Charmant T2 - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite L’hĂ©bergement Le Fabre 102 - Charmant T2 - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking est situĂ© Ă  La Roche-sur-Yon. DotĂ© d’une connexion Wi-Fi gratuite et d'un parking privĂ©, ce logement se trouve Ă  36 km de la Tranche-sur-Mer. L’appartement comprend 1 chambre, une tĂ©lĂ©vision par satellite Ă  Ă©cran plat, un lave-linge et 1 salle de bains pourvue d’une douche. La cuisine Ă©quipĂ©e est munie d’un micro-ondes et d’un lave-vaisselle. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Lors de votre sĂ©jour, vous pourrez profiter du jardin ou faire du vĂ©lo dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  34 km des Sables-d'Olonne et Ă  39 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est Ă  56 km. À partir de €1828 / semaine Domaine de la Boere Beaulieu-sous-la-Roche Chambres d'hĂŽte SituĂ© Ă  Beaulieu-sour-la-Roche, le Domaine de la Boere propose un hĂ©bergement unique sous la forme d'une cabane dans les arbres. Chaque hĂ©bergement comprend un coin salon ou repas, tandis que certains disposent Ă©galement d'une terrasse et d'une salle de bains privative. Le petit-dĂ©jeuner est servi chaque matin au Domaine de la Boere. Vous trouverez Ă©galement des restaurants Ă  Aizenay, Ă  12 minutes de route. La Roche-sur-Yon se trouve Ă  seulement 25 minutes en voiture de l'Ă©tablissement et la plage de Saint-Gilles-Croix-de-Vie est accessible en 30 minutes de route. L'Ă©tablissement propose Ă©galement des massages sur demande et moyennant des frais supplĂ©mentaires, un barbecue et un jardin. Le ChĂȘne LiĂšge MachĂ© Chambres d'hĂŽte SituĂ© Ă  MachĂ©, l'Ă©tablissement Le ChĂȘne LiĂšge dispose d'une piscine privĂ©e et offre une vue sur le jardin. SituĂ© Ă  40 km de Saint-Jean-de-Monts, ce logement met Ă  votre disposition une connexion Wi-Fi gratuite et un parking privĂ©. Cette chambre d'hĂŽtes comporte une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Le matin, cette chambre d’hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner continental. L’établissement Le ChĂȘne LiĂšge possĂšde Ă©galement une terrasse. Vous pourrez vous baigner dans la piscine extĂ©rieure, vous dĂ©tendre dans le jardin ou partir en randonnĂ©e. L’établissement se trouve Ă  26 km de La Roche-sur-Yon et Ă  45 km des Sables-d’Olonne. L'aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  64 km de l’établissement. 1 avis vendeeyourte Landeronde Chambres d'hĂŽte & Gite Chambre d'hĂŽtes Tiny house "Ely" avec sa terrasse privĂ©e sur la propriĂ©tĂ© de 5200 m2, boisĂ©e en pleine campagne Ă  2 kms de Landeronde et ses commerces. Notre piscine 4x8 est Ă  la disposition de nos estivants qui sont en Yourte, Roulotte,Kota Finlandais, garage pour les motos Ă  disposition de nos clients. Les sanitaires sont Ă  l'extĂ©rieur, les lits sont faits Ă  votre arrivĂ©, apporter votre linge de toilette. A proximitĂ© La chaboterie, Haras de VendĂ©e, Puy du fou Ă  50 mn., O'Gliss Parc.. Si vous aimer vous promener au bord de mer, les Sables d'olonne ou BrĂ©tignolles sur mer se trouve Ă  15mn. Perfect mĂ©lange of contemporary luxury, modern style and authentic Saint-Georges-de-Pointindoux Chambres d'hĂŽte & Gite Perfect mĂ©lange of contemporary luxury, modern style and authentic is situated in Saint-Georges-de-Pointindoux and offers a bar, a garden and a terrace. The apartment has garden views and is 37 km from Saint-Jean-de-Monts. The air-conditioned apartment is composed of 5 separate bedrooms, a living room, a fully equipped kitchen, and 5 bathrooms. A flat-screen TV is offered. The apartment offers a continental or buffet breakfast. Les Sables-d?Olonne is 21 km from Perfect mĂ©lange of contemporary luxury, modern style and authentic, while La Roche-sur-Yon is 15 km from the property. The nearest airport is Nantes Atlantique, 57 km from the accommodation, and the property offers a free airport shuttle service. À partir de €19656 / semaine Le palmier Saint-Georges-de-Pointindoux Chambres d'hĂŽte & Gite L'hĂ©bergement Le palmier est situĂ© Ă  Saint-Georges-de-Pointindoux. Saint-Jean-de-Monts se trouve Ă  47 km. Une connexion Wi-Fi gratuite et un parking privĂ© sont disponibles sur place. Offrant une vue sur le jardin, cet appartement comprend une chambre, une terrasse, un salon et une tĂ©lĂ©vision. Il dispose aussi d’une salle de bains avec une douche, ainsi que d’une kitchenette Ă©quipĂ©e avec un micro-ondes et un rĂ©frigĂ©rateur. Lors de votre sĂ©jour, les propriĂ©taires se tiendront Ă  votre disposition pour vous fournir des renseignements. Vous pourrez partir en randonnĂ©e dans les environs ou profiter du jardin du logement Le palmier. Vous sĂ©journerez Ă  23 km des Sables-d’Olonne et Ă  14 km de La Roche-sur-Yon. L’aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est installĂ© Ă  85 km de l’appartement Le palmier. À partir de €1193 / semaine Loue mobil home sur camping avec piscine Apremont Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Apremont, le Loue mobil home sur camping avec piscine dispose d'une piscine privĂ©e. Cet hĂ©bergement se trouve Ă  49 km de Pornic. Vous profiterez gratuitement d’un parking privĂ©. Cet appartement dispose d’une chambre, d’une cuisine et d’une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. L’appartement est Ă©galement dotĂ© d’une terrasse. Le Loue mobil home sur camping avec piscine se trouve Ă  29 km des Sables-d'Olonne et Ă  48 km de Noirmoutier-en-l'Île. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  45 km. À partir de €1951 / semaine l'acacia Saint-Georges-de-Pointindoux Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Saint-Georges-de-Pointindoux, l'acacia propose un hĂ©bergement avec une terrasse et une connexion Wi-Fi gratuite. Offrant une vue sur le jardin, il se trouve Ă  40 km de Saint-Jean-de-Monts. Cet appartement comprend une chambre, une cuisine Ă©quipĂ©e d'un micro-ondes et d'un rĂ©frigĂ©rateur, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin salon et une salle de bains pourvue d'une douche. Vous pourrez profiter d’un jardin sur place ou faire une partie de pĂȘche dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  21 km des Sables-d'Olonne et Ă  14 km de La Roche-sur-Yon. L’aĂ©roport le plus proche est celui de Nantes-Atlantique, accessible Ă  58 km. À partir de €1917 / semaine GĂźte "Dans les Airs", avec piscine chauffĂ©e La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite Featuring a garden, a seasonal outdoor pool and garden views, GĂźte "Dans les Airs", avec piscine chauffĂ©e is located in La Roche-sur-Yon. The accommodation is 32 km from La Tranche-sur-Mer, and guests benefit from complimentary WiFi and private parking available on site. The apartment features 1 bedroom, a flat-screen TV, an equipped kitchen with a dishwasher and a microwave, a washing machine, and 1 bathroom with a bath. A continental breakfast is available daily at the apartment. GĂźte "Dans les Airs", avec piscine chauffĂ©e provides a children's playground. Les Sables-d?Olonne is 34 km from the accommodation, while Saint-Gilles-Croix-de-Vie is 42 km away. The nearest airport is La Rochelle - Ile de Re Airport, 53 km from GĂźte "Dans les Airs", avec piscine chauffĂ©e. GĂźte "CĂŽtĂ© Terre", avec piscine chauffĂ©e La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite Le GĂźte "CĂŽtĂ© Terre", avec piscine chauffĂ©e est situĂ© Ă  La Roche-sur-Yon et dispose d'une piscine extĂ©rieure ouverte en saison et d'un jardin. Cet hĂ©bergement se trouve Ă  32 km de La Tranche-sur-Mer. L’appartement comprend 1 chambre, un coin salon, 1 salle de bains, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat ainsi qu’une cuisine Ă©quipĂ©e d’un four micro-ondes et d’un lave-vaisselle. Le linge de lit et les serviettes peuvent ĂȘtre fournis moyennant des frais supplĂ©mentaires. Chaque matin, vous pourrez savourer un petit-dĂ©jeuner continental sur place. Le GĂźte "CĂŽtĂ© Terre", avec piscine chauffĂ©e dispose d'une aire de jeux pour enfants. Vous sĂ©journerez Ă  34 km des Sables-d’Olonne et Ă  42 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'aĂ©roport de La Rochelle-Ăźle de RĂ©, le plus proche, est implantĂ© Ă  53 km du GĂźte "CĂŽtĂ© Terre", avec piscine chauffĂ©e. À partir de €2340 / semaine GĂźte "PrĂšs de l'Eau", avec piscine chauffĂ©e La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite InstallĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, le PrĂšs de l’Eau bĂ©nĂ©ficie d’une piscine extĂ©rieure de saison et d’un jardin. Cet hĂ©bergement se trouve Ă  32 km de La Tranche-sur-Mer. Une connexion Wi-Fi gratuite et un espace de stationnement privĂ© sont disponibles sur place. L’appartement comprend une terrasse donnant sur le jardin, une chambre, une salle de bains, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e et un coin repas. Les serviettes de toilette et le linge de lit sont fournis. Le matin, vous pourrez dĂ©guster un petit-dĂ©jeuner continental ou Ă  la carte. Le PrĂšs de l’Eau est situĂ© Ă  34 km des Sables-d’Olonne et Ă  42 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L’aĂ©roport de La Rochelle-Île de RĂ©, le plus proche dans la rĂ©gion, est implantĂ© Ă  53 km. À partir de €2260 / semaine Apremont location vacances Vendee 17km de la Mer et de St Gilles Croix de Vie Apremont Chambres d'hĂŽte & Gite Gite 4pers labellisĂ© ClĂ©Vacances dans Village ClassĂ© Petite CitĂ© de caractĂšre » Centre et commerces 500m. Lac, Plage 1km, avec PĂ©dalo, toboggan aquatique gratuit, baignade surveillĂ©e... Mer Ă  17 km St Gilles Croix de Vie Ă  30km Les Sables d'Olonne, 32km de St Jean de Monts, et Ă  70km du Grand Parc du Puy du Fou 2 Terrasses dont une avec Pergola Alu, avec Salon de jardin, transats et Barbecue fixe individuel, Parking privatif Ă  lintĂ©rieur de la rĂ©sidence Internet wifi gratuit, Tarifs de 240 Ă  460 selon la saison - ChĂšques vacances acceptĂ©s À partir de €2265 / semaine À partir de €2265 / semaine GĂźte l'OcĂ©ane Apremont VendĂ©e Apremont Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Apremont, dans les Pays de la Loire, le GĂźte l'OcĂ©ane Apremont VendĂ©e dispose d'une terrasse et offre une vue sur le jardin. Vous sĂ©journerez Ă  35 km de Saint-Jean-de-Monts. Vous bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d'un parking privĂ© sur place et d'une connexion Wi-Fi. Cet appartement comprend 2 chambres, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, une cuisine Ă©quipĂ©e d'un micro-ondes et d'un rĂ©frigĂ©rateur, un lave-linge ainsi qu'une salle de bains pourvue d'une douche. Pour plus de commoditĂ©, l'Ă©tablissement peut fournir des serviettes et du linge de lit moyennant des frais supplĂ©mentaires. Le personnel de la rĂ©ception ouverte 24h/24 se fera un plaisir de vous fournir des informations touristiques. Le GĂźte l'OcĂ©ane Apremont VendĂ©e possĂšde une aire de jeux pour enfants. Lors de votre sĂ©jour, vous pourrez profiter d'un jardin avec un barbecue. Dans les environs, vous pourrez pratiquer la randonnĂ©e et la pĂȘche. Vous sĂ©journerez Ă  35 km des Sables-d'Olonne et Ă  20 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, est situĂ© Ă  77 km. À partir de €2265 / semaine 1 avis Les Colverts L'Herbergement Chambres d'hĂŽte 2 chambres d'hĂŽtes Ă  l'Ă©tage de notre maison ancienne rĂ©novĂ©e en 2005 labellisĂ©es Chambres d'hĂŽtes RĂ©fĂ©rence avec sdb et wc privatifs, salle d'accueil avec coin cuisine , salon, accĂšs indĂ©pendant, grand jardin arborĂ©, au coeur des sites historiques vendĂ©ens, nombreuses activitĂ©s de nature Ă  proximitĂ© tarif rĂ©duit pour sĂ©jour professionnel L'Arbre d'AlaĂŻs St Fulgent Chambres d'hĂŽte Vous aimez la campagne, et vous voulez aller chercher votre journal Ă  pied ? Vous aimez les villages et vous voulez partir faire votre footing dans un cadre buccolique ? Vous voulez aller visiter le PUY du FOU 18 km ? La plage vous tente 45 mn fourniture du pique-nique possible ?L'Ă©cologie vous passionne ? La CitĂ© des Oiseaux 12 km ou la Maison de la RiviĂšre 11 km vous attendent. Dans notre beau bocage, la VENDÉE HISTORIQUE s'agite autour de vous ! Le Chateau de Tiffauges 15 km qui abrita le cĂ©lĂšbre Barbe Bleue, la Foret de Grasla ou se mirent Ă  l'abri les insurgĂ©s de vendĂ©e, mais aussi, maints chateaux, logis, et abbayes, vous raconteront leurs histoires. BON SEJOUR PARMI NOUS La Belle Vue des Arbres ChauchĂ© Chambres d'hĂŽte Au coeur du Bocage VendĂ©en dans le village fleurie de ChauchĂ©. Ellen et Malcolm vous accuellent dans leurs 2 chambres d'hĂŽtes. 25 mins du Puy du Fou, 50 minutes de la mer. Logis de L'Anguiller Chauche Chambres d'hĂŽte & Gite La maison a Ă©tĂ© construite en 1697 et est la maison principe dans le village de L'Anguiller. Nous avons deux grandes chambres Ă  coucher en laissant Ă  la fois plein sud avec vue imprenable sur la vallĂ©e L'anguiller. Moins de 10 minutes de l'autoroute, nous sommes en route une Ă©tape idĂ©ale pour le sud de la France et l'Espagne. La maison rĂ©novĂ©e Ă  un niveau Ă©levĂ© et offre une qualitĂ© et de tranquillitĂ©. chez val et fred 85 Les Essarts Chambres d'hĂŽte DotĂ© d'une piscine extĂ©rieure ouverte en saison, l'Ă©tablissement chez val et fred 85 est situĂ© aux Essarts. Vous bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d'une connexion Wi-Fi et d'un parking privĂ©. Les chambres comprennent une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat ainsi qu'une salle de bains privative pourvue d'un sĂšche-cheveux, d'articles de toilette gratuits et d'une douche. Un rĂ©frigĂ©rateur et une bouilloire sont Ă©galement fournis. Un petit-dĂ©jeuner buffet ou continental est servi sur place. Vous pourrez profiter d'une terrasse bien exposĂ©e et d'un jardin. Vous sĂ©journerez Ă  20 km de La Roche-sur-Yon et Ă  49 km de Cholet. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  64 km. Logis de la SauviniĂšre Rocheserviere Chambres d'hĂŽte & Gite Bienvenue Ă  ROCHESERVIERE, plaisante citĂ© rurale construite sur les bords de la Boulogne . SituĂ©e Ă  mi chemin entre le littoral et le PUY du FOU, le GĂźte, d'une surface de 135mÂČ, capacitĂ© de 4 personnes À partir de €500 / semaine L'Appart' des Achards - TAMARIN La Mothe-Achard Chambres d'hĂŽte & Gite L'Appart' des Achards - TAMARIN vous accueille Ă  La Mothe-Achard. Vous sĂ©journerez Ă  36 km de Saint-Jean-de-Monts. L’appartement comprend 1 chambre, un salon, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, une cuisine Ă©quipĂ©e avec un coin repas et 1 salle de bains pourvue d’une douche ainsi que d’un lave-linge. Les serviettes de toilette et le linge de lit sont fournis. Dans les environs, vous pourrez pĂȘcher ou faire de la randonnĂ©e. Les Sables-d’Olonne se trouvent Ă  17 km, tandis que La Roche-sur-Yon vous attend Ă  19 km. L'aĂ©roport le plus proche est celui de Nantes-Atlantique, Ă  60 km de L'Appart' des Achards - TAMARIN. À partir de €1264 / semaine L' ART CHAMP BEAU RocheserviĂšre Chambres d'hĂŽte SituĂ© Ă  RocheserviĂšre, L'ART CHAMP BEAU propose des hĂ©bergements avec un parking privĂ© gratuit. Un rĂ©frigĂ©rateur et une bouilloire sont Ă©galement fournis. Ce Bed & Breakfast sert un petit-dĂ©jeuner Ă  la carte. L'ART CHAMP BEAU possĂšde un jardin et une terrasse bien exposĂ©e. Nantes et La Roche-sur-Yon se trouvent Ă  31 km. L' Appart' des Achards - YUZU La Mothe-Achard Chambres d'hĂŽte & Gite L' Appart' des Achards - YUZU est situĂ© Ă  La Mothe-Achard. Le logement est installĂ© Ă  42 km de Saint-Jean-de-Monts. L’appartement comporte une chambre, un salon, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, une cuisine Ă©quipĂ©e dotĂ©e d’un coin repas ainsi qu’une salle de bains pourvue d’une douche et d’un lave-linge. Les serviettes de toilette et le linge de lit sont fournis. Vous pourrez vous dĂ©tendre dans le coin salon commun aprĂšs une journĂ©e de randonnĂ©e, de pĂȘche ou de planche Ă  voile. L’hĂ©bergement est implantĂ© Ă  18 km des Sables-d’Olonne et Ă  20 km de La Roche-sur-Yon. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  90 km de L’ Appart’ des Achards - YUZU. À partir de €1264 / semaine L'Appart' des Achards - PITAYA La Mothe-Achard Chambres d'hĂŽte & Gite L’hĂ©bergement L'Appart' des Achards - PITAYA est situĂ© Ă  La Mothe-Achard. Vous sĂ©journerez Ă  36 km de Saint-Jean-de-Monts. L’appartement comprend 1 chambre, un salon, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, une cuisine Ă©quipĂ©e avec un coin repas et 1 salle de bains pourvue d’une douche ainsi que d’un lave-linge. Les serviettes de toilette et le linge de lit sont fournis. Le personnel de la rĂ©ception ouverte 24h/24 parle français et anglais. Cet appartement se trouve Ă  17 km des Sables-d’Olonne et Ă  19 km de La Roche-sur-Yon. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  60 km de L'Appart' des Achards - PITAYA. Les Poiriers GĂźte Touvois Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Touvois, l'Ă©tablissement Les Poiriers GĂźte dispose d'un jardin et d'un barbecue. Vous sĂ©journerez Ă  41 km de La Roche-sur-Yon. Vous bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d'une connexion Wi-Fi et d'un parking privĂ© sur place. Cet appartement comprend une chambre, une salle de bains, du linge de lit, des serviettes, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin repas, une kitchenette entiĂšrement Ă©quipĂ©e et une terrasse avec vue sur le jardin. Un petit-dĂ©jeuner continental est servi sur place. Nantes se trouve Ă  43 km, tandis que Pornic est Ă  44 km. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est Ă  36 km. À partir de €333 / semaine The Gite de L'Andoussiere St. Andre Treize Voies Chambres d'hĂŽte & Gite La maison est une ancienne ferme restaurĂ©e 4 chambres Ă  coucher situĂ© dans un village de 45 habitants. Il est 45-50 minutes de route de la cĂŽte vendĂ©enne et le Puy du Fou. Il y a une grande piscine chauffĂ©e avec terrasse ensoleillĂ©e ainsi que table Ă  l'extĂ©rieur et terrasse barbecue. A l'intĂ©rieur il ya une cuisine bien Ă©quipĂ©e, salle Ă  manger et salon avec TV satellite et et Anglaise Il ya 2 salles de bains / ya aussi 6 vĂ©los et une table de ping-pong. À partir de €550 / semaine Domaine de Combe Ramond La Mothe-Achard Chambres d'hĂŽte Providing a terrace, CAMPING LE PAVILLON features accommodation in La Mothe-Achard. All units include a fully equipped kitchen, allowing guests to prepare their own meals. There is also a microwave, fridge and a coffee machine. The camping offers a children's playground. Fishing can be enjoyed nearby. Les Sables-d?Olonne is 17 km from CAMPING LE PAVILLON, while Saint-Gilles-Croix-de-Vie is 26 km from the property. The nearest airport is Nantes Atlantique Airport, 92 km from the property. Albizia Saint-Julien-des-Landes Chambres d'hĂŽte & Gite L’Albizia est situĂ© Ă  Saint-Julien-des-Landes, dans les Pays de la Loire. Vous bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d’un parking privĂ©. Les logements comportent un salon muni d’un canapĂ©, une cuisine Ă©quipĂ©e d’un micro-ondes ainsi qu’une salle de bains privative pourvue d’une douche. Vous pourrez profiter d’une terrasse. L’Albizia possĂšde un jardin, un barbecue ainsi qu’une aire de jeux pour enfants. L’établissement est implantĂ© Ă  21 km de La Roche-sur-Yon et Ă  15 km des Sables-d’Olonne. L’aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, se trouve, quant Ă  lui, Ă  60 km de l’Albizia. À partir de €2440 / semaine 7 avis L'Atelier de Nimi La Rabateliere Chambres d'hĂŽte Nicole est heureuse de vous accueillir au cƓur du bocage VendĂ©en dans une ambiance chaleureuse et confortable. Venez dĂ©couvrir notre Atelier disposant de 3 chambres d’hĂŽtes idĂ©alement situĂ© entre Nantes et la Roche sur Yon. Vous pourrez vous balader Ă  VĂ©lo, visiter le Logis de la Chabotterie, le Parc du Puy du Fou et sa cinĂ©scĂ©nie ou bien passer un agrĂ©able moment autour de la piscine. Chaque chambre possĂšde un lit de 160 x 190, une salle d'eau et toilettes privĂ©s. Nous proposons Ă©galement une table d’hĂŽtes sur rĂ©servation. Nicole saura vous concocter des petits plats traditionnels et conviviaux dont elle a le secret ! Domaine de la BarretiĂšre Saint-Philbert-de-Bouaine Chambres d'hĂŽte DotĂ© d'une piscine extĂ©rieure avec terrasse bien exposĂ©e, le Domaine de la BarretiĂšre est situĂ© Ă  Saint-Philbert-de-Bouaine. Construit au XIXe siĂšcle, il comprend Ă©galement un sauna et un centre de remise en forme. Les chambres chauffĂ©es sont dotĂ©es de la tĂ©lĂ©vision ainsi que d'une salle de bains privative avec douche. Un petit-dĂ©jeuner continental composĂ© de produits locaux est proposĂ© tous les jours. AprĂšs le petit-dĂ©jeuner, vous pourrez vous promener dans le jardin ou utiliser la connexion Wi-Fi accessible gratuitement dans les parties communes. L'Ă©tablissement se trouve Ă  38 km de La Roche-sur-Yon et Ă  23 km de l'aĂ©roport Nantes Atlantique. Vous pourrez stationner gratuitement sur place. Domaine des Z'ailĂ©s 22Km St Florent Des Bois Chambres d'hĂŽte & Gite A quelques pas de La Roche sur Yon et 30 min du Puy du Fou ou des Sables d'Olonne, le Domaine des Z'AilĂ©s est ouvert toute l'annĂ©e et s'Ă©tend sur plus de 12 ha de nature verdoyante. Yoan et MĂ©lanie vous accueillent dans leur chambres d'hĂŽtes de charme ou dans leurs roulottes tziganes bohĂšme pour un sĂ©jour nombreuses activitĂ© sont proposĂ©es sur place comme la pĂȘche et l'Ă©quitation. Le gite est Ă©galement assurĂ© pour les chevaux qui accompagnent les cavaliers qui souhaite nous rendre visite. ChĂąteau des BretonniĂšres sur vie - Maison d'hĂŽtes Commequiers Chambres d'hĂŽte DotĂ© d’un salon commun, le ChĂąteau des BretonniĂšres sur vie - Maison d’hĂŽtes vous accueille Ă  Commequiers, Ă  24 km de Saint-Jean-de-Monts. Une connexion Wi-Fi est accessible gratuitement. Un rĂ©frigĂ©rateur et une bouilloire sont mis Ă  votre disposition. Cette chambre d'hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner continental. L’établissement possĂšde une terrasse. Lors de votre sĂ©jour, vous pourrez profiter du jardin sur place et partir en randonnĂ©e ou Ă  vĂ©lo pour dĂ©couvrir les environs. Le ChĂąteau des BretonniĂšres sur vie - Maison d’hĂŽtes se trouve Ă  35 km des Sables-d’Olonne et Ă  37 km de La Roche-sur-Yon. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est situĂ© Ă  70 km de la chambre d’hĂŽtes. GĂźte Saint-Julien-des-Landes, 2 piĂšces, 3 personnes - FR-1-426-336 23Km Saint-Julien-des-Landes Chambres d'hĂŽte Le GĂźte Saint-Julien-des-Landes, 2 piĂšces, 3 personnes - FR-1-426-336 est situĂ© Ă  Saint-Julien-des-Landes. Saint-Jean-de-Monts se trouve Ă  30 km. Cette maison de vacances comprend 1 chambre, 1 salle de bains, un lave-linge et une cuisine Ă©quipĂ©e d’un micro-ondes. Une tĂ©lĂ©vision est Ă©galement Ă  votre disposition. Le GĂźte Saint-Julien-des-Landes, 2 piĂšces, 3 personnes - FR-1-426-336 se trouve Ă  16 km des Sables-d'Olonne et Ă  24 km de La Roche-sur-Yon. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est situĂ© Ă  59 km. Chalet T2 La Chapelle-Hermier Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  La Chapelle-Hermier, le Chalet T2 dispose d’une piscine extĂ©rieure, d’un restaurant et d’un bar. Les logements comportent une kitchenette entiĂšrement Ă©quipĂ©e munie d’un rĂ©frigĂ©rateur, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat ainsi qu’une salle de bains privative pourvue d’une douche. L’établissement possĂšde une terrasse. Vous pourrez vous baigner dans la piscine intĂ©rieure, vous dĂ©tendre dans le jardin ou encore pratiquer la randonnĂ©e dans les environs. Le Chalet T2 est implantĂ© Ă  19 km des Sables-d'Olonne et Ă  26 km de La Roche-sur-Yon. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  56 km. À partir de €1710 / semaine 1 avis La Ferme du Puybabin Saint Mathurin Chambres d'hĂŽte Pour les amoureux de la nature,nos chambres d' hĂŽtes amĂ©nagĂ©es dans une ancienne grange vendĂ©enne offriront calme et familiale et conviviale Ă  10mn des plages. ChĂąteau Des BretonniĂšres Sur Vie Commequiers Chambres d'hĂŽte Le chĂąteau du XIXĂšme siĂšcle est situĂ© dans un parc de 6ha Ă  13 kms des plages de Saint Gilles Croix de Vie. 4 suites sont Ă  votre disposition dont une familiale. Nous serons Ă  l'Ă©coute pour vous aider Ă  organiser vos journĂ©es en fonction de ce que vous aimez faire nombreuse documentation Ă  votre disposition. N'hĂ©sitez pas Ă  nous contacter pour des sĂ©jours de 3 nuits et plus en hors-saison Madame Vacances Les Appartements de Fontenelles L?Aiguillon-sur-Vie Chambres d'hĂŽte SituĂ© Ă  L'Aiguillon-sur-Vie, Ă  27 km de Saint-Jean-de-Monts, le Madame Vacances Les Appartements de Fontenelles propose des hĂ©bergements dotĂ©s d'une terrasse et d'une connexion Wi-Fi gratuite. Les appartements comprennent un balcon, un coin salon et une tĂ©lĂ©vision par satellite. La salle de bains privative est pourvue d'une baignoire. La cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e dispose d'un lave-vaisselle, d'un rĂ©frigĂ©rateur, de plaques de cuisson, d'un grille-pain, d'une bouilloire et d'une machine Ă  cafĂ©. Le Madame Vacances Les Appartements de Fontenelles est installĂ© Ă  11 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Ă  29 km des Sables-d'Olonne. Enfin, vous serez Ă  78 km de l'aĂ©roport de Nantes-Atlantique. Le Cocon Commequiers Chambres d'hĂŽte & Gite Set in Commequiers in the Pays de la Loire region, Le Cocon has a garden. The property is 44 km from Pornic and free private parking is featured. The apartment features 2 bedrooms, a flat-screen TV, an equipped kitchen with a dishwasher and a microwave, a washing machine, and 1 bathroom with a hot tub. For added convenience, the property can provide towels and bed linen for an extra charge. The apartment offers a hot tub. A terrace is available for guests at Le Cocon to use. Les Sables-d?Olonne is 30 km from the accommodation, while Noirmoutier-en-l'lle is 41 km away. The nearest airport is Nantes Atlantique Airport, 47 km from Le Cocon. À partir de €3985 / semaine Escale VendĂ©enne - Chambre d'hĂŽtes VendĂ©e Globe Saint-RĂ©vĂ©rend Chambres d'hĂŽte L'Escale VendĂ©enne - Chambre d'hĂŽtes VendĂ©e Globe est situĂ©e Ă  Saint-RĂ©vĂ©rend et propose un salon commun, un jardin et une terrasse. Cet hĂ©bergement se trouve Ă  27 km de Saint-Jean-de-Monts. Vous profiterez d’une connexion Wi-Fi gratuite et d’un espace de stationnement privĂ© sur place. Cette chambre d’hĂŽtes est dotĂ©e d’une tĂ©lĂ©vision par satellite Ă  Ă©cran plat. Le linge de lit et les serviettes de toilette sont fournis. Cette chambre d'hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner continental. Vous pourrez faire du vĂ©lo dans les environs. Les Sables-d'Olonne se trouvent Ă  29 km de l'Escale VendĂ©enne - Chambre d'hĂŽtes VendĂ©e Globe, tandis que La Roche-sur-Yon est Ă  37 km. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est accessible Ă  76 km. "L'Aubaine 85" Saint-Maixent-sur-Vie Chambres d'hĂŽte InstallĂ© Ă  Saint-Maixent-sur-Vie, Ă  25 km de Saint-Jean-de-Monts, l’établissement "L'Aubaine 85" vous propose une piscine extĂ©rieure ouverte en saison et une connexion Wi-Fi gratuite. Les logements disposent d’une terrasse et d’une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. Leur salle de bains privative est pourvue d’une douche et d’un sĂšche-cheveux. Un rĂ©frigĂ©rateur, une bouilloire et une machine Ă  cafĂ© sont Ă©galement disponibles. Chaque matin dans cette chambre d’hĂŽtes, vous pourrez dĂ©guster un petit-dĂ©jeuner continental. Cet Ă©tablissement est uniquement rĂ©servĂ© aux adultes. Lors de votre sĂ©jour, vous pourrez profiter du jardin ou faire de la randonnĂ©e et du vĂ©lo dans les environs. "L'Aubaine 85" se trouve Ă  32 km des Sables-d’Olonne et Ă  10 km de Saint-Gilles-Croix-De-Vie. L’aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes-Atlantique, est situĂ© Ă  72 km de cette chambre d’hĂŽtes. Le Logis de La Lande La BoissiĂšre des Landes Chambres d'hĂŽte Cette agrĂ©able maison de caractĂšre est situĂ©e sur un domaine verdoyant entourĂ© de prairies, d'Ă©tangs et de bosquets. Le DOMAINE DES ECOLIERS B&B BouffĂ©rĂ© Chambres d'hĂŽte SituĂ© Ă  BouffĂ©rĂ©, Ă  41 km de Cholet, Le DOMAINE DES ECOLIERS B&B propose une piscine extĂ©rieure ouverte en saison et une connexion Wi-Fi gratuite. Les chambres comprennent un coin salon avec une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat ainsi qu'une salle de bains privative pourvue d'un sĂšche-cheveux, d'articles de toilette gratuits et d'une douche. Un petit-dĂ©jeuner continental est servi chaque matin. Une terrasse bien exposĂ©e est prĂ©sente. Vous pourrez faire de la randonnĂ©e dans les environs ou profiter du jardin. Vous sĂ©journerez Ă  35 km de Nantes et Ă  36 km de La Roche-sur-Yon. L'aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, est situĂ© Ă  38 km. Moulin de vairĂ© VairĂ© Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  VairĂ©, dans les Pays de la Loire, le Moulin de vairĂ© dispose d'une terrasse et offre une vue sur le jardin. Vous bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d’un parking privĂ© et sĂ©journerez Ă  31 km de Saint-Jean-de-Monts. L’appartement comporte une chambre, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat et une cuisine. Cet appartement se trouve Ă  13 km des Sables-d’Olonne et Ă  25 km de La Roche-sur-Yon. L’aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes-Atlantique, est installĂ© Ă  62 km. À partir de €1677 / semaine La ChĂšvrerie VairĂ© Chambres d'hĂŽte DotĂ©e d'une terrasse et d'une vue sur le jardin, la maison d'hĂŽtes La ChĂšvrerie est situĂ©e Ă  VairĂ©, dans les Pays de la Loire, sur la VĂ©lodyssĂ©e, la vĂ©loroute de l'Atlantique. Vous bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d'une connexion Wi-Fi dans tout l'hĂ©bergement. Le logement comprend un ordinateur portable et une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. Il possĂšde aussi une machine Ă  cafĂ©. Vous pourrez profiter d'un restaurant sur place, sur rĂ©servation prĂ©alable. Vous pourrez pratiquer diverses activitĂ©s dans les environs, telles que l'Ă©quitation et la randonnĂ©e Ă  vĂ©lo. Saint-Gilles-Croix-de-Vie est Ă  18 km de La ChĂšvrerie, tandis que Saint-Jean-de-Monts se trouve Ă  33 km de la maison d'hĂŽtes. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique est accessible Ă  63 km. Le parking privĂ© sur place est gratuit. La Petite ChauniĂšre Saint-Fulgent Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ©e Ă  Saint-Fulgent, La Petite ChauniĂšre propose un service de prĂȘt de vĂ©los, un jardin et un barbecue. Cet hĂ©bergement climatisĂ© se trouve Ă  32 km de La Roche-sur-Yon. Vous bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d'une connexion Wi-Fi et d'un parking privĂ© sur place. Cet appartement comprend une chambre, une salle de bains, du linge de lit, des serviettes, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin repas, une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e et une terrasse avec vue sur le jardin. Un petit-dĂ©jeuner Ă  la carte est servi tous les matins sur place. La rĂ©ception de La Petite ChauniĂšre pourra vous fournir des informations sur la rĂ©gion. Vous sĂ©journerez Ă  23 km des Épesses et Ă  47 km de Cholet. L'aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est Ă  57 km. À partir de €378 / semaine Le Bois Senary Saint Georges De Montaigu Chambres d'hĂŽte Nathalie et Patrick vous accueillent chez eux dans une ambiance familiale et chaleureuse. Leur maison Ă  l'architecture contemporaine trĂšs lumineuse est situĂ©e dans un cadre calme et verdoyant de 3000 m2. La chambre d'hotes situĂ©e Ă  l'Ă©tage sur une mezzanine de 20m2 vous procurera confort et intimitĂ©. Salle de bains et WC privatifs. AccĂšs Internet Chambres d'hotes - Domaine de BACQUEVILLE L?Aiguillon-sur-Vie Chambres d'hĂŽte Le Domaine de Bacqueville possĂšde des chambres situĂ©es sur une exploitation agricole de L'Aiguillon-sur-Vie. Il propose un petit-dĂ©jeuner fait maison inclus ainsi qu'une chambre avec une terrasse donnant sur la vallĂ©e. Une connexion Wi-Fi est accessible gratuitement Ă  la rĂ©ception. D'autre part, certaines chambres sont amĂ©nagĂ©es dans une grange rĂ©novĂ©e. Leur salle de bains privative est pourvue d'une douche et d'un peignoir. Le Domaine de Bacqueville comporte un barbecue et un salon commun. De plus, il assure des services de location de vĂ©los et de livraison de courses. Vous pourrez pratiquer un grand nombre d'activitĂ©s dans les environs, telles que la randonnĂ©e Ă  vĂ©lo et Ă  pied ainsi que la pĂȘche. Enfin, la plage de Saint-Gilles-Croix-de-Vie se trouve Ă  10 minutes en voiture. Le Vieux Logis de la Galocherie Sainte-Florence Chambres d'hĂŽte DotĂ© d'une connexion Wi-Fi gratuite, l'Ă©tablissement Le Vieux Logis de la Galocherie propose des hĂ©bergements Ă  Sainte-Florence, Ă  seulement 29 km du parc d'attractions du Puy du Fou. Un parking privĂ© est disponible gratuitement sur place. Les chambres disposent d'une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. Certaines chambres comprennent un coin salon, idĂ©al pour se dĂ©tendre aprĂšs une journĂ©e bien remplie. Certains logements offrent une vue sur la piscine ou le jardin. Vous pourrez jouer au ping-pong sur place. Le Vieux Logis de la Galocherie se trouve Ă  38 km de Cholet et Ă  24 km de La Roche-sur-Yon. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  53 km. Chambres d'HĂŽtes La Forterie VairĂ© Chambres d'hĂŽte L'Ă©tablissement Chambres d'HĂŽtes La Forterie vous accueille dans le village de VairĂ©, Ă  seulement 12 km des Sables-d'Olonne et du golfe de Gascogne. Elle dispose d'un jardin avec une terrasse, oĂč vous pourrez savourer votre petit-dĂ©jeuner les matins ensoleillĂ©s. L'Ă©tablissement vous propose des chambres donnant sur le jardin et dotĂ©es d'une tĂ©lĂ©vision. Vous profiterez Ă©galement du salon commun Ă©quipĂ© d'un lecteur DVD, d'une tĂ©lĂ©vision et de jeux vidĂ©o. Un barbecue et un parking privĂ© gratuit sont disponibles sur place. La gare du Pavillon se trouve Ă  10 km. La maison d'hĂŽtes se situe Ă  35 km du centre de La Roche-sur-Yon et Ă  19 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. TranquilitĂ© Thorigny Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Thorigny, l’établissement TranquilitĂ© comporte un salon commun. Cet hĂ©bergement avec vue sur la ville se trouve Ă  34 km de La Tranche-sur-Mer. Cet appartement comprend 1 chambre, une cuisine Ă©quipĂ©e d'un micro-ondes et d'un rĂ©frigĂ©rateur, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin salon et 1 salle de bains pourvue d'une douche. Pour plus de confort, les serviettes de toilette et le linge de lit peuvent ĂȘtre fournis, moyennant des frais supplĂ©mentaires. Vous sĂ©journerez Ă  16 km de La Roche-sur-Yon et Ă  43 km des Sables-d’Olonne. L’aĂ©roport le plus proche est celui de La Rochelle - Île de RĂ©, Ă  49 km de l’établissement TranquilitĂ©. À partir de €3510 / semaine GĂźtes des ColombiĂšres Saint-Maixent-sur-Vie Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Saint-Maixent-sur-Vie, le GĂźtes des ColombiĂšres propose des hĂ©bergements avec une piscine privĂ©e. Offrant une vue sur le jardin, l’appartement se trouve Ă  46 km de Pornic. L’appartement comporte 1 chambre, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat et une cuisine. Vous sĂ©journerez Ă  42 km de Noirmoutier-en-l’Île et Ă  27 km des Sables-d’Olonne. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  51 km du GĂźtes des ColombiĂšres. À partir de €2110 / semaine ChĂąteau de St-fulgent, gĂźte La Tour 27Km Saint-Fulgent Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Saint-Fulgent, dans les Pays de la Loire, le ChĂąteau de St-fulgent, gĂźte La Tour dispose d'un jardin. Vous sĂ©journerez Ă  33 km de Cholet et bĂ©nĂ©ficierez d'un parking privĂ© gratuit. Cet appartement comprend 2 chambres, une salle de bains, du linge de lit, des serviettes, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e et une terrasse avec vue sur le jardin. Vous sĂ©journerez Ă  28 km de La Roche-sur-Yon et Ă  50 km de Nantes. L'aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, est situĂ© Ă  47 km. À partir de €3740 / semaine ChĂąteau de St-Fulgent, gĂźte Le Parc 27Km Saint-Fulgent Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Saint-Fulgent, dans les Pays de la Loire, le ChĂąteau de St-Fulgent, gĂźte Le Parc dispose d'un jardin. Vous sĂ©journerez Ă  33 km de Cholet et bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d'un parking privĂ©. Cet appartement comprend une chambre, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat ainsi qu'une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e avec un micro-ondes et un rĂ©frigĂ©rateur. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Vous sĂ©journerez Ă  28 km de La Roche-sur-Yon et Ă  50 km de Nantes. L'aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, est situĂ© Ă  47 km. À partir de €2624 / semaine Les granges du chiron La Garnache Chambres d'hĂŽte SituĂ© Ă  La Garnache, Ă  38 km de Pornic, l'Ă©tablissement Les granges du chiron propose un service de prĂȘt de vĂ©los et une connexion Wi-Fi gratuite. Certains logements comprennent un coin salon et/ou une terrasse. Ce Bed & Breakfast sert un petit-dĂ©jeuner continental chaque matin. Vous pourrez faire de la randonnĂ©e dans les environs ou profiter du jardin. Nantes se trouve Ă  48 km. Vous rejoindrez Noirmoutier-en-l'Île Ă  47 km. L'aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est Ă  46 km. 2 avis Ferme des Noues Saint Hilaire De Loulay Chambres d'hĂŽte Dans le bocage nord vendĂ©en, Pascale, François et leurs enfants, vous accueillent dans une longĂšre traditionnelle du 18Ăšme siĂšcle. A proximitĂ© de Montaigu, 1/2 h de Nantes et 35 minutes du Puy du Fou, la Ferme des Noues vous propose ses cinq chambres et sa table d’hĂŽtes pour un sĂ©jour reposant, champĂȘtre et gourmand...
CarteCouloir AĂ©rien Orly 2020, BeyoncĂ© Stade De France 2020, Sentier Bleu ForĂȘt De Fontainebleau, Pass Marie Galante Les Saintes, 10 Km Saint MĂ©dard En Jalles 2020, Ă  Quelle Heure Fait Il Nuit Ă  Los Angeles, Transport Scolaire Yonne 2019 2020, Temps De Vol Nantes Martinique, Taxe De SĂ©jour Par Commune, Les 7 Psaumes De GuĂ©rison, Le

11 avis Maison d'HĂŽtes "La ChĂšvrerie" VairĂ© Chambres d'hĂŽte A deux pas de la mer, entre Les Sables d'Olonne et Challans, Ă  5 km de la plage de Brem sur mer, nous vous accueillons toute l'annĂ©e pour un sĂ©jour au calme entre ocĂ©an et campagne. RandonnĂ©e Ă  cheval, Ă  vĂ©lo ou Ă  pied, canoĂ«, baignade, tout est prĂ©vu pour des vacances en famille. Table dhĂŽtes et Wifi sont disponibles aussi pour les professionnels en dĂ©placement. Autour des mares, canards, lapins, poules et moutons vivent en bonne intelligence. RĂ©glisse, notre incontournable labrador, veille sur tout ce monde avec bienveillance. LaccĂšs aux parcs des animaux doit etre accompagnĂ©. 5 avis La Fontaine Saint Julien Des Landes Chambres d'hĂŽte chambre au calme Ă  10 mn des plages, 48€ petit dĂ©jeuner compris Logis du Parc Saint Fulgent Chambres d'hĂŽte Chambre d'hĂŽtes en VendĂ©e, idĂ©alement situĂ© Ă  25 minutes du cĂ©lĂšbre parc le Puy du Fou et 40 minutes de la mer et de Nantes. Maison contemporaine de style VendĂ©en implantĂ©e sur un terrain de 6000mÂČ bordĂ© d' arbres, trĂšs au calme. Votre maison d'hĂŽtes est agrĂ©mentĂ©e d'une piscine chauffĂ©e mai Ă  septembre et d'un spa privĂ© et sur rĂ©servation. Visitez notre maison d'hĂŽtes en cliquant sur le lien 19 avis Le Bois Joli Mesnard La Barotiere Chambres d'hĂŽte 4 chambres d'hĂŽtes 12 personnes. Le gĂźte est a douze kilomĂštres du puit du fou 20 minutes et a 500 mĂštres d'une base de loisir avec Acrobranche pĂšche baignade mini golf autre jeu pour enfant, restaurant ...faisant pizzĂ©ria - crĂȘperie - snack bar avec terrasse sur le lac sentier pĂ©destre autour du lac et au alentours . nouveau , jeux flottant sur le lac . 10 avis ChĂąteau de Belle -Vue 85110 Chambres d'hĂŽte Entre le Puy du Fou 25 minutes et les plages ocĂ©anes, le chĂąteau de Belle-Vue vous propose cinq logements familiaux ou pour deux, spacieux et confortables, aux prix attractifs et avec table d'hĂŽtes sur rĂ©servation. Notre parc arborĂ© est entiĂšrement clos. Que vous soyez en famille, entre amis ou en amoureux, le charme authentique de cette demeure de famille vous sĂ©duira. Pendant la saison hivernale, venez vous dĂ©tendre au salon devant un bon feu de bois. 2 avis Au Passage du Gois Beauvoir-sur-Mer Chambres d'hĂŽte & Gite Bienvenue chez au Passage du Gois, chambres d’hĂŽtes Ă  Beauvoir-sur-Mer. Venez passer d’excellentes vacances dans la VendĂ©e avec sa durĂ©e d’ensoleillement exceptionnelle. A moins d’un kilomĂštre de la mer nous vous proposons des chambres d'hĂŽtes, dont une chambre familiale et 2 autres chambres indĂ©pendantes donnant sur la cour. Egalement la location d’un charmant gĂźte pour 4 personnes et un studio pour 2- personnes. Restaurants a 800 m. chez le au Passage du Gois et dans le bourg a 4km. 14 avis Les Ecureuils La Barre De Monts Chambres d'hĂŽte Chambre chez l'habitant Ă  Fromentine/La Barre de Monts; lieu idĂ©al pour faire une Ă©tape reposante en allant Ă  l'Ile d'Yeu ou Ă  Noirmoutier, ou au retour. A 2 km de Port Fromentine, nous pouvons vous y conduire et aller vous chercher lors de votre retour. La ParenthĂšse Saint-Étienne-du-Bois Chambres d'hĂŽte SituĂ©e Ă  Saint-Étienne-du-Bois, Ă  23 km de La Roche-sur-Yon, la ParenthĂšse dispose d'un salon commun et d'une connexion Wi-Fi gratuite. DotĂ©e d’une tĂ©lĂ©vision, cette chambre d'hĂŽtes comprend Ă©galement une salle de bains privative pourvue d’une douche, d’un sĂšche-cheveux et d’articles de toilette gratuits. Lors de votre sĂ©jour Ă  La ParenthĂšse, vous pourrez jouer au ping-pong sur place ou encore pratiquer la randonnĂ©e et le vĂ©lo dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  42 km de Nantes et des Sables-d’Olonne. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  35 km de La ParenthĂšse. Borderie de La MarchaiziĂšre Saint Etienne Du Bois Chambres d'hĂŽte Nous vous accueillons pour votre sĂ©jour dans notre ancienne grange, en pierres apparentes, du XIXĂšme siĂšcle, rĂ©novĂ©e et valorisĂ©e dans le respect de l'environnement. Vous y trouverez le confort, le repos, un accueil chaleureux, une piscine naturelle et une bonne table... IdĂ©al pour les familles avec les activitĂ©s sur place et Ă  proximitĂ© . Tous les ingrĂ©dients pour un sĂ©jour rĂ©ussi ! C'est dans cette convivialitĂ© et un esprit de 'Bien vivre' que vous sĂ©journerez Ă  la Borderie. La MilliĂšre Le PoirĂ©-sur-Vie Chambres d'hĂŽte SituĂ© au PoirĂ©-sur-Vie, Ă  40 km de Saint-Jean-de-Monts, l’établissement La MilliĂšre propose une piscine extĂ©rieure ouverte en saison et une connexion Wi-Fi gratuite. Certains logements comportent une cuisine Ă©quipĂ©e d’un lave-vaisselle, d’un micro-ondes et d’un four. La chambre d’hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner continental. L’établissement La MilliĂšre possĂšde une terrasse. Vous pourrez vous dĂ©tendre dans le jardin ou encore pratiquer le vĂ©lo et la randonnĂ©e dans les environs. L’établissement La MilliĂšre est implantĂ© Ă  35 km des Sables-d'Olonne et Ă  14 km de La Roche-sur-Yon. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  44 km. Chambre d'HĂŽtes La BardiniĂšre 10Km Le PoirĂ©-sur-Vie Chambres d'hĂŽte DotĂ©e d’un jardin, la Chambre d’HĂŽtes La BardiniĂšre vous accueille au PoirĂ©-sur-Vie, dans les Pays de la Loire. La Roche-sur-Yon se trouve Ă  13 km. Vous bĂ©nĂ©ficierez d’une connexion Wi-Fi gratuite et d’un parking privĂ© sur place. Offrant une vue sur le jardin, cette chambre d’hĂŽtes comprend une tĂ©lĂ©vision par cĂąble Ă  Ă©cran plat, un coin salon, une armoire et 2 salles de bains. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. La chambre d’hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner buffet ou continental. Une terrasse est Ă  votre disposition sur place. Vous sĂ©journerez Ă  49 km de Nantes et Ă  39 km des Sables-d’Olonne. L’aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est accessible Ă  43 km. Les Poiriers GĂźte Touvois Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Touvois, l'Ă©tablissement Les Poiriers GĂźte dispose d'un jardin et d'un barbecue. Vous sĂ©journerez Ă  41 km de La Roche-sur-Yon. Vous bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d'une connexion Wi-Fi et d'un parking privĂ© sur place. Cet appartement comprend une chambre, une salle de bains, du linge de lit, des serviettes, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin repas, une kitchenette entiĂšrement Ă©quipĂ©e et une terrasse avec vue sur le jardin. Un petit-dĂ©jeuner continental est servi sur place. Nantes se trouve Ă  43 km, tandis que Pornic est Ă  44 km. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est Ă  36 km. À partir de €333 / semaine Le ChĂȘne LiĂšge 11Km MachĂ© Chambres d'hĂŽte SituĂ© Ă  MachĂ©, l'Ă©tablissement Le ChĂȘne LiĂšge dispose d'une piscine privĂ©e et offre une vue sur le jardin. SituĂ© Ă  40 km de Saint-Jean-de-Monts, ce logement met Ă  votre disposition une connexion Wi-Fi gratuite et un parking privĂ©. Cette chambre d'hĂŽtes comporte une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Le matin, cette chambre d’hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner continental. L’établissement Le ChĂȘne LiĂšge possĂšde Ă©galement une terrasse. Vous pourrez vous baigner dans la piscine extĂ©rieure, vous dĂ©tendre dans le jardin ou partir en randonnĂ©e. L’établissement se trouve Ă  26 km de La Roche-sur-Yon et Ă  45 km des Sables-d’Olonne. L'aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  64 km de l’établissement. ChĂąteau de la MarronniĂšre Aizenay Chambres d'hĂŽte Occupant un chĂąteau du XVIIIe siĂšcle, dans un domaine de 15 hectares, le ChĂąteau de la MarronniĂšre est situĂ© Ă  Aizenay et propose un hĂ©bergement en maison d'hĂŽtes. L'Ă©tablissement possĂšde une piscine extĂ©rieure, une table de ping-pong et des vĂ©los. Toutes les chambres se trouvent dans la partie privĂ©e du chĂąteau et offrent une vue sur le jardin. Elles disposent d'une armoire et d'un plateau/bouilloire. La salle de bains privative est pourvue d'un sĂšche-cheveux et d'articles de toilette gratuits. Le ChĂąteau de la MarronniĂšre propose tous les jours un petit-dĂ©jeuner amĂ©ricain et continental. Vous pourrez Ă©galement profiter du salon et de la salle Ă  manger communs ainsi que de la grande salle de rĂ©ception avec murs en pierres et poutres apparentes. La plage de Saint-Gilles-Croix-de-Vie se trouve Ă  seulement 35 minutes de route et la ville des Sables-d'Olonne est situĂ© Ă  39 km de l'Ă©tablissement. Les Ă©quipements supplĂ©mentaires incluent une aire de jeux pour enfants, un babyfoot et d'une connexion Wi-Fi gratuite. Chateau de La Marronniere Aizenay Chambres d'hĂŽte IdĂ©alement situĂ© entre mer et campagne, le chĂąteau de La MarronniĂšre constitue un lieu de villĂ©giature privilĂ©giĂ© pour dĂ©couvrir la VendĂ©e. Etablie dans un grand parc aux arbres sĂ©culaires, cette vaste demeure du XVIIIĂšme entiĂšrement rĂ©novĂ©e en 2008 offre 3 Ă©lĂ©gantes chambres doubles et 1 vaste suite familiale pour quatre personnes, toutes Ă©quipĂ©es de salles de bains confortables et spacieuses. Sur le domaine, les hĂŽtes peuvent du jardin, de la piscine 16x6 m ou des multiples loisirs tennis de table, babyfoot, jeux de plein air pour enfants, bicyclettes Ă  disposition. Ils pourront aussi dĂ©couvrir les plages et stations vendĂ©ennes Ă  20 mn, et le parc de loisirs du Puy du Fou Ă  45 mn. Loue mobil home sur camping avec piscine Apremont Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Apremont, le Loue mobil home sur camping avec piscine dispose d'une piscine privĂ©e. Cet hĂ©bergement se trouve Ă  49 km de Pornic. Vous profiterez gratuitement d’un parking privĂ©. Cet appartement dispose d’une chambre, d’une cuisine et d’une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. L’appartement est Ă©galement dotĂ© d’une terrasse. Le Loue mobil home sur camping avec piscine se trouve Ă  29 km des Sables-d'Olonne et Ă  48 km de Noirmoutier-en-l'Île. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  45 km. À partir de €1951 / semaine Logement VendĂ©e Saligny Chambres d'hĂŽte & Gite Le Logement VendĂ©e est situĂ© Ă  Saligny. Offrant une vue sur le jardin, il se trouve Ă  41 km des Épesses. Cet appartement comprend 2 chambres, une cuisine avec lave-vaisselle, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin salon et 2 salles de bains avec douche. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Vous pourrez faire de la randonnĂ©e dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  16 km de La Roche-sur-Yon et Ă  45 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, est situĂ© Ă  56 km. À partir de €1950 / semaine Apremont location vacances Vendee 17km de la Mer et de St Gilles Croix de Vie Apremont Chambres d'hĂŽte & Gite Gite 4pers labellisĂ© ClĂ©Vacances dans Village ClassĂ© Petite CitĂ© de caractĂšre » Centre et commerces 500m. Lac, Plage 1km, avec PĂ©dalo, toboggan aquatique gratuit, baignade surveillĂ©e... Mer Ă  17 km St Gilles Croix de Vie Ă  30km Les Sables d'Olonne, 32km de St Jean de Monts, et Ă  70km du Grand Parc du Puy du Fou 2 Terrasses dont une avec Pergola Alu, avec Salon de jardin, transats et Barbecue fixe individuel, Parking privatif Ă  lintĂ©rieur de la rĂ©sidence Internet wifi gratuit, Tarifs de 240 Ă  460 selon la saison - ChĂšques vacances acceptĂ©s À partir de €2265 / semaine À partir de €2265 / semaine GĂźte l'OcĂ©ane Apremont VendĂ©e Apremont Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Apremont, dans les Pays de la Loire, le GĂźte l'OcĂ©ane Apremont VendĂ©e dispose d'une terrasse et offre une vue sur le jardin. Vous sĂ©journerez Ă  35 km de Saint-Jean-de-Monts. Vous bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d'un parking privĂ© sur place et d'une connexion Wi-Fi. Cet appartement comprend 2 chambres, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, une cuisine Ă©quipĂ©e d'un micro-ondes et d'un rĂ©frigĂ©rateur, un lave-linge ainsi qu'une salle de bains pourvue d'une douche. Pour plus de commoditĂ©, l'Ă©tablissement peut fournir des serviettes et du linge de lit moyennant des frais supplĂ©mentaires. Le personnel de la rĂ©ception ouverte 24h/24 se fera un plaisir de vous fournir des informations touristiques. Le GĂźte l'OcĂ©ane Apremont VendĂ©e possĂšde une aire de jeux pour enfants. Lors de votre sĂ©jour, vous pourrez profiter d'un jardin avec un barbecue. Dans les environs, vous pourrez pratiquer la randonnĂ©e et la pĂȘche. Vous sĂ©journerez Ă  35 km des Sables-d'Olonne et Ă  20 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, est situĂ© Ă  77 km. À partir de €2265 / semaine La genotiĂšre Mouilleron-le-Captif Chambres d'hĂŽte DotĂ©e d'un jardin et d'une terrasse, La genotiĂšre propose un hĂ©bergement Ă  Mouilleron-le-Captif avec une connexion Wi-Fi gratuite et une vue sur la piscine. SituĂ© Ă  3,5 km de Vendespace, il propose une piscine extĂ©rieure ouverte en saison et un parking privĂ© gratuit. Ce Bed & Breakfast est Ă©quipĂ© d'une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Cette chambre d'hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner continental. L'aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est Ă  48 km. GĂźte MĂ©lisse Mouilleron-le-Captif Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Mouilleron-le-Captif, Ă  seulement 3,5 km de Vendespace, le GĂźte MĂ©lisse propose un restaurant, un jardin, une terrasse et une connexion Wi-Fi gratuite. Cet appartement comprend 2 chambres, une cuisine avec micro-ondes, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin salon et une salle de bains avec baignoire ou douche. Pour plus de commoditĂ©, l'Ă©tablissement peut fournir des serviettes et du linge de lit moyennant des frais supplĂ©mentaires. Un petit-dĂ©jeuner continental est servi sur place. La rĂ©gion est prisĂ©e pour pratiquer la randonnĂ©e. L'aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, est situĂ© Ă  48 km. À partir de €2070 / semaine Chambre studio Magnolia Mouilleron-le-Captif Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ©e Ă  Mouilleron-le-Captif, dans les Pays de la Loire, la Chambre studio Magnolia dispose d'une terrasse. SituĂ© Ă  3,5 km de Vendespace, il propose une piscine extĂ©rieure ouverte en saison et un parking privĂ© gratuit. Cet appartement climatisĂ© comprend un coin repas, une kitchenette avec un micro-ondes et une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Vous pourrez profiter d'une terrasse. La Chambre studio Magnolia possĂšde un jardin et une aire de jeux pour enfants. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est Ă  48 km. Logis de la SauviniĂšre Rocheserviere Chambres d'hĂŽte & Gite Bienvenue Ă  ROCHESERVIERE, plaisante citĂ© rurale construite sur les bords de la Boulogne . SituĂ©e Ă  mi chemin entre le littoral et le PUY du FOU, le GĂźte, d'une surface de 135mÂČ, capacitĂ© de 4 personnes À partir de €500 / semaine Domaine de la Boere Beaulieu-sous-la-Roche Chambres d'hĂŽte SituĂ© Ă  Beaulieu-sour-la-Roche, le Domaine de la Boere propose un hĂ©bergement unique sous la forme d'une cabane dans les arbres. Chaque hĂ©bergement comprend un coin salon ou repas, tandis que certains disposent Ă©galement d'une terrasse et d'une salle de bains privative. Le petit-dĂ©jeuner est servi chaque matin au Domaine de la Boere. Vous trouverez Ă©galement des restaurants Ă  Aizenay, Ă  12 minutes de route. La Roche-sur-Yon se trouve Ă  seulement 25 minutes en voiture de l'Ă©tablissement et la plage de Saint-Gilles-Croix-de-Vie est accessible en 30 minutes de route. L'Ă©tablissement propose Ă©galement des massages sur demande et moyennant des frais supplĂ©mentaires, un barbecue et un jardin. L' ART CHAMP BEAU RocheserviĂšre Chambres d'hĂŽte SituĂ© Ă  RocheserviĂšre, L'ART CHAMP BEAU propose des hĂ©bergements avec un parking privĂ© gratuit. Un rĂ©frigĂ©rateur et une bouilloire sont Ă©galement fournis. Ce Bed & Breakfast sert un petit-dĂ©jeuner Ă  la carte. L'ART CHAMP BEAU possĂšde un jardin et une terrasse bien exposĂ©e. Nantes et La Roche-sur-Yon se trouvent Ă  31 km. Domaine de la BarretiĂšre Saint-Philbert-de-Bouaine Chambres d'hĂŽte DotĂ© d'une piscine extĂ©rieure avec terrasse bien exposĂ©e, le Domaine de la BarretiĂšre est situĂ© Ă  Saint-Philbert-de-Bouaine. Construit au XIXe siĂšcle, il comprend Ă©galement un sauna et un centre de remise en forme. Les chambres chauffĂ©es sont dotĂ©es de la tĂ©lĂ©vision ainsi que d'une salle de bains privative avec douche. Un petit-dĂ©jeuner continental composĂ© de produits locaux est proposĂ© tous les jours. AprĂšs le petit-dĂ©jeuner, vous pourrez vous promener dans le jardin ou utiliser la connexion Wi-Fi accessible gratuitement dans les parties communes. L'Ă©tablissement se trouve Ă  38 km de La Roche-sur-Yon et Ă  23 km de l'aĂ©roport Nantes Atlantique. Vous pourrez stationner gratuitement sur place. L’échappĂ©e Belle Mouilleron-le-Captif Chambres d'hĂŽte & Gite Offrant une vue sur le jardin, l'Ă©tablissement L'Ă©chappĂ©e Belle est situĂ© Ă  Mouilleron-le-Captif, Ă  environ 2 km de Vendespace. Cet appartement comprend 2 chambres, une cuisine avec micro-ondes, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin salon et une salle de bains avec bidet. Pour plus de commoditĂ©, l'Ă©tablissement peut fournir des serviettes et du linge de lit moyennant des frais supplĂ©mentaires. Vous pourrez profiter d'une terrasse. L'aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  50 km. À partir de €2295 / semaine 7 avis Le Clos Sainte LĂ©a 17Km 85000 Chambres d'hĂŽte Chambres d'hĂŽtes au coeur de la VendĂ©e C'est pour nous un plaisir de vous accueillir chez nous et nous espĂ©rons que vous passerez un agrĂ©able sĂ©jour dans notre pays Yonnais en plein coeur de la VendĂ©e . Notre maison est implantĂ©e sur un parc d'environ 3000 mÂČ La Jarrie BELLEVIGNY Chambres d'hĂŽte La maison d'hĂŽtes de La Jarrie est situĂ©e au milieu de la campagne et au coeur de la ĂȘtes donc Ă  mi-chemin entre la cĂŽte vendĂ©enne et le Puy du Fou 50 kms . L''Ăźle de Noirmoutier, l'embarcadĂšre de l'Ăźle d'Yeu ou le marais poitevin sont Ă  une heure de route. Nous serons heureux de vous accueillir dans notre propriĂ©tĂ© de caractĂšre. Les deux chambres sont amĂ©nagĂ©es dans un ancienne grange typiquement vendĂ©enne et peuvent accueillir 5 personnes . Le petit dĂ©jeuner est servi dans une vĂ©randa adossĂ©e Ă  la maison et ouvrant sur le jardin. Les granges du chiron La Garnache Chambres d'hĂŽte SituĂ© Ă  La Garnache, Ă  38 km de Pornic, l'Ă©tablissement Les granges du chiron propose un service de prĂȘt de vĂ©los et une connexion Wi-Fi gratuite. Certains logements comprennent un coin salon et/ou une terrasse. Ce Bed & Breakfast sert un petit-dĂ©jeuner continental chaque matin. Vous pourrez faire de la randonnĂ©e dans les environs ou profiter du jardin. Nantes se trouve Ă  48 km. Vous rejoindrez Noirmoutier-en-l'Île Ă  47 km. L'aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est Ă  46 km. 3 avis Le Champ Libre Dompierre sur Yon Chambres d'hĂŽte & Gite A Dompierre sur Yon, aux portes de la Roche sur Yon, un gĂźte trĂšs "cosy" pour 2 personnes, au calme d'un terrain d'un hectare, vous offre tout le confort pour profiter pleinement de vos vacances en VendĂ©e. ChĂąteau des BretonniĂšres sur vie - Maison d'hĂŽtes Commequiers Chambres d'hĂŽte DotĂ© d’un salon commun, le ChĂąteau des BretonniĂšres sur vie - Maison d’hĂŽtes vous accueille Ă  Commequiers, Ă  24 km de Saint-Jean-de-Monts. Une connexion Wi-Fi est accessible gratuitement. Un rĂ©frigĂ©rateur et une bouilloire sont mis Ă  votre disposition. Cette chambre d'hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner continental. L’établissement possĂšde une terrasse. Lors de votre sĂ©jour, vous pourrez profiter du jardin sur place et partir en randonnĂ©e ou Ă  vĂ©lo pour dĂ©couvrir les environs. Le ChĂąteau des BretonniĂšres sur vie - Maison d’hĂŽtes se trouve Ă  35 km des Sables-d’Olonne et Ă  37 km de La Roche-sur-Yon. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est situĂ© Ă  70 km de la chambre d’hĂŽtes. CHARMANT STUDIO DANS UNE MAISON NEUVE La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite Le CHARMANT STUDIO DANS UNE MAISON NEUVE est installĂ© Ă  La Roche-sur-Yon. Saint-Gilles-Croix-de-Vie se trouve Ă  36 km. Une connexion Wi-Fi gratuite et un parking privĂ© sont disponibles sur place. AmĂ©nagĂ© au rez-de-chaussĂ©e, cet appartement comprend 1 chambre et une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. Sa cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e comporte un micro-ondes, un rĂ©frigĂ©rateur, un lave-linge, un four et des plaques de cuisson. Les serviettes de toilette et le linge de lit sont fournis. Vous sĂ©journerez Ă  34 km des Sables-d’Olonne et Ă  48 km de Saint-Jean-de-Monts. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est situĂ© Ă  53 km du CHARMANT STUDIO DANS UNE MAISON NEUVE. À partir de €1953 / semaine ChĂąteau Des BretonniĂšres Sur Vie Commequiers Chambres d'hĂŽte Le chĂąteau du XIXĂšme siĂšcle est situĂ© dans un parc de 6ha Ă  13 kms des plages de Saint Gilles Croix de Vie. 4 suites sont Ă  votre disposition dont une familiale. Nous serons Ă  l'Ă©coute pour vous aider Ă  organiser vos journĂ©es en fonction de ce que vous aimez faire nombreuse documentation Ă  votre disposition. N'hĂ©sitez pas Ă  nous contacter pour des sĂ©jours de 3 nuits et plus en hors-saison The Gite de L'Andoussiere St. Andre Treize Voies Chambres d'hĂŽte & Gite La maison est une ancienne ferme restaurĂ©e 4 chambres Ă  coucher situĂ© dans un village de 45 habitants. Il est 45-50 minutes de route de la cĂŽte vendĂ©enne et le Puy du Fou. Il y a une grande piscine chauffĂ©e avec terrasse ensoleillĂ©e ainsi que table Ă  l'extĂ©rieur et terrasse barbecue. A l'intĂ©rieur il ya une cuisine bien Ă©quipĂ©e, salle Ă  manger et salon avec TV satellite et et Anglaise Il ya 2 salles de bains / ya aussi 6 vĂ©los et une table de ping-pong. À partir de €550 / semaine Studio indĂ©pendant chez l’habitant au calme n°2 19Km Dompierre-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Dompierre-sur-Yon, le Studio indĂ©pendant chez l'habitant au calme n°2 possĂšde un jardin et une terrasse. SituĂ© Ă  40 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, l’hĂ©bergement comprend une connexion Wi-Fi gratuite et un parking privĂ© sur place. Cet appartement inclut 1 chambre, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin repas ainsi qu’une cuisine Ă©quipĂ©e d’un micro-ondes et d’un rĂ©frigĂ©rateur. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Vous sĂ©journerez Ă  39 km des Sables-d’Olonne et Ă  6 km de La Roche-sur-Yon. L'aĂ©roport le plus proche est celui de Nantes-Atlantique, accessible Ă  51 km. À partir de €2079 / semaine 1 avis vendeeyourte 19Km Landeronde Chambres d'hĂŽte & Gite Chambre d'hĂŽtes Tiny house "Ely" avec sa terrasse privĂ©e sur la propriĂ©tĂ© de 5200 m2, boisĂ©e en pleine campagne Ă  2 kms de Landeronde et ses commerces. Notre piscine 4x8 est Ă  la disposition de nos estivants qui sont en Yourte, Roulotte,Kota Finlandais, garage pour les motos Ă  disposition de nos clients. Les sanitaires sont Ă  l'extĂ©rieur, les lits sont faits Ă  votre arrivĂ©, apporter votre linge de toilette. A proximitĂ© La chaboterie, Haras de VendĂ©e, Puy du fou Ă  50 mn., O'Gliss Parc.. Si vous aimer vous promener au bord de mer, les Sables d'olonne ou BrĂ©tignolles sur mer se trouve Ă  15mn. Le Cocon 19Km Commequiers Chambres d'hĂŽte & Gite Set in Commequiers in the Pays de la Loire region, Le Cocon has a garden. The property is 44 km from Pornic and free private parking is featured. The apartment features 2 bedrooms, a flat-screen TV, an equipped kitchen with a dishwasher and a microwave, a washing machine, and 1 bathroom with a hot tub. For added convenience, the property can provide towels and bed linen for an extra charge. The apartment offers a hot tub. A terrace is available for guests at Le Cocon to use. Les Sables-d?Olonne is 30 km from the accommodation, while Noirmoutier-en-l'lle is 41 km away. The nearest airport is Nantes Atlantique Airport, 47 km from Le Cocon. À partir de €3985 / semaine 1 avis Les Colverts L'Herbergement Chambres d'hĂŽte 2 chambres d'hĂŽtes Ă  l'Ă©tage de notre maison ancienne rĂ©novĂ©e en 2005 labellisĂ©es Chambres d'hĂŽtes RĂ©fĂ©rence avec sdb et wc privatifs, salle d'accueil avec coin cuisine , salon, accĂšs indĂ©pendant, grand jardin arborĂ©, au coeur des sites historiques vendĂ©ens, nombreuses activitĂ©s de nature Ă  proximitĂ© tarif rĂ©duit pour sĂ©jour professionnel Studio Challans Chambres d'hĂŽte & Gite InstallĂ© Ă  Challans, dans les Pays de la Loire, le Studio bĂ©nĂ©ficie d’un jardin. Noirmoutier-en-l'Île se trouve Ă  35 km. Vous bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d’une connexion Wi-Fi et d’un parking privĂ© sur place. L’appartement comprend 1 chambre, une salle de bains, un coin repas, une tĂ©lĂ©vision par cĂąble Ă  Ă©cran plat, une terrasse offrant une vue sur le jardin ainsi qu’une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Le personnel de la rĂ©ception se fera un plaisir de vous renseigner Ă  tout moment. Nantes se trouve Ă  48 km du Studio, tandis que Les Sables-d'Olonne sont Ă  38 km. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  41 km. Perfect mĂ©lange of contemporary luxury, modern style and authentic Saint-Georges-de-Pointindoux Chambres d'hĂŽte & Gite Perfect mĂ©lange of contemporary luxury, modern style and authentic is situated in Saint-Georges-de-Pointindoux and offers a bar, a garden and a terrace. The apartment has garden views and is 37 km from Saint-Jean-de-Monts. The air-conditioned apartment is composed of 5 separate bedrooms, a living room, a fully equipped kitchen, and 5 bathrooms. A flat-screen TV is offered. The apartment offers a continental or buffet breakfast. Les Sables-d?Olonne is 21 km from Perfect mĂ©lange of contemporary luxury, modern style and authentic, while La Roche-sur-Yon is 15 km from the property. The nearest airport is Nantes Atlantique, 57 km from the accommodation, and the property offers a free airport shuttle service. À partir de €19656 / semaine nature et dĂ©lices La FerriĂšre Chambres d'hĂŽte InstallĂ© Ă  La FerriĂšre, Ă  49 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, l'Ă©tablissement nature et dĂ©lices est dotĂ© d’un jardin et d’une connexion Wi-Fi gratuite. Les logements incluent un balcon, une tĂ©lĂ©vision ainsi qu’une salle de bains privative avec une douche et un sĂšche-cheveux. Vous bĂ©nĂ©ficierez Ă©galement d’un micro-ondes, d’un rĂ©frigĂ©rateur, d’un grille-pain et d’une machine Ă  cafĂ©. Le matin, cette chambre d’hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner buffet ou continental. L’établissement nature et dĂ©lices possĂšde une terrasse bien exposĂ©e. Vous pourrez profiter d’une piscine extĂ©rieure sur place ou pĂȘcher et partir en randonnĂ©e dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  45 km des Sables-d'Olonne et Ă  9 km de La Roche-sur-Yon. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  70 km de la chambre d’hĂŽtes. "L'Aubaine 85" Saint-Maixent-sur-Vie Chambres d'hĂŽte InstallĂ© Ă  Saint-Maixent-sur-Vie, Ă  25 km de Saint-Jean-de-Monts, l’établissement "L'Aubaine 85" vous propose une piscine extĂ©rieure ouverte en saison et une connexion Wi-Fi gratuite. Les logements disposent d’une terrasse et d’une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. Leur salle de bains privative est pourvue d’une douche et d’un sĂšche-cheveux. Un rĂ©frigĂ©rateur, une bouilloire et une machine Ă  cafĂ© sont Ă©galement disponibles. Chaque matin dans cette chambre d’hĂŽtes, vous pourrez dĂ©guster un petit-dĂ©jeuner continental. Cet Ă©tablissement est uniquement rĂ©servĂ© aux adultes. Lors de votre sĂ©jour, vous pourrez profiter du jardin ou faire de la randonnĂ©e et du vĂ©lo dans les environs. "L'Aubaine 85" se trouve Ă  32 km des Sables-d’Olonne et Ă  10 km de Saint-Gilles-Croix-De-Vie. L’aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes-Atlantique, est situĂ© Ă  72 km de cette chambre d’hĂŽtes. Appart Chic & Moderne avec balcon La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite L’Appart Chic & Moderne avec balcon est installĂ© Ă  La Roche-sur-Yon. Cet hĂ©bergement se trouve Ă  37 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L’appartement comprend 1 chambre, 1 salle de bains, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin repas, une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e et un balcon donnant sur la ville. Le linge de lit et les serviettes de toilette vous seront fournis. Vous sĂ©journerez Ă  33 km des Sables-d’Olonne et Ă  49 km de Saint-Jean-de-Monts. L’aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  55 km de l’Appart Chic & Moderne avec balcon. À partir de €2797 / semaine À partir de €2502 / semaine Appartement donnant sur jardin avec terrasse. 21Km La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite L'Appartement donnant sur jardin avec terrasse est installĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, dans les Pays de la Loire. Cet Ă©tablissement possĂšde un jardin. Vous sĂ©journerez Ă  37 km de La Tranche-sur-Mer et bĂ©nĂ©ficierez d’un parking privĂ© gratuit sur place. Cet appartement possĂšde une chambre, une salle de bains, une tĂ©lĂ©vision par satellite Ă  Ă©cran plat, un coin repas, une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e et une terrasse donnant sur le jardin. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Cet appartement se situe Ă  36 km des Sables-d’Olonne et Ă  43 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  73 km de l’Appartement donnant sur jardin avec terrasse. À partir de €1800 / semaine La LongĂšre de la ThĂ©bline 21Km Les Brouzils Chambres d'hĂŽte & Gite GĂźte rĂ©fĂ©rencĂ© 4 clĂ©s, 170 m2, 4 chambres, 7 adultes. Piscine 13X6. Au coeur d'une propriĂ©tĂ© de 40ha et Ă  proximitĂ© de tous les sites touristiques vendĂ©en. Grand calme. La Ferme du Preneau 21Km Challans Chambres d'hĂŽte SituĂ©e Ă  Challans, La Ferme du Preneau propose une connexion Wi-Fi gratuite dans l'ensemble des locaux. Cette chambre d'hĂŽtes 3 Ă©toiles dispose d'un sauna et d'une piscine extĂ©rieure chauffĂ©e, ouverte en saison. Les chambres comprennent une armoire. Toutes sont dotĂ©es d'une salle de bains privative. Un petit-dĂ©jeuner continental est servi au bar sur place. Nantes est Ă  50 km de La Ferme du Preneau. L'aĂ©roport Nantes Atlantique, le plus proche, est Ă  42 km. appartement challans Challans Chambres d'hĂŽte & Gite InstallĂ© Ă  Challans, dans les Pays de la Loire, l’appartement challans bĂ©nĂ©ficie d’une terrasse. Offrant une vue sur le jardin, cet hĂ©bergement se trouve Ă  33 km de Noirmoutier-en-l’Île. L’appartement comprend 1 chambre et une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat. Sa cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e est dotĂ©e d’un rĂ©frigĂ©rateur, d’un micro-ondes, d’un four, d’une plaque de cuisson et d’un lave-linge. Les serviettes de toilette et le linge de lit sont fournis. Vous sĂ©journerez Ă  40 km des Sables-d’Olonne et Ă  48 km de Nantes. L’aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est situĂ© Ă  40 km de l’appartement challans. Maloca' RobretiĂšres La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, Ă  38 km de La Tranche-sur-Mer, le Maloca' RobretiĂšres met Ă  votre disposition un jardin et une connexion Wi-Fi gratuite. Les logements comprennent une kitchenette avec coin repas ainsi qu’une salle de bains privative munie d’un sĂšche-cheveux et d’une douche. Un micro-ondes, un rĂ©frigĂ©rateur, des plaques de cuisson, une bouilloire et une machine Ă  cafĂ© sont Ă©galement Ă  votre disposition. Lors de votre sĂ©jour, vous pourrez profiter d’une terrasse. Le Maloca' RobretiĂšres se trouve Ă  35 km des Sables-d’Olonne et Ă  39 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est installĂ© Ă  55 km. À partir de €1920 / semaine Escale VendĂ©enne - Chambre d'hĂŽtes VendĂ©e Globe Saint-RĂ©vĂ©rend Chambres d'hĂŽte L'Escale VendĂ©enne - Chambre d'hĂŽtes VendĂ©e Globe est situĂ©e Ă  Saint-RĂ©vĂ©rend et propose un salon commun, un jardin et une terrasse. Cet hĂ©bergement se trouve Ă  27 km de Saint-Jean-de-Monts. Vous profiterez d’une connexion Wi-Fi gratuite et d’un espace de stationnement privĂ© sur place. Cette chambre d’hĂŽtes est dotĂ©e d’une tĂ©lĂ©vision par satellite Ă  Ă©cran plat. Le linge de lit et les serviettes de toilette sont fournis. Cette chambre d'hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner continental. Vous pourrez faire du vĂ©lo dans les environs. Les Sables-d'Olonne se trouvent Ă  29 km de l'Escale VendĂ©enne - Chambre d'hĂŽtes VendĂ©e Globe, tandis que La Roche-sur-Yon est Ă  37 km. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est accessible Ă  76 km. Le Zen La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, dans les Pays de la Loire, l'Ă©tablissement Le Zen propose une connexion Wi-Fi gratuite. Les hĂ©bergements comprennent une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e avec un micro-ondes, un coin salon, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un lave-linge et une salle de bains privative pourvue d’une douche. Un four, un rĂ©frigĂ©rateur, des plaques de cuisson, une bouilloire et une machine Ă  cafĂ© sont Ă©galement Ă  votre disposition. Cet appartement se trouve Ă  43 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Ă  36 km des Sables-d’Olonne. L’aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est installĂ© Ă  73 km. À partir de €1830 / semaine Madame Vacances Les Appartements de Fontenelles L?Aiguillon-sur-Vie Chambres d'hĂŽte SituĂ© Ă  L'Aiguillon-sur-Vie, Ă  27 km de Saint-Jean-de-Monts, le Madame Vacances Les Appartements de Fontenelles propose des hĂ©bergements dotĂ©s d'une terrasse et d'une connexion Wi-Fi gratuite. Les appartements comprennent un balcon, un coin salon et une tĂ©lĂ©vision par satellite. La salle de bains privative est pourvue d'une baignoire. La cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e dispose d'un lave-vaisselle, d'un rĂ©frigĂ©rateur, de plaques de cuisson, d'un grille-pain, d'une bouilloire et d'une machine Ă  cafĂ©. Le Madame Vacances Les Appartements de Fontenelles est installĂ© Ă  11 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Ă  29 km des Sables-d'Olonne. Enfin, vous serez Ă  78 km de l'aĂ©roport de Nantes-Atlantique. Le palmier Saint-Georges-de-Pointindoux Chambres d'hĂŽte & Gite L'hĂ©bergement Le palmier est situĂ© Ă  Saint-Georges-de-Pointindoux. Saint-Jean-de-Monts se trouve Ă  47 km. Une connexion Wi-Fi gratuite et un parking privĂ© sont disponibles sur place. Offrant une vue sur le jardin, cet appartement comprend une chambre, une terrasse, un salon et une tĂ©lĂ©vision. Il dispose aussi d’une salle de bains avec une douche, ainsi que d’une kitchenette Ă©quipĂ©e avec un micro-ondes et un rĂ©frigĂ©rateur. Lors de votre sĂ©jour, les propriĂ©taires se tiendront Ă  votre disposition pour vous fournir des renseignements. Vous pourrez partir en randonnĂ©e dans les environs ou profiter du jardin du logement Le palmier. Vous sĂ©journerez Ă  23 km des Sables-d’Olonne et Ă  14 km de La Roche-sur-Yon. L’aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est installĂ© Ă  85 km de l’appartement Le palmier. À partir de €1193 / semaine Marjorie City Home La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, dans les Pays de la Loire, le Marjorie City Home dispose d'une terrasse. Saint-Gilles-Croix-de-Vie est Ă  38 km. Cet appartement comprend 1 chambre, une cuisine Ă©quipĂ©e d’un lave-vaisselle et d’un micro-ondes, un lave-linge, ainsi que 2 salles de bains pourvues d’un sĂšche-cheveux et d’articles de toilette gratuits. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Le Marjorie City Home est situĂ© Ă  33 km des Sables-d'Olonne et Ă  50 km de Saint-Jean-de-Monts. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  56 km. À partir de €2244 / semaine La Rabateliere 22Km Saint Colomban Chambres d'hĂŽte Une jolie chambre dans une longĂšre rĂ©novĂ©e au calme de la campagne, dans un parc arborĂ© et clĂŽturĂ©, dans une propriĂ©tĂ© du XVIIe siĂšcle. La chambre dispose d'une petite sdb avec douche WC et lavabo , dune terrasse pour profiter de l'ensoleillement plein sud. Vous disposez d'une place de stationnement. IdĂ©alement situĂ© au sud de la la Loire, Ă  20 kilomĂštres de Nantes, Ă  8 kilomĂštres du Lac de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu et Ă  moins d'une heure des grandes stations du littoral Pornic, la Baule, les Sables-dOlonne. l'acacia Saint-Georges-de-Pointindoux Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Saint-Georges-de-Pointindoux, l'acacia propose un hĂ©bergement avec une terrasse et une connexion Wi-Fi gratuite. Offrant une vue sur le jardin, il se trouve Ă  40 km de Saint-Jean-de-Monts. Cet appartement comprend une chambre, une cuisine Ă©quipĂ©e d'un micro-ondes et d'un rĂ©frigĂ©rateur, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, un coin salon et une salle de bains pourvue d'une douche. Vous pourrez profiter d’un jardin sur place ou faire une partie de pĂȘche dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  21 km des Sables-d'Olonne et Ă  14 km de La Roche-sur-Yon. L’aĂ©roport le plus proche est celui de Nantes-Atlantique, accessible Ă  58 km. À partir de €1917 / semaine La RĂ©sidence des 53 La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte SituĂ©e Ă  La Roche-sur-Yon, La RĂ©sidence des 53 dispose d’une connexion Wi-Fi gratuite et donne sur un jardin. Certains logements disposent d’une kitchenette Ă©quipĂ©e d’un micro-ondes, d’un rĂ©frigĂ©rateur et d’un grille-pain. Vous pourrez faire du vĂ©lo dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  38 km des Sables-d’Olonne et Ă  44 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'aĂ©roport le plus proche est celui de Nantes-Atlantique, Ă  73 km. RĂ©sidence Les AlizĂ©s La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite La Residence LES ALIZES propose un hĂ©bergement Ă  La Roche-sur-Yon, Ă  33 km des Sables-d'Olonne et Ă  45 minutes de route du parc d'attractions du Puy du Fou. Il possĂšde un sauna et une terrasse. Vous bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d'une connexion Wi-Fi dans l'ensemble des locaux et d'un parking privĂ© sur place. Le logement comprend une cuisine Ă©quipĂ©e d'un four et d'un lave-vaisselle. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Vous profiterez Ă©galement d'une piscine extĂ©rieure. Du thĂ©, du cafĂ© instantanĂ© et du chocolat chaud sont proposĂ©s pour un petit-dĂ©jeuner en libre-service. Une boulangerie se trouve Ă  quelques pas du 20 Residence PIERRE FRANCOIS. Vous sĂ©journerez Ă  38 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Ă  39 km des Herbiers. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  56 km. RĂ©sidence Pierre François La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite La RĂ©sidence Pierre François propose des hĂ©bergements Ă  La Roche-sur-Yon, Ă  33 km des Sables-d'Olonne. Vous bĂ©nĂ©ficierez d'une connexion Wi-Fi gratuite. Certains logements possĂšdent une cuisine Ă©quipĂ©e d'un four. Des sachets de cafĂ©, de chocolat en poudre et de thĂ© sont Ă  votre disposition. La RĂ©sidence Pierre François se trouve Ă  38 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique est situĂ© Ă  56 km. À partir de €1650 / semaine Maloca' Joffre La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, dans la rĂ©gion Pays de la Loire, le Maloca' Joffre vous propose un hĂ©bergement avec connexion Wi-Fi gratuite. Ses logements disposent d’une kitchenette entiĂšrement Ă©quipĂ©e avec coin repas, lave-vaisselle, bouilloire et micro-ondes. Vous disposerez d'un rĂ©frigĂ©rateur, de plaques de cuisson et d'une machine Ă  cafĂ©. Vous sĂ©journerez Ă  38 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Ă  33 km des Sables-d’Olonne. L'aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, est situĂ© Ă  56 km. À partir de €2190 / semaine GĂźtes des ColombiĂšres Saint-Maixent-sur-Vie Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  Saint-Maixent-sur-Vie, le GĂźtes des ColombiĂšres propose des hĂ©bergements avec une piscine privĂ©e. Offrant une vue sur le jardin, l’appartement se trouve Ă  46 km de Pornic. L’appartement comporte 1 chambre, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat et une cuisine. Vous sĂ©journerez Ă  42 km de Noirmoutier-en-l’Île et Ă  27 km des Sables-d’Olonne. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  51 km du GĂźtes des ColombiĂšres. À partir de €2110 / semaine Belge'attitude Commequiers Chambres d'hĂŽte & Gite Dominique et Guy vous accueillent dans leur petit paradis Ă  15 min de l'ocĂ©an. Nos chambres d'hĂŽtes de 20 m2 possĂšdent une terrasse privative. Deux d'entre elles sont situĂ©es dans une ancienne grange et ont un charme particulier. Le petit dĂ©jeuner est pris dans notre salle commune ou vous pourrez vous dĂ©tendre, dĂ©guster une biĂšre belge, jouer au baby foot.... Cette salle est Ă©galement pourvue d'une petite cuisine pour vous y prĂ©parer un repas de midi ou du soir. Du printemps Ă  l'automne, vous profiterez de la piscine chauffĂ©e et couverte. A une certaine pĂ©riode, dĂ©gustation de frites belges. le P'tit Yonnais La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, dans la rĂ©gion des Pays de la Loire, le P'tit Yonnais propose un hĂ©bergement avec terrasse. Vous profiterez d’une connexion Wi-Fi gratuite et d’un parking privĂ© sur place. La Tranche-sur-Mer est Ă  37 km. Cet appartement comprend 1 chambre, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, une cuisine Ă©quipĂ©e et 1 salle de bains pourvue d’une douche. Vous sĂ©journerez Ă  40 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Ă  35 km des Sables-d’Olonne. L'aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est Ă  56 km. À partir de €1812 / semaine Le Fabre 101 - Charmant studio - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite Le Fabre 101 - Charmant studio - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking est situĂ© Ă  La Roche-sur-Yon. La Tranche-sur-Mer se trouve Ă  36 km. Vous bĂ©nĂ©ficierez d’une connexion Wi-Fi gratuite et d'un parking privĂ© sur place. L’appartement comprend une chambre, une salle de bains, une tĂ©lĂ©vision par satellite Ă  Ă©cran plat, un coin repas, une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e et un balcon donnant sur le jardin. Le linge de lit et les serviettes de toilette sont fournis. DotĂ© d’un jardin, cet appartement offre un cadre idĂ©al pour pratiquer le vĂ©lo dans les environs. Le Fabre 101 - Charmant studio - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking se trouve Ă  34 km des Sables-d'Olonne et Ă  39 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est Ă  56 km. À partir de €1149 / semaine Le Fabre 2 - AgrĂ©able T2 - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite Le Fabre 2 - AgrĂ©able T2 - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking est installĂ© Ă  La Roche-sur-Yon. La Tranche-sur-Mer se trouve Ă  36 km. Vous bĂ©nĂ©ficierez d’une connexion Wi-Fi gratuite et d'un parking privĂ© sur place. L’appartement comprend 1 chambre, une tĂ©lĂ©vision par satellite Ă  Ă©cran plat, un lave-linge et 1 salle de bains pourvue d’une douche. La cuisine Ă©quipĂ©e est munie d’un micro-ondes et d’un lave-vaisselle. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Lors de votre sĂ©jour dans l'appartement, vous pourrez profiter du jardin et faire du vĂ©lo dans les environs. Les Sables-d?Olonne se trouve Ă  34 km du Fabre 2 - AgrĂ©able T2 - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking, tandis que Saint-Gilles-Croix-de-Vie est Ă  39 km. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est implantĂ© Ă  56 km. À partir de €1828 / semaine Le Fabre 102 - Charmant T2 - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite L’hĂ©bergement Le Fabre 102 - Charmant T2 - proche hypercentre et hĂŽpital - Wifi - Parking est situĂ© Ă  La Roche-sur-Yon. DotĂ© d’une connexion Wi-Fi gratuite et d'un parking privĂ©, ce logement se trouve Ă  36 km de la Tranche-sur-Mer. L’appartement comprend 1 chambre, une tĂ©lĂ©vision par satellite Ă  Ă©cran plat, un lave-linge et 1 salle de bains pourvue d’une douche. La cuisine Ă©quipĂ©e est munie d’un micro-ondes et d’un lave-vaisselle. Les serviettes et le linge de lit sont fournis. Lors de votre sĂ©jour, vous pourrez profiter du jardin ou faire du vĂ©lo dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  34 km des Sables-d'Olonne et Ă  39 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est Ă  56 km. À partir de €1828 / semaine Le Fabre 1 - AgrĂ©able studio - proche hypercentre hĂŽpital - Wifi - Parking La Roche-sur-Yon Chambres d'hĂŽte & Gite L’hĂ©bergement Le Fabre 1 - AgrĂ©able studio - proche hypercentre hĂŽpital - Wifi - Parking est situĂ© Ă  La Roche-sur-Yon. La Tranche-sur-Mer se trouve Ă  36 km. Vous bĂ©nĂ©ficierez d’une connexion Wi-Fi gratuite et d'un parking privĂ© sur place. L’appartement comporte 1 chambre, une tĂ©lĂ©vision par satellite Ă  Ă©cran plat, un lave-linge, 1 salle de bains pourvue d'une douche ainsi qu’une cuisine Ă©quipĂ©e dotĂ©e d’un micro-ondes et d’un lave-vaisselle. Les serviettes de toilette et le linge de lit sont fournis. Lors de votre sĂ©jour, vous pourrez profiter du jardin ou faire du vĂ©lo dans les environs. Vous sĂ©journerez Ă  42 km des Sables-d’Olonne et Ă  45 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L’aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes-Atlantique, est installĂ© Ă  73 km. À partir de €1687 / semaine Chalet T2 La Chapelle-Hermier Chambres d'hĂŽte & Gite SituĂ© Ă  La Chapelle-Hermier, le Chalet T2 dispose d’une piscine extĂ©rieure, d’un restaurant et d’un bar. Les logements comportent une kitchenette entiĂšrement Ă©quipĂ©e munie d’un rĂ©frigĂ©rateur, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat ainsi qu’une salle de bains privative pourvue d’une douche. L’établissement possĂšde une terrasse. Vous pourrez vous baigner dans la piscine intĂ©rieure, vous dĂ©tendre dans le jardin ou encore pratiquer la randonnĂ©e dans les environs. Le Chalet T2 est implantĂ© Ă  19 km des Sables-d'Olonne et Ă  26 km de La Roche-sur-Yon. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  56 km. À partir de €1710 / semaine Chez Audrey et Romain Challans Chambres d'hĂŽte & Gite InstallĂ© Ă  Challans, Ă  32 km de Noirmoutier-en-l’Île, l’établissement Chez Audrey et Romain dispose d’un jardin et d’une connexion Wi-Fi gratuite. Chaque hĂ©bergement comprend une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, une salle de bains privative pourvue d’une douche ainsi qu’une cuisine Ă©quipĂ©e d’un micro-ondes, d’un rĂ©frigĂ©rateur et d’une plaque de cuisson. Certains logements bĂ©nĂ©ficient d’un coin salon et/ou d’une terrasse. Vous sĂ©journerez Ă  39 km des Sables-d’Olonne et Ă  50 km de Nantes. L’aĂ©roport de Nantes Atlantique, le plus proche, est situĂ© Ă  42 km de l’établissement Chez Audrey et Romain. À partir de €1729 / semaine L'Appart' des Achards - TAMARIN 24Km La Mothe-Achard Chambres d'hĂŽte & Gite L'Appart' des Achards - TAMARIN vous accueille Ă  La Mothe-Achard. Vous sĂ©journerez Ă  36 km de Saint-Jean-de-Monts. L’appartement comprend 1 chambre, un salon, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, une cuisine Ă©quipĂ©e avec un coin repas et 1 salle de bains pourvue d’une douche ainsi que d’un lave-linge. Les serviettes de toilette et le linge de lit sont fournis. Dans les environs, vous pourrez pĂȘcher ou faire de la randonnĂ©e. Les Sables-d’Olonne se trouvent Ă  17 km, tandis que La Roche-sur-Yon vous attend Ă  19 km. L'aĂ©roport le plus proche est celui de Nantes-Atlantique, Ă  60 km de L'Appart' des Achards - TAMARIN. À partir de €1264 / semaine Les chambres du roc 24Km Le Fenouiller Chambres d'hĂŽte InstallĂ© au Fenouiller, l’établissement Les chambres du roc vous propose un jardin et des hĂ©bergements offrant une vue sur le jardin. DotĂ©s d’une terrasse, les logements comprennent une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat ainsi qu’une salle de bains privative avec une douche et un sĂšche-cheveux. Le matin, la chambre d’hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner continental. L’établissement Les chambres du roc se trouve Ă  31 km des Sables-d'Olonne et Ă  41 km de La Roche-sur-Yon. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est situĂ© Ă  69 km. L'Appart' des Achards - PITAYA La Mothe-Achard Chambres d'hĂŽte & Gite L’hĂ©bergement L'Appart' des Achards - PITAYA est situĂ© Ă  La Mothe-Achard. Vous sĂ©journerez Ă  36 km de Saint-Jean-de-Monts. L’appartement comprend 1 chambre, un salon, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, une cuisine Ă©quipĂ©e avec un coin repas et 1 salle de bains pourvue d’une douche ainsi que d’un lave-linge. Les serviettes de toilette et le linge de lit sont fournis. Le personnel de la rĂ©ception ouverte 24h/24 parle français et anglais. Cet appartement se trouve Ă  17 km des Sables-d’Olonne et Ă  19 km de La Roche-sur-Yon. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  60 km de L'Appart' des Achards - PITAYA. L' Appart' des Achards - YUZU La Mothe-Achard Chambres d'hĂŽte & Gite L' Appart' des Achards - YUZU est situĂ© Ă  La Mothe-Achard. Le logement est installĂ© Ă  42 km de Saint-Jean-de-Monts. L’appartement comporte une chambre, un salon, une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat, une cuisine Ă©quipĂ©e dotĂ©e d’un coin repas ainsi qu’une salle de bains pourvue d’une douche et d’un lave-linge. Les serviettes de toilette et le linge de lit sont fournis. Vous pourrez vous dĂ©tendre dans le coin salon commun aprĂšs une journĂ©e de randonnĂ©e, de pĂȘche ou de planche Ă  voile. L’hĂ©bergement est implantĂ© Ă  18 km des Sables-d’Olonne et Ă  20 km de La Roche-sur-Yon. L'aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  90 km de L’ Appart’ des Achards - YUZU. À partir de €1264 / semaine L'eden naturiste Challans Chambres d'hĂŽte InstallĂ© Ă  Challans, l’établissement L’eden naturiste vous propose un bar, un jardin et une piscine extĂ©rieure de saison. La Roche-sur-Yon se trouve Ă  45 km. Vous bĂ©nĂ©ficierez d’une connexion Wi-Fi gratuite et d’un parking privĂ© sur place. Le linge de lit et les serviettes sont fournis. Cette chambre d’hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner buffet ou continental. L’espace bien-ĂȘtre de L'eden naturiste propose diverses installations, notamment un bain Ă  remous. Une terrasse est Ă  votre disposition sur place. Vous sĂ©journerez Ă  47 km des Sables-d'Olonne et Ă  39 km de Noirmoutier-en-l’Île. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est situĂ© Ă  59 km de la chambre d’hĂŽtes. Le DOMAINE DES ECOLIERS B&B BouffĂ©rĂ© Chambres d'hĂŽte SituĂ© Ă  BouffĂ©rĂ©, Ă  41 km de Cholet, Le DOMAINE DES ECOLIERS B&B propose une piscine extĂ©rieure ouverte en saison et une connexion Wi-Fi gratuite. Les chambres comprennent un coin salon avec une tĂ©lĂ©vision Ă  Ă©cran plat ainsi qu'une salle de bains privative pourvue d'un sĂšche-cheveux, d'articles de toilette gratuits et d'une douche. Un petit-dĂ©jeuner continental est servi chaque matin. Une terrasse bien exposĂ©e est prĂ©sente. Vous pourrez faire de la randonnĂ©e dans les environs ou profiter du jardin. Vous sĂ©journerez Ă  35 km de Nantes et Ă  36 km de La Roche-sur-Yon. L'aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, est situĂ© Ă  38 km. Au Logis de la Mongie Soullans Chambres d'hĂŽte SituĂ© Ă  Soullans, Ă  40 km de Pornic, l’établissement Au Logis de la Mongie vous propose une piscine extĂ©rieure disponible en saison et une connexion Wi-Fi gratuite. Chaque hĂ©bergement comporte une salle de bains privative pourvue d’une douche, d’un sĂšche-cheveux et d’articles de toilette gratuits. Le matin, l’établissement sert un petit-dĂ©jeuner continental ou Ă  la carte. L’établissement Au Logis de la Mongie dispose d'un barbecue, d'un jardin et d'une terrasse bien exposĂ©e. Vous sĂ©journerez Ă  33 km des Sables-d’Olonne et Ă  36 km de Noirmoutier-en-l’Île. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est Ă  48 km. GĂźte Saint-Julien-des-Landes, 2 piĂšces, 3 personnes - FR-1-426-336 Saint-Julien-des-Landes Chambres d'hĂŽte Le GĂźte Saint-Julien-des-Landes, 2 piĂšces, 3 personnes - FR-1-426-336 est situĂ© Ă  Saint-Julien-des-Landes. Saint-Jean-de-Monts se trouve Ă  30 km. Cette maison de vacances comprend 1 chambre, 1 salle de bains, un lave-linge et une cuisine Ă©quipĂ©e d’un micro-ondes. Une tĂ©lĂ©vision est Ă©galement Ă  votre disposition. Le GĂźte Saint-Julien-des-Landes, 2 piĂšces, 3 personnes - FR-1-426-336 se trouve Ă  16 km des Sables-d'Olonne et Ă  24 km de La Roche-sur-Yon. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, est situĂ© Ă  59 km. À partir de €2670 / semaine Albizia Saint-Julien-des-Landes Chambres d'hĂŽte & Gite L’Albizia est situĂ© Ă  Saint-Julien-des-Landes, dans les Pays de la Loire. Vous bĂ©nĂ©ficierez gratuitement d’un parking privĂ©. Les logements comportent un salon muni d’un canapĂ©, une cuisine Ă©quipĂ©e d’un micro-ondes ainsi qu’une salle de bains privative pourvue d’une douche. Vous pourrez profiter d’une terrasse. L’Albizia possĂšde un jardin, un barbecue ainsi qu’une aire de jeux pour enfants. L’établissement est implantĂ© Ă  21 km de La Roche-sur-Yon et Ă  15 km des Sables-d’Olonne. L’aĂ©roport le plus proche, celui de Nantes Atlantique, se trouve, quant Ă  lui, Ă  60 km de l’Albizia. À partir de €2440 / semaine 1 avis À partir de €250 / semaine La Belle Vue des Arbres ChauchĂ© Chambres d'hĂŽte Au coeur du Bocage VendĂ©en dans le village fleurie de ChauchĂ©. Ellen et Malcolm vous accuellent dans leurs 2 chambres d'hĂŽtes. 25 mins du Puy du Fou, 50 minutes de la mer. Logis de L'Anguiller Chauche Chambres d'hĂŽte & Gite La maison a Ă©tĂ© construite en 1697 et est la maison principe dans le village de L'Anguiller. Nous avons deux grandes chambres Ă  coucher en laissant Ă  la fois plein sud avec vue imprenable sur la vallĂ©e L'anguiller. Moins de 10 minutes de l'autoroute, nous sommes en route une Ă©tape idĂ©ale pour le sud de la France et l'Espagne. La maison rĂ©novĂ©e Ă  un niveau Ă©levĂ© et offre une qualitĂ© et de tranquillitĂ©. Lalobema Machecoul Chambres d'hĂŽte En Bretagne sud ,proche des stations balnĂ©aires de Pornic , de Saint -Jean De Monts ou Noirmoutier venez passer une ou plusieurs nuitĂ©es Ă  Lalobema demeure de charme et de caractĂšre de 1899 aux notes contemporaines oĂč diffĂ©rentes chambres d'hĂŽtes dont une suite familiale propice Ă  l'accueil d'une famille avec enfants ,dĂ©corĂ©es avec soin , sanitaires privatifs complets et entrĂ©es indĂ©pendantes vous sont proposĂ©es Aux portes de la Bretagne et de la VendĂ©e , une grande maison d'hĂŽtes confortable vous attend pour une halte d'une nuit ou pour un long sĂ©jour Chambres d'hotes - Domaine de BACQUEVILLE L?Aiguillon-sur-Vie Chambres d'hĂŽte Le Domaine de Bacqueville possĂšde des chambres situĂ©es sur une exploitation agricole de L'Aiguillon-sur-Vie. Il propose un petit-dĂ©jeuner fait maison inclus ainsi qu'une chambre avec une terrasse donnant sur la vallĂ©e. Une connexion Wi-Fi est accessible gratuitement Ă  la rĂ©ception. D'autre part, certaines chambres sont amĂ©nagĂ©es dans une grange rĂ©novĂ©e. Leur salle de bains privative est pourvue d'une douche et d'un peignoir. Le Domaine de Bacqueville comporte un barbecue et un salon commun. De plus, il assure des services de location de vĂ©los et de livraison de courses. Vous pourrez pratiquer un grand nombre d'activitĂ©s dans les environs, telles que la randonnĂ©e Ă  vĂ©lo et Ă  pied ainsi que la pĂȘche. Enfin, la plage de Saint-Gilles-Croix-de-Vie se trouve Ă  10 minutes en voiture. Dom' Sweet Home Le Fenouiller Chambres d'hĂŽte 2 chambres d'hĂŽtes 3 Ă©pis Gites de France avec table d'hĂŽtes sur rĂ©servation, sur la cĂŽtĂ© vendĂ©enne, Environnement campagne, proximitĂ© riviĂšre. 1 chambre rdc indĂ©pendante avec accĂšs direct parking, Ă©quipĂ©e d'1 lit 160 ou 2 lits 80 de relaxation Ă©lectrique. Coin nuit pour 1 enfant. 1 chambre Ă  l'Ă©tage Ă©quipĂ©e d'un lit en 160. Les 2 chambres ont leur salle d'eau + toilettes; elles ne sont pas Ă  cĂŽtĂ© l'une de l'autre. PropriĂ©tĂ© d'un hectare, avec jardin paysager propice Ă  la dĂ©tente, piscine couverte et chauffĂ©e de mai Ă  fin septembre selon mĂ©tĂ©o, sauna.. SoirĂ©e Ă©tape. Les Herbens Le Fenouiller Chambres d'hĂŽte SituĂ© au Fenouiller, Ă  22 km de Saint-Jean-de-Monts, l’établissement Les Herbens met Ă  votre disposition une connexion Wi-Fi gratuite et une piscine extĂ©rieure ouverte en saison. Tous les logements disposent de coins salon et repas, ainsi que d’une cuisine entiĂšrement Ă©quipĂ©e comportant notamment un micro-ondes, un rĂ©frigĂ©rateur, un four, des plaques de cuisson, un grille-pain, une bouilloire et une machine Ă  cafĂ©. Cette chambre d'hĂŽtes sert un petit-dĂ©jeuner buffet ou continental. Vous bĂ©nĂ©ficierez d’une terrasse bien exposĂ©e sur place. Vous pourrez vous dĂ©tendre dans le jardin ou dans le coin salon commun. L’établissement est implantĂ© Ă  29 km des Sables-d’Olonne et Ă  39 km de La Roche-sur-Yon. L’aĂ©roport de Nantes-Atlantique, le plus proche, se trouve Ă  71 km des Herbens. Domaine de Combe Ramond La Mothe-Achard Chambres d'hĂŽte Providing a terrace, CAMPING LE PAVILLON features accommodation in La Mothe-Achard. All units include a fully equipped kitchen, allowing guests to prepare their own meals. There is also a microwave, fridge and a coffee machine. The camping offers a children's playground. Fishing can be enjoyed nearby. Les Sables-d?Olonne is 17 km from CAMPING LE PAVILLON, while Saint-Gilles-Croix-de-Vie is 26 km from the property. The nearest airport is Nantes Atlantique Airport, 92 km from the property. L'Arbre d'AlaĂŻs St Fulgent Chambres d'hĂŽte Vous aimez la campagne, et vous voulez aller chercher votre journal Ă  pied ? Vous aimez les villages et vous voulez partir faire votre footing dans un cadre buccolique ? Vous voulez aller visiter le PUY du FOU 18 km ? La plage vous tente 45 mn fourniture du pique-nique possible ?L'Ă©cologie vous passionne ? La CitĂ© des Oiseaux 12 km ou la Maison de la RiviĂšre 11 km vous attendent. Dans notre beau bocage, la VENDÉE HISTORIQUE s'agite autour de vous ! Le Chateau de Tiffauges 15 km qui abrita le cĂ©lĂšbre Barbe Bleue, la Foret de Grasla ou se mirent Ă  l'abri les insurgĂ©s de vendĂ©e, mais aussi, maints chateaux, logis, et abbayes, vous raconteront leurs histoires. BON SEJOUR PARMI NOUS 4 avis Chez Bernadou Machecoul Chambres d'hĂŽte Proche des cĂŽtes atlantiques et vendĂ©ennes et de leurs plages 15mn. de Pornic, 20 mn. de St jean de Mont le pays de Machecoul offre aux visiteurs le calme reposant d'un proche marais insolite et de ses pts ports pittoresques, des forĂȘts et des riviĂšres. Aux portes de l'Ăźle de Noirmoutier et de l'Ăźle d'Yeu. Voir notre site. A proximitĂ© Ă©galement de la ville. 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DĂ©couvrezla VendĂ©e insolite ! Pour vos prochaines vacances, venez explorer les diffĂ©rentes facettes de la VendĂ©e. Ce dĂ©partement regorge d’incroyables sites Ă  dĂ©couvrir absolument. Le Puy du Fou en fait naturellement partie, mais pas seulement. Parmi ses nombreuses destinations touristiques, les sables d’Olonne, l’üle d’Yeu, l
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NapolĂ©on, toujours si intĂ©ressĂ© par les choses de la VendĂ©e, tout en prĂȘÂŹ tant du gĂ©nie Ă  l’illustre chef de parti, dit de lui Charette s’était sĂ©parĂ© de la grande armĂ©e, Ă  laquelle il refusait toute coopĂ©ration ; cette con- duite Ă©tait un grand crime dans une pareille circonstance oĂč il s’agissait du salut de son parti. Il fut un mauvais chevalier, il trahit la cause ven- dĂ©enne en refusant de marcher. » 10 LA MORT DE ĂŒâ€™eLBÉE au gĂ©nie de ce peuple. Convaincu que le succĂšs de la plupart des batailles dĂ©pend de la violence du premier choc, par consĂ©quent que les chances sont en faveur "d'une attaque violente et impĂ©tueuse, surtout dans un pays hachĂ© et couÂŹ ve vert, oĂč il est presque impossible de rallier une armĂ©e rom- pue, il mĂ©nageait toujours aux rebelles les avantages de l'agression. Jamais il ne se laissait attaquer, mĂȘme supĂ©- rieur en force, mĂȘme dans une position favorable Ă  la dĂŽ- fense. C’est l’art avec lequel il combinait, il dirigeait ses attaques, avec lequel il savait donnera la charge de ses troupes une action, une impulsion si rapide qu’elle Ă©tait pour ainsi dire irrĂ©sistible, quoiqu'il se battĂźt presque tou- jours en ordre parallĂšle, c’est son habiletĂ© Ă  dĂ©rober et Ă  tourner l’ennemi, Ă  Ă©viter l'engagement de sa cavalerie tou- jours trop faible pour s’en promettre des succĂšs, Ă  la placer en seconde ligne, et Ă  rendre par ses dispositions, la nĂŽtre » inutile ou contraire, Ă  employer peu d'artillerie, Ă  prĂ©voir et » Ă  calculer si bien les suites d’une affaire, que la dĂ©faite lui causĂąt peu de pertes, et que la victoire lui procurĂąt des avan- tages considĂ©rables, enfin c’est son systĂšme d’agir toujours en masse contre l’armĂ©e rĂ©publicaine, que les circonstances, et quelquefois l'ignorance de ses gĂ©nĂ©raux, ne faisaient agir que par fractions, qui lui ont fait remporter vingt victoires u signalĂ©es. Ses lieutenants ont Ă©tĂ© battus toutes les fois qu’ils se sont Ă©cartĂ©s de ses principes1. Le chef Ă©clairĂ©, le patriote royaliste, s’est prononcĂ© devant Turreau sur la question de l’appel Ă  l'Ă©tranger et ses paroles viennent prĂ©ciser le but et les moyens d'une insurrection, 1 Hoche dans sa proclamation aux habitants des campagnes du l'J germiÂŹ nal an IV, confirmait encore la rĂ©putation qu’avaient laissĂ©e dans le camp rĂ©publicain les grands chefs VendĂ©ens disparus. O habitants de ces con- trĂ©es malheureuses 1... Quels sont vos chefs ? PossĂšdent-ils les talents de d’ElbĂ©e, l’amĂ©nitĂ© de Boncliamps, le courage de Stofflet, l’activitĂ©, les ruses et les connaissances locales de Charette ? > A quoi CrĂ©tineau-Joly ajoutait de son propre fonds et l’hĂ©roisme de La Rochejaquelein ,dans l’intention de supplĂ©er Ă  l’inconcevable oubli du PaciÂŹ ficateur de la VendĂ©e. LA MORT DE D’ELBÉE 11 qui voulait redonner au royaume son ancienne splendeur » par la fĂ©dĂ©ration des royalistes de l'intĂ©rieur. Elles affirment l’indĂ©pendance et le patriotisme de la VendĂ©e. Nous n’avions pas besoin des secours Ă©trangers pour relever le trĂŽne, rendre au clergĂ© tous ses privilĂšges, Ă  la noblesse tous ses droits. Seuls, nous pouvions redonner au royaume toute sa splendeur ; l’intĂ©rieur de la France nous prĂ©sentait assez de ressources pour exĂ©cuter ce dessein glorieux ». En mĂȘme temps, ajoute Turreau, il mĂȘlait quelques idĂ©es religieuses Ă  ses idĂ©es de gloire. Aux yeux de son interlocuÂŹ teur, ces sentiments ne pouvaient ĂȘtre, ainsi qu’il le suppose gratuitement, qu’une manifestation intĂ©ressĂ©e de fidĂ©litĂ© aux convictions de son parti, mais il faut rendre au chrĂ©tien la sincĂ©ritĂ© du profond sentiment religieux qui a dominĂ© sa vie. Turreau, ne perdant pas de vue l’objet de sa mission, tente par un dernier effort de provoquer des rĂ©vĂ©lations en laissant entrevoir la grĂące de la vie accordĂ©e Ă  madame d’ElbĂ©e, Ă  ses parents, Ă  ses amis. Vous ĂȘtes de braves gens, disait-il, nous aurons Ă©gard Ă  vous. L’ascendant de l’honneur fut plus fort que tout autre senÂŹ timent. A cette proposition d’ElbĂ©e rĂ©pond Ma femme saura mourir avec la dignitĂ© d’une VendĂ©enne mais quand je pourrais la sauver par des aveux qui me dĂ©shonoreraient, vous n’espĂ©rez sans doute pas en obtenir de moi ; je saurai mourir, me taire et non me dĂ©shonorer. Devant cette inĂ©branlable fermetĂ©, Turreau s’étonne et s’écrie Mais, si tu Ă©tais le maĂźtre de notre sort comme nous le sommes du tien, que nous ferais-tu ? » Ce que vous allez me faire ! » Ce fut le dernier mot ; il fermait tout espoir de salut et rĂ©clamait la fin de ce long martyre. Turreau n’obtint rien de plus et dĂ»t se retirer ; mais il emÂŹ portait de cette entrevue une impression de respect dont il a 12 LA MORT DE D’ELBÉE laissĂ© le tĂ©moignage irrĂ©cusable dans une 1 et i re Ă©crile quelÂŹ ques jours aprĂšs Ă  l'un de ses amis' A M. de St R. . . , ancie n capitaine Ă  la suite du rĂ©giment de Rohan-S oubise-. Nantes, nivĂŽse. Je l’ai prise cette isle de Noirmoutier avec environ dix- ci huit cent rebelles y compris les tuĂ©s et les blessĂ©s, et vingt ou trente bouches Ă  feu. Cy-joint un journal qui vous metÂŹ te tra au fait de mes opĂ©rations depuis que j’ai quittĂ© cette ville jusqu’à mon retour. J’y ai ajoutĂ© le rapport des reprĂ©- sentants du peuple qui Ă©taient de la partie et vous remarÂŹ ie querez qu’ils n’ont pas mĂȘme fait mention de moi. Je suis accoutumĂ© Ă  ces petites omissions qui ne m'affligent pas autrement et dont je retire quelque utilitĂ©, parce qu’elles aident Ă  me faire connaĂźtre Ă  la fois et l’esprit du temps et celui des grands personnages que nos circonstances poli ti- ques mettent en action. En m’empalant de Noirmoutier, j’ai fait une prise beaucoup plus importante, celle de i, Elle ne connaĂźt pas les dislocations pĂ©nibles et l’accumulation des Ă©pithĂštes recherchĂ©es et bizarres. L’Ɠuvre littĂ©raire de Fromentin comprend seulement quatre volumes. Il tenait dans sa sĂ©vĂ©ritĂ© impitoyable envers lui-mĂȘme Ă  ne livrer au public que des pages achevĂ©es dont EUGÈNE FROMENTIN 89 fut satisfaite sa conscience d’artiste scrupuleux et clairvoyant jusqu’à la souffrance. Il avait le droit de dire au peintre-poĂšte Jules Breton qui nous l’a rapportĂ© j’ai souvent beaucoup d’incertitude Ă  propos de ma peinture, mais je juge sĂ»rement ce que j’écris ». Combien n’auront comme lui laissĂ© que des Ɠuvres oĂč rien ne heurte et ne blesse, qui vous attirent et vous reÂŹ tiennent par la splendeur de la forme alliĂ©e Ă  la sincĂ©ritĂ©, Ă  la distinction, Ă  la profondeur de la pensĂ©e ? Fromentin avait le respect des MaĂźtres. Il n’était pas de ceux qui mĂ©prisent et renient la tradition et prĂ©tendent ĂȘtre leurs propres anÂŹ cĂȘtres. On sait avec quelle ferveur humble et touchante il a exprimĂ© dans les MaĂźtres d'autrefois son admiration pour les peintres et Ă©crivains qui atteignirent ou entrevirent la suÂŹ prĂȘme BeautĂ©. Une lettre de lui adressĂ©e Ă  M. le comte de Falloux et que la bienveillance de son hĂ©ritier nous permet de reproduire, fait ressortir la modestie charmante et la dĂ©liÂŹ catesse de sentiments du grand Ă©crivain et du grand artiste qui ne crut jamais se diminuer en s’inclinant devant le gĂ©nie et la gloire des autres. Voici la lettre de Fromentin Monsieur le comte, Hier, Ă  six heures, je dĂ©posais une carte Ă  votre hĂŽtel, avec la trace bien incomplĂšte de mes remercĂźments, je ne me croyais pas pour cela quitte envers votre extrĂȘme bienveilÂŹ lance, et j’allais, Monsieur, vous Ă©crire, quand je reçois, Ă  l’instant mĂȘme, une lettre dont le ton, la grĂące et l’exquise bontĂ© me touchent au point de me dĂ©concerter absolument. L’AcadĂ©mie vient de m’accorder un trĂšs grand honneur, j’en sens d’autant mieux le prix que j’avais beaucoup Ă  me faire pardonner, presque tout Ă  lui apprendre de moi. En quelques jours on a bien voulu me dĂ©couvrir, me rĂ©vĂ©ler, m’agrĂ©er, presque m'encourager. Mais de toutes les faveurs dont j’ai Ă©tĂ© l’objet en ces seÂŹ maines aventureuses, il n’en est pas qui me soient plus prĂ©- 90 ' EUGÈNE FROMENTIN cieuses que l’accueil que vous avez daignĂ© faire Ă  mon nom avant de me connaĂźtre et celui que vous daignez aujourd'hui faire Ă  ma personne. Je resterais bien au-dessous de ce que j’éprouve, si je me bornais Ă  vous offrir, Monsieur le comte, l’hommage de ma gratitude et de mon respect. Permettez- moi d’y joindre l’expression d’un sentiment plus dĂ©licat, plus ' profond, difficile Ă  nommer et qui ressemblerait, si j’osais l’appeler ainsi, Ă  l’attachement d'une Ăąme trĂšs sensible pour une Ăąme tout Ă  fait supĂ©rieure. Eug. Fromentin. Ce vendredi 9 juin. * * * Un autre trait du caractĂšre et du talent de Fromentin le distingue encore de la plupart des Ă©crivains de cette fin de siĂšcle. Une anecdote racontĂ©e, il y a quelques annĂ©es, par M. Armand Silvestre, le mettra en relief. Un des familiers de l’hĂŽtel de la place Pigalle qu’habitait alors Fromentin, AmĂ©dĂ©e Gantaloube, avait lu un soir quelques-uns des sonnets antiques de son ami Silvestre. Fromentin les trouva superbes, se fit prĂ©senter l’auteur et l’engagea Ă  les publier. Armand Silvestre, trĂšs flattĂ© d’un suffrage dont il apprĂ©ciait tout le prix , s'empressa d’apporter le manuscrit de son recueil Ă  Fromentin qui, sur ses instances, lui promit une prĂ©face. La prĂ©face ne venait pas et le poĂšte se dĂ©solait quand il reçut une lettre affectueuse et bonne, lettre d’exÂŹ cuses et de regrets je suis un chaste en art, Ă©crivait FroÂŹ mentin, et je me trouve horriblement gĂȘnĂ© pour parler de vers aussi audacieusement passionnĂ©s. » Touchant scrupule qu’on retrouverait difficilement peut-ĂȘtre aujourd’hui mais qui se comprend et s’explique quand on relit les oeuvres oĂč Fromentin a mis pour nous un peu de son Ăąme exquise, omÂŹ brageuse et fiĂšre, passionnĂ©ment Ă©prise d’art pur et d’idĂ©al. LĂ©on LES PRETRES DE L'EXIL L’ABBÉ PAILLAUD otre excellent confrĂšre, la VendĂ©e historique, a comÂŹ mencĂ© dans son n° du 5 janvier dernier, la publica- * tion du voyage et du sĂ©jour en Espagne d’un des prĂȘtres vendĂ©ens dĂ©portĂ©s en 1792, M. l’abbĂ© Paillaud, curĂ© de Neuil-le-Dolent. Nous connaissions depuis longtemps ce manuscrit, dont une copie est entre nos mains, et si nous ne l’avons pas dĂ©jĂ  publiĂ©, c’est qu’il nous a paru compact, diffus, rempli de desÂŹ criptions gĂ©ographiques Ă©trangĂšres pour ainsi dire Ă  l’action, et beaucoup moins intĂ©ressant, par exemple, que les MĂ©moires de l’abbĂ© RĂ©maud, que nous possĂ©dons Ă©galement. Mais Ă  cheval donnĂ© on ne regarde pas Ă  la bride. La notice un peu brĂšve fournie par la VendĂ©e historique appelle peut-ĂȘtre quelque prĂ©cision. Notre confrĂšre nous saura grĂ©, nous n’en doutons pas, de la complĂ©ter, en recÂŹ tifiant des erreurs involontaires ; car si nous devons avouer, Ă  notre confusion, que nous ne tenons pas nos renseigneÂŹ ments de dono episcopi, nous en garantissons en revanche la scrupuleuse exactitude. AndrĂ©-Thomas Paillaud naquit Ă  l’Ile d’Olonne le 15 mai 1759, et non le 8 novembre comme le croit la VendĂ©e histo- I 92 LES PRÊTRES DE L’EXIL rique, du lĂ©gitime mariage d’AndrĂ© Paillaud, chirurgien, et de Catherine MassĂ©. Avec l’agrĂ©ment de MBr de Mercy, son Ă©vĂȘque, il fit ses Ă©tudes de philosophie et de thĂ©ologie au sĂ©minaire d’Angers, fut admis Ă  la tonsure le 11 avril 1779 et aux ordres mineurs le 19 mai 1780 par Mr Jacques de Grasse, Ă©vĂȘque d’Angers, au sous-diaconat le 14 avril 1781 par M*r Jean Augustin de FrĂ©tĂąt de Sarrat, Ă©vĂȘque de Nantes, au diaconat le 27 mai j 1782 par M6r Alexandre-AmĂ©dĂ©e de LauziĂšre-ThĂ©mines, Ă©vĂȘque de Blois, et Ă  la prĂȘtrise aux Quatre-Temps de la TrinitĂ© de 1783 par M*r Michel-François Couet du Vivier de Lorry, qui avait succĂ©dĂ© l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente sur le siĂšge d’Angers Ă  Mr de Grasse. RentrĂ© dans le docĂšse de Luçon, l’abbĂ© Paillaud fut nommĂ© vicaire Ă  Aizenay, oĂč il resta quatre ans. AppelĂ© Ă  la cure de ChauchĂ© en 1787, il n’ad ministra que cinq mois cette paroisse, et passa Ă  la cure de Neuil-le-Dolent par permuÂŹ tation avec M. Lebouc. Il y demeura jusqu’au 4 juin 1792, et par suite de refus du serment contitutionnel, fut obligĂ© de partir pour l’exil. Dans ce but, il se rendit aux Sables d’Olonne ; un chasse- marĂ©e breton, le PĂšre de famille , capitaine Perron, Ă©tait en rade. Le capitaine accepta de transporter les premiers prĂȘtres vendĂ©ens prĂȘts Ă  partir, et M. Paillaud s’embarqua le venÂŹ dredi 22 juin, avec cinq confrĂšres, Ă  destination de Saint- SĂ©bastien. Le rĂ©cit en cours dans la VendĂ©e historique ira du 22 juin 1792 au 23 dĂ©cembre 1797. M. Paillaud partit de Gordoue le 25 aoĂ»t 1797 pour rentrer en France ; mais le coup d’État de fructidor l’arrĂȘta en chemin, dans l’attente de jours meilÂŹ leurs. Nous le retrouvons en VendĂ©e en 1803 ; V Annuaire de la VendĂ©e de cette annĂ©e le porte comme desservant de Pile d’Olonne, sa paroisse natale. Un rapport officiel du prĂ©fet de la VendĂ©e, du 14 aoĂ»t 1805, dit de lui Bon prĂȘtre, soumis au gouvernement, » l’abbĂ© paillaud 03 Le reste de sa vie s’écoula paisible dans les travaux du saint ministĂšre, et il mourut curĂ© de l’Ile d’Olonne. en 1823. A noter que -le 3 pluviĂŽse au V 21 janvier 1797, les citoyens Joseph MassĂ©, son beau-frĂšre, et Jean Martin, de l’IIe d’Olonne, tant pour eux que pour leurs cohĂ©ritiers, avaient Ă©tĂ© envoyĂ©s en possession des biens de leur parent AndrĂ©- Thomas Paillaud ex-curĂ© de Nieuil-Ie-Dolent, passĂ© en Espagne. » E. B. l/J\ ENFANTS ET MÈRES BIENVENUE Les rideaux sont tirĂ©s, les persiennes sont closes, Le silence est accru par le souffle lĂ©ger Qui part du frais berceau, garni de rubans roses, Sur lequel on croit voir un ange voltiger. L’ange?... Il repose lĂ , dans la blanche dentelle, A l’ombre du tissu nuageux, protecteur, O prĂ©cieuse vie ! Existence nouvelle De cet ĂȘtre chĂ©ri, messager du bonheur ! De quels soins dĂ©licats l’heureuse jeune mĂšre Entoure constamment le petit souverain ! PrĂšs de lui, chaque soir, elle fait sa priĂšre Et chante, en le berçant, quelque joli refrain. — Mon enfant ! mon bijou ! mon doux trĂ©sor, je t’aime ! » Cent fois elle redit un nom tendre et charmant ; Cent fois elle rĂ©pĂšte et savoure ce thĂšme, Elle en fait de son cƓur l’éternel battement. Yoyez-la prĂ©parer la robe neuve et blanche Oui doit parer demain le bĂ©bĂ© gracieux ; Elle orne en souriant chaque mignonne manche De frais rubans d’azur — nuance de ses }’eux. Profond ravissement ! Maternelle tendresse ! Comment vous dĂ©finir en votre charme exquis? Votre langage est doux, plus doux qu’une caresse, Et vous semblez venir tout droit du paradis. Bouiny 6 mars 1898. Stella Debey. ] e GĂ©nĂ©ral HAltON DE LESPINAY 1789-18G9 L’HISTOIRE D’UNE GRANDE FAMILLE EN BAS-POITOU * famille de Lespinay, dont notre savant ami, M. LĂ©on MaĂźtre, vient de dresser si remarquablement la gĂ©nĂ©a ‱ logie, tire son nom du domaine seigneurial de l’Es- pinay, situĂ© dans la commune de PlessĂ© Loire-InfĂ©rieure. Le chĂąteau de l’Espinay Ă©tait une petite place forte dont l’enceinte de forme pentagonale, contenait environ vingt- cinq ares. Elle Ă©tait dĂ©fendue par une muraille et par un fossĂ© d’une vingtaine de pieds de largeur, alimentĂ© par un ruisseau sortant de l’étang de PlessĂ© et sur lequel Ă©tait jetĂ© un pont-levis ». Les recherches faites dans les registres de la paroisse de PlessĂ© de 1569 Ă  1667, Ă©poque Ă  laquelle la terre de Lespinay fut acquise de la marquise de rĂ©vĂšlent aucun acte conÂŹ cernant directement la maison de ce nom. On trouve seuleÂŹ ment la signature de quelques-uns de ses membres, assistant en qualitĂ© d’amis, Ă  des baptĂȘmes de familles importantes. A cela, rien de surprenant. Gomme la plus grande partie de la noblesse de l’Ouest, cette famille appartenait alors Ă  la religion prĂ©tendue rĂ©formĂ©e. Le premier Lespinay dont il y soit fait mention est Jean I, possesseur dĂšs le XVe siĂšcle de terres importantes en PlessĂ©. Nous ne suivrons pas le savant archiviste de la Loire-InÂŹ fĂ©rieure dans tous les dĂ©tails de sou insigne Ă©tude gĂ©nĂ©aloÂŹ gique. Nous tenons seulement Ă  mettre aprĂšs lui en relief. 96 l’histoire d’une grande famille parmi les innombrables figures qu’il a su si merveilleusement faire revivre, celles qui appartiennent plus particuliĂšrement Ă  l’histoire. 1° Alexis-Louis-Marie , baron des Essarts, de Chantonnay, Sigournais et le Puy-Belliard, marquis de Lespinay, qui fut dĂ©putĂ© de la VendĂ©e en 1811. Successivement capitaine au rĂ©giment du Roi, chevalier de Saint-Louis, officier de la LĂ©gion d’honneur et dĂ©putĂ©, il * succomba Ă  Poitiers en 1837 Ă  l’ñge de 85 ans. 2° Louis-Armand, gĂ©nĂ©ral baron de Lespinay, une des plus belles et plus vaillantes figures de la grande Ă©popĂ©e impĂ©riale, commandeur de la LĂ©gion d’honneur, chevalier de Saint- Louis, de l’ordre royal et militaire de Saint-Ferdinand d’EsÂŹ pagne et de l’ordre de Malte ; nĂ© Ă  Chantonnay, le 13 fĂ©vrier 1789, dĂ©cĂ©dĂ© en 1869, et dont nous sommes heureux de pouvoir reproduire d’autre part le portrait. EntrĂ© au service, le 19 novembre 1804, en qualitĂ© de page de l’Empereur; il fut du nombre des douze pages que celui-ci dĂ©signa pour l’accompagnera Milan, lorsqu’il se fit sacrer roi d’Italie. NommĂ© premier page le 6 fĂ©vrier 1806, il suivit le grand capitaine dans les campagnes de 1806 et 1807, et assista aux batailles d’IĂ©na, d’Eylau, Ă  la prise de Varsovie, aux sanglantes affaires de Goloewin et d’Ostrolinka. NommĂ© lieutenant au 1er rĂ©giment de carabiniers, il prit A part comme tel, aux brillantes charges de cavalerie de Friedland et fut dĂ©corĂ© Ă  la suite de cette affaire. Sa conduite pendant la campagne de Wagram ne fut pas moins hĂ©roĂŻque. Promu capitaine et peu aprĂšs commandant au 14e rĂ©giment de cuirassiers, il se distingua d’une non moins brillante façon dans l’expĂ©dition de Russie, et lors du nĂ©faste passage de la BĂ©rĂ©sina, se fit remarquer dans plusieurs charges contre les Russes et fut obligĂ© par ses blessures de rentrer en France. Créé en 1814 baron de l’Empire, il fut promu l’annéÚ suiÂŹ vante colonel, et en rĂ©compense de sa belle conduite pendant EN BAS-POITOU 97 la campagne d’Espagne, il fut en 1827 Ă©levĂ© au grade de marĂ©chal de camp. Le 13 avril 1831, il prenait sa retraite. 3° Mgr Henri-V ictor de Lespinay, nĂ© le 26 juillet 1808 au chĂąteau des Moulinets, ordonnĂ© prĂȘtre Ă  Paris le 5 juin 1841 ; nommĂ© curĂ© par Mgr Soyer; vicaire gĂ©nĂ©ral en 1846, il en remplit les fonctions jusqu’en 1848, oĂč les suffrages Monseigneur de Lespinay des Ă©lecteurs vendĂ©ens l’envoyĂšrent Ă  la Chambre. AprĂšs le coup d’Etat contre lequel il avait protestĂ©, il rentra en VenÂŹ dĂ©e, redevint vicaire gĂ©nĂ©ral titulaire et plus tard obtint, sur la demande de Mer Colet, la dignitĂ© de protonotaire apostoÂŹ lique. Il succomba Ă  Nantes, le 20 avril 1878. Parmi les nombreuses et trĂšs intĂ©ressantes piĂšces justifiÂŹ catives dont M. LĂ©on MaĂźtre Ă  fait suivre la GĂ©nĂ©alogie de la famille de Lespinay , il en est plusieurs que les lecteurs de la Revue du Bas-Poitou nous sauront grĂ© de reproduire ici. TOME XI. — JANVIER, FEVRIER, MARS. 7 98 l’histoire d'une grande famille I. Le Certificat de noyade de Henriette-Marie de Lespinay, qui avait Ă©pousĂ©, le 30 juin 1720, Louis- Alex indre Buor de la Voy. Par devant les notaires du DĂ©partement dç la Loire-InfĂ©rieure, Ă  la rĂ©sidence de Nantes, sous signĂ©s, Ont comparu les citoyens Guy-Gilles GuĂ©rin, tonnelier, demeurant Ă  Nantes, cloĂźtre Notre- Dame, n° 2 -, Jean Girodin, cordonnier, demeurant Ă  Nantes, rue Abeillard, n° 4 ; Ju'ie Grassard, cordonnier, demeurant Ă  Nantes, rue Maupertuis, n° 24 ; Lesquels certifient Ă  tous qu'il appartiendra avoir connu HenÂŹ riette-Marie Lespinay, femme de Louis Alexandre Buor Lavois, deÂŹ meurant Ă  BouillĂ©, prĂšs Fontenay-le-Peuple, dĂ©partement de la VendĂ©e ; Qu’il est Ă  leur parfaite connaissance qu’elle a Ă©tĂ© mise, Ă  la fin de l’annĂ©e mil sept cent quatre-vingt-treize, sur le bateau Ă  soupape sur lequel elle a pĂ©ri avec les prisonniers qui s’y trouvaient, la nuit du dix-sept au dix-huit nivĂŽse an trois. Ce qu’ils attestent, etc. . IL Les Etats de service d'Alexis-Louis-Marie marquis de Lespinay. EntrĂ© Ă  l’ñge de... ans au rĂ©giment du roi comme second lieuÂŹ tenant sans appointements, le 3 juillet 1769. Lieutenant en 2e, le 7 juin 1776 ; Premier lieutenant, le 21 avril 1778 ; Capitaine en second, le 29 avril 1781 ; PassĂ© Ă  la compagnie de grenadiers de Lanjuinet, le 7 mai 1787 ; Capitaine-commandant, le 27 avril 1788 ; donna sa dĂ©mission en 1789, pour rĂ©pondre Ă  l’appel des princes. Il partit pour l’armĂ©e de CondĂ© en septembre 1789 et y demeura tout le temps de l’émigration. Mourut Ă  Poitiers, le 15 fĂ©vrier 1837. III Lettre adressĂ©e par Monseigneur le comte de Chambord au vicomte Benoist d' Azy Ă  l'occasion du mariage de sa fille avec le comte [aujourd’hui marquis ] de Lespinay. Krohsdorf, le 20 mai 1879. Je vous fĂ©licite avec d’autant plus de plaisir, mon cher vicomte, de l’heureux Ă©vĂšnement de famille dont vous me faites part que, EN B A S- PO ITOU 09 recevant avec la vĂŽtre la lettre du comte de Lespinay, je peux apprĂ©cier par moi-mĂȘme les sentiments de votre futur gendre. FidĂšle aux traditions des siens, il est de ceux qui n’oublient pas que le titre de VendĂ©en oblige, et qui mettent au premier rang des devoirs qu’il impose l’habitation prolongĂ©e dans leur province, au milieu de ces laborieuses populations rurales, trop facilement enÂŹ traĂźnĂ©es par les courants rĂ©volutionnaires, quand elles sont privĂ©es des exemples, des conseils, et de l’appui de leurs protecteurs naturels. Sa lettre m’a vivement touchĂ© ; je vous charge de le lui dire, en attendant que je puisse le faire de vive voix, dans la visite proÂŹ clamĂ©e que vous m’annoncez. Dites aussi Ă  votre vieux pĂšre que je parle souvent de lui, je suis sĂ»r qu’il sera sensible Ă  mon souvenir. Soyez auprĂšs de Mme Benoist d’Azy l’interprĂšte de mes fĂ©licitations et de celles de ma femme, et croyez, mon cher vicomte, Ă  la sincĂ©ritĂ© de mes sentiments et de mes vƓux. A M. le Vtf> Benoist d’Azy. Henri. * La famille de Lespinay compte des alliances aussi nomÂŹ breuses qu’illustres, notamment avec plusieurs familles du Bas-Poitou Les de Tanguy, reprĂ©sentĂ©s aujourd’buLen VendĂ©e par les branches de Nesmy, de Beaupuy, du PouĂ«t et de la Girou- liĂšre, et, dont le nom se trouve pour la premiĂšre fois dans un document du XIV0 siĂšcle ; — les des Nouhes, dont l’origine est des plus anciennes, qui jouissaient dĂšs le XIIIe siĂšcle d’une situation considĂ©rable, et dont la branche aĂźnĂ©e, la plus riche en alliances et en fortune, emprunta son nom au puis- santchĂąteau de la TabariĂšre, dont on aperçoit encore les ruines sur le flanc d’une petite vallĂ©e tortueuse et sauvage, voisine de la petite ville de Chantonnay ; — les Irlandde famille aujourd’hui Ă©teinte, d’origine Ă©cossaise, fixĂ©e en Poitou depuis le XVIe siĂšcle, et qui fournit en 1789 Ă  l’AssemblĂ©e nationale un dĂ©putĂ© de la noblesse de cette province. 100 l’histoire d’une grande famille ♩ * * Nous trouvons encore dans les piĂšces justificatives une intĂ©ressante notice sur Chantonnai/ , d’aprĂšs les Chroniques paroissiales du DiocĂšse de Luçon ; la liste des seigneurs des trois baronnies de Chantonnai/, Pwjbelliard et Sigournais ; Le RĂ©cit des combats qui eurent lieu autour de Chantonnay en 1793, d’aprĂšs les Souvenirs de M. A. de BĂ©jarry ; le compteÂŹ rendu de la BĂ©nĂ©diction et pose de la premiĂšre pierre de la Chapelle des Herbiers ; et un curieux Extrait des MĂ©moires de M*' Brumautd de Beaurcgard, par lequel nous terminerons cette analyse. RUINES DU CHATEAU DE LA TABARIERE prĂšs Chantonnay. Pendant la RĂ©volution, mĂŽme aprĂšs la Terreur, Mme la marquise de Lespinay, qui n’avait pas Ă©migrĂ©, fut obligĂ©e de s’éloigner souvent du Pally, et l’abbĂ© Brumauld de Beaure- gard, depuis Ă©vĂȘque d’OrlĂ©ans, raconte dans le rĂ©cit de son SĂ©jour en VendĂ©e comment il eut l’occasion de la rencontrer auprĂšs du refuge qu’elle s’était fait construire dans la partie de la forĂȘt des Essarts, qui louche le village de Curain, paÂŹ roisse de la Chaize-le-Vicomte. ArrĂȘtĂ© par les Bleus, au moment oĂč il se disposait Ă  gagner la forĂȘt de la Chaize, il avait Ă©tĂ© conduit anx Essarts; mais grĂące Ă  sa fermetĂ© et aux bonnes dispositions du gĂ©nĂ©ral EN BAS-POITOU 101 Spilhall [ancien trompette des gardes du corps], qui comÂŹ mandait le dĂ©tachement rĂ©publicain, il avait obtenu une passe » et Ă©tait parti aussitĂŽt. » C’était le soir, raconte-t-il, il fut bientĂŽt nuit; aprĂšs avoir marchĂ© une heure, j’arrivai Ă  une avenue qui conduisait chez Mm de 176 p. Poitiers, Marche, libraire-Ă©diteur, 1898. CHRONIQUE-BIBLIOGRAPHIE 119 compatriote Gustave Renaud, avec prĂ©face de M. DiĂ©trich 1 vol. in-12 de 300 p. avec gravures. RĂ©cits de haulte gresse, qui font Ă  la fois rĂȘver de Rabelais, de la Fontaine et de M. de ChevignĂ©. Une 3e Ă©dition de ce volume est en prĂ©paration. Elle sera illustrĂ©e par un jeune artiste vendĂ©en de grand mĂ©rite, M. Milcendeau, de Soullans. * — M. Alfred Richard, prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© des Archives historiÂŹ ques du Poitou, a lu Ă  la sĂ©ance du 18 novembre 1847 de cette SociĂ©tĂ© une Ă©loquente Notice sur BĂ©lisaire Ledain, oĂč il rappelle que notre savant et regrettĂ© confrĂšre fit ses premiĂšres Ă©tudes en VendĂ©e, au petit SĂ©minaire des Sables d’Olonne. Il y Ă©voque aussi le souvenir de notre distinguĂ© compatriote Benjamin Fillon et celui du double tĂ©moignage filial qu’il donna Ă  son pays d’origine, en Ă©crivant Y Histoire de Fontenay et plus tard Poitou et VendĂ©e. Cette notice a Ă©tĂ© publiĂ©e Ă  Poitiers chez P. Oudin, in-8° de 19 p. sur pap. Ă  bras. — Dans son Ă©tude sur Austrapius et les TaĂŻphales du Poitou BulÂŹ letin de la SociĂ©tĂ© des Antiquaires de l'Ouest, 2e trimestre de 1897, M. LiĂšvre examinant l’opinion de M. Richard sur la ThĂ©ophalia, ne paraĂźt pas admettre avec ce dernier que les TaĂŻphales, aprĂšs s’ĂȘtre primitivement fixĂ©s Ă  Poitiers, en aient quittĂ© les environs pour aller se fixer en Bas-Poitou et Ă  TifĂŻauges notamment. Il y a, croyons-nous, de l’encre Ă  verser, avant que cette question soit tirĂ©e au clair. — De notre Ă©minent compatriote et ami, M. Edmond BirĂ© Le Journal d’un bourgeois de Paris pendant la Terreur. T. IV. La chute des Dantonistes, 5 nov. 1793-6 avril 1794. Paris, Perrin, 1897, in-12 de 370 p. — Prix 3 fr. 50. Du mĂȘme dans la Revue gĂ©nĂ©rale n° de janvier 1898, La chute de Robespierre ; — dans la Gazette de France n° du 24 janvier 1898, Une famille fĂ©odale aux XVe et XVIe siĂšcles. Les Silly, seigneurs de la Roche-Guyon ; — Du mĂȘme encore ; — Dans la Gazette de France n° du 7 fĂ©vrier La Vraie Jeanne d'Arc ; — n° du 21 ; NapolĂ©on Ă  Vile d'Elbe ; — dans Y Univers et le Monde nos du 11 janvier Histoire de sainte Rade- gonde , reine de France , par M. l’abbĂ© Briant ; n° du 8 fĂ©vrier le comte de Vergenne ; nc du 22, le comte Ferrand. D’une infatigable Ă©rudition, M. Edmond BirĂ© prĂ©pare enfin une nouvelle Ă©dition des MĂ©moires d'Outre tombe, qui sera pu- 120 CHRONIQUE-BIBLIOGRAPHIE bliĂ©e chez Garnier, avec notes, appendices et nombreux documents inĂ©dits. — Nous lisons dans le dernier n° du Bulletin de Numismatique, publiĂ© Ă  Paris par M. Serrure, p. 15 . M. Charles Farcinet, ancien Chef du personnel au MinistĂšre de l’IntĂ©rieur et numismate bien connu, vient de donner au cabinet des MĂ©dailles le prĂ©cieux tiers de sou d’or MĂ©rovingien de Bas- niacum qui a Ă©tĂ© publiĂ© dans ce Bulletin il y a quelques annĂ©es. Des libĂ©ralitĂ©s de ce genre mĂ©ritent d’ĂȘtre donnĂ©es comme exem- pie Ă  tous les amateurs, comme des manifestations du patriotisme le plus Ă©clairĂ©. » Nous joignons toutes nos fĂ©licitations Ă  celles qu’adresse M. Serrure Ă  notre savant collaborateur. — Nous sommes heureux de souhaiter une trĂšs amicale bienÂŹ venue Ă  la charmante Revue Nantaise que vient de fonder Ă  Nantes notre sympathique confrĂšre M Giraud-Mangin. M. Joseph Rousse, le savant conservateur de la BibliothĂšque de cette ville, y a consacrĂ© ti0s des 1er et 15 fĂ©vrier 1888 un trĂšs docuÂŹ mentĂ© article au gĂ©nĂ©ral vendĂ©en Savin, sous ce titre Un royaliste dĂ©mocrate. — Nous saluons de mĂȘme trĂšs cordialement le nouveau journal bi-hebdomadaire qui vient de paraĂźtre au Sables d’Olonne sous ce titre Le Courritr de la VendĂ©e, et que dirige avec talent notre distinguĂ© confrĂšre, M. Henri Guichet. — Dans un article de M. l’abbĂ© Alfred Largeault publiĂ© par la Revue d' ArchĂ©ologie poitevine nu de mars 1897, sous ce titre Saint Vincent de Paul en Poitou, il est fait mention de la fondation Ă  Luçon, en 1645 d’une maison de prĂȘtres de la Mission, du sĂ©jour que Saint- Vincent-de-Paul fit en 1647 Ă  Luçon et Ă  Fontenay, du prĂ©cieux album et des lettres du Saint que possĂ©dait M. B. Fillon, et qu’il publia naguĂšre Cf. Une fondation de Saint Vincent-de- Paul Ă  Luçon. Fontenay. Robuchon, 1847. — Le 27e fascicule du trĂšs prĂ©cieux RĂ©pertoire de bio-bibliographie bretonne de notre savant collĂšgue RenĂ© Kerviler, qui vient de paraĂźtre, contient un important et curieux article sur les Cornulier , et aussi une notice sur notre aimaible confrĂšre, le poĂšte Henri Cormeau ». Rennes, J. Plihon et L. HervĂ©. — Sous ce titre Le PoĂ«me de Saint- Antoine de Padoue. 1 vol. in-8°, LigugĂ©, imprimerie Saint-Martin. Prix 1 fr. 75, nous recevons de * 5, quai Cassard. CHRONIQUE-BIBLIOGRAPHIE 121 Bouin VendĂ©e un dĂ©licieux petit volume de vers, de notre distinguĂ©e compatriote. Mademoiselle Maria Thomazeau, membre correspondant de la SociĂ©tĂ© AcadĂ©mique de Nantes et de la SociĂ©tĂ© Biographique de France. EncouragĂ©e par le sympathique accueil fait Ă  son premier ouvrage. Mademoiselle Thomazeau s’est remise aussitĂŽt au travail, et avec une intrĂ©piditĂ© qui fait son Ă©loge, elle mĂšne prĂ©sentement de front, un roman de longue haleine, et trois nouvelles Ɠuvres poĂ©tiques Pages du cƓur, Fleurs de VendĂ©e, Enfants et MĂšres, auxÂŹ quelles nous aimons Ă  prĂ©dire un incontestĂ© succĂšs. La charmante page intitulĂ©e Bienvenue dont nos lecteurs ont pu apprĂ©cier plus haut toute l’exquise fraĂźcheur, est dĂ©tachĂ©e de cette derniĂšre Ɠuvre inĂ©dite. — La Revue de V Ouest nous apprend la prochaine fondation Ă  Niort du Mercure Poitevin, revue Ă©clectique de littĂ©rature, d’histoire et d’art dirigĂ©e par MM. J. Philippe et Clouzot ; et celle Ă  Poitiers a Pays Poitevin , publication illustrĂ©e d’ethnographie et d’art populai que dirigeraient MM. Gustave Boucher et Constant Roy. Nous assurons l’une et l'autre de ces publications de nos plu cordiales sympathies . — Dans le Bulletin de la SociĂ©tĂ© des Antiquaires de l'Ouest 3e triÂŹ mestre de 1897, un article de M. Henri CarrĂ© sur la RĂ©volution au parc de Blossac Ă  Poitiers 1790-1798, oĂč il est fait mention de la fĂȘte donnĂ©e en mai 1793, pour cĂ©lĂ©brer la dĂ©faite des brigands Ă  Fontenay-le-Peuple ». — Notre compatriote le R. PĂšre AndrĂ©, missionnaire franciscain, originaire de Saint-Mars-des-PrĂ©s, qui Ă©vangĂ©lise depuis dix ans le pays de Gallas, voisin du royaume de MĂ©nĂ©lik, prĂ©pare un DictionÂŹ naire Gallas-Français . — Dans la Patriote de la VendĂ©e n° du 6 fĂ©vrier 1898, sous la siÂŹ gnature. Jehan Le Feudiste Vieilles choses et vieilles gens de VendĂ©e. — Un atelier monĂ©taire Ă  Fontenay au XVe siĂšcle ; dans celui du 14 fĂ©vrier, Char et te et A' OrlĂ©ans. — De M. le docteur Marcel Baudouin, dans la Revue des Sciences Naturelles de l'Ouest, qu’il dirige avec un apprĂ©ciĂ© talent La Pan- cratium Maritimum dans l’Ouest de la France et les anomalies de sa fleur. n° d’avril 1897. — M. Emile Gadeceau, vient de publier Ă  la librairie Guisthau Ă  Nantes, une nouvelle Ă©dition de la Flore de l'Ouest de J. Lloyd. — D. notre ami M. A. Mascarel, dans le Moniteur Universel du 13 dĂ©cembre 1897 Les Lois de l'EsthĂ©tique d’aprĂšs une publication ré cente L’Art par M. A. Lotb. 122 CHRONIQUE-BIBLIOGRAPHIE — Du mĂȘme dans le Bulletin de la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale d'Ă©ducation et d'enseignement n° de janvier 1898 Les nouveaux programmes de l’enseignement secondaire des jeunes filles. — A lire dans la Revue des FacultĂ©s Catholiques de l'Ouest Un nouÂŹ veau Chapitre des Martyrs, troisiĂšme et dernier article de notre trĂšs distinguĂ© collaborateur M. l’abbĂ© E. Bossard — Anjou et VendĂ©e. — Notes d’un curieux, de notre excellent ami H. Baguenier-Desormeaux. — Dans la Nouvelle Revue internationale, n° du 15 janvier 1898, sous la signature de M. E. Pardo-Bazan L'ile de Noirmoutier . — Dans la Revue du Monde Catholique n° de fĂ©vrier 1898, et sous la signature de Dom Chamard Les origines et les responsabilitĂ©s de V Insurrection VendĂ©enne. — De notre confrĂšre et ami H. Renaud, sous le pseudonyme H. de la Maldemce Paysages et souvenirs de VendĂ©e. — Mortagnc-sur- SĂšvre, dans le VendĂ©en du 9 janvier 1898. — Du mĂȘme dans le VendĂ©en du 20 fĂ©vrier 1898 Paysages et Souvenirs de VendĂ©e. — Tiffauges. — Dans le VendĂ©en du 20 mars Une hĂ©roĂŻne VendĂ©enne. — La comÂŹ tesse de la Roche foucault. D’aprĂšs B. Fillon et Mme RenĂ©e Monbrun. — Sous ce titre Echos des collĂšges catholiques de la VendĂ©e », vient de se fonder un nouveau bulletin qui servira d'organe mensuel aux trois institutions catholiques [Sainte-Marie, Saint-Joseph et Richelieu du diocĂšse de Luçon. Nous lui adressons nos meilleurs vƓux. — De notre compatriote, M. Gustave Guitton, dans le Patriote de la VendĂ©e, en feuilleton Pierrot BĂ»cheron, une charmante comĂ©die inĂ©dite en deux actes. — Le Messager de la VendĂ©e du 20 mars 1898 a publiĂ© sous la signature L. R. un intĂ©ressant Ă©pisode de la Guerre de VendĂ©e La Roche- de- MiĂŻrs 26 juillet 1793. — M. G. Farcinet, dĂ©jĂ  nommĂ©, vient de faire paraĂźtre dans la Numismatic Circular, de Londres, une prĂ©cieuse Note sur les monÂŹ naies mĂ©rovingiennes indĂ©terminĂ©es Ă  propos d'une piĂšce nouvelle. — De M. l’abbĂ© F. Uzureau Le collĂšge de BeauprĂ«au en i7 63-64. Extrait des MĂ©moires de la SociĂ©tĂ© nationale d’agriculture, sciences et arts d’Angers, in-8° de 23 p. chez LachĂšse, Angers, 1898. — Dans la Semaine Catholique de Luçon n0> des 8 et 15 Janvier 1898 La vraie cause des guerres de VendĂ©e -, rĂ©impression du trĂšs intĂ©ressant article publiĂ© sous ce titre par notre distinguĂ© collaboÂŹ rateur et ami M. l’abbĂ© Bossard, dans la Revue des FacultĂ©s catholiÂŹ ques de l'Ouest, CHRONIQUE-BIBLIOGRAPHIE 123 l — De la Revue BĂ©nĂ©dictine n° de juillet 1897 SĂ©cularisation du chapitre de Maillezais. — M. Servant-Mahaud, imprimeur Ă  la Roche-sur-Yon, poursuit avec soin l’utile rĂ©impression des Usages Locaux de la VendĂ©e, modifiĂ©s et complĂ©tĂ©s, par cantons. Pour paraĂźtre prochainement La Roche-sur-Yon, Chanlonnay, le PoirĂ©-sur- Vie, Saint-Gilles-sur-Vie et Noirmoutier . Tous les autres cantons sont en vente Ă  l’imprimerie Servant 3, place de la PrĂ©fecture, Ă  la Roche-sur-Yon et chez les principaux libraires du dĂ©partement, — Bouquinerie vendĂ©enne De la Revue des Autographes N° de mars 1898 La Rochejaquelein Marie-Louise-Victoire de Donnissan, marÂŹ quise de, l’amazone de la VendĂ©e, veuve de Lescure, auteur de MĂ©moires, nĂ©e en 1772, morte en 1857. — L. a. s., 1 p. in-8, 4 fr. Musset conventionnel de la VendĂ©e, qui fit le rapport sur Gamain, nĂ© en 1749, mort en 1828. — Let sig. ; Paris, 4 pluviĂŽse an VII, 1 p. 1/2 in-4, tĂȘte imp., vignette. 4 fr. RĂ©volution. — PiĂšce sig. des conventionnels Goupilleau de FonÂŹ tenay, Clauzel , Le Vasseur de la Meurthe, Mathieu, Lesage-Senault et Reubell ; 19 vendĂ©miaire an III, 1 p. in-fol., tĂȘte imp., vignette, cachet, 10 fr. Ordre de transfĂ©rer l’imprimeur Beaudouin de la maison d’arrĂȘt de Vincennes dans celle du Luxembourg. — Du catalogue n°23 de M. Godefroy Mayer, 15, rue Pigalle Paris La Roche Saint-AndrĂ© Le chevalier de, cĂ©lĂšbre marin, ln-4. Dessin original de Graincourt, avec la gravure exĂ©cutĂ©e par Huber^ d’aprĂšs de dessin. Ensemble 30 fr. Idem. La gravure seule. 6 fr. La TrĂ©mouille Henry-Charles de, prince de Talmont, 1620-72. *n-4. GravĂ© par Montcornet. 5 fr. In -4. gravĂ© par Daret. Superbe Ă©preuve du 1er Ă©tat. 12 fr. Lescure Louis-Marie, marquis de, gĂ©nĂ©ral vendĂ©en. 1766-93. Gr. in-folio. En pied. EntourĂ© de l’armĂ©e vendĂ©enne. Robert LefĂšvre pinxit. Lithographie de F. Delpech. Superbe Ă©preuve. TrĂšs rare. Incunable de la lithographie en France. 20 fr. Ciiarette de la Contrie cĂ©lĂšbre chef vendĂ©en, fusillĂ© Ă  Nantes en 1796. In-folio. Buste dans un ovale, Au bas une charrette, GravĂ© par Copia. Avant la lettre. 25 fr. 124 CHRONIQUE-BIBLIOGRAPHIE Idem. DeuxiĂšme Ă©tat fort rare. Au lieu du chapeau, il porte la tĂȘte enveloppĂ©e d’une toile, et la main en Ă©charpe. 25 fr. — Du Correspondant des Bibliophiles français et Ă©trangers n° de mars 1898 Chasse — La vĂ©nerie de Jacques du Fouilloux, seigneur dudit lieu, gentil-homme du Pays de Gastine, en Poictou, de nouveau reveue et augmentĂ©e du Miroir de Fauconnerie, par Pierre Harmont, dit Mereure. A Paris, chez Pierre David, 1640, 2 part, en un vol. in-4> demi-mar. chag. violet, dos orn., fil., tr. Ă©b. 80 fr. Nombreuses figures sur bois trĂšs curieuses. Titre raccommodĂ©. RapinN.. Les ƒuvres latines et françoises de Nicolas Rapin, Poictevin... Paris. Chevalier, 1610, in-4, y. bleu, dos ornĂ©, fil., dent, int., tr. dor. KƓhler. 90 fr Bel exemplaire, provenant des bibliothĂšques Solar et, J. Renard, de cet ouvrage peu commun Ă  la suite duquel se trouve reliĂ© Les Vers mesurez de Nicolas Rapin Paris, 1610,8 1T. non ch. et 55 pages. — Signalons enfin toute une envolĂ©e d’almanachs nouveaux Y Almanach gĂ©nĂ©ral du dĂ©partement delĂ  VendĂ©e pour VannĂ©e 1898, de M. Claireaux, imprimeur Ă  Fontenay, suivi d’un Guide historique et archĂ©ologique de la VendĂ©e ; le grand Almanach VendĂ©en de M. Gouraud ; Y Almanach trĂšs complet de la VendĂ©e , publiĂ© Ă  la Roche- sur-Yon par M. Alfred Galipaud, imprimeur, etc. R. de Thiverçay. P. S. — Nous avions promis Ă  nos lecteurs de 1898 un premier numĂ©ro exceptionnellement intĂ©ressant. Nous conservons l’espoir, en achevant la rĂ©daction, d’avoir libĂ©ralement tenu nos promesses, et croyons pouvoir affirmer, que le 2e numĂ©ro ne le cĂ©dera Ă  son devancier, ni par l’érudition du texte, ni par le chiffre et la valeur artistique des illustrations. R. de Th. Le Directeur-GĂ©rant R. VALLETTE. Vannes. — Imprimerie LAFOLYE, 2, place des Lices. N* 1 Mars 1898, En vente aux bureaux de la Revue .du Bas-Poitou , rue Benjamin-Fillon, Ă  Fontenay et chez les principaux libraires de la rĂ©gion Mesdemoiselles de Rohan, littĂ©rateurs et poĂštes, par le comte de Chabot, 8 pages, grand in-8°. Prix 0 fr. 50. Les sept pĂ©chĂ©s capitaux , fresque de l’église de la Pommeraie-sur-SĂšvre VendĂ©e, par Mr X. Barbier de Montault, grand in-8°, 13 pages. Prix 0 fr. 75. Les FaĂŻences de Saint-Porchaire, par E BonaffĂ© extrait, grand in-8°, 5 pages. Prix 0 fr, 50. DĂŽ quelques populations du Bas-Poitou, par J. Laumonier, grand in-8°, 6 pages. Prix 0 fr. 50. Impressions de voyages en Bas-Poitou du citoyen la VallĂ©e, par Edgar Bourloton, grand in-8°, 8 pages. Prix 0 fr. 50. Deux familles Fontenaisiennes esquisses biographiques, par EugĂšne Louis, grand in-8°, 9 pages. Prix 0 fr. 50. Les fouilles du Champ de Foire de Luçon et l’ancienne Ă©glise de S'-Mathurin par L. Ballereau, grand in-8*, 8 pages. Prix 0 fr. 50. Les mobiles de la VendĂ©e au siĂšge de Paris 1870-1871, par RenĂ© Vallette, grand in-8*, 27 pages. Prix ‱, 0 fr. 75. Le Marquis de Verteuii notes biographiques, par X*** grand in-8°, 15 pages. Prix 0 fr. 50. Le prĂ©sident BarnabĂ©-Brisson , Ă  la cour de Londres 9 avril 1581, par Henri Daniel-Lacombe, grand in-8, 15 pages. Prix 0 fr. 50. M. Octave de Rochebrunu et >on Ɠuvre, par À. Bonnin» grand in-80, 12 pages. Prix 0 fr. 50. Le Calvaire de Bourgenais lĂ©gende VendĂ©enne , pai G. Henri Colins, grand in-8*, 7 pages. Prix 0 fr. 50. Le livre d’or de Fontenay -le-Comte, par RenĂ© Vallette n-8*, 27 pages. Prix 1 fr. Le guide du PĂšlerin et du Touriste Ă  la forĂȘt de Mervent e. LA. VIE INTIME DE RICHELIEU 152 Bourges lui est d’un grand secours pour toutes ces opĂ©raÂŹ tions Vous voyez, lui dit-il, comme je vous Ă©cris de mon mĂ©nage qui n’est pas encore bien garni, mais le temps fera tout. » Il lui annonce en mĂȘme temps qu’il a pris pour maĂźtre d'hĂŽtel un gentilhomme nommĂ© de la Brosse qui le sert exÂŹ trĂȘmement bien. Sans lui, j’étais mal ; mais je n’ai que le soin de voir mes comptes, car quelque compagnie qui vienne me voir, il sait fort bien ce qu’il faut faire. » Ce maĂźtre d’hĂŽtel fait merveille; tout le monde est surpris de ses talents aussi veut-on faire croire Ă  son maitre qu’il est un grand Monsieur dans le pays1. » Mais un bon maĂźtre d’hĂŽtel ne suffit pas ; il faut encore avoir de la vaisselle d’argent. Aussi, Richelieu s’informe-t-il de ce que coĂ»teront deux douzaines de plats d’argent de belle grandeur comme on les fait. » I! serait ravi que Mm* de Bourges pĂ»t lui en procurer au prix de trois cents Ă©cus. Il ajouterait Ă  la rigueur cent autre Ă©cus pour n’avoir pas quelque chose de chĂ©tif. Je suis gueux, comme vous le savez, de façon que je ne puis faire fort l’opulent ; mais toutefois, lorsque j’aurai plats d’argent, ma noblesse sera fort relevĂ©e2. » Et il compte que Mm’ de Bourges voudra bien achever de le mettre en mĂ©nage, puisqu’elle a commencĂ©. D'ailleurs, il ne sera pas ingrat ; il tĂąchera de trouver un mari pour la fille de son obligeante commissionnaire. Mais ce n’est pas chose comÂŹ mode ; les bons partis sont rares dans le bas Poitou. Je songe, sur ma foi, tous les jours Ă  marier Madeleine ; mais il ne se trouve ni gentilhomme ni autres qui aient de l’argent ni du drap. » Tout le monde est gueux dans le pays, mĂȘme l’évĂȘque. L’annĂ©e suivante 1610, Richelieu pense Ă  faire le voyage ' Dans un Ă©tat des gages des domestiques de Richelieu, en 1626, il n’est plus question de La Brosse il Ă©tait sans doute mort peu de temps aprĂšs l’arrivĂ©e du Cardinal au ministĂšre. 1 Avenel, Lettres de Richelieu , t. i, p. 26. A LUÇON 153 de Paris, et, Ă  ce sujet encore, il demande les conseils et les bons offices de M“9 de Bourges. Pour un logis, lui Ă©crit-il, je ne sais que faire, n’ayant point de meubles Ă  Paris, et les logis Ă©tant si chers; si j’en trouve un Ă  bon compte, je le prendrai toutefois, l’incommoditĂ© des chambres garnies Ă©tant grande, aussi que tous les ans j’espĂšre faire un tour Ă  Paris dorĂ©navant, et que, cela Ă©tant, il faudra que je fasse mes proÂŹ visions en temps et lieu. Mandez-moi votre avis, car il faut que j’avoue que je m’en trouve bien1. » En attendant, il demande ce que vaut le vin Ă  Paris ; s’il en ^nvoyait de Luçon, il reviendrait Ă  17 Ă©cus la pipe; mais il ne s’approvisionnera de la sorte qu’au cas oĂč il y aurait profit. Du reste, ce qui le prĂ©occupe le plus pour le moment, c’est le logement et la grande quantitĂ© de meubles qu’il lui faudra pour s’y installer. D’autre cĂŽtĂ©,, tenant de votre humeur, c’est-Ă -dire Ă©tant un peu glorieux , je voudrais bien, Ă©tant plus Ă  mon aise, paraĂźtre davantage, ce que je ferais plus commoÂŹ dĂ©ment, ayant un logis Ă  moi. C’est grande pitiĂ© que d’ĂȘtre de pauvre noblesse, mais il n’y a remĂšde contre fortune que bon cƓur*. » Il est Ă  croire que cette dame lui conseilla de prendre un pied-Ă -terre ; car, dans une lettre du mois de mai 1615, il lui envoie un mĂ©moire des rĂ©parations qui sont plus nĂ©cesÂŹ saires d’ĂȘtre faites dans ma maison de Paris. » C’était en effet ce qui convenait le mieux Ă  sa dignitĂ© d’évĂȘque, et d’ailleurs, les dĂ©penses de l’installation une fois faites, il lui Ă©tait plus facile de venir tous les ans, comme il en avait l’inÂŹ tention, passer quelques mois Ă  Paris, pour s’y faire connaĂźtre de la cour et des grands et servir les intĂ©rĂȘts de son ambition. Il acheta un petit hĂŽtel rue des Mauvaises Paroles \ et y resta jusqu’en 1624. ' Avenel, Lettres de Richelieu, t. i, p. 55. 1 Ibidem , p. 56. 1 La rue des Mauvaises Paroles Ă©tait sur l’emplacement de la rue Rivoli entre la rue des Bourdonnais et celle des LavandiĂšres. 154 LA VIE INTIME DE RICHELIEU L’évĂȘque de Luçon garda Ă  M* de Bourges une profonde reconnaissance pour tous les bons offices qu’elle lui avait rendus. Ayant appris en 1612 qu’elle avait des difficultĂ©s d’argent, il lui Ă©crivit aussitĂŽt pour lui offrir ses services . J’espĂšre que vous serez bientĂŽt hors de l’ennui dont on trouble votre repos. Je voudrais avoir moyen de contribuer quelque chose pour vous en tirer ; je m'y emploierais trĂšs voÂŹ lontiers. Et bien que ma bourse ne soit pas garnie comme il faut, si est-ce que la vous offrant aveo ce peu que je puis, je vous prierai de disposer de tout ce qui est mien1. » Ce qui ressort le plus clairement de cette correspondance d’un caractĂšre si intime, c’est l’esprit d’ordre de Richelieu. Il apportait, dans la gestion de ses affaires, la mĂȘme exactitude rigoureuse avec laquelle il veillait aux intĂ©rĂȘts de son diocĂšse. Personne mieux que lui n’a su concilier le gouvernement des grandes choses et le soin minutieux des petites. On le voit, il examine tout, il demande le prix de tout, il ne nĂ©glige aucune prĂ©caution pour faire un petit gain ou pour n’ĂȘtre pas trompĂ© sur les achats que d’autres font pour lui. Il devait garder ces habitudes de contrĂŽle dans sa carriĂšre politique2. Toute sa vie il donna cette attention assidue Ă  ses affaires, et il travailla Ă  l’accroissement de sa fortune avec cette persistance et active surveillance dont nous venons de constater les effets pendant son Ă©piscopat. Les prĂ©occupations d’ordre matĂ©riel n’empĂȘchaient pas l’é vĂȘque de Luçon d’ĂȘtre aussi un homme de cƓur. D’ordinaire, les historiens reprĂ©sentent le ministre de Louis XIII comme un ĂȘtre impassible, Ă  qui les sentiments dĂ©licats, les Ă©panÂŹ chements intimes et les nobles Ă©motions auraient Ă©tĂ© inconÂŹ nus. Que l’homme d’Etat, dont la vie Ă©tait sans cesse menacĂ©e par des intrigues et des complots, ait contractĂ©, dans cette nĂ©cessitĂ© de se dĂ©fendre, une certaine duretĂ© et mĂȘme une 1 Avenel, Lettres de Richelieu, t. i, p. 89. » Presque tous les comptes et budgets annuels, qui sont conservĂ©s a\ix f- faires Ă©trangĂšres, sont annotĂ©s de sa main. A LUÇON 155 attitude terrible et impitoyable pour ses adversaires, nul ne saurait le contester. Cependant, chez lui, le cƓur n'Ă©tait pas aussi complĂštement absent que le prĂ©tend Michelet. Dans sa correspondance privĂ©e, et surtout dans ses lettres de jeuÂŹ nesse, on constate une rĂ©elle ouverture de cƓur. On y dé couvre uns bontĂ© franche et facile, un dĂ©sir sincĂšre de rendre service, un besoin d’amitiĂ© qui contraste singuliĂšrement avec les mesures implacables qu’il prendra plus tard. L’expĂ©rience des hommes et des choses, le maniement des affaires et l’exerÂŹ cice du pouvoir dĂ©velopperont Ă  un degrĂ© incroyable ses faÂŹ cultĂ©s intellectuelles, mais ce sera au dĂ©triment du cƓur et de ces qualitĂ©s de bontĂ©, de bienveillance et d’affabilitĂ©, qui, Ă  l'Ă©poque de sa jeunesse, donnaient un charme si particulier Ă  sa physionomie. DĂšs son arrivĂ©e Ă  Luçon, il cherche Ă  se crĂ©er des relations de bon voisinage avec lesgentilhommes du pays. Monsieur, Ă©crivait-il Ă  quelque abbĂ© commendataire dont le nom ne nous est pas parvenu, Ă©tant arrivĂ© en mon Ă©vĂȘchĂ©, je n'ai pas voulu laisser passer plus de temps sans mettre la main Ă  la plume pour vous tĂ©moigner le contentement que je reçois de me voir si proche de vous ; je me rĂ©jouis extrĂȘmement d’un si heureux voisinage et voudrais avoir autant de moyen de l’entretenir par la conversation, que je rechercherai les occaÂŹ sions de me rendre digne de la vĂŽtre. En attendant que j’aie l’honneur de vous voir pour vous confirmer de bouche ce que je ne vous puis dire par Ă©crit, je vous supplierai de me faire la faveur de croire qu’il n’y a rien au monde que je souhaite avec plus de passion que de vous pouvoir faire paraĂźtre, par quelque agrĂ©able service, l’affection qui me lie Ă  une si sainte sociĂ©tĂ©1. » Ces sentiments de bienveillance et ces offres d’amitiĂ© sont trĂšs frĂ©quents dans la correspondance de Richelieu. MonÂŹ sieur, Ă©crivait-il Ă  un autre gentilhomme, je chĂ©ris tant vos 1 Avenel, Lettres de Richelieu , t. i, p. 16. 156 LA VI K INTIME DE RICHELIEU bonnes grĂąces que je ne saurais laisser passer plus de temps sans vous faire de nouvelles offres de mon affection Ă  votre service, et crois que si je suivais mesjsouhaits et mes dĂ©sirs, vous seriez tous les jours importunĂ© de mes lettres ; mais je sais que mes discours vous sont aussi importuns comme ma personne vous est inutile et fĂącheuse ; nĂ©anmoins, j'oserai bien vous assurer qu’en quelque façon que je puisse ĂȘtre, je ne manquerai jamais Ă  vous honorer et estimer, vous reconÂŹ naissant si obligeant que je croirais commettre un crime de lĂšse-majestĂ© si je manquais Ă  vous rendre ces devoirs. Je souhaiterais avec passion que ce fĂ»t plutĂŽt par les effets que parles paroles; vous croiriez que vous n’avez personne au monde qui vous soit plus fidĂšle et plus affectionnĂ© que moi1. » Tant qu’il resta dans son diocĂšse, Richelieu se montra ainsi doux, prĂ©venant et liant. Il prodiguait Ă  tous de bonnes paÂŹ roles et multipliait les chaudes protestations d’amitiĂ© et de reconnaissance. Cette politesse, peut-ĂȘtre un peu trop obsé quieuse, n’était pas chez lui de pure forme comme il l’assure dans presque toutes ses lettres, il aimait Ă  joindre les effets aux paroles », et il ne manquait jamais de rendre les services qui lui Ă©taient demandĂ©s. Était-ce besoin d’agir et de brasser des affaires, ou bien mouvement spontanĂ© du cƓur. En tout cas, il Ă©tait et se montrait fort serviable. Sa volumineuse corresponÂŹ dance est toute remplie de lettres de recommandations ou de sollicitations, et, au ton dont il parle des intĂ©rĂȘts qui lui ont Ă©tĂ© confiĂ©s, on sent qu’il y attache du prix et qu’il ne nĂ©gligera rien pour assurer le succĂšs de ses dĂ©marches. Aussi, personne n’était plus actif Ă  solliciter, ni plus ingĂ©nieux Ă  obtenir. Pour une mĂȘme affaire, il Ă©crivait aux rapporteurs, aux juges et aux amis des juges. Il avait pour maxime qu’un bon imÂŹ portun ne se tient pas pour Ă©conduit du premier ou du second coup. » Avait-il besoin de l’appui d’un grand? une lettre ne lui suffisait pas il s’adressait Ă©galement Ă  la femme de ce ' Avsnel, Lettres de Richelieu, t. i, p. 53. A I/UÇON 157 seigneur, Ă  ses enfants, et mĂȘme Ă  leur gouvernante, s’il lui supposait quelque influence; il voulait que toute la famille fĂ»t mise dans ses intĂ©rĂȘts et parlĂąt pour lui. Il ,faut reconnaĂźtre, d’ailleurs, qu’il usait de son crĂ©dit, uniquement pour ĂȘtre utile Ă  ses diocĂ©sains et Ă  ses amis, et qu’il n’y apportait aucune ostentation. Au lieu d’affeccer ce ton protecteur qui blesse souvent le protĂ©gĂ© et glace la reÂŹ connaissance, il savait s’effacer et parlait de son concours avec une simplicitĂ© pleine de bon goĂ»t. Quand une affaire avait rĂ©ussi, il en annonçait le rĂ©sultat avec une visible satisÂŹ faction ; mais il se gardait bien de s’en attribuer le mĂ©rite. Cette discrĂ©tion a son prix chez un homme qui comprit de bonne heure sa supĂ©rioritĂ© et qui, plus tard, devait mettre si peu de rĂ©serve dans l’exercice du souverain pouvoir. Les contradictions entre l’évĂȘque et le ministre ne sont pas rares chez Richelieu. L’une des plus curieuses Ă  signaler, c’est assurĂ©ment de voir le jeune prĂ©lat s’émouvoir de la lourdeur des impĂŽts et demander la diminution des tailles pour ce peuple qu’il devait comparer plus tard Ă  des mulets qui, Ă©tant accoutumĂ©s Ă  la charge, se gĂątent par un long repos plus que par le travail ». Comment expliquer encore la solliciÂŹ tude de l’évĂȘque, quand on se rappelle cette phrase Ă©crite par le ministre? Tous les politiques sont d’accord que, si les peuples Ă©taient trop Ă  leur aise, il serait impossible de les contenir dans les rĂšgles du devoir'. » DĂšs son arrivĂ©e Ă  Luçon, il fut frappĂ© de la misĂšre de son diocĂšse, l’un des plus pauvres de France, et il ne se donna ni trĂȘve ni repos, qu'il n’eĂ»t obtenu pour ses diocĂ©sains des obligations fiscales moins rigoureuses. Comme dans tous les pays d’élections*, les populations du 1 Richelieu, Testament politique, t. i, p. 25. 2 On sait qu’au point de vue administratif, l’ancienne France Ă©tait divisĂ©e en pays d’Etats et pays A’Elections . Les premiers Ă©tablissaient eux-mĂȘmes l’assiette des impĂŽts et en rĂ©glaient la perception; tandis que dans les pays d’élections, comme Ă©tait le Poitou, les revenus publics Ă©taient rĂ©partis par des officiers royaux et perçus par les commissaires des Partisans qui les avaient affermĂ©s. TOME XI. — AVRIL, MAI, JUIN 11 158 LA VIE INTIME DE RICHELIEU bas Poitou Ă©taient Ă  la merci des traitants ou partisans, qui les rançonnaient sans pitiĂ©. Il n’y avait pour elles aucun reÂŹ cours possible ces riches banquiers, qui affermaient les taxes Ă  leurs risques et pĂ©rils, n’étaient pas hommes Ă  se laisser toucher par les plaintes et par les larmes. Leur unique souci Ă©tait de recouvrer l’argent qu’ils avaient avancĂ© Ă  l’État, et de tirer, en outre, des provinces, tout ce qu'elles pouvaient donner. La force armĂ©e Ă©tant Ă  leur disposition, ils en usaient parfois avec une incroyable rigueur. C’est pourtant Ă  de tels hommes que s’adressa Richelieu, et le langage ferme et digne qu’il leur fit entendre finit par leur arracher plus d’une concession1. La lettre qu’il leur Ă©criÂŹ vit Ă  ce sujet mĂ©rite d’ĂȘtre citĂ©e. Monsieur, Ă©tant arrivĂ© en ce lieu, et ayant reconnu la misĂšre du bourg, la pauvretĂ© des habitants, et l’excessive taxe des tailles, laquelle ils ont payĂ©e jusqu’ici, j’ai cru vous devoir faire la prĂ©sente, pour vous prier tous en gĂ©nĂ©ral et chacun de vous en particulier, comme je le fais avec beaucoup d’affection, de vouloir modĂ©rer la charge, laquelle ils ont Ă©tĂ© contraints de portera leur grande incommoditĂ©. Je me persuade que vous ne trouverez point ma requĂȘte incivile, principalement si vous considĂ©rez que votre ville, en comparaison de laquelle ce malheureux bourg n’est rien, paie beaucoup moins qu’il ne fait. » AprĂšs cet exÂŹ posĂ© de la situation, il ne craint pas d’en venir aux menaces de procĂšs. Je dĂ©sire obtenir de vous volontairement le souÂŹ lagement que je sais que les voies de la justice ne me peuvent dĂ©nier; je n’estime pas que vous veuillez me donner sujet d’en venir Ă  cette extrĂ©mitĂ©, qui me fait vous prier de rechef de vouloir dĂ©charger ceux pour qui je vous Ă©cris, d’une partie 1 Tributa et vectigalia egregiĂą ac paternĂ  pastoris cura minuta, ut supra spem, itaet contra morem. » AbbĂ© de pure, Vitci cm. card. IUcheli , p. 47. Le mĂȘme auteur ajoute qu’à, cause des services de tout genre qu’il leur avait rendus, Richelieu Ă©tait trĂšs aimĂ© de ses diocĂ©sains Namque sic gregis sui si bi devinxerat animos et corda, ut cuncta ad libitum gereret. . . Cuncta denique ad arbitrium episcopi et agebantur, vagĂą passim famĂą. accessisse praesulem vere patrem qui, temporalibus spiritualia injungens, vitam simul et coelum curaret. » Op. ciL, p 49. 159 f A LUÇON du faix qui les accable'. » Sainte-Beuve nous semble beaucoup trop exigeant quand il se plaint qu’on ne sente pas assez dans cette lettre les entrailles d'un pasteur2. Sans doute, Richelieu aurait pu donner Ă  sa demande une forme plus Ă©mue. Mais je doute que l’éloquence eĂ»t Ă©tĂ© Ă  sa place dans une lettre d’affaires ; en tout cas, il est probable qu’elle eĂ»t Ă©tĂ© parfaiÂŹ tement inutile au succĂšs de la dĂ©marche. Cette lettre, et une autre Ă  peu prĂšs semblable adressĂ©e aux fermiers de l’impĂŽt, ne lui suffisent pas. A l’exemple du cardinal du Perron, qui avait sollicitĂ© pour le diocĂšse d’Evreux, 1 s’adressa Ă  Sully, surintendant gĂ©nĂ©ral des finances, et chargea son frĂšre de lui prĂ©senter sa requĂȘte. On remarÂŹ quera les formules de respect qui remplissent cette lettre ; elles trahissent chez le jeune Ă©vĂȘque une trĂšs haute estime pour ceux que le Roi honore de sa confiance et pour les fonctions qu’ils remplissent. Monsieur, bien que je sache que la faveur de ceux qui portent le faix des plus grandes charges d’un royaume se doit plutĂŽt mĂ©riter par trĂšs humbles services que mendier par supplications, la connaissance toutefois que j'ai du contentement que vous prenez Ă  vous employer pour le public me met la plume en main pour vous supplier trĂšs humblement, Monsieur, de vouloir tĂ©moigner votre bonne volontĂ© Ă  tout ce pauvre bourg, en une affaire que mon frĂšre vous prĂ©sentera particuliĂšrement si vous l’avez agrĂ©able*. » Il est Ă  croire que le surintendant n’attacha point Ă  cette lettre l’importance qu’elle mĂ©ritait. Peut-ĂȘtre ne soupçonna- t-il pas la valeur de celui qui l’avait Ă©crite. TrompĂ© sans doute par les compliments et les flatteries un peu vulÂŹ gaires qu’elle contenait, il ne sut pas discerner le zĂšle * Avenel, Lettres de Richelieu, t. i, p. 18. Ces lettres Ă©taient adressĂ©es Ă  Hilaire Cailler, procureur du Roi en l’élection de Fontenay. Collection Ro- buchon. Paysages et monuments du Poitou, notice sur Luçon parle * Sainte-Beuve, Causeries du Lundi, t. vii, art. Richelieu. * Avenel. Lettres de Richelieu , t. i, p. 20. 160 LA VIE INTIME DE RICHELIEU * Ă©piscopal ni les qualitĂ©s de Richelieu. Deux ans plus tard, celui-ci sollicitait encore auprĂšs des traitants ; mais il garda certainement le souvenir du mauvais accueil que Sully avait fait Ă  sa requĂȘte, et il ne serait pas tĂ©mĂ©raire de penser que cet Ă©chec contribua plus tard pour beaucoup Ă  la froideur de ses rapports avec le ministre d’Henri IV. Si Richelieu tĂ©moignait Ă  ses voisins tant d’amitiĂ© et d’obligeance, s’il employait avec tant de zĂšle et d'empresÂŹ sement pour diminuer les charges de ses diocĂ©sains, on ne sera pas surpris qu’il ait Ă©tĂ© bon parent et qu’il ait eu pour tous les membres de sa famille une sincĂšre affection et un absolu dĂ©vouement. Sur ce point encore, on s’est mĂ©pris, et l’on n’a pas craint de reprocher Ă  l’évĂȘque de Luçon une profonde indiffĂ©rence Ă  l’endroit de sa mĂšre, de ses frĂšres et de ses sƓurs1. Nous esÂŹ pĂ©rons faire bonne justice de ce reproche, qui, du reste, n’a d autre fondement que l’absence de lettres de famille dans la correspondance de Richelieu, publiĂ©e par M. Avenel. Nous reconnaissons, en effet, que cette correspondance ne contient qu’une seule lettre de Richelieu Ă  sa sƓur, M"' du Pont-Courlay , et qu’on y chercherait vainement d’autres lettres adressĂ©es soit Ă  sa mĂšre, soit Ă  quelque autre membre de sa famille. Mais cette lacune ne donne pas le droit de conÂŹ clure que l’évĂȘque, absorbĂ© par les soucis de sa charge ou de son ambition, soit restĂ© Ă©tranger aux sentiments nobles et dĂ©licats, aux Ă©changes pleins d’intimitĂ© et de tendresse que font naĂźtre d’ordinaire les liens du sang. L’absence de lettres de famille ne prouve rien, sinon que ces papiers d’un caracÂŹ tĂšre privĂ© ont Ă©tĂ© conservĂ©s avec un soin moins jaloux que les lettres d’affaires et les instructions diplomatiques. Et d’ailÂŹ leurs, lors mĂȘme que Richelieu,— ce qui est peu probable, — n’aurait entretenu avec les siens que de trĂšs rares corresponÂŹ dances, il ne faudrait pas encore imputer ce fait Ă  l’insensibi- ’ Martineau, Le cardinal de Richelieu, p. 158. A LUÇON m litĂ© de son cƓur. Il lui Ă©tait facile, en effet, sans recourir Ă  l’intermĂ©diaire de la poste, d’entretenir des rapports frĂ©quents avec sa mĂšre et plusieurs autres de ses parents. On s’envoyait trĂšs souvent des porteurs ou des messagers qui Ă©taient charÂŹ gĂ©s de commissions verbales, et transmettaient les nouvelles avec plus de dĂ©tails qu’on n’aurait pu le faire par lettres. Enfin, la distance Ă©tait assez rapprochĂ©e entre Luçon et Richelieu et, par consĂ©quent, l’évĂȘque pouvait, sans trop de difficultĂ©s, rendre de frĂ©quentes visites Ă  sa mĂšre. La terre de la Meille- raye qu’habitait son oncle, et le prieurĂ© de Coussay, qui Ă©tait sa rĂ©sidence de prĂ©dilection, formaient deux Ă©tapes oĂč il pouÂŹ vait se reposer des fatigues de la route. On comprend donc que, les occasions de voir sa famille Ă©tant plus nombreuses, celles de lui Ă©crire aient Ă©tĂ© moins frĂ©quentes. Cependant, il n’est pas impossible de dĂ©terminer avec une certaine prĂ©cision les rapports affectueux qu’entretenait RiÂŹ chelieu avec les siens. A dĂ©faut des lettres qu’il a Ă©crites, nous avons une partie de celles qu’il a reçues, et l’on verra combien ces pages, dont plusieurs paraissent ici pour la preÂŹ miĂšre fois, font honneur Ă  la noblesse de ses sentiments et Ă  la dĂ©licatesse de son cƓur. Sa mĂšre vivait au chĂąteau de Richelieu. Elle avait menĂ© Ă  bien l’éducation de ses enfants ; elle les avait tous Ă©tablis et avait reconstituĂ© peu Ă  peu la fortune trĂšs compromise que lui avait laissĂ©e son mari. Malheureusement, les dĂ©penses folles de son fils Henri dĂ©truisirent bientĂŽt l’effetde sa laborieuse et patiente Ă©conomie. Les tracas et la gĂȘne recommencĂšrent pour elle, et les choses en vinrent mĂȘme Ă  ce point que l’é vĂȘque de Luçon se vit obligĂ© de lui offrir un asile, ou tout au moins une pension. Dans cette circonstance, on ne saitce qu’il faut le plus admirer, ou la gĂ©nĂ©rositĂ© du fils, ou les scrupules de la mĂšre. Les deux lettres suivantes, extraites des Archives de la famille Richelieu, feront comprendre tout ce qu’il y avait de dĂ©sintĂ©ressement et de piĂ©tĂ© filiale dans l’ñme du jeune Ă©vĂȘque. 162 LA. VIL INTIME DE RICHELIEU Mon fils, je ne puis assez vous remercier du soin que vous avez de moi. ni vous dire le dĂ©plaisir que j’ai de deÂŹ meurer au monde pour y donner tant de charge et de peine Ă  ceux que j’y ai mis. Je vous dis franchement que j’en suis au dĂ©sespoir, et vous dirai nĂ©anmoins, puisque vous avez agrĂ©able de me retirer chez vous, que c’est bien toujours ma rĂ©solution et que je le dĂ©sire fort, jugeant bien que vous faites cela de bon cƓur. L’on m'uvaitadvisĂ© que si, demeurant ici, vous eussiez voulu me dunner deuxmille livres par an, vous n’eussiez pas Ă©tĂ© chargĂ© de moi. Je vous prie ici librement et do cƓur d'adviser lequel vous serait Ă  moins d’incommoditĂ©, car je vous dis que la chose que je dĂ©sire le plus, est de vous soulager tous autant qu’il sera possible. Je supplie Dieu qu’il vous donne sa grĂące et qu’il me prenne bientĂŽt en la sienne.» et vous encore une fois de ne vous incommoder et travailler point trop pour moi, qui vous souhaite tout le bonheur que vous pouvez dĂ©sirer. S. P. L’évĂȘque comprit sans doute que sa mĂšre ne pouvait pas, Ă  son Ăąge, s’exposer aux ennuis et aux inconvĂ©nients d’un dĂ©placement et d’une nouvelle installation qui boulverserait toutes ses habitudes. Aussi prĂ©fĂ©ra-t-il lui assurer une penÂŹ sion qui lui permĂźt de rester au chĂąteau de Richelieu. C’était, en effet, le parti le plus sage et le plus honorable pour sa mĂšre. Elle lui exprima sa reconnaissance dans des termes qui, aprĂšs plus de deux siĂšcles, n’ont rien perdu de leur Ă©motion. Mon fils, la façon dont vous m'obligez m’oblige doublement, et je vous puis jurer avec vĂ©ritĂ© que le ressentiment que j’en ai est tel que je ne saurais le vous dire, non plus que les troubles et les irrĂ©solutions oĂč je suis. Cette inquiĂ©tude-lĂ  me tue, et vois bien que je n’aurai jamais joie que lorsque, vous sachant tous heureux, je serai en paÂŹ radis. Je supplie Dieu que ce bien m’arrive bientĂŽt et qu’il vous donne ici et au ciel la rĂ©compense de la bonne volontĂ© * Archives de la famille de Richelieu. A LUÇON 163 que vous me tĂ©moignez. Je vous Ă©cris cette lettre sans savoir encore ce que je dois dire et ce que je dois faire ; mais nĂ©anÂŹ moins je vois que tout s’oppose Ă  ma retraite, de sorte qu’il faudra que j’accepte la derniĂšre offre que vous me faites en demeurant ici, et cela avec le dĂ©plaisir que j’ai de vous causer une telle incommoditĂ©. Je vous dis encore une fois que cette peine-lĂ  m’en fait plus souffrir que vous ne le supposez et supplie Dieu qu’il vous donne sa sainte bĂ©nĂ©diction, et Vous de m’aimer toujours1. » La seconde rĂ©volte du prince de GondĂ© et des^ autres sei- gmeurs ses partisans causa les plus vives alarmes Ă  la marquise de Richelieu. Elle fut obligĂ©e de loger des troupes, et les excĂšs qu’elles commirent 1a. remplirent d’inquiĂ©tude. Ma fille, Ă©criÂŹ vait-elle Ă  la femme de son fils Henri, je vous faisais rĂ©ponse, mais ma lettre demeura au croc, nos messagers ne marchant plus Ă  cause de ces fĂącheuses troupes qui nous ont trĂšs malÂŹ traitĂ©s en trois de nos paroisses. Il y a 40 ans que je suis en cette maison oĂč j’ai vu passer toutes les armĂ©es, mais je n’ai jamais ouĂŻ parler de telles gens ni de telles ruines qu’ils font. A la vĂ©ritĂ©, j’ai trouvĂ© cela fort rude, car ils n’en avaient jamais logĂ© en ce qui m’appartenait. Encore, quand ils n’eussent fait que vivre honnĂȘtement, l’on ne s’en fĂ»t presque pas plaint; mais ils rançonnent chacun son hĂŽte et veulent prendre femmes par force... Je crois bien que la plupart de cette armĂ©e-lĂ  pensent qu’il est un Dieu comme font les diables. J’espĂšre en sa bontĂ© qu’il ne tardera guĂšre Ă  les puÂŹ nir, car il est juste*. » En attendant ce chĂątiment cĂ©leste, l’évĂȘque multiplia les dĂ©marches pour Ă©pargner Ă  sa mĂšre le renouvellement de pareilles scĂšnes. Il s’adressa au duc de Nevers et au duc de Bouillon, leur demandant de ne pas imposer de troupes au chĂąteau de Richelieu3 ; il Ă©crivit mĂȘme au prince de GondĂ© Archives de la famille de Richelieu. 5 Ibidem. 3 Avenkl, Lettres de Richelieu, t. i, p. 168. 1G4 LA VIE INTIME DE RICHELIEU dans ce sens Monseigneur, la confiance que j’ai eue que les personnes qui n’ont point de bras en guerre, mais bien une langue et un cƓur pour demander la paix Ă  Dieu, ne recevraient aucun mal de vos armes, m’a portĂ© Ă  conseiller Ă  ma mĂšre de ne point quitter sa maison, et m’a retenu en la mienne, et, qui plus est, me met la plume en main pour vous supplier, Monseigneur, de daigner faire voir qu’en cette occasion je ne me suis point trompĂ© en mon jugement, et que vous savez, au fort de la guerre, empĂȘcher que les vĂŽtres ne troublent la paix de ceux qui, n’ayant que des priĂšres pour armes, n’ont que des armes de paix, desquelles je me serÂŹ virai sans cesse, en mon particulier, envers Dieu pour lui demander repos pour la France1. » Au printemps de la mĂȘme annĂ©e 1616, l’évĂȘque de Luçon fit Ă  la marquise de Richelieu une visite qui devait ĂȘtre la derniĂšre. Il Ă©tait dĂ©jĂ  secrĂ©taire de la reine-mĂšre et conseiller du roi les honneurs et les charges qui lui Ă©taient accordĂ©s faisaient pressentir sa prochaine arrivĂ©e au ministĂšre. Malade et minĂ© par la fiĂšvre depuis plusieurs mois, il rĂ©solut d’aller se rĂ©tablir auprĂšs de sa mĂšre, et se fit porter en litiĂšre au chĂąteau de Richelieu. A son arrivĂ©e dans la cour du chĂąteau, il trouva sa mĂšre tenant par la main les deux enfants de Françoise de Richelieu qui venait de mourir. L’évĂȘque, Ă©mu de ce spectacle, embrassa sa mĂšre et les enfants, les bĂ©nit et jura de prendre soin de leur Ă©ducation. On verra plus loin comment il tint parole. Son frĂšre Henri et son beau-frĂšre, M. du Pont-Courlay, ne- tardĂšrent pas Ă  venir. Pendant quelques jours la famille fut au complet. La mĂšre Ă©tait heureuse et fiĂšre de ces rĂ©unions qui se renouvelaient chaque annĂ©e et qui lui causaient touÂŹ jours une si profonde joie. Mais bientĂŽt l’évĂȘque de Luçon rĂ©tabli par le sĂ©jour de la campagne, fut rappelĂ© Ă  Paris par les exigences de la politique. Ses adieux Ă  sa mĂšre furent 1 Avenki., Lettres de Richelieu, t. i. A LUÇON 165 plus pĂ©nibles que de coutume ; il pressentait peut-ĂȘtre qu'ils Ă©taient dĂ©finitifs. La marquise de Richelieu mourut en effet peu de mois aprĂšs 14 novembre 1616, et son fils Armajnd n’eut pas la consolation de venir lui rendre les derniers devoirs. Mais cette mort lui apporta une profonde tristesse, et jusque dans la plus haute fortune, il resta fidĂšle Ă  la mĂ©moire de celle qui l’avait Ă©levĂ© et si tendrement aimĂ©. 11 portait Ă  ses frĂšres et Ă  ses sƓurs un amour qui n'Ă©tait pas moins ardent. Il Ă©tait le conseiller et souvent le proÂŹ tecteur des uns et des autres de bonne heure, il fut considĂ©rĂ© par eux comme le chef de la famille, bien qu'il fĂ»t le plus jeune des fils, et jamais il ne chercha Ă  se soustraire aux obligations et aux sacrifices de toutes sortes que cette charge lui imposait. Son frĂšre aĂźnĂ©, Henri, Ă©tait la vivante image de. son pĂšre le Grand PrĂ©vĂŽt. Il avait de grands succĂšs Ă  la cour de Henri IV1. Sous Louis XTII, il fit partie de ce groupe des dix-sept seiÂŹ gneurs qui se signalaient par leurs dĂ©penses et par le luxe de leurs habits et de leur train de vie. Il eut bien vite dĂ©vorĂ© sa fortune en folies ruineuses. Les emprunts qu’il contracta achevĂšrent de compromettre sa situation et son patrimoine. Un riche mariage le remit Ă  flot, mais ce ne fut pas pour longtemps. Sa femme, Marguerite Guyot des Charmeaux, lui apporta avec une grosse dot, un goĂ»t trĂšs vif pour les fĂȘtes et les plaisirs2. Le jeune marquis reprit ses anciennes habitudes et, en peu de temps, ses ressources furent de nouveau Ă©puisĂ©es. L’évĂȘque de Luçon dĂ©plorait un genre d’existence qui conÂŹ trastait singuliĂšrement avec ses goĂ»ts d’ordre et d'Ă©conomie ; 1 Le marquis Henri de Richelieu avait reçu de Henri IV une pension de 1 .200 Ă©cus. il Ă©tait si bien en crĂ©dit auprĂšs du roi qu’il inspirait presque de l’omÂŹ brage Ă  Sully. Marie deMĂ©dicis le traita avec la mĂȘme faveur, il figurait parmi ces quelques seigneurs privilĂ©giĂ©s qui, chaque soir, restaient auprĂšs de la RĂ©gente aprĂšs que la cour s’était retirĂ©e. Fontenay-Mareuil, MĂ©moires , annĂ©e 1610, p. 72 et 111. Voir aussi Tallemant des Reaux, t. il, p. 1. * On dit que sa femme, comme un tailleur lui demandait de quelle façon il lui ferait une robe Faites-la, dit-elle, comme pour la femme d’un des dix- ept seigneurs. » Tallemant, Historiette de Richelieu, t. n, p. 2. 166 LA VJE INTIME DK RICHELIEU mais ses conseils n’étaient pas toujours Ă©coutĂ©s. Un moment, la dĂ©sunion se mit dans la famille. Mme de Richelieu rĂ©sista aux rĂ©clamations de son fils aĂźnĂ© et montra la rĂ©solution oĂč elle Ă©tait de dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts de ses autres enfants contre ses sollicitations et mĂȘme contre ses menaces de procĂšs. L’évĂȘque s’interposa, et, grĂące Ă  ses bons offices, la paix et la concorde furent rĂ©tablies. Alphonse le chartreux1 lui donna moins d’inquiĂ©tudes. L’évĂȘque de Luçon lui conserva toujours un trĂšs grand attaÂŹ chement. A sa demande, il usa de son crĂ©dit en faveur de l’ordre des Chartreux qui se trouvait engagĂ© dans un procĂšs considĂ©rable, et le fit rĂ©ussir par l’intervention de M. d’AIin- court son protecteur. Nous avons trouvĂ©, aux archives des Affaires Ă©trangĂšres, une lettre inĂ©dite d’Alphonse qui nous fait saisir les sentiments de cordialitĂ© dont les deux frĂšres Ă©taient animĂ©s l’un pour l’autre. AprĂšs avoir dit Ă  l’évĂȘque combien il Ă©tait dĂ©solĂ© do le saÂŹ voir malade et incapable de faire le voyage de la Grande Chartreuse, Alphonse ajoute Un de mes amis m’a fait voir la harangue que vous avez faite de la clĂŽture des États. Je loue Notre-Seigneur qu’elle vous ait rĂ©ussi Ă  votre contenteÂŹ ment, ayant Ă©tĂ© assurĂ© qu’elle avait Ă©tĂ© fort agréée d’un Chacun. Je m'imaginais que vous me feriez cette faveur que de m’en donner une. Je vous demande cette grĂące et cellede la continuation de votre amitiĂ©2 3. » C’est Ă  tort qu’on a reprĂ©sentĂ© Alphonse de Richelieu comme un caractĂšre triste et morose. Le cloĂźtre ne l’empĂȘchait pas 1 Alphonse de Richelieu fit profession Ă  la Grande Chartreuse en 1G06, et y vĂ©cut plus de vingt ans sans manifester le dĂ©sir de rentrer dans le monde. Il rĂ©sida successivement dans la Chartreuse du Liget, prĂšs de Tours, Ă  la Grande Chartreuse, et, en 1615, il fut nommĂ© prieur de la Chartreuse voisine d’Avignon. Plus tard, quand il quitta le cloĂźtre pour devenir archevĂȘque d’Aix. il ne fit que cĂ©der Ă  la volontĂ© impĂ©rieuse de son fiĂšre. Par goĂ»t, il serait restĂ© dans l’humilitĂ© et l’obscuritĂ© de la vie religieuse — Michel de Pore, Vita Alphonsi Ludovici PlessĂŠi Richelii... Parisiis, 1633, in-1Ăź. 3 Archives des Affaires Ă©trangĂšres . France, t. 778, f° 41. A LUÇON 107 de rendre de loin en loin des visites Ă  sa famille, ni mĂȘme d’ĂȘtre trĂšs recherchĂ© pour son esprit dans les salons des chù teaux de Touraine. Une lettre qu’il Ă©crivit Ă  sa belle-sƓur, la marquise de Richelieu, ei dont nous avons lu l’original, nous a Ă©tonnĂ© par son tour vif et enjouĂ©, oĂč l'on pourrait mĂȘme relever une petite pointe de galanterie1. En 1618, il devint supĂ©rieur de la Chartreuse d’Avignon, et put ainsi adoucir pour son frĂšre les amertumes de l’exil. Celui-ci se souvint de ses bons offices, et quelques annĂ©es plus tard il le fit sortir de son monastĂšre et le plaça sur le siĂšge archiĂ©piscopal d Aix. Richelieu se montra particuliĂšrementdĂ©vouĂ© pour ses sƓurs. Il aimait tendrement Françoise, l’aĂźnĂ©e, mariĂ©e Ă  M. du Pont- Courlay. Elle Ă©tait timide, mais pleine de sens et d’un naturel trĂšs grave et trĂšs sĂ©rieux. Quand elle mourut, en 1616, l’é- vĂȘquede Luçon adopta ses deux enfants; l’aĂźnĂ©e devint la cé lĂšbre duchesse d’Aiguillon ; le second, François de Vignerol, fut Ă©levĂ© plus tard, grĂące Ă  son oncle, au grade de gĂ©nĂ©ral des galĂšres du Roi. Sa seconde sƓur, Nicole, eut une part peut-ĂȘtre plus grande dans ses libĂ©ralitĂ©s. C’est lui qui la maria en 1614 avec le marquis de BrĂ©zĂ©. Ce mariage, dĂ©jĂ  trĂšs brillant, fut encore rehaussĂ© par les dons que fit Marie de MĂ©dicis aux jeunes Ă©poux, en considĂ©ration de l’évĂȘque de Luçon ; malheureuÂŹ sement Nicole avait un esprit fantasque ; ses facultĂ©s perÂŹ dirent peu Ă  peu leur Ă©quilibre et elle mourut Ă  Saumur. le 30 aoĂ»t 1635, folle et enfermĂ©e2. VoilĂ  comment Richelieu remplit ses devoirs Ă  l’égard des membres de sa famille. On voit qu’il les fit bĂ©nĂ©ficier tous de la brillante situation de fortune que son gĂ©nie lui avait acÂŹ quise. Ses procĂ©dĂ©s gĂ©nĂ©reux sont la preuve la plus irrĂ©cuÂŹ sable de l’attachement et de l’affection qu’il leur portait. * Archives de la famille de Richelieu. i Elle laissait un fils qui devint amiral et fut tuĂ© b bord d>- son vaisseau, par un coup de canon, en 1646. Il donnait les plus brillantes espĂ©rances. — Voir Tallemant de RĂ©aux, Historiette de Richelieu , t. n. 168 LA VIE INTIME DE RICHELIEU Nous avons dit que Richelieu avait pris au sĂ©rieux tous les devoirs que comportait sa charge Ă©piscopale. Il ne sera donc pas sans intĂ©rĂȘt d’étudier comment il s’est acquittĂ© du devoir Ă©piscopal par excellence, le ministĂšre des Ăąmes. A toutes les Ă©poques, il s’est trouvĂ© des natures d’élites, tendres, gĂ©nĂ©reuses, qui ont tendu Ă  la perfection. Mais le besoin de s’abandonner Ă  Dieu et de se sacrifier pour lui, se manifeste surtout aprĂšs les crises politiques et sociales. C'est ainsi qu'aprĂšs les guerres de Religion, on vit une foule d’hommes fatiguĂ©s et Ă©puisĂ©s par les ardeurs de la lutte s’aÂŹ dresser aux prĂȘtres et leur demander de leur servir de guides dans la voie de la saintetĂ© et de la vertu. Mais les vrais diÂŹ recteurs Ă©taient rares au lendemain de la Ligue. Les prĂȘtres qui avaient maniĂ© le mousquet et avaient portĂ©, dans les chaires de Paris, les plus violentes attaques contre Henri III ou contre son successeur, Ă©taient peu familiers avec la langue mystique. HabituĂ©s Ă  vivre dans les rues et sur les places puÂŹ bliques, ils devaient difficilement se plier Ă  ce recueillement constant, Ă  cette vigilance, Ă  cette attention Ă  sa propre consÂŹ cience, enfin Ă  ces conseils toujours calmes et mesurĂ©s que demande la direction des Ăąmes. François de Sales et le P. de BĂ©rulle Ă©taient les deux directeurs les plus renommĂ©s de l’é poque. Richelieu qui cherchait toutes les occasions de se forÂŹ mer et d’acquĂ©rir du crĂ©dit, s’essaya Ă  ce rĂŽle. Mais pour y rĂ©ussir, il lui manquait, outre l’dxpĂ©rience des Ăąmes, cette cordialitĂ© de parole qui s’appelle l’onction. Aussi, dans les conseils qu’il donne aux personnes qui ont recours Ă  ses lu. miĂšres, c’est toujours l’esprit, rarement le cƓur, qui parle. Les considĂ©rations qu’il dĂ©veloppe sont fortes et lumineuses ; mais on n’y rencontre jamais une parole qui Ă©meuve et qui aille droit Ă  l’ñme. A cet Ă©gard, rien n’indique mieux sa mĂ©thode que la lettre suivante qu’il Ă©crit Ă  une dame, et qui est un vĂ©ritable traitĂ© de spiritualitĂ©. Madame, je vois par la lettre que vous m’aÂŹ vez Ă©crite que vous ĂȘtes recherchĂ©e de deux esprits contraires A LIJÇON 169 dont l’un vous reprĂ©sente la croix et l'autre la douceur; l’un vous appelle au ciel, l’autre vous attire Ă  la terre; en cette reÂŹ cherche, vous ne pouvez faire Ă©lection de l’un qu’en abandonÂŹ nant l’autre. » Pour l’aider dans son choix, l’évĂȘque lui montre les granÂŹ deurs de Dieu dans un langage qui ne manque pas d’élĂ©vaÂŹ tion Consultez la foi, lui dit-il, et elle vous dira que Dieu est un bien si grand qu’il mĂ©rite bien d’ĂȘtre cherchĂ© avec attente, peine et travail ; que, devant que le possĂ©der un jour au repos Ă©ternel, sans divertissement et sans peine, il est bien tolĂ©rable de souffrir ici-bas quelque traverse en cette atÂŹ tente; que ce mĂȘme Dieu est la source et origine de tous les biens que vous trouverez Ăšs choses du monde et qui vous contentent si fort que vous avez peine de vous en sĂ©parer; que ce qu’il a daignĂ© communiquer Ă  ses crĂ©atures ne manque point en lui ; que ce qu’il dĂ©part Ă  icelles est en lui rĂ©uni, et ce qui est en elles de peu de durĂ©e est en lui Ă©ternel... L’esÂŹ prit acquiesce Ă  ces vĂ©ritĂ©s, le sens y contredit ; mais autoÂŹ risez l’esprit par-dessus les sens, et Dieu par-dessusl’esprit... Souvenez-vous qu’il est toujours en vous de vaincre si vous voulez. L’issue de ces combats dĂ©pend entiĂšrement de vos volontĂ©s. Ne mĂ©connaissez pas la force de cette libertĂ© que Dieu vous a donnĂ©e; usez de cette prĂ©rogative Ă  sa gloire et Ă  votre salut. La tempĂȘte cessera, le calme arrivera, et dĂšs lors vous serez trĂšs contente d’avoir Ă©tĂ© fidĂšle Ă  celui qui vous y a tant obligĂ©e1 » Cette personne se plaignait d’éprouver des maux de tĂȘte en mĂ©ditant. Richelieu lui conseille de se servir du livre de M. de Beaulieu, pour s’éviter la peine de chercher les idĂ©es sur lesquelles elle veut mĂ©diter. A son avis, la mĂ©ditation comprend deux choses les pensĂ©es et les affections. Les pensĂ©es doivent ĂȘtre simples et sans recherche ; les affections au contraire doivent ĂȘtre vives, fortes et jaillir du cƓur. » Avenel, Lettres de Bichelieu, t. i, p. 38. 170 LA VIE INTIME DK RICHELIEU Il convient de faire la mĂ©ditation le matin et l’examen de conscience le soir. Pour ce second exercice, il faut s’appliquer Ă  considĂ©rer la justice de Dieu et sa bontĂ©. La pensĂ©e de la justice de Dieu nous aidera Ă  corriger nos actions dĂ©pravĂ©es. 11 sera de mĂȘme impossible de songer Ă  sa bontĂ©, sans proÂŹ voquer dans notre Ăąme le dĂ©sir de tendre Ă  la perfection. Toutes ces considĂ©rations sont assurĂ©ment fort justes, et surtout d’un caractĂšre trĂšs pratique. Mais ainsi que nous le disions, l’onction y fait trop dĂ©faut. On n’y sent pas assez l’accent d’un pasteur, d'un apĂŽtre qui aime les Ăąmes, et qui sait combien elles ont besoin d’ĂȘtre doucement encouragĂ©es pour s’affranchir de toutes leurs misĂšres et marcher dans la voie de la perfection. Richelieu n’est pas plus heureux dans le rĂŽle de consolaÂŹ teur. Depuis un demi-siĂšcle, l’étude de l’antiquitĂ© avait mis fort Ă  la mode les lettres de consolation. Elles Ă©taient deÂŹ venues pour ainsi dire un genre de littĂ©rature Ă  part, dans lequel aucun des beaux esprits de cette Ă©poque n’a manquĂ© de s’essayer. Saint François de Sales, du Perron, le P. de BĂ©rulle, et d’autres moins illustres, ont sacrifiĂ© Ă  ce goĂ»t et ont Ă©crit des lettres philosophiques, destinĂ©es Ă  consoler quelque inforÂŹ tune. L’évĂȘque de Luçon suivit leur exemple, et sa corresÂŹ pondance comprend un certain nombre de lettres, dont quelques-unes assez longues, qu’il adressa Ă  des familles en deuil. Mais il ne faut y chercher, ni cette Ă©motion profonde, ni ces cris du cƓur qui jaillissent d’une Ăąme compatissante. Pour panser des douleurs, il n’a que des considĂ©rations absÂŹ traites, mĂ©taphysiques, qui rappellent un peu la consolatio ad Marciam de SĂ©nĂšque. Ainsi, il Ă©crit Ă  un fils qui a perdu son pĂšre Si les Ăąmes fortes trouvent ordinairement en elles-mĂȘmes le remĂšde de leurs afflictions, que les plus faibles ne peuvent recevoir que par l’adoucissement que le temps leur apporte, ou par le cours d’une consolation empruntĂ©e, je ne doute point que A LUÇON 171 votre constance n’arrĂȘte le cours de vos larmes ; mais, d’au_ tant que la grĂące ne dĂ©truit pas tout Ă  fait la nature, je sais bien que vous ne sauriez perdre, sans ressentir mille pointes d’une douleur extrĂȘme, celui que vous aimiez si chĂšrement... Toutefois, s’il vous plaĂźt, aprĂšs avoir essuyĂ© vos yeux, de les jeter sur la nĂ©cessitĂ© de mourir qui nous est Ă  tous imposĂ©e dĂšs notre naissance, de considĂ©rer que tout est pĂ©rissable, que le monde mĂȘme, ce bel ouvrage de Dieu, sera rĂ©duit Ă  nĂ©ant, et enfin que la mort nous ravit chaque jour le temps que nous avons vĂ©cu, vous cesserez de regretter monsieur votre pĂšre, et ce d’autant plus que sa fin trĂšs chrĂ©tienne, conÂŹ forme Ă  sa vie, nous est une crĂ©ance infaillible de sa fé licitĂ©...1. » La mort de sa niĂšce, fille de Mmo du Pont-Gourlay, ne lui inspire que des considĂ©rations du mĂȘme genre, qui semblent empruntĂ©es aussi bien Ă  la philosophie stoĂŻcienne qu’à l’ɬ vangile. Si je ne savais, Ă©crit-il Ă  sa sƓur, que la consoÂŹ lation qui remet devant les yeux le sujet de l’affliction est mauvaise, je ne me lasserais point de vous entretenir sur ce sujet et de vous tĂ©moigner la part que je prends Ă  votre mal ; mais, sachant que le divertissement est le vrai remĂšde des douleurs, je change de discours pour vous convier, mon frĂšre et vous, Ă  ne penser plus Ă  cet accident qui vous est arrivĂ©, si ce n’est pour vous rĂ©jouir du bonheur de cette peÂŹ tite Ăąme que vous regrettez, et non vous affliger de ce que Dieu vous en a privĂ©s pour la possĂ©der en son paradis2. » Il Ă©crivait Ă  un pĂšre dont le fils Ă©tait malade' Qui ferait Ă©tat de passer cette vie sans traverse se mĂ©compterait bien fort ; quelque prudence que l’homme puisse avoir, il doit se souvenir qu’on se trompe souvent aux choses mĂȘmes auxÂŹ quelles il semble qu’on ait le moins' pourvu ; c’est pourquoi il faut s’armer de constance aux accidents qui arrivent tous les jours3. » On croirait presque lire une traduction de SĂ©nĂšque. 1 Avenel, Lettres de Richelieu, t. i, p. 44. * Ibidem , t. i, p. 47. * Ibidem , t. i, p. 34. 172 LA VI K INTIME DE RICHELIEU Ce n'est pourtant pas que la pietĂ© lui fĂźt dĂ©faut. Sans doute il n’avait pas les Ă©lans mystiques de saint François de Sales ; mais, tant qu’il fut Ă©vĂȘque de Luçon, il fut un modĂšle de rĂ©guÂŹ laritĂ© et d’application aux choses de Dieu. Nous avons vu avec quel soin scrupuleux il s’acquittait de tous les devoirs de sa charge. Il aimait Ă  entretenir des relations pieuses avec les religieux et les religieuses de son diocĂšse, il nemanquait pas, dans toutes ses lettres, de se recommander Ă  leurs priĂšres. Enfin il contribuade toutson pouvoir Ă  la rĂ©forme de plusieurs monastĂšres, particuliĂšrement de l’abbaye de Fontevrault ; et s’il fut choisi par Antoinette d’OrlĂ©ans pour ĂȘtre le confident de ses projets et le collaborateur de ses bonnes oeuvres, c’est que la princesse le tenait pour un prĂ©lat rĂ©gulier, pieux et soucieux du salut des Ăąmes. Il Ă©tait trĂšs dĂ©vot Ă  Notre-Dame des Ardilliers. C’était un sanctuaire cĂ©lĂšbre de Saumur. Le culte de la Sainte-Vierge y datait du XV* siĂšcle ; il y avait une fontaine miraculeuse. Richelieu y venait souvent en pĂšlerinage. Plus tard, il y conÂŹ duisit le roi et les deux reines. C’est dans ce sanctuaire, dont une chapelle avait Ă©tĂ© construite aux frais du cardinal, que Louis XIII vint remercier la sainte Vierge aprĂšs la prise de la Rochelle. Cependant, malgrĂ© l’élĂ©vation de son gĂ©nie, Richelieu n’était pas exempt de quelque penchant aux superstitions vulgaires. Les pressentiments, les pronostics et les prĂ©sages l’occupent. Il ne laisse pas de prĂȘter quelque attention Ă  l’accomplisseÂŹ ment de certaines prĂ©dictions, au sens de certains songes; il ne s’étonne pas de la foi dans l’influence des planĂšies, des jours heureux ou malheureux, et mĂȘme il admettrait, s’il faut en croire divers passages de ses Ă©crits, la puissance de la magie et l’effet des sortilĂšges1. Ainsi, dans ses MĂ©moires , il raconte i’Avknel, Lettres de Richelieu , Introduction, p. 98. Marie de MĂ©dicis n’était pas moins superstitieuse. Elle rĂ©glait toutes les affaires de l’Etat par les prĂ©dictions des astrologues, et les avis des plus sages politiques ne l’emÂŹ portaient pas sur les observations de Fabrom, qui dressait des figures de l’état A LUÇON 173 gravement qu’un partisan enrichi, nommĂ© Moysset, proposa au duc de Bellegarde de mettre Ă  sa disposition des gens qui, Ă  l’aide d’un miroir enchantĂ©, lui feraient voir jusqu’oĂč allait la faveur du marĂ©chal d’Ancre et de la marĂ©chale auprĂšs de Marie de MĂ©dicis et lui procureraient le moyen d’avoir une part toute semblable dans la bienveillance de la reine. A propos de la mort de Henri IV, il expose longuement, et avec les dĂ©tails les plus minutieux, les prodiges Ă©tranges qui accompagnĂšrent ou suivirent cette catastrophe. Il est visible que ces faits merveilleux, dont il ne donne que de vagues explications, l’ont fortement Ă©branlĂ©. Mais il Ă©tait surtout superstitieux quand il s’agissait de sa santĂ©. Elle avait Ă©tĂ© compromise de bonne heure ; ses histoÂŹ riens font remonter l’origine et la cause de ses premiĂšres douÂŹ leurs au travail intense auquel il se livra pendant ses Ă©tudes thĂ©ologiques. La fiĂšvre le minait presque constamment; dans ses MĂ©moires et dans sa correspondance, il se plaint sans cesse de maux de tĂȘte qui l’accablent, lui enlĂšvent tout repos et lui interdisent toute application1. Il confesse qu’il a la plusmau- voise tĂȘte du monde et plusieurs le croiront aisĂ©ment, ajoute-t-il en plaisantant, mais peut-ĂȘtre en un autre sens, que celui auquel je l'entends2 ». Parfois ses migraines sont telleÂŹ ment violentes, qu’il n’ose pas prendre la hardiesse d’écrire Ă  la reine, ayant l’esprit si mal fait. » Or, pour obtenir un peu de soulagement, il employait souvent d’autres remĂšdes du ciel sur toutes les choses de quelque importance qui regardaient cette princesse. Il est certain que, par hazard ou autrement, il rĂ©ussit en diverses prĂ©dictions, telles que la maladie du roi ; en sorte que la reine dĂ©fĂ©rait Ă  ces prĂ©dictions autant qu’elle aurait pu taire Ă  de vĂ©ritables oracles. » Benoit, Histoire de l'Édit de Nantes, t. n, p. 83. Les observations de Fabioni se faisaient sur la colonne que Catherine de MĂ©dicis avait fait construire et qui se voit encore encore prĂšs de la Halle aux blĂ©s Ă . Paris. * Il fut malade Ă  Paris en 1 608, la fiĂšvre ; le retint plusieurs mois dans son prieurĂ© des Roches, prĂšs de Fontevrault. En 1612, nouvelles souffrances et douleurs de tĂȘte insupportables. En somme, la maladie fut la grande Ă©preuve de toute sa vie. Sa santĂ© ne fut jamais complĂštement rĂ©tablie. 2 Avenbl, Lettres de Richelieu , t. i, p. *>‱ TOME XI. — AVRIL, MAI, JUIN. 12 174 LA VIE INTIME DE RICHELIEU que ceux que lui prescrivait son mĂ©decin Citoys1 *. Les droÂŹ gues les plus Ă©quivoques ne le trouvaient jamais incrĂ©dule. Il portait, dans ses jours de crise, un sachet, venu de Perse, dans lequel Ă©tait contenue une poudre d’ossements humains. Le gĂ©nĂ©ral des Chartreux lui ayant envoyĂ© en 1012 un crucifix et un bĂ©zoard*, il s’empresse de le remercier. Je vous rends mille grĂąces de la croix que vous m’avez envoyĂ©e ; je la conÂŹ serverai pour mettre devant les yeux celui qu’elle a portĂ©. Je vous remercie aussi de votre bon bĂ©zoard qui m’est venu fort Ă  propos pour m’aider Ă  me tirer d’une fĂącheuse maladie. Vous avez voulu marier les remĂšdes spirituels et corporels^ afin de procurer la santĂ© de mon Ăąme et tĂącher de rendre Ă  mon corps celle dont il y a plus d’un an qu’il est destituĂ©. Je dĂ©sire de bon cƓur que vos remĂšdes produisent leur effet en moi. Et, en cette considĂ©ration, je mendie vos priĂšres, estiÂŹ mant qu’elles auront tant de force sur Celui qui la donne Ă  tous les mĂ©dicaments du monde, qu’il permettra que son bois et vos priĂšres me rendent tel que je dois et souhaite ĂȘtre3. Ce souhait, oĂč une piĂ©tĂ© assurĂ©ment sincĂšre s’unissait Ă  tant de crĂ©dulitĂ©, ne devait pas ĂȘtre rĂ©alisĂ©. Richelieu souffrit toute sa vie des infirmitĂ©s prĂ©coces dont il se plaignait Ă  vingt-deux ans, et toute sa vie Ă©galement, il fut la dupe et la victime des charlatans et des empiriques*. Quand ceux-ci s’avouaient impuissants et que le mal per- 1 Ce mĂ©decin Ă©tait de Poitiers et ami de la famille de Richelieu. Il soigna l'Ă©vĂȘque de Luçon Ă . partir de 1609 ; plus tard, il s’attacha si complĂštement Ă  son service qu’il finit par devenir son secrĂ©taire intime, comme Charpentier. Il avait pour frĂšre un avocat de Poitiers, chez qui descendait Richelieu quand il passait par cette ville. * Le bĂ©zoard Ă©tait un composĂ© de calculs ou de sĂ©crĂ©tions animales, auquel on attachait des vertus curatives presque miraculeuses. Donner un bĂ©zoard, c’était faire un prĂ©sent de prince. Richelieu en reçut un de Marie de MĂ©dicis pendant le siĂšge de la Rochelle. 3 Avenel , Lettres de Richelieu. * Gui Patin raconte que, le jour mĂȘme de la mort du cardinal, on introÂŹ duisit dans sa chambre un charlatan de bas Ă©tage qui fit prendre au malade de la fiente de cheval. Richelieu succomba quelques instants aprĂšs ce sinÂŹ gulier remĂšde. Lettres Ă  Charles Spon. t, 1, p. 47 et 48. A LUÇON 175 sistait, il s’adressait directement Ă  Dieu. On a trouvĂ©, parmi ses papiers, la piĂšce suivante, qui au dire de M. Avenel, doit ĂȘtre rapportĂ©e Ă  l’annĂ©e de 1621, quand il Ă©tait si cruellement Ă©prouvĂ© par ses douleurs de tĂȘte S’il plaĂźt Ă  la divine bontĂ©, par l’intercession du bienheuÂŹ reux apĂŽtre et bien aimĂ© saint Jean mon patron, me renvoyer ma santĂ© et me dĂ©livrer dans huit jours d’un mal de tĂȘte extraordinaire qui me tourmente, je promets de fonder, en ma maison de Richelieu, une messe qui se cĂ©lĂ©brera tous les dimanches de l’annĂ©e, et pour cet effet donnerai Ă  un chaÂŹ pelain le revenu annuel 36 livres pour les messes qui seront cĂ©lĂ©brĂ©es en actions de grĂące1. » Ce document prouve que, chez Richelieu, les croyances ne se bornaient pas aux grandes et fondamentales vĂ©ritĂ©s du christianisme. Elles s’étendaient jusqu’aux pratiques de dé votion les plus confiantes et les plus naĂŻves. Mais le caracÂŹ tĂšre de l’impĂ©rieux ministre se retrouve mĂȘme dans ses priĂšres. Il ne donne Ă  Dieu que huit jours pour le guĂ©rir de ses maux de tĂȘte. PassĂ© ce dĂ©lai, s’il n’éprouve aucun soulaÂŹ gement, il se regardera comme libre de tout engagement. Plus tard, il n’agira pas autrement avec les princes de l’EuÂŹ rope. Dans ses nĂ©gociations diplomatiques et dans ses traitĂ©s d’alliance, il ne donnera jamais rien pour rien. Il ne se piÂŹ quera ni de dĂ©sintĂ©ressement ni d’esprit chevaleresque. Mais de la part d’un Ă©vĂȘque, la gĂ©nĂ©rositĂ©, du moins vis-Ă -vis de Dieu, eĂ»t Ă©tĂ© plus sĂ©ante. L. Lacroix Docteur Ă©s-lettres , 1,T AumĂŽnier du lycĂ©e Michelet Ă  Vanves Seine. 1 Avenel, Lettres de R ichelieu, Introduction, p. S9. MESNARD-LA-BAROTIÈRE La tradition rapporte qu’une voie romaine passait au castel de la BarotiĂšre, venant de Poitiers, MalliĂšvre, le Mont-Mercure Saint-Michel, et se dirigeait sur Nantes par Durinum Saint-Georges-de Montaigu et Deas Saint- Philibert-de-Granlieu. Ce chemin, aprĂšs avoir traversĂ© les Bois-Verts et la BarotiĂšre, venait aboutir au passage dangeÂŹ reux de la Forte-EcuyĂšre, oĂč pĂ©rit Bougon, duc d’Aquitaine, et franchissait le BlĂ©son. Parler de la BarotiĂšre, c’est faire l’histoire de ses seigneurs. On trouve dans dom Fonteneau la mention d’une donation de quelques rentes faite le 8 juillet 1243 Ă  l’abbaye de la GrĂš- netiĂšre par Aimeri Goyas, chevalier, seigneur de la BarotiĂšre, fils de Enjubaud Goyas. Le savant bĂ©nĂ©dictin raconte Ă©galement que, le 12 dé cembre 1272, Aimeri Goyas, chevalier, seigneur de la BaroÂŹ tiĂšre et de Badiole, choisit par son testament sa sĂ©pulture CHATEAUX DE VENDÉE 177 dans l’abbaye de la GrenetiĂšre et donna Ă  cette intention aux religieux quelques septiers de seigle Ă  prendre sur le fief Goyau. En 1395, AndrĂ© Poucher, seigneur de l’EmantruĂšre, se maria Ă  demoiselle Marguerite de la BarotiĂšre, fille de Jean seigneur de la BarotiĂšre elle lui porta en dot le Plessis Damiette et la PacaudiĂšre. Il serait difficile d’établir d’une maniĂšre authentique le passage de la terre de la BarotiĂšre entre les diffĂ©rents seiÂŹ gneurs qui la possĂ©dĂšrent. Les Maynard-Mesnard vont, du moins, nous prĂ©senter une filiation suivie. Christophe Mesnard, chevalier, seigneur de laVergne de PĂ©ault, la Vergne Cornet, la FtudeliĂšre, Saint-Gillet, les GaÂŹ zons, les Ors, fit en 16i0 acquisition de la BarotiĂšre. C’était un homme distinguĂ© et rempli de courage ; il fut pendant la Fronde un des lieutenants de son parent Gabriel de ChateauÂŹ briand, comte des Roches-Baritaud, lieutenant gĂ©nĂ©ral lui- mĂȘme pour le roi en Bas-Poitou. Colbert de Croissy, dans un rapport adressĂ© Ă  Louis XIV en 1664, parle de lui en ces termes Il y a en Ă©lection de MaulĂ©on, un Mesnard, seigneur de la BarotiĂšre, qui a servi et a de 14 Ă  15,000 livres de rente ; a un fils mariĂ© sans le consentement de son pĂšre Ă  la dame de la CharouliĂšre. » Le mariage de François Mesnard fut, en effet, tout un roman. La dame de la CharouliĂšre Ă©tait douĂ©e d’une grande beautĂ©, mais son peu de fortune, les nombreux enfants qu’elle avait eus de son premier mari amenĂšrent inutilement les parents Ă  demander Ă  genoux Ă  François Mesnard, leur fils aĂźnĂ©, de renoncer Ă  cette union. La branche aĂźnĂ©e de la famille, la branche des barons du Langon, seigneurs de la BogisiĂšre, descend de ce romanesque mariage. François fut dĂ©shĂ©ritĂ© et cette exhĂ©rĂ©dation fut la cause de procĂšs entre les diffĂ©rentes branches de la famille. Christophe Mesnard s’était mariĂ©, le 21 juin 1620, Ă  Catherine Gallier-Garnier, d’une famille parlementaire trĂšs riche. Il 178 CHATEAUX DE VENDÉE mourut, le 23 dĂ©cembre 1665, et fut enterrĂ© dans l’ancien ne Ă©glise de la BarotiĂšre. Christophe Mesnard appartenait Ă  une de ces familles de simples gentilhommes du Bas-Poitou dont l’anciennetĂ© est la mĂȘme que celle des plus grandes races. Le gĂ©nĂ©alogiste ChĂ©rin, dans un MĂ©moire rĂ©digĂ© en 1772 pour les Preuves de cour, dit que cette maison se distingue par l’anciennetĂ© de son origine. En effet, une charte conÂŹ servĂ©e aux Archives de la VendĂ©e mentionne un membre de cette famille parmi les chevaliers qui assistĂšrent vers 1050 Ă  la fondation du prieurĂ© de Fontaines, prĂšs deTalmond, et une sĂ©rie de chartes provenant des anciens couvents ou des chĂąteaux du Talmondais constate l’existence de cette faÂŹ mille dĂšs les XIe, XIIe, XIIIe et XIV' siĂšcles dans les mĂȘmes paroisses oĂč la filiation suivie qui remonte Ă  1382 la trouve possessionnĂ©e. Elle compte parmi ses membres un gouÂŹ verneur de la forteresse de Mareuil sur le Lay en 1365, et un Ă©cuyer de Jean de France, comte de Poitou, duc de Berry, frĂšre de Charles V, en 1403. Mais ce qui sera son principal titre d’honneur, ce sera son dĂ©vouement sous toutes les formes Ă  la branche aĂźnĂ©e de la maison de Bourbon, pour laquelle elle prit les armes en Ă©migration et en VendĂ©e en 1793, en 1815 et en 1832. La famille de Maynard-Mesnard est restĂ©e Ă  l’époque des guerres de religion toujours fidĂšle Ă  la foi catholique. Le nom, comme celui de toutes les familles dont l’orthographe pouvait varier sans que la consonnance fĂ»t sensiblement altĂ©rĂ©e, a Ă©tĂ© Ă©crit Mainard, Mainnart, Maynard, Menartz, et Mesnard, et encore aujourd’hui tous les membres de la famille ne se sont pas entendus pour l’adoption d’une seule et mĂȘme orthographe. Christophe Mesnard est Fauteur de quatre branches 1° celle des barons du GuĂ©-Sainte-Flaive, Ă©teinte sous Louis XV ; 2° celle des barons du Langon, devenue l’aĂźnĂ©e ; 3e celle des comtes de Mesnard ; 4° celle des seigneurs de la Clave. MESNAR D-LA-B AROTIÈRE 179 Pendant plus d'un siĂšcle , les annales du bourg de la BarotiĂšre et celles des seigneurs n’offrent rien qui paraisse devoir ĂȘtre signalĂ©, si ce n’est les touchants rapports inspirĂ©s par la charitĂ© chrĂ©tienne qui ne cessĂšrent d’exister entre les seigneurs et les habitants de la BarotiĂšre. En 1766, Alexandre-Bonaventure de Mesnard, chevalier de Saint-Louis, arriĂšre petit-fils de Christophe et qui avait pendant la Guerre de sept ans pris part aux batailles de Crevelt, de Lut- zelberg oĂč il fut blessĂ© et Ă  celle de Corbach, obtint l’érection en comtĂ© de Mesnard de la terre de la BarotiĂšre, fut en 1772 brevetĂ© mestre de camp de cavalerie, nommĂ© en 1777 capiÂŹ taine des Gardes de 1a. Porte de M. le comte de Provence, et en 1788 marĂ©chal de camp. Son fils aĂźnĂ©, le comte Edouard de Mesnard, capitaine en survivance des gardes de la Porte de Monsieur, Ă©pousa en 1784 Louise-JosĂ©phine de Caumont-la-Force, petite-fille de la M’" de Gaumont, gouvernante des enfants de M. le comte d’Artois. Mlle de Caumont-la-Force, dont le portrait a Ă©tĂ© conservĂ©, Ă©tait d’une grande beautĂ©. Elle avait 12 ans lors de son mariage et son mari 17. Aussi raconte-t-on que M. et Mme de Mesnard allant, avec le Mis et la Mi,B de Chabrillan, rendre visite au marĂ©chal de Richelieu, le vieux marĂ©chal leur dit galamment que le nombre de ses annĂ©es dĂ©passait celui rĂ©uni des jeunes visiteurs. Le second fils, Charles de Mesnard, nĂ© Ă  Luçon en 1769, fut en 1784 Ă  l’École militaire de Paris, camarade de NapolĂ©on Bonaparte. Par la loi des contrastes, des liens d’amitiĂ© se formĂšrent entre eux. Nous arrivons Ă  la RĂ©volution française, qui devait en VendĂ©e bouleverser toutes les existences. La comtesse Edouard de Mesnard Ă©tait Ă  Valenciennes, lorsque M. le comte d’Artois y vint aprĂšs la prise de la BasÂŹ tille attendre ses fils, le duc d’AngoulĂȘme et le duc de Berry ; elle fut une des premiĂšres Ă  Ă©migrer avec sa sƓur, la comtesse de Balbi. 180 CHATEAUX DE VENDÉE BientĂŽt le comte de Mesnard, avec ses deux fils Edouard et Charles, prit lui-mĂȘme le chemin de l’émigration. Il remplit quelque temps Ă  l’armĂ©e des Princes les fonctions d’adjuÂŹ dant gĂ©nĂ©ral. Lorsqu’il mourut Ă  Coblentz, le 18 mars 1792, M. le comte de Provence, qui l'affectionnait beaucoup, lui fit faire de belles obsĂšques malgrĂ© la pĂ©nurie de ses ressources. Edouard et Charles de Mesnard, munis de faux passeports, traversant la France, vinrent Ă  la BarotiĂšre porter des conÂŹ solations Ă  leur mĂšre et Ă  leur sƓur, Mme de MahĂ©, Ă  qui Edouard confia la garde de son fils,, le petit Ladislas. Sa fille ZĂ©nobie Ă©tait restĂ©e Ă  Coblentz avec sa mĂšre. Les deux frĂšres parvinrent Ă  s’embarquer Ă  Boulogne pour Ostende, d’oĂč ils gagnĂšrent l’armĂ©e des Princes et prirent part Ă  la campagne de Valmy. BientĂŽt la VendĂ©e allait se soulever contre la Convention. La plus grande partie des habitants du bourg de Mesnard se joignit, soit Ă  l’armĂ©e de Charette, soit Ă  la grande armĂ©e vendĂ©enne. M“e la comtesse de Mesnard, sa fille Mm* de MahĂ© et le petit Stanislas suivirent la grande armĂ©e. DĂ©jĂ  le chevalier de Mesnard, seigneur de la SicaudiĂšre, prĂšs Chantonnay, ancien officier Ă  la LĂ©gion de Damas et beau- frĂšre de Mma de Mesnard, avait Ă©tĂ© tuĂ© le 29 juin 1793 Ă  l’atÂŹ taque de Nantes. La marquise de la Rochejaquelein parle dans ses MĂ©moires du triste Ă©tat dans lequel elle vit au pasÂŹ sage de la Loire la comtesse de Mesnard, qui devait mourir Ă  Ingrandes, et du dĂ©vouement de sa fille. Pendant ce temps, la terre de Mesnard avait Ă©tĂ© mise sous le sĂ©questre, mais, en raison du dĂ©vouement que les habiÂŹ tants du bourg portaient Ă  la famille de leurs anciens seiÂŹ gneurs, aucun acquĂ©reur de biens nationaux n’osait se risquer Ă  l’acheter. Toutefois, le chĂąteau fut incendiĂ© par deux soldats rĂ©publicains du camp des Quatre chemins de L’Oie. Cet incendie ayant Ă©tĂ© commis pendant une trĂȘve, les deux coupables furent passĂ©s par les armes. Revenons au comte Edouard de Mesnard. AprĂšs avoir vĂ©cu propres Ă  rendre agrĂ©able dans la sociĂ©tĂ©, vient natuÂŹ rellement Ă  l’esprit quand on Ă©voque la mĂ©moire de M. HanaĂ«l Jousseaume. D'excellentes maniĂšres du monde, de l’esprit de sociĂ©tĂ©, une grande urbanitĂ©, des connaissances assez Ă©tendues en toutes choses pour pouvoir en causer avec ceux qui les posÂŹ sĂšdent le mieux, un cabinet, des livres, des collections, telle Ă©tait au temps de Louis XIV l’idĂ©e qu’on se faisait d’un honÂŹ nĂȘte homme, et celle que de nos jours M. HanaĂ«l Jousseaume a si bien rĂ©alisĂ©e. NĂ© Ă  Fontenay-le-Comte au commencement du siĂšcle 1809, sur ce coteau boisĂ© de Jarnigande oĂč Collardeau avait fait sa demeure, M. HanaĂ«l Jousseaume manifesta de trĂšs bonne heure un goĂ»t dĂ©cidĂ© pour l’étude. Les succĂšs qu’il avait obtenus au collĂšge de sa ville natale, puis au lycĂ©e Saint- Louis Ă  Paris, pouvaient lui faire espĂ©rer un brillant avenir, si les circonstances favorisaient ses aptitudes. Fils d’un ancien procureur du roi de la sĂ©nĂ©chaussĂ©e de Fontenay, la carriĂšre de la magistrature lui Ă©tait naturelleÂŹ ment ouverte. 11 fit son droit. Sa licence obtenue, il allait dé buter comme juge auditeur, quand la rĂ©volution de 1880 vint renverser toutes ses espĂ©rances d’avenir. Les fils des anciens serviteurs des Bourbons n’étaient guĂšre en faveur Ă  cette LA VENTE HANAËL JOUSSEAUME 221 Ă©poque. AprĂšs une pseudo-tentative de conspiration qui lui valut un court emprisonnement au donjon de Niort, M. HanaĂ«l Jousseaume se rĂ©signa assez facilement Ă  jouir des loisirs que lui laissaient une fortune indĂ©pendante et une enviable situation de famille. A part quelques voyages Ă  l’étranger — en Italie avec M. de Rochebrune — il ne quitta plus Jarnigande, oĂč sa retraite fut si calme et si exempte d’orages que la mort sembla l’oublier jusqu’au 29 mars dernier, aprĂšs lui avoir fait la grĂące au bout de 89 annĂ©es d’existence, de lui laisser toutes ses facultĂ©s intellectuelles. Gomme on le voit un homme aussi heureux n’a pas d’hisÂŹ toire, et je n’aurai plus qu’à souhaiter une pareille vie aux lecteurs delĂ  Revue, si je ne tenais Ă  parler des collections dont la vente a eu lieu Ă  Fontenay du 23 mai au 4 juin dernier. M. HanaĂ«l Jousseaume n’a jamais eu ce qu’on appelle en argot du mĂ©tier le flair du collectionneur, ce sens spĂ©cial qui valut Ă  Benj. -Fillon la possession de si belles piĂšces, Ă  M de Rochebrune quelques-uns des trĂ©sors de Terre-Neuve. Il collectionnait pour collectionner, achetant du premier venu le bibelot rare ou non, conservĂ© ou dĂ©tĂ©riorĂ©, qu’on venait lui prĂ©senter Ă  Jarnigande. Souvent il partageait avec son voisin de Terre-Neuve l’aubaine de quelque dĂ©couverte, ou profitait de ses indications pour acquĂ©rir quelque piĂšce qui ne rentrait pas dans le genre des collections du maĂźtre aquaÂŹ fortiste. Gomme il opĂ©rait Ă  l’ñge d’or du collectionneur, il eut parfois des bonnes fortunes, telle que celle d’un panneau de tapisserie du XVIe siĂšcle payĂ© 30 francs et vendu 285 francs Ă  la vente, ou de cette agraphe mĂ©rovingienne dont M. de Rochebrune doit prochainement graver le dessin pour les lecteurs de la Revue et qui figura Ă  l’exposition de 1878 dans les vitrines de Benj. -Fillon. Les faĂŻences et porcelaines formaient l’appoint le plus conÂŹ sidĂ©rable de la collection. Pour M. HanaĂ«l Jousseaume, en ce genre, tout Ă©tait bon depuis le vieux Chine jusqu’aux asÂŹ siettes Ă©brĂ©chĂ©es fabriquĂ©es Ă  Marans ou Ă  l’üle d’Elle. Citons TOME XI. — AVRIL, MAI, JUIN. 15 LA VENTE HANAEL JOUSSEAUME 222 Un encrier en porcelaine de Chine avec monture Louis XVI eh bronze dorĂ© 255 francs. — Six assiettes, dĂ©cor corbeilles fleurs 93 francs. — Deux bouteilles dĂ©cor bleu, fond blanc, avec monture du temps en bronze dorĂ© 100 francs. — Une tasse et une soucoupe en porcelaine des Indes, portrait de Willen vanHaren 56 francs. Un pichet de Nevers gros bleu, dĂ©cor blanc fixe et jaune, anse torse ; 160 francs. — Une Ă©cuelle gros bleu, mĂȘme dé cor 80 francs. — Trois assiettes patronymiques 40 francs. — Douze assiettes patriotiques 60 francs. Un sucrier Ă  poudre de Rouen, dĂ©cor aux cinq couleurs 120 francs. — Un lĂ©gumier de Marseille avec lĂ©gumes en relief 55 francs. — Deux pots Ă  pharmacie, dont l’un avec l’insÂŹ cription Fait Ă  Mar ans chez M. Rousain, citĂ© par Fillon dans Y Art de terre 34 francs. — Un vase trouvĂ© Ă  Nalliers, en terre, revĂȘtu de vernis vert, XIV* siĂšcle ? de destination indĂ©terÂŹ minĂ©e 70 francs. Dans tles objets de vitrine, le verre Ă  pied du XVII* siĂšcle oĂč la tradition veut que le bon roi Henri IV ait trempĂ© les lĂšvres, quoique sa facture le fasse remonter Ă  une Ă©poque plus rĂ©cente, a fait retour au chĂąteau du Parc-Mouchamp pour 70 francs. Parmi les Ă©maux, assez mal conservĂ©s, un baiser de paix du XVI* siĂšcle s’est vendu 100 francs. — Une rĂąpe Ă  tabac Louis XIV avec portrait de femme 45 francs. L’argenterie prĂ©sentait une importante paire de flambeaux Louis XVI, Ă  feuilles d’acanthes sur la base, Ă  guirlandes sur la colonne 580 francs. — Deux flambeaux Louis XV 255 francs. — Un porte-huilier Empire 100 francs. — Un service Ă  toilette Louis XIV, plateau, boĂźte Ă  savon, boĂźte Ă  poudre 305 francs. Les deux rapiĂšres du XVIe et XVIIe siĂšcle, quoique restauÂŹ rĂ©es ont fait 120 et 70 francs. — Deux appliques Louis XVI en bronze dorĂ© 125 francs. — Deux appliques Louis XV, Ă  une lumiĂšre, trĂšs belles 125 francs. Un mortier en bronze du XV* siĂšcle a atteint 62 francs et LA VENTE HANAEL JOUSSEAUME 223 trois petites statuettes polychromes en faĂŻence rochelaise 90 francs. Il y a peu de chose Ă  dire du mĂ©dailler. En dehors de quelques piĂšces d’or, dont les plus belles Ă©taient deux Faus- tine vendues 62 et 65 francs, les cartons renfermaient peu de raretĂ©s. A signaler nĂ©anmoins une importante collection de piĂšces romaines du IIIe siĂšcle provenant de la dĂ©couverte du Veillon. Les tableaux n’offraient guĂšre que des copies consciencieuÂŹ ses exĂ©cutĂ©es par les artistes fontenaisiens Texier et Birotheau. Quelques-unes, de bonne facture, ont Ă©tĂ© adjugĂ©es Ă  des amateurs avisĂ©s qui n’auront pas lieu de regretter leur achat La belle jardiniĂšre, de RaphaĂ«l, s’est vendue 45 francs. — Le Mariage de la Vierge , de Vanloo 50 francs. — Les berÂŹ gers d'Arcadie , du Poussin 130 francs. — Marie de MĂ©dicis , de Rubens ; 10$ francs. — Laure de Noves , 50 francs. Le numĂ©ro 156, cataloguĂ© Ă  tort Amours couronnant un mouton, charmante peinture sur bois reprĂ©sentant JĂ©sus et saint Jean-Baptiste, portait au dos la signature et le cachet de Pierre de Nivelle, Ă©vĂȘque de Luçon. Cette jolie piĂšce proveÂŹ nant des collections Fillon, y est rentrĂ©e pour 55 francs. Les meubles, comme toujours ont Ă©tĂ© trĂšs disputĂ©s. Une trĂšs belle pendule Louis XIV, Ă©caille verte avec des cuivres superbes, est entrĂ©e dans les collections de Terre-Neuve pour 505 francs. Une pendule Louis XIV, marqueterie de Boule s’est vendue 300 francs. — Deux bahuts Renaissance Ă  inÂŹ crustations de nacre 300 et 250 francs. — Une console Louis XVI 80 francs. — Une jolie table-guĂ©ridon Louis XVI avec bronzes et galerie 210 francs. — Deux chaises rĂ©gence recouvertes de soie 175 francs. — Deux chaises Louis XV, en tapisserie au point 135 francs. — Deux fauteuils Louis XV, tapisserie d’Aubusson, fleurs et roses 635 francs. Les gravures, en trĂšs grand nombre, Ă©taient presque toutes en retirages modernes, ou en Ă©preuves de colportage. Le voiÂŹ sinage et l’exemple de M. de Rochebrune n’avaient pas rĂ©ussi 224 LA VENTE HANAEL JOUSSEAUME Ă  apprendre Ă  M. HanaĂ«l Jousseaume Ă  discerner une bonne d’une mauvaise Ă©preuve. Pourtant il avait eu l’heureuse idĂ©e de conserver en album un choix de petites Ă©preuves d’essai de l’aquafortiste fontenaysien, qui s’est vendu 100 francs. Je ne prolongerai pas cette description dĂ©jĂ  longue par l’énumĂ©ration de la bibliothĂšque, dont le catalogue trĂšs dé taillĂ©, pourra renseigner sur les goĂ»ts bibliophilesques de son possesseur. Pourtant il faut citer un Noviim Testamentum , de Gryphe, 1569, dans une charmante reliure de Clovis Ève, malheureuÂŹ sement restaurĂ©e 45 francs. — Un curieux album de porÂŹ traits de la Restauration, lithographiĂ©s par Crespy le Prince, ancien officier d’état-major, oncle de M. HanaĂ«l Jousseaume 32 francs. — Les MĂ©tamorphoses d’Ovide, 1708, in-f° aux armes du duc de Richelieu 20 francs. — Une jolie reliure de ThouÂŹ venin sur un BĂ©ranger de 1825 14 francs. — Paris mariĂ© , de Salzac, vig. de Gavarni, brochĂ©, couvert. 20 francs. — PluÂŹ tarque , de Michel de Vascosan, 1565, in-f°, vĂ©lin vert, tr. dorĂ© bel exempl. 22 francs, — Une reliure trĂšs fraĂźche de Simier aux armes de la duchesse de Berry 20 francs. — Un calenÂŹ drier de la Cour en maroquin, aux armes de Marie-Antoinette, mal conservĂ©, 21 francs. — Les Français de Curmer, avec le Prisme, figures coloriĂ©es 55 francs. La collection des livres relatifs au Poitou et la VendĂ©e offrait quelques raretĂ©s Compte de gestion et d’administraÂŹ tion du directoire de la VendĂ©e, 1792 16 francs. — Un manusÂŹ crit autographe de Benj. -Fillon sur les familles alliĂ©es Ă  celle de François ViĂȘte 20 francs. — Recherches historiques sur la famille Alaynard-Mesnard avant le carton de la page 108 ; 63 francs. — Les NoĂ«ls de Gusteau, 1776incomplets 10 francs. Notices et documents historiques , de Marchegay 44 francs. — Souvenirs du baron de MĂ©nard, Ă©cuyer de la duchesse de Berry , 3 vol. 51 francs. — Une rĂ©union de facturas de MĂ©riel Bucy, du Mans, prĂȘtre anticoncordataire, apologiste de la Petite Église, 1817-1816 21 francs. LA VENTE IIANAEL JOUSSEAUME 225 Les grandes collections se sont vendues relativement bon marchĂ© V Histoire des peintres de Ch. Blanc, 130 francs. — Le Tour du monde complet ; 135 francs. — etc. Au rĂ©sumĂ©, les livres ont produit environ 6,300 francs et le reste de la vente 26000 francs, rĂ©sultat apprĂ©ciable pour une collection oĂč pas un prix d’adjudication n’a atteint 1000 francs. Il est vrai qu’aucune piĂšce n’avait Ă©tĂ© retirĂ©e avant la vente, et que le commerce d’antiquitĂ©s a volontiers achetĂ© dans cette collection d’objets anciens et non truquĂ©s. La vente Ă©tait trĂšs habilement dirigĂ©e par M. Denis, comÂŹ missaire priseur Ă  Fontenay-le-Gomte. M. Glouzot, pour les livres, M. Ledoux^ pour les objets d’art et les curiositĂ©s, avaient Ă©tĂ© choisis comme experts. J EF. r>ry A mon ami. Monsieur A... de L. V... Jusque vers la moitiĂ© du XVIIe siĂšcle, il n'existait pas plus en France que dans les pays Ă©trangers d'armĂ©e proprement dite. Avant la fin du Moyen-Age, l’armĂ©e se composait de quelques Forces Permanentes , de V ArriĂšre-Ban, des Francs- Archers et des Milices. Les Forces Permanentes consistaient en petits corps de cavalerie dits Compagnies d'ordonnances, — formĂ©s sous Charles VI en 1439. On les nommait ainsi Ă  cause des ordonnances qui les avaient créées — et en dĂ©tachements d’infanterie dits Mortes-Payes , occupant les chĂąteaux forts et dont les gouverneurs des villes et des provinces faisaient leurs estafĂźers. V ArriĂšre-Ban comprenait tous les possesseurs de terres nobles, gentilshommes ou annoblis mĂȘme les ecclĂ©siastiques possĂ©dant un fief. Ils devaient marcher et fournir sous leurs banniĂšres un nombre de cavaliers armĂ©s dĂ©terminĂ© par l’importance de leurs fiefs. TouÂŹ tefois, Ă  dater de Philippe-Auguste il fut interdit aux abbĂ©s de serÂŹ vir en personne aux armĂ©es. Ce service ne comportait pas de solde et Ă©tait une cause de ruine pour la noblesse. L’institution de l’arÂŹ riĂšre-ban subsista presque jusqu’à la RĂ©volution ; en quelques proÂŹ vinces, une convocation fut faite en 1759. Les Francs-Archers avaient Ă©tĂ© créés sous le rĂšgne de Charles VII par l’ordonnance de MontilslĂšs-Tours en 1448. C’étaient des fantassins fournis, Ă©quipĂ©s et soldĂ©s par les paroisses rurales. Us Ă©taient exempts de taille et devaient tous les dimanches s’exercer Ă  tirer de l'arc. A leur crĂ©ation, LE RECRUTEMENT DE L’ANCIENNE ARMÉE 227 ils portaient un casque, un justaucorps en cuir matelassĂ© de laine, une dague, une Ă©pĂ©e, un arc et une trousse pour 17 carÂŹ relets ou flĂšches. Les Francs-Archers marchaient sous la conÂŹ duite de gentilshommes et formaient la rĂ©serve. Vers la fin du XVIe siĂšcle, les Francs-Archers disparurent. Louis XI reconnut les inconvĂ©nients d’un pareil systĂšme, et en 1480 il rĂ©unit dans un camp 10,000 hommes choisis dans les bandes de Francs-Archers et d’aventuriers en y joignant quelques CompaÂŹ gnies d’ordonnances. Ces troupes furent exercĂ©es et partagĂ©es en bandes de 1000 hommes. Au bout de 10 ou 12 ans, cette institution disparut sauf quelques bandes qui subsistĂšrent. Louvois rĂ©tablit cette institution des Francs-Archers sous le nom de Milice, et la Milice dura jusqu’à la RĂ©volution. Ordinairement les Milices Ă©taient fournies, Ă©quipĂ©es, soldĂ©es par les villes. Elles furent plus gĂ©nĂ©ralement composĂ©es du Tiers-Etat. C’était la troupe auxiliaire de l'infanterie. Il fallait avoir de 16 Ă  40 ans pour ĂȘtre acceptĂ© comme milicien. Les Intendants des provinces en tenaient le contrĂŽle, et dans les appels fixaient le nombre Ă  fournir par chaque commune. Les enrĂŽlĂ©s tiraient au sort ceux qui devaient partir. La durĂ©e du service Ă©tait de 6 ans. A son dĂ©part, chaque soldat recevait de sa commune 3 livres d’argent, des vĂȘtements çt du linge. L’Etat fournissait le reste de l’équipement. Les miliciens ne servaient qu’en temps de guerre ; Ă  la paix on les conservait sans les libĂ©rer, et les cadres Ă©taient maintenus de maniĂšre Ă  pouvoir rentrer promptement en campagne. A cause de leur poltronnerie habituelle, les nobles appelaient les miliciens Francs-Taupins. Les jeunes gens du Tiers-Etat tenaient beauÂŹ coup Ă  devenir officiers de milice pour avoir le droit de porÂŹ ter l’uniforme et l’épĂ©e le dimanche, et d'assister Ă  la parade militaire. En cas de guerre — ils Ă©taient frĂ©quents — le Roi faisait lever en vertu de commissions, l’ArriĂšre-Ban, les Francs-Archers et les Milices. AprĂšs la conclusion de la paix, ces bandes Ă©taient licenciĂ©es. Au XVIe siĂšcle on formait en temps de guerre des RĂ©giments ; 1a. paix survenant, la plupart des officiers et soldats Ă©taient congĂ©diĂ©s. 2'?8 LE RECRUTEMENT DK L’ANCIENNE ARMÉE C'est au XVIIe siĂšcle que les RĂ©giments reçurent une organisation rĂ©guliĂšre et devinrent permanents. Le Roi nommait les officiers mais le recrutement n’avait pas encore dĂ©crĂ©tĂ© et les soldats ne pouvaient ĂȘtre fournis que par des enrĂŽlements volontaires. Le nombre des Bataillons ou des Compagnies augmentait ou diminuait suivant les besoins. Le capitaine d'une compagnie une fois pourvu de la Commission pour la lever Ă©tait tenu de fournir au Roi un certain nombre d'hommes en Ă©tat de servir, habillĂ©s, Ă©quipĂ©s et armĂ©s. Le Roi lui payait pour chaque homme reconnu propre au service d’abord une prime de levĂ©e puis une solde journaliĂšre en argent et en prestations. La Compagnie portait le nom de son capiÂŹ taine et Ă©tait conduite Ă  la monstre Revue devant un CommisÂŹ saire des guerres qui l’agrĂ©ait Le capitaine devait tenir sa compagnie au complet et pendant les quartiers d’hiver, il avait Ă  se procurer le nombre de recrues nĂ©cessaire pour remplacer les morts, les disÂŹ parus, les dĂ©serteurs. Le plus souvent les capitaines confiaient cette besogne Ă  leurs Lieutenants ou Sous-Lieutenants1. Seuls, les enrĂŽlements spontanĂ©s — ils Ă©taient frĂ©quents — s’opé raient directement par officiers ; parfois ils se faisaient rares et il fallait alors organiser une sorte de chasse Ă  l’homme. Dans ce cas les chefs de corps entretenaient Ă  fonctions permaÂŹ nentes surtout dans les grandes villes des recruteurs dits Racoleurs. Ces espĂšces d’entrepreneurs de levĂ©es, qui surtout Ă  Paris taisaient profession, comme on disait en argot du mĂ©tier, de faire des hommes », achetaient les hommes au plus bas prix possible pour les revendre le plus cher possible aux capitaines des RĂ©giments. Ils avaient pour cela recours Ă  une foule de hideuses supercheries. Les Racoleurs s’adressaient Ă  tous, aux Ă©tudiants, aux ouvriers, aux commissionnaires, etc. etc., sous prĂ©texte de leur trouver une conÂŹ dition ou de leur donner de l’ouvrage. L’élĂšve en mĂ©decine devienÂŹ drait chirurgien, le sĂ©minariste serait fait aumĂŽnier. Ceux qui parÂŹ mi les victimes avaient quelque ressource se rachetaient encore aisĂ©ment des mains des racoleurs. Vivant dans l’écume des citĂ©s poÂŹ puleuses, ils avaient parfois pour domicile une maison de prostiÂŹ tution, pour bureau de recrutement un cabaret et pour dĂ©pĂŽt un four », c’est-Ă -dire un lieu Ă©cartĂ© oĂč ils gardaient sous clefs jusqu’à la nuit les malheureuses victimes qu’ils avaient saisies et enivrĂ©es en les faisant boire Ă  la santĂ© du Roi. Moyennant le prix, ils les li- ' Camille Rousset, Vie de Louvois . tome i, page 183, et gĂ©nĂ©ral Susanne, Histoire de l’ancienne Infanterie française , tome n, p. 221. „VJS A LA belle jeimssi] m 1 ol,r fbrmer unc Nouvelle' Compagnie. D U ROI, i N F A N T E RI E- C O M PAG N 1 E de Mon] leur D E Ma S Q V I SA ,S T. D ÂŁ P A R L E R O /. Ă -*** X fait lavoir il routes per tonnes , de quelque qualitĂ© fit condition quelles puiffĂ«nt ĂȘtre , qui voudront prendre Parti dans le DU ROI, Infanterie , Oompagnic de Mon freur de M a i%iy M ». ‱; qu’elles n'auront qu'Ă  s'adrelĂźcrsu Sieur de *ud te on y a la facilite d’apprendre les MathĂ©matiques 5c je ! >-.Te»n , la»»* qu'd ca fcoĂ»te rien. Les Enfants de Famille feront diftingĂŒcs. par un p * crie» xr> *‱ L 'i*** ‱ ^TambpUIrs. Le Sieur de ROM! OR T engage au lf. pour . rĂŻcOmfĂč&SiĂŻjfct qMonfieur Capitaine audit Les i r... ' e >.> a v- ... 7s . "\ .-'"V- . c e ,*ĂŽ 'Sar c y ~ V - . A^.uc ' V'v >VV ** -* 4-^V f »>ji> l> iU%. C° f' j . ‱ * & Æ,** >.-‱=‱ 4,,^^ * * v'*Ă©VU»rf- V- ;.n **'H. r C v. .>-Ăźui’v..V J lir a Ai. ; ‱ k -s * c * ’ .1 * \M ’ ' * V U ftttll j » i I - '» fiĂ ' J'fiiX’4'J\i *»> » *;» i\ { il * .v» i'»* U* Ht* ,u lĂč** ir/ĂŻ' * Sf\ '- rcVo!. ' Vi l* - .‱ ; Kj ‱ = * * ‱üs>. * $JI ‱ - »’„ * *». A i y ‱ ' ' Ăźiwt ;,-' ‱‱‱‱' v- v ;.HiS f>- m ** ' / A*'4i / . / , , . . . yjT' .. v. ’ ‱‱ . '* '-‱' "V 'i > v , >Ăż, ‱‱ i/ - '‱ Vv ;;... . ' Bffs» -/-“e DĂ©charmes, mĂšre du gĂ©nĂ©ral de division de ce nom, Ă©tait fille du docteur Boucher, le distinguĂ© mĂ©decin dont les vieux Yonnais se souviennent. L' Avenir-Indicateur N° du 8 juin nous apprend enfin la mort de notre compatriote M. CHABOT-KARLEN, inspecteur-gĂ©nĂ©ral au ministĂšre de l'Agriculture, chevalier de la LĂ©gion d'honneur et du MĂ©rite agricole, officier d’AcadĂ©mie. Nous apprenons de mĂŽme, au moment de mettre sous presse, celle du gĂ©nĂ©ral POTIRON dk BOISFLEURY, qui avait Ă©pousĂ© Mllc de Pui- berneau, fille de l'ancien et tant regrettĂ© dĂ©putĂ© de la Roche-sur- Yon. DĂ©cĂ©dĂ© Ă  Montpellier, oĂč ses obsĂšques ont eu lieu sous la prĂ©sidence de Mgr de CabriĂšres, le gĂ©nĂ©ral de Boisfleury a Ă©tĂ© inhumĂ© Ă  FougerĂ© VendĂ©e. CHR0N1QUE-BIB LIOGRAPÜIE 249 BIBLIOGRAPHIE iciielieu a Lvçox, sa jeunesse, son Ă©piscopat , par l’abbĂ© L. Lacroix, docteur Ăšs-lettres, premier aumĂŽnier du lycĂ©e Michelet, direc- ' teur de la Revue du ClergĂ© Français. Un volume in-12. Prix 3 fr. 50. — Paris. Librairie Victor Lecoffre, rue Bonaparte, 90. De nos jours la jeunesse des grands hommes est l'objet de nomÂŹ breuses Ă©tudes bien souvent, en effet, une jeunesse laborieuse et active a prĂ©parĂ© les succĂšs de l’ñge mĂ»r. C’est ce que prouve claireÂŹ ment le bel ouvrage de M. Lacroix. Il l’a fait d’ailleurs en s’entourant de tous les documents qui pouvaient l’aider, en compulsant non seuÂŹ lement les manuscrits et imprimĂ©s des bibliothĂšques publiques, mais encore les archives de la lamille de Richelieu, oĂŒ une permisÂŹ sion gracieuse l’a laissĂ© pĂ©nĂ©trer. Tout dans ce livre est exact et cependant que de faits surprenants nous sont Ă  chaque instant rĂ©vĂ©lĂ©s. 11 nous montre un Richelieu abÂŹ solument inconnu C’est un prĂ©lat aimable, sĂ©duisant par le charme de sa jeunesse et les grĂąces de son esprit, doux et aftable pour tous ceux qui l’approchent, rĂ©gulier dans ses moeurs, sincĂšrement pieux, juste et ferme dans son administration, mais en mĂȘme temps acÂŹ cueillant, hospitalier et serviable pour tous ses amis. Chose plus surprenante encore ! il a dĂ©jĂ  choisi les hommes qu’il chargera plus tard d’exĂ©cuter ses desseins. Ce sont des amis qu’il s’est attachĂ©s pendant son Ă©piscopat et qu’il a pu former de longue main. Aussi, quand il arrive au pouvoir, en 1624, il y vient avec un programme nettement arrĂȘtĂ© et un personnel dont l’intelligence et le dĂ©voueÂŹ ment lui sont connus depuis longtemps. Souvenirs du Bocage VendĂ©en. — Le R. P. Roux, chanoine rĂ©gulier de Latran, avait publiĂ© l’an dernier Fleurettes du Bocage VendĂ©en. Il vient de faire paraĂźtre Ă  l’Imprimerie de LigugĂ© un nouveau recueil de vers, sous ce titre Souvenirs du Bocage VendĂ©en , ornĂ© d’eaux fortes de l’éminent maĂźtre M. O. de Rochebrune et de jolies vignettes. C’est un rĂ©gal des yeux. C’est surtout un rĂ©gal de l’esprit et une joie du cƓur. Dans sa lettre de dĂ©dicace au Mi3 de la Rochejaquelein, le R. P. Roux dit Henri de La Rochejaquelein, plus que tout autre, per- 250 CHRONIQUC-BlBLIOGRAPHIlĂŻ sonnifie l’amour du troue et de l’autel. Cette sublime idĂ©e faisait battre le cƓur de la VendĂ©e. » A l'heure oĂč certains Ă©crivains de mauvaise foi s’acharnent Ăč contester le double caractĂšre catholique et royaliste de la guerre de VendĂ©e, le R. P. Roux a fait Ɠuvre d’historien — quoique poĂšte — en rĂ©tablissant la vĂ©ritĂ©. Nous lui en sommes profondĂ©ment reconÂŹ naissant. Il faut lire ce livre d’un bout Ă  l’autre. Lecture bien Ă©motionnante et bien rĂ©confortante. PensĂ©es admirables et vers magnifiques ! On se sent revivre ces jours glorieux, pendant lesquels les gĂ©ants de la VendĂ©e — comme les appelait NapolĂ©on — Ă©crivirent une des plus belles pages de l’histoire de France. Le recueil contientune cinquantaine de poĂ©sies dont voici quelques titres L'Ăąme d’un peuple. — Ccithelineau. — Vive le Christ 1 Vive le Roi! — Rende z-moi mon Dieu ! — La messe au fond des bois. — Pierre Bibard. — Les soldats de Marigny . — Henri de la Rocheja- quelein. — La Maudite. — Mort de Slofflet. — Charelte. — EspĂ©rance. Tous les lettrĂ©s, tous les artistes, tous les catholiques, tous les bons Français voudront voir ce beau volume, lire cet Ă©mouvant ouvrage qui se trouve chez l’auteur 10 fr., Ă  Notre-Dame de Beau- chĂȘne par Cerizay. — Si nous en jugeons par les premiĂšres bonnes feuilles qu’a bien voulu nous communiquer le R. P. BlutĂ©, l’aimable directeur de l’imÂŹ primerie de l’abbaye de LigugĂ©, le volume de notre distinguĂ© comÂŹ patriote, M. le comte de Chabot, La chasse Ă  travers les Ăąges, s'annonce comme un gros succĂšs, tant par l’érudition du texte que par la multiplicitĂ© et l’intĂ©rĂȘt des gravures dont il est ornĂ©. En bon VendĂ©en qu’il est, M. de Chabot y a donnĂ© une large place au Bas-Poitou. Nous espĂ©rons pouvoir en fournir quelques preuves dans un prochain numĂ©ro. — Le 1er volume de la nouvelle Ă©dition des MĂ©moires d'Outre- Tombe , publiĂ© par notre Ă©minent compatriote, M. Edmond BirĂ©, vient de paraĂźtre chez Garnier. Nous en donnerons de mĂȘme quelques pages dans notre prochain fascicule. — Du mĂȘme lettres inĂ©dites de Lamennais Ă  Montalembert, — dans la Gazette de France , du 21 mars. Lacomtesse de Beaumont, la marquise de Cusline et la Duchesse de Duras d’aprĂšs un rĂ©cent livre de A. Bardoux, — dans la Gazette du 30-31 mai. CHRONIQUE BIBLIOGRAPHIE 251 Une amie de la reine Hortense La marquise de Cernay, par H. Thirria, — dans l'Univers du 3 mai ; Les deux frĂšres Lamennais, dang celui du 30-31 . — Dans le Bulletin de la SociĂ©tĂ© des Antiquaires de l’Ouest t. ix, 4e trim. 1897 Chantoceaux et les Tiffailles , rĂ©plique de M. A. RiÂŹ chard Ă  l’article de M. LiĂšvre. M. Richard conclut que 1° Le Sellense castrum de GrĂ©goire de Tours et le Castrum celsum delĂ  Chronique de Saint-Maixent, ne sont qu’une seule et mĂȘme localitĂ©, qui est Chantoceaux ; 2° Chantoceaux fut le siĂšge d’un Ă©vĂȘchĂ© temporaire. FormĂ© pour le duc Austrapius avec quelques paroisses distraites de l’évĂȘchĂ© de Poitiers ; 3° Les TaĂŻfales, meurtriers d'Austrapius, occupaient larĂ©gion qui de leur nom s’est appelĂ© le pays de Tiff auges ; 4° Les lieux dits du Poitou portant le nom de Tillaille le doivent Ă  leur occupation primitive par des TaĂŻfales. — M. Joseph Rousse, le distinguĂ© conservateur de la BibliothĂšque publique de Nantes, a rĂ©uni en brochure in-4° de 13 p., Nantes, Guist’hau, 1898, la prĂ©cieuse notice qu’il a consacrĂ©e dans la Revue Nantaise au gĂ©nĂ©ral vendĂ©en Louis GuĂ©rin, sous ce titre Un chef d' insurgĂ©s bretons. GuĂ©rin est nĂ©, en effet, Ă  Saint-Hilaire-de-ChalĂ©ons, oĂč faut il l’aÂŹ vouer? son nom est aujourd’hui presque ignorĂ© 1 Digne lieutenant de Charette, il succomba glorieusement Ă  la tĂȘte des siens, le 25 sepÂŹ tembre 1795, Ă  l’attaque de Saint-Cyr-en-Talmondais. — M. l’abbĂ© II. Boutin, vient de clore, en mĂȘme temps que la. trĂšs intĂ©ressante notice consacrĂ©e Ă  Saint-Laurent-sur-SĂšvre , le IIIe volume des si prĂ©cieuses Archives du diocĂšse de Luçon , dont il poursuit la publication avec une remarquable Ă©rudition. Ce volume, nous aimons Ă  le rappeler, est entiĂšrement consacrĂ© Ă  Mortagne et Ă  son canton. Silhouettes de dĂ©putĂ©s. — M. RenĂ© Vallette a, sur l’aimable demande de la direction de ce journal, publiĂ© dans le VendĂ©en de Paris , de mai dernier, les silhouettes Ă  la plume des nouveaux dĂ©putĂ©s de la VendĂ©e. Nous n’en citerons qu’une, celle de M. le docÂŹ teur Bourgeois, afin de bien prouver au public vendĂ©en le peu de cas que nous taisons ici de la mesquine et sourde guerre menĂ©e contre nous par la VendĂ©e historique ; 252 C1IR0NIQU E-BIBLIOGRAPHIE Le docteur Paul Bourgeois. Le vĂ©tĂ©ran de la reprĂ©sentation vendĂ©enne. MĂ©decin et poĂšte, joue avec une Ă©gale habiletĂ© du chalumeau et de la lancette. Petit dis d’un officier du grand Charette, dĂ©fend avec une semÂŹ blable vaillance les intĂ©rĂȘts de sa circonscription. TrĂšs intelligent, trĂšs sympathique, a dĂ©couragĂ© tous ses conÂŹ currents. Entre temps, maire de la Verrie et vice-prĂ©sident du Conseil gĂ©nĂ©ral. Ne compte partout que des amis. » * Profitons de l'occasion pour donner une juste satisfaction Ă  M . Deshayes, dĂ©putĂ© et maire de Luçon, et le fĂ©liciter de tenir, comme il nous l’écrit, aussi ardemment Ă  son Ă©vĂȘchĂ© qu’à ses faĂŻences. — A l’occasion de la fĂȘte du 137° eu garnison Ă  Fontenay, le capitaine Rossignol a composĂ© une belle et martiale cantate publiĂ©e pari ' Avenir Indicateur, et dont nous aimons Ă  redire ces deux jolis couplets Avides d’honneur et de gloire, Casque en tĂȘte, aiquebuse en main, Nos aĂŻeux suivaient le chemin Qui les menait Ă  la victoire. La victoire leur a souri, Pour eux facile Ă©tait la tĂąche Car ils suivaient le blanc panache Le panache du roy Hem y. Nous sommes la vaillante race De ces ancĂȘtres valeureux, FidĂšles et dĂ©vouĂ©s comme eux. Nous jurons de suivre leur trace. Quant au grand jour du dĂ©vouement Nous marcherons Ă  la frontiĂšre, Nous redirons leur cri de guerre Dieu 1 la France et le rĂ©giment. — La Revue historique de l'Ouest , dont l’aimable et savant direcÂŹ teur vient d’ĂȘtre brillamment réélu dĂ©putĂ© de Vannes, continue la publication do curieuses Notes d'Etat civil extraites par notre ami, le marquis de SurgĂšres, des Registres des paroisses de l’arrondissement de Nantes, dont les archives ont Ă©tĂ© dĂ©truites pendant la RĂ©volution. GRAPHIE 253 Le n° de mars-avril contient celles de la paroisse de Vieille-Vigne. Nous y relevons de nombreux noms appartenant au Bas-Poitou ‱ tels ceux des Puitesson, Baudry-cC Asson, Darrot, de Puiberneau, de Gazeau , de Monsorbier , Servanteau de la BruniĂšre, de Chabot , de Rorthays, e te... — De notre collĂšgue et ami, M. A. de la BouraliĂšre Chapitre ré trospectif sur les dĂ©buts de V imprimerie Ă  Poitiers Paris, Paul et Guillemin, 1898, grand in-3° de 50 p. avec fac-similĂ©. Curieux chapitre de savante bibliophilie, qui devait servir d’introÂŹ duction Ă  l’étude que l’auteur prĂ©pare sur les Imprimeurs et les libraires de Poitiers au XV P siĂšcle , et dont la publication se trouve retardĂ©e par diverses causes. Nouvelle rĂ©ponse au premier travail de M. Claudin discutĂ© ici mĂŽme et avec tant d’autoritĂ©, par notre ami E. Bourloton. — M. l’abbĂ© ChĂątry, l’aimable et fin poĂšte vendĂ©en, vient de ciseler k la mĂ©moire du tant regrettĂ© curĂ© de Pouzauges, M. l’abbĂ© Brouard, une StĂšle mortuaire », faite de nombreuses et jolies strophes, qui dĂ©butent par celle-ci Sur ce lĂ©ger granit de rimes cadencĂ©es, Je voudrais Ă©lever un monument pieux Au PrĂȘtre juste et bon, dont toutes les pensĂ©es Fleuraient, comme un encens qui monte vers les cieux. Le tout est Ă  lire et Ă  conserver prĂ©cieusement1. — Le Courrier de la VendĂ©e, des Sables d’Olonne, a commencĂ© dans son numĂ©ro du 12 mai dernier la publication en feuilleton de la Biographie du GĂ©nĂ©ral Collineau, par M. Ludovic Vallette, le regrettĂ© frĂšre de notre directeur. — De notre confrĂšre et ami, H. Renaud, sous le pseudonyme Henri de la MaldemĂŽe dans le VendĂ©en du 19 juin Souvenirs VenÂŹ dĂ©ens. — Un dĂ©barquement sur la cĂŽte de Saint- Eilaire-de-Riez 11-13 aoĂ»t 1795. — A l’occasion de l’inauguration du monument qu’on vient d’élever Ă  Nantes au gĂ©nĂ©ral Mellinet, notre excellent compatriote et ami Emile Grimaud, le chantre si noblement inspirĂ© de la grande Ă©popĂ©e VendĂ©enne, a publiĂ© dans la Semaine Religieuse les charmantes stroÂŹ phes que nous nous faisons un grand plaisir de reproduire ici 1 In-8° do 4 p., Nantes, imp. Emile Grimaud, avec portrait de M. l’abbĂ© Ambroise Brouard, chanoine honoraire de Luçon, curĂ© de Pouzauges septembre 1870 — avril 1898. — AVRIL, MAI, JUIN TOME XI. 17 254 Cil HO NI QUE- BIBLIOGRAPHIE Avant l’inauguration. Nantais, soldats et chefs, nous Ă©tions dans l’attente. J’écoutais, au moment oĂč l’heure enfin sonnait Un ami me disant Ă  mi-voix sous la tente Certes, je connaissais ce beau nom ! Mais Ă©tant nĂ© bien loin des rives de la Loire, Jamais je n’avais vu les traits du BalafrĂ©, Si ce n’est sur la toile oĂč resplendit sa gloire, Chef-d’Ɠuvre que j’avais maintes fois admirĂ©. Or, un soir de NoĂ«l, j’entrais Ă  Notre-Dame, OĂč l’on allait chanter la messe de minuit. Assis au premier rang, je recueillais mon Ăąme. Lorsqu’un fidĂšle y vint prendre place sans bruit. J’éprouvai — souvenir vivant que rien n’efface — Le plus respectueux et le plus noble Ă©moi Ce sillon martial qui labourait sa face, M’apprenait que j’avais le HĂ©ros prĂšs de moi ! 11 suivait, trĂšs pieux, les phases de l’olfice, Par la beautĂ© du culte et des chants captivĂ©. Quand le prĂȘtre Ă©leva l’hostie et le calice, Ses deux genoux touchaient humblement le pavĂ©... J'assistais Ă  la fin d’une fiĂšre Ă©popĂ©e, Fin digne du grand cƓur de l’illustre vieillard Ses mains, qui n’avaient plus Ă  porter haut l’épĂ©e, Se joignaient pour prier — comme priait Bayard ! » Emile Grimatjd. 29 mai i89S. — La pĂ©riode Ă©lectorale a fait Ă©clore Ă  Luçon un nouveau journal hebdomadaire ayant pour titre L'Électeur vendĂ©en et pour rĂ©dacÂŹ teur M. Henri Bourgeois. Ce journal a vĂ©cu, l’espace... de trois numĂ©ros. — De notre collaborateur et ami C. Puichaud RĂ©cits poitevins Niort, 1898, in-S” de 20 p.. Reproduction des intĂ©ressantes pages prĂ©cĂ©demment publiĂ©es dans le supplĂ©ment littĂ©raire de la Revue de l'Ouest , de Niort. — M. Louis des Aspremont lisez L. Brochet a publiĂ© dans Y Avenir- Indicateur juin 1898, le rĂ©cit des Deux siĂšges de FonÂŹ tenay par l'armĂ©e vendĂ©enne 16-25 mai 1793L chronique-bibliographie 255 — M. C. Leroux-Cesbron vient de faire paraĂźtre chez Plon l vol. in-18° de 295 p. les Souvenirs d’un maire de Village, avec une exÂŹ quise prĂ©face de notre ami RenĂ© Bazin. Curieux et original ouvrage, qui a tout l’attrait d'un roman de moeurs et est une utile contribution Ă  l’histoire intime et vraie des choses et des gens de la campagne. — De M. l’abbĂ© F. Uzureau, chapelain du Champ des Martyrs Tableau de la Province d'Anjoxi 1762-1766 ; Angers, LachĂšse et Lie 1398, in-8° de 80 p. Exlr . des MĂ©moires de la SociĂ©tĂ© nationale d'A- griculture d'Angers. Manuscrit inĂ©dit — dont la publication est d'un vif intĂ©rĂȘt pour l’histoire du pays d’Anjou. Bouquinerie vendĂ©enne. — De la Revue des autographes d’aoĂ»t 1898 330. Anjou. — VendĂ©e. — Lettre originale-, Angers, 12 juillet vers 1460, 1 p. in-fol. 12 tr. Lettre de la Chambre des Comptes d’Anjou au roi RenĂ© pour le prier de ne pas aliĂ©ner au profit de M. d’Estoges la forĂȘt de Moli- herve MalliĂšvre, VendĂ©e, c. de Saint-Laurent-sur-SĂšvre, acquise de M. de MaillĂ©. 331. Anjou. — VendĂ©e. — 3 piĂšces. — 1° Lettre originale de Jean Fournier , sieur de la GuĂȘriniĂ©re, chancelier d’Anjou et de Provence, Ă  RenĂ© d’Anjou. Angers, 21 avril vers 1460, 1 p. in-4 obi. Il lui demande d’intercĂ©der auprĂšs du roi de France pour les haÂŹ bitants de la Roche-sur-Oyon La Roche-sur-Yon. 2° Lettre originale de M. de ChauviniĂšre, gentilhomme vendĂ©en, Ă  RenĂ© d’Anjou j Angers, 22 sept, vers 1460, 1 p. in-4. Il se dĂ©fend d'avoir empĂȘchĂ© les gens de la principautĂ© de la Roche- sur-Yon de payer au roi RenĂ© ce qui lui est dĂ». 3° Lettre originale des gens de la Chambre des Comptes d’Anjou au roi RenĂ© -, Angers, 26 avril vers 1460, 1 p. in-fol., cachet. 15 Relative aux empiĂštements d’un procureur de la Roche-sur-Yon. — Notre confrĂšre et ami Gustave Guitton a rĂ©uni en brochure pet. in-4° de 83 p. la jolie comĂ©die en 2 actes, publiĂ©e par lui en feuilleton dans le Patriote de la VendĂ©e sous ce titre Pierrot Bû cheron . — Dans le n° de juin du toujours si aimable VendĂ©en de Paris Souvenirs VendĂ©ens. — Morlagne-sur-SĂšvre, intĂ©ressante notice historique signĂ©e Le Chercheur ». 256 — Nous sommes heureux d’annoncer Ă  nos lecteurs l’apparition d’une nouvelle revue littĂ©raire dans nos provinces de l’Ouest. Le Mercure Poitevin dont le premier numĂ©ro paraitra le 1er juillet prochain, rĂ©digĂ© par une Ă©lite de littĂ©rateurs et d’artistes, de la Vienne, des Deux-SĂšvres, de la Cliarente-lnfĂ©rieure et de la VendĂ©e est une tribune ouverte oĂč toutes les opinions se donneront libreÂŹ ment carriĂšre . Voici, le sommaire du 1er numĂ©ro Aux Lecteurs du Mercure Poitevin >, par P. Corneille — PrĂ©face, par Gaston Deschamps. — Marine et La barque du patron Murat, poĂ©sies, par J. Philippe. — Criminelle Vertu , nouvelle, par P. CorÂŹ neille. — Discours d’ouverture Ă  un cours d’esthĂ©tique religieuse, par Gustave Boucher. — Le Théùtre rĂ©volutionnaire Ă  Parthenay, par H Clou/.ot. — Vieux logis et ???, poĂ©sies, par Constant Roy. — — La ronde des Korrigans, poĂ©sie, par J. Philippe . — Les Artistes Poitevins au Salon de 1898, par L. Tider-Toutant. — Impressions de Grand Prix, par Gaston Duplantier. — Lettres Poitevines , par Jan Duc. — Chronique littĂ©raire ; Chronique théùtre ; Informations. A ce nouveau confrĂšre, nous adressons les meilleurs souhaits de bienvenue. Nous souhaitons une Ă©gale bienvenue au Pays Poitevin, revue ilÂŹ lustrĂ©e d’ethnographie et d’art populaire, dont le 1er numĂ©ro va incessamment paraĂźtre Ă  Poitiers. Le Pays Poitevin sera dirigĂ© par nos aimables et Ă©rudits collĂšgues MVI Gustave Boucher et Constant Roy. C’est assez dire les succĂšs qui l’attendent. R. DE ThIVERÇAY. Le Directeur-GĂ©rant K. VALLETTK’. Vannes. — Imprimerie LAFOLYE, 2, place des Lices. Dans les lusses du chĂąteau de Noirmoutier. au moment de son exĂ©cution. LA MORT DE D’ELBÉE Noirmoutier , Janvier 1794 Suite et fin' La Commission militaire. L’exĂ©cution Les reprĂ©sentants du peuple, agents dĂ©signĂ©s par le ComitĂ© de Salut public, pour procĂ©der Ă  l’anĂ©antisseÂŹ ment systĂ©matique de la VendĂ©e, avaient opĂ©rĂ© dĂšs le lendemain de la prise de Noirmoutier, sans dĂ©semparer. Les massacres duraient depuis trois jours. La garnison, trompĂ©e par la promesse de la vie sauve, avait Ă©tĂ© expĂ©diĂ©e la premiĂšre ; les dĂ©nonciations, les visites domiciliaires, la battue aux lapins, » avaient fait sortir des maisons, des bois et des rochers de l’üle, un dĂ©luge de prĂȘtres et de femmes Ă©migrĂ©es, dont le sort Ă©tait fixĂ© d’avance. Leurs cadavres encombraient le bois de la Chaise, le faubourg de Banzeau, les dunes de la Claire ; le sang innocent arrosait le pied de l’arbre de la libertĂ©. L’exĂ©cution du gĂ©nĂ©ralissime des VendĂ©ens devait terÂŹ miner la fĂȘte.». La commission soi-disant militaire » dĂ©tachĂ©e de l’état- major de Dutruy avait Ă©tĂ© installĂ©e le 14 nivĂŽse 3 janvier, Voir la livraison de janvier 1898. TOME XI. — JUILLET, AOUT, SEPTEMBRE. 18 258 LA MORT DE D’ELBÉE et commençait Ă  fonctionner dĂšs la matinĂ©e du 15 nivĂŽse 4 janvier. Sa mission Ă©tait nettement dĂ©finie. Carrier Ă©crivait le 2i frimaire 11 dĂ©cembre 1793 an ComitĂ© de Salut public. AussitĂŽt que la nouvelle de la prise de & NoirmoutiĂ©r me sera parvenue, j’enverrai sur-le-champ un ordre impĂ©ratif aux gĂ©nĂ©raux Dutruy et Haxo, de mettre Ă  mort, dans tous les pays insurgĂ©s, tous les individus de tout sexe qui s’y trouveront indistinctement et d'achever de tout incendier1. » Dutruy, dont la brigade n’opĂ©rait pas contre NoirmoutiĂ©r, s’était rendu Ă  Nantes pour confĂ©rer avec Carrier* ; il en avait reçu l’autorisation de suivre l’expĂ©dition en amateur, on ne sait trop pour quel motif » dit Aubertin. Il Ă©tait revenu de Nantes avec des instructions particuliĂšres et traĂźnant Ă  sa suite la commission militaire chargĂ©e d’opĂ©rer Ă  NoirmoutiĂ©r, selon la formule de Carrier. La Commission procĂ©dait rapidement et par fournĂ©es, ne retenant que quelques chefs dans l’espoir d’en obtenir des renseignements utiles. Leurs noms, prĂ©noms et quelques indications d’état-civil Ă©taient notĂ©s, et cette courte formalitĂ© judiciaire remplie, les condamnĂ©s Ă©taient livrĂ©s sans dĂ©la au hussard FĂ©lix, ordonnance d’un des gĂ©nĂ©raux, brute sanÂŹ guinaire, bon ouvrier de rĂ©volution, qui s’était spontanĂ©ment offert pour l’office de bourreau. C’est lui qui organisait les pelotons d’exĂ©cution et achevait de sa main les victimes manquĂ©es. Les noms des membres de cette commission sont restĂ©s jusqu’ici inconnus. ExĂ©cuteurs serviles ou collaborateurs convaincus des Ă©gorgeurs, leurs noms mĂ©riteraient de venir s’ajouter Ă  la liste des bourreaux de la VendĂ©e. Ni l’adjudant gĂ©nĂ©ral Au- * Lettre de Carrier. Baguenier Desormeaux, Documents sur NoirmoutiĂ©r s, Revue du Bas-Poitou , 4e livraison 1892, p 528. ’ Piet, l’aide-de-camp favori de Dutruy, Ă©tait du voyage ; il dĂźna chez Carrier avec son gĂ©nĂ©ral. LA MORT DIS Ă»'eLBÉE 259 bertin, ni l’aide de camp de Dutruv, Piet, ne les ont donnĂ©s1. A peine si ce dernier dans ses mĂ©moires signale l’existence et mentionne la terrible et sinistre besogne de la Commission militaire du 14 nivĂŽse 3 janvier. Lorsque l’adjudant gĂ©nĂ©ral Aubertin quitte l’üle avec sa colonne le 17 nivĂŽse 6 janvier les massacres ne sont pas terminĂ©s, la Commission fonctionne encore et le gĂ©nĂ©ralisÂŹ sime doit y comparaĂźtre le dernier. Mais rien dans le rĂ©cit cependant trĂšs circonstanciĂ© de Piet ne vient Ă©tablir cette comparution ; au contraire, il en ressort nettement que d’ElbĂ©e et ses compagnons ont Ă©tĂ© envoyĂ©s Ă  la mort sans j ugement et par ordre verbal des reprĂ©sentants. Ces derniers n’auraient mĂȘme pas condescendu au simulacre judiciaire qu’apportait le tribunal militaire. Cependant la note ajoutĂ©e Ă  la copie de l’interrogatoire est formelle, et ne paraĂźt laisser subsister aucun doute; elle est ainsi conçue. Ledit d’ElbĂ©e a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  mort par la Commission militaire et a Ă©tĂ© exĂ©cutĂ© sur la place de l’üle de la Montagne avec avec Boisy, Duhoux et Wieland. » Turreau Ă©crivait de Nantes C’est ici que j’ai appris que d’ElbĂ©e avait Ă©tĂ© fusillĂ©, en vertu d’un jugement de la Commission militaire qui nous suit. » Sans aller plus loin, ces deux principaux tĂ©moignages sufÂŹ fisent pour Ă©tablir, sinon le jugement tout au moins la comÂŹ parution du gĂ©nĂ©ralissime devant la Commission militaire. * L’aide-de-camp de Outruy devait cependant bien les connaĂźtre. Il fut l’un des membres du ComitĂ© rĂ©volutionnaire de bonne trempe » qui foncÂŹ tionna Ă  Noirmoutier du 14 nivĂŽse 3 janvier 1794 au 11 florĂ©al 3 mai 1794 Ă©poque oĂč ce comitĂ© fut transformĂ© sans changement de personnel en ComÂŹ mission militaire. Ces dates sont Ă©tablies par un rĂ©glement de comptes duÂŹ dit ComitĂ© adressĂ© Ă  Bourbotte par son prĂ©sident Collinet. Ce document, produit par M. Baguenier Desormeaux, Documents sur Noirmoutier, p. 199, s’inscrit en faux contre l’allĂ©gation de Piet qui fait dater la crĂ©ation du ComitĂ© rĂ©volutionnaire seulement du jour du dĂ©part des reprĂ©sentants. Sur les Commissions militaires et ComitĂ© de surveillance de Noirmoutier, voir M' Viaud-Grand-Marais, Revue de Bretagne et de VendĂ©e aoĂ»t et sep tembre 1881 M. Alfred LalliĂ©, Les Commissions militaires de Vannes, Lafolye, 1898. 260 LA MORT DE D’eLBÉE Dans sa simplicitĂ© brutale et vĂ©ridique, la note de l’inÂŹ terrogatoire ne parle que de condamnation et d’exĂ©cution, et se tait sur le jugement. Les missionnaires de 1793 avaient imposéà tous la passivitĂ© par la peur et se vautraient dan^ l’arbitraire ; seuls ils Ă©taient arbitres de la vie et de la mort; le tribunal de parade reÂŹ cevait des ordres et ne rendait pas do jugements'. La mort sans phrases, sans grimace juridique, des vaincus peut encore se comprendre, il n’en est pas de mĂȘme de cet acte de fantaisie barbare qui fit pĂ©rir, Ă  cĂŽtĂ© des chefs venÂŹ dĂ©ens et sous les balles rĂ©publicaines, l’officier rĂ©publicain,, manifestement innocent, Wieland. Les reprĂ©sentants Ă©taient logĂ©s dans la maison de Lebre- ton aĂźnĂ©, bon patriote de Noirmoutier, qu’ils avaient ramenĂ© Ă  la suite de l’armĂ©e et nommĂ© prĂ©sident de la municipalitĂ©. La veille de l’exĂ©cution, ils y soupaient avec l’état-major et, comme de coutume, l’on avait beaucoup bu. L’entretien s’animait sur les prĂ©paratifs du lendemain et la solennitĂ© qu’exigeait le supplice des derniĂšres victimes. Il fallait un grand exemple ». D'ElbĂ©e, de Boisy et Duhoux d’Hauterive devaient tous trois ĂȘtre fusillĂ©s au pied de l’arbre de la libertĂ©, devant l’armĂ©e entiĂšre. Ce chiffre impair dĂ©plut Ă  l’un des conventionnels et comme l’ivresse rĂ©veillait la brute, il regrettait que la partie ne fut pas carrĂ©e. Des 1500 victimes massacrĂ©es en trois jours, il ne restait pas un royaliste oubliĂ©, et dĂ©jĂ  les regards se portaient sur Lebreton, leur hĂŽte, qui tremblait5. ‱ Il reste acquis que les Conventionnels ont tenu Ă  procĂ©der eux-mĂȘmes Ă  l’interrogatoire de d’ElbĂ©e dont ils ont envoyĂ© copie au ComitĂ© de Salut puÂŹ blic le 19 nivĂŽse 8 janvier. Aucune trace n’est restĂ©e des jugements ou condamnations de la Commission militaire du 14 nivĂŽse. 2 Ce qui sauva Lebreton, ce fut la dĂ©couverte dans les papiers de Tinguy d'une lettre de Mm> Mourain de l’IIerbaudiĂšre Ă  Ckarette. Elle donnait une liste des partisans de la RĂ©publique Ă  Noirmoutier et Lebreton Ă©tait du nombre. Les reprĂ©sentants eurent le cynisme de lui dĂ©clarer que sans cette espĂšce de certificat d.* cvisme, c’était fait de lui. » LA MORT DE D’ELBÉE 261 Eh ! s. n. d. D, dit Bourbotle, n’avons-nous pas ce traĂźtre de Wieland. Wieland Ă©tait ce chef de bataillon des chasseurs de la Manche, commandant de la place de Noirmoutier, qui surpris par Gharette, avait rendu l'Ăźle le 12 octobre 1793. Gharette avait envoyĂ© Ă  Pajot 180 volontaires de la Manche, exĂ©cuteurs des reprĂ©sailles de Machecoul et fusillĂ©s pour ce motif, mais il avait mĂ©nagĂ© leur chef. TraitĂ© avec Ă©gards, Wieland avait refusĂ© de prendre parti pour la cause royaliste et Noirmoutier Ă©tait devenu pour lui une prison trĂšs douce. DĂšs leur arrivĂ©e, les reprĂ©sentants avaient fait mettre Wieland au cachot et saisi sa correspondance. Des lettres l’invitant Ă  venir passer la soirĂ©e en petit comitĂ© auxquelles il rĂ©pondait en termes courtois1 suffirent pour confirmer les soupçons de trahison qui pesaient sur lui. Son arrĂȘt de mort fut prononcĂ©. Il serait fusillĂ© le lendemain avec les trois gĂ©nĂ©raux venÂŹ dĂ©ens, comme traĂźtre et agent de d’ElbĂ©e. » Les historiens ont fixĂ© au 20 nivĂŽse an II 9 janvier 1 794 la date de l’exĂ©cution du gĂ©nĂ©ralissime d’ElbĂ©e et de ses compaÂŹ gnons de supplice. Ils ont adoptĂ© la date portĂ©e sur la copie de l’interrogatoire transmis par Piet, avec la mention postÂŹ ajoutĂ©e de la condamnation et de l’exĂ©cution. L’interrogatoire et l’exĂ©cution ne sont pas du mĂȘme jour et aucun de ces Ă©vĂ©nements n’a eu lieu Ă  la date du 20 nivĂŽse an IL Jusqu’ici, il n’y a pas un document ni une dĂ©duction qui soient venus confirmer cette date, au contraire, un certain nombre de tĂ©moignages se rencontrent pour l’infirmer. Il faut compter en premiĂšre ligne la preuve qu’apporte la lettre des reprĂ©sentants datĂ©e du jour de leur dĂ©part de NoirÂŹ moutier le 19 nivĂŽse 8 janvier annonçant au ComitĂ© de Salut public que tout est terminĂ©, ce qui fixe l’exĂ©cution au plus tard au 19 nivĂŽse 8 janvier. !La lettre saisie chez Pineau. Baguenier Desormeaux, Documents, p. 530. 262 LA MORT EE D’kLBÉE Le gĂ©nĂ©ral en chef Turreau avait quittĂ© Noirmoutier le 16 nivĂŽse 5 janvier. Il Ă©crivait de Nantes Ă  son ami de Saint- B. que l’exĂ©cution de d'ElbĂ©e avait eu lieu deux jours aprĂšs son dĂ©part de l’üle, ce qui, par dĂ©duction, fixerait la date au 18 nivĂŽse 7 janvier. D’un autre cĂŽtĂ© l’adjudant-gĂ©nĂ©ral Aubertin quitta l’üle le 17 nivĂŽse 6 janvier et n’apprit que plus tard le supplice de d’ElbĂ©e qui devait ĂȘtre fusillĂ© le dernier. Ces tĂ©moignages1 permettent de circonscrire la date de l’exĂ©cution entre le 17 et le 19 nivĂŽse. Mais, sans conteste, d’ElbĂ©e et ses compagnons n’ont pas Ă©tĂ© fusillĂ©s le 20 nivĂŽse i II faut y joindre les documents suivants ProcĂšs-verbal de levĂ©e des scellĂ©s de la maison occupĂ©e par d’ElbĂ©e Ă  Noirmoutier. 11 Ă©tablit que la levĂ©e a Ă©tĂ© faite en vertu des ordres donnĂ©s par les reprĂ©sentants Ă  Lebreton aĂźnĂ©, le 19 nivĂŽse 8 janvier jour de leur dĂ©part. ProcĂšs-verbaux de la municipalitĂ© de Noirmoutier. Communication de M. L. Troussier. Demande du 12 octobre 1796, par la veuve de Pierre Duhoux d’Hauterive afin d’obtenir main-levĂ©e du sĂ©questre Ă©tabli sur les biens de son mari, fusillĂ© Ă  Noirmoutier le 18 nivĂŽse an II 7 janvier 1794. ProcĂšs-verbaux. Communication de M. L. Troussier. En 1822. M. Jacobsen, maire de Noirmoutier, adresse au PrĂ©fet de la VendĂ©e une demande d’autorisation pour l'inhumat-ion des restes de d’ElbĂ©e et de ses compagnons fusillĂ©s le 6 janvier 1794 17 nivĂŽse an II. ProcĂšs-verbaux. Communication de M. H. Jacobsen. Piet, Ă©tabli plus tard Ă  Noirmoutier, a dĂ©livrĂ© soit comme maire, soit comme notaire, un certain nombre d’actes officiels et d’attestations relatifs Ă  ces Ă©vĂ©nements. Dans aucun de ces documents, la date de l’exĂ©cution n'est donnĂ©e, et Piet, pour dĂ©signer le moment se sert d’une formule dilatoire. Par exemple, dans un acte de notoriĂ©tĂ© du 29 janvier 1807, pour le dĂ©cĂšs de M. de Boisy, oĂč Piet signe en qualitĂ© de notaire, tĂ©moin oculaire de la mort dudit sieur Boisy, il est dit Boisy fut exĂ©cutĂ© militairement, Ă  la mĂȘme heure et en mĂȘme temps que M. d’ElbĂ©e. » Communication de M. le comte de KervenoaĂ«l, arriĂšre-petit-fils du marquis de Boisy. Le certificat dĂ©livrĂ© le 8 brumaire an IV 29 octobre 1796 par Piet qui se dit tĂ©moin des faits » relatant l’exĂ©cution de ÔVieland porte seulement le matin de l’exĂ©cution. » Baguenier Desormeaux, Documents , p. 201. On constate de mĂȘme la suppression systĂ©matique de la date dans le mé moire de l’avouĂ© Legrand de vendĂ©miaire an IV Ă  l’effet d’obtenir une pension pour la veuve Wieland, mĂ©moire dont Piet a fourni les Ă©lĂ©ments Chassin, La PrĂ©paration , t. ni, p. 352. VendĂ©e Patriote, t. m, p. 491. Beauchamp, Histoire de la guerre de la VendĂ©e, t. ii, p. 447. Sur ce fait particulier, il est impossible de trouver Piet en flagrant dĂ©lit de chronologie. La date du 20 nivĂŽse {9 janvier 1794 donnĂ©e par l’unique document de Piet, n’a donc pas Ă©tĂ© confirmĂ©e. LA MORT DE d’ëLBÉE 263 9 janvier comme l’a fait croire jusqu'ici la date fausse transmise par le document de Piet. Une lettre de Nantes lue par le citoyen Minier Ă  la SĂ©ance du Conseil gĂ©nĂ©ral de la commune de Paris du 19 nivĂŽse 8 janvier,, donnait des dĂ©tails sur la prise de Noirmoutier et se terminait ainsi. D’ElbĂ©e Ă  l’agonie, le temps presse, je ne peux t’en dire davantage. » Le mot Ă©tait juste’, les derniĂšres heures ne donnĂšrent pas le repos Ă  l’agonisant, obsĂ©dĂ© delĂ  grossiĂšre curiositĂ© de ses bourreaux. Le lion mourant Ă©tait livrĂ© aux outrages, Ă  d’odieuses plaisanteries qui ne cessaient point. Enfin las de cette agonie, d’ElbĂ©e, rassemblant un reste de forces, s’écrie De grĂące, Messieurs, faites-moi mourir, il est temps que cette tragĂ©die finisse ! » Le gĂ©nĂ©ralissime gisait sur son lit de douleur, et Mme d’ElÂŹ bĂ©e n’avait pas un instant, pendant ces journĂ©es d’angoisse, quittĂ© son chevet. L’heure de la sĂ©paration Ă©tait venue; un officier rĂ©publicain, pris de pitiĂ© devant cette grande inforÂŹ tune, veut Ă©viter Ă  l’épouse le dĂ©chirement des suprĂȘmes adieux, il a l’idĂ©e d’entraĂźner Mmo d’ElbĂ©e au bureau du comÂŹ mandant d’armes, sous le prĂ©texte d’une entrevue avec son frĂšre Duhoux d’Hauterive1. Est-ce Ă  ce moment que le gĂ©nĂ©ralissime comparut devant la commission militaire ? Celle-ci siĂ©geait encore au moment mĂȘme des prĂ©paratifs de l’exĂ©cution ; le lieu de ses sĂ©ances Ă©tait le grand salon de la maison Jacobsen, d’oĂč les conÂŹ damnĂ©s devaient ĂȘtre conduits sur la place d’Armes, lieu dĂ©signĂ© pour l’exĂ©cution. L’armĂ©e entiĂšre, sous les armes, formait le carrĂ© autour de l’arbre de la libertĂ©, peuplier Ă©norme transplantĂ© des bois de la Blanche sur la place d’Armes. Au pied de l’arbre Ă©taient 4 Avant d’ĂȘtre portĂ© au supplice, d’ElbĂ©e donna Ă  la jeune Marie-Anne Masson, qui le servait, le mĂ©daillon qu’il portait sur la poitrine. Cette reÂŹ lique est prĂ©cieusement conservĂ©e par les descendants de Marie-Anne Masson, qui possĂšdent Ă©galement V Imitation de JĂ©sus-Christ de Mm» d’ElbĂ©e avec une priĂšre de sa main. 264 LA MORT DE d’ELBÉÊ plantĂ©s quatre poteaux destinĂ©s aux quatre victimes1. Les reprĂ©sentants Bourbotte et L. Turreau avaient pris place au balcon de la maison Jacobsen. Triste et solennel cortĂšge que celui du glorieux vaincu dont la souffrance physique et la torture morale ont affaibli les forces, de ce mourant qu’il faut porter au supplice pour achever, sous les balles rĂ©publicaines le peu de vie qui lui reste. C’est dans un des fauteuils du grand salon oĂč siĂšge la Commission que d’ElbĂ©e est transportĂ© au pied de l’arbre de la libertĂ© On dit qu’au moment oĂč les rangs des soldats allaient s’ouvrir sur son passage, un prĂȘtre, vĂȘtu en paysan, s’avança et lui prĂ©senta un crucifix tenu cachĂ© sous ses vĂȘtements, et que l’on vit le front du martyr s’incliner devant le signe et la promesse du salut. Mme d’ElbĂ©e, inquiĂšte, avertie par cette divination du cƓur qui ne trompe pas, se rend compte du malheur qui va la frapper. Elle a vu le rassemblement des troupes et surpris les propos de ceux qui se prĂ©parent Ă  fusiller le gĂ©nĂ©ralisÂŹ sime des brigands ». Elle s’échappe, court Ă  la place d’Armes, mais c’est en vain qu’elle essaie de parvenir jusqu’à son mari. On m’a tromÂŹ pĂ©e, crie-t-elle, je veux mourir avec lui ! » Les soldats la repoussent violemment et les reprĂ©sentants, importunĂ©s par ses cris, se rĂ©pandent en menaces et en blasphĂšmes et donnent l’ordre de l’éloigner de leur prĂ©sence. Les apprĂȘts sont terminĂ©s. MM. de Boisy et Duhoux d’IIau- terive sont attachĂ©s au poteau qui leur est destinĂ©, il en reste un vacant et le destinataire, l’officier rĂ©publicain Wieland, se fait attendre. Wieland comparaĂźt en ce moment devant la commission 1 La tradition fixe l’emplacement de l’exĂ©cution le long du mur de la maison Lebreton, mur du jardin de la Douane actuelle. M. Viaud-Grand- Marais marque l’emplacement au sud, le long du quai, les balles se perdant dans les marais salants. LA MORT DE ĂŒâ€™ELBÉE 265 militaire et essaie de gagner du temps. Il s’est muni d’un mĂ©moire justificatif qu’il veut lire et rĂ©clame un sursis de vingt-quatre heures pour rĂ©pondre Ă  ses accusateurs. Un des membres en rĂ©fĂšre aux reprĂ©sentants, mais il revient aussitĂŽt avec l’ordre de couper court Ă  tout dĂ©lai et de conduire le condamnĂ© au supplice. Wieland dĂ©bouche sur la place d’Armes, il tient encore son mĂ©moire Ă  la main. A l’instant il est saisi, ses vĂȘtements sont arrachĂ©s, on le garrotte, on le lie au poteau vacant. EffarĂ©, l’infortunĂ© essaie de protester, un roulement de tambours se fait entendre pour la lecture de la sentence. Un homme Ă  cheval lit les noms des condamnĂ©s, et Ă©nuÂŹ mĂšre les crimes dont on les accuse ils ont allumĂ© la guerre civile, et sont responsables de ses horreurs ». Wieland est dĂ©signĂ© comme le complice et l’agent de d’ElbĂ©e, le traĂźtre qui a vendu Noirmoutier aux rebelles. » Wieland, sous cette flĂ©trissure, se dĂ©bat dans ses liens, Ă©branle le poteau auquel il est garrottĂ©, et, dans un appel dé sespĂ©rĂ© s’écrie. . . Gela est faux, je n'ai jamais Ă©tĂ© traĂźtre ! » A ce cri de protestation, nulle voix parmi les compagnons d’armes du rĂ©publicain ne s’élĂšve pour parler de justice et de pitiĂ© ; seuls vont y rĂ©pondre, sous l’inspiration de l’honneur de la conscience et de la foi, de cette foi pour laquelle ils donÂŹ nent leur vie, les trois royalistes, ses compagnons de supplice. Le gĂ©nĂ©ralissime se soulĂšve pour protester contre l’injusÂŹ tice par un dernier Ă©lan du cƓur. Non! M. Wieland n’est pas de notre parti, vous faites pĂ©rir un innocent I » En mĂȘme temps de Boisy et Duhoux d’Hauterive attestent hau- terrtent que Wieland n’est pas un traĂźtre. Le feu du peloton d’exĂ©cution les surprend dans cette suÂŹ prĂȘme expression de gĂ©nĂ©rositĂ© et de pardon chrĂ©tien Les grands chefs vendĂ©ens sont morts, les uns sur le champ de bataille, les autres sur l’échafaud ou sous les balles du parti qui a triomphĂ© ; le gĂ©nĂ©ralissime de toutes les armĂ©es catholiques et royalistes ne pouvait envier une mort plus 266 LA MORT DE d’eLBÉE glorieuse1 II. Aucun de ces drames de l'histoire n'a mis d’ailÂŹ leurs plus nettement en contraste et la grandeur dame des victimes et l’infamie des bourreaux. Et pour ajouter le mensonge Ă  la fĂ©rocitĂ© les reprĂ©senÂŹ tants Ă©crivaient Ă  la Convention ce rĂ©cit calomniateur que Gouthon le paralytique venait lire Ă  la tribune de sa voix douce. En prĂ©sence de l’armĂ©e entiĂšre, tous ces nobles cheva- liers, ces fiers vengeurs de la Couronne et de l’Église, ayant Ă  leur tĂȘte d’ElbĂ©e leur gĂ©nĂ©ralissime, qui nous priaient Ă  genoux de leur laisser la vie, ont Ă©tĂ© frappĂ©s du glaive exterminateur aux cris mille fois rĂ©pĂ©tĂ©s de Vive la RĂ©pu- blique et ses dĂ©fenseurs ! Ce n’était pas assez d’îter la vie, il fallait encore dĂ©shoÂŹ norer. Mais ces fourberies sont restĂ©es impuissantes Ă  rayer de l’histoire les actes et les paroles des victimes. L’hĂ©roĂŻsme des VendĂ©ens, artisans, paysans, bourgeois, nobles et prĂȘtres, de tout ce peuple levĂ© pour disputer la France Ă  la RĂ©volution, a survĂ©cu aux mensonges, aux sophismes sans cesse renouvelĂ©s pour le dĂ©naturer et le flĂ©trir. Ah ! Français que vous ĂȘtes ! Que d’hĂ©roĂŻsme perdu 1 » I Les corps de d’ElbĂ©e et de ses compagnons furent jetĂ©s dans les douves du chĂąteau. En !82t\ M. Jacobsen, maire de Noirmoutier, sollicita du prĂ©let de la VendĂ©e l’autorisation d’exhumer les restes des VendĂ©ens et de les transÂŹ fĂ©rer au cimetiĂšre ; le Conseil gĂ©nĂ©ral prit l’initiative d’une souscription pour l’érection d’un monument Ă  leur mĂ©moire. La direction des fortificaÂŹ tions reçut du Ministre de la guerre l’autorisation d’opĂ©rer les fouilles dans la contrescarpe du fossĂ© mais le gĂ©nie militaire mit du retard Ăą l’entreprise des travaux et les recherches n’étaient pas encore commencĂ©es en 1824. Le prĂ©fet engageait le maire de Noirmoutier Ă  les diffĂ©rer jusqu'il la prochaine session du Conseil gĂ©nĂ©ral oĂč des propositions seraient faites Ă  ce sujet. Les recherches furent dĂ©finitivement abandonnĂ©es ; les dĂ©pouilles mortellos du gĂ©nĂ©ralissime et de ses compagnons attendentencore une sĂ©pulture chrĂ©tienne. II existe plusieurs versions sur l’endroit prĂ©cis oĂč les corps auraientĂ©iĂ© inhumĂ©s ; le rapport du chef du gĂ©nie Ă  Noirmoutier transmis au MinistĂšre de la guerre Ă  la date du 19 novembre 1822 donnerait l’emplacement exact. LA MORT' DE D’ELBÉE 267 dit mĂ©lancoliquement Hoche Ă  Charette. A quoi, le VendĂ©en rĂ©pond, Rien ne se perd, Monsieur1 1 » 11 n’y a pas de sang- infĂ©cond ni de sacrifices stĂ©riles. L’inÂŹ comparable page de notre histoire oĂč la VendĂ©e a inscrit tant de noble vaillance et de pur dĂ©vouement, est Ă  jamais fixĂ©e. Dans l’ordre des rĂ©sultats, son courage religieux a imposĂ© Ă  la RĂ©publique victorieuse le respect dĂ» aux consÂŹ ciences et le champ de bataille est restĂ© au vaincu. L’insurÂŹ rection catholique, ce devoir sacrĂ©, a conservĂ© au pays la religion, cette derniĂšre et solide barriĂšre, qui subit les plus rudes attaques des instincts brutaux et des appĂ©tits dé chaĂźnĂ©s par la RĂ©volution. Aujourd’hui que les masques de grossiĂšre Ă©galitĂ© et de fraÂŹ ternitĂ© douteuse tombent, que les programmes imposteurs de philantrophie, de sociĂ©tĂ© nouvelle, d’émancipation de l’huÂŹ manitĂ©, ont menti Ă  leurs promesses, que les lĂ©gendes gonflĂ©es par les intĂ©ressĂ©s crĂšvent et que le bloc » s’effrite ; aujourd'hui que les mots nouveaux de faillite de la RĂ©voluÂŹ tion, de rĂ©vision de son histoire, se font entendre et Ă©couter, le temps est venu de dresser le bilan des conquĂȘtes de de 1789. Il n’est plus besoin d’insister davantage sur l’honneur et la fidĂ©litĂ© des VendĂ©ens, ni d’attester une fois de plus ieur hĂ©roĂŻsme; c’est maintenant de leur patriotisme qu’il faut parler, car ces Français aimaient vĂ©ritablement la France et d’un amour sans convoitise, dĂ©sintĂ©ressĂ©, clairvoyant. FIN Mis d’ElbĂ©e. Paul DeroulĂšde, La mort de Hoche , p. 212. LE CLERGE DE LA VENDÉE PENDANT LA RÉVOLUTION Suite1. Au nombre des 75 prĂȘtres qui s’embarquĂšrent aux Sables d’OIonne le 9 septembre 1792 avec M. Paillou pour . obĂ©ir Ă  la loi de la dĂ©portation, se trouvaient plusieurs chanoines de Luçon M. de Landerneau, n° 1 du rĂŽle d’embarquement ; M. Gandillon, n° 34 ; M. Bouhier, n° 36 ; M. de Fontaines, n°41 ; M. Hamon, n° 43 ; M. Serin de LesnardiĂšre, n° 49 ; M. de Buor, n° 53 ; M. Sicard, n° 64. M. Charles-Alexis-Benjamin DE LANDERNEAU apparteÂŹ nait Ă  une famille vendĂ©enne; il avait Ă©tĂ© baptisĂ© Ă Saint-Pierre- du-Chemin le 8 avril 1758, et joignait Ă  son canonicat prĂ©bendĂ© le bĂ©nĂ©fice de la chapelle de Saint-Antoine de la CrĂ©anciĂšre en Saint-Denis la Chevasse. AprĂšs son refus de serment, son traitement fut fixĂ©, le 30 mars 1791, Ă  2154 1. 2 s. 9 d. plus 1 Voir la livraison de janvier 1898. — s ♩ LE CLERGÉ DE LA VENDÉE PENDANT LA RÉVOLUTION 269 86 1. pour son ex-bĂ©nĂ©fice de saint Antoine. Lorsque l’horizon s’assombrit, il conforma sa conduite Ă  celle de M. Paillou ; il le suivit Ă  Fontenay quand un certain nombre de prĂȘtres furent mandĂ©s au chef-lieu du dĂ©partement par suite de dĂ©nonciaÂŹ tions ; il partagea les Ă©preuves de sa dĂ©tention, s’embarqua avec lui pour l’Espagne, et l’accompagna jusqu’à Astorga. Mais lĂ  il se mit du cĂŽtĂ© des exilĂ©s qui crurent pouvoir reprocher Ă  M. Paillou certaines prĂ©fĂ©rences pour quelques prĂȘtres, et il se sĂ©para de son chef. — Je ne puis louer M. de Landerneau de s’ĂȘtre sĂ©parĂ© de vous, Ă©crivait Mgr de Mercy le 13 juin 1796. Je sens que cela doit faire mauvais effet. S’il a de l’amitiĂ© pour moi, il rĂ©parera cette fausse dĂ©marche. Je voudrais qu’il sĂ»t tout le grĂ© que je lui saurais s’il avait en vous toute la confiance qu’il me doit. » Les dĂ©sirs du prĂ©lat ne se rĂ©alisĂšrent pas ; M. de LanÂŹ derneau continua Ă  se tenir Ă  l’écart, et les rapports avec M. Paillou ne furent repris qu’aprĂšs le retour en France, en 1801. — Ce que vous me dites de M. de Landerneau m’a fait grand plaisir. Puissent les bonnes espĂ©rances que vous avez conçues se soutenir. Est-il dans le diocĂšse ? f Lettre de Jier de Mercy, 20 juillet 1 801. » Il n’y Ă©tait peut-ĂȘtre pas encore, mais il se disposait Ă  y arriver. En rentrant d'Espagne, M. de Landerneau se reposa prĂšs d’un an chez un ami, Ă  Litran, prĂšs de Bordeaux, par Gastelneau de MĂ©doc. C’est de lĂ  qu’il prit un passe-port pour revenir Ă  Luçon. 26 praiiial, an IX. Le PrĂ©fet du dĂ©partement de la VendĂ©e, vu le passe-port dĂ©livrĂ© par le commissaire gĂ©nĂ©ral de police de Bordeaux le 8 germinal dernier au citoyen Charles-Alexis Landerneau prĂȘtre pour se rendre Ă  Luçon, Ă  la charge de se prĂ©senter devant nous, et sur la demande de ce citoyen Autorise le citoyen Charles-Alexis-Benjamin Landerneau Ă  rĂ©sider dans la commune de Luçon sous la surveillance des 270 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE autoritĂ©s cohstituĂ©es et Ă  la charge par lui de se conformer aux lois de la RĂ©publique ». Arch . dĂ©p., de la VendĂ©e. Le nom de M. de Landerneau ne figure ni sur l’état des prĂȘtres rĂ©sidant en VendĂ©e en l’an IX, ni sur les listes des pensionnaires de Tan X, ni dans la nĂ©crologie du diocĂšse ; il y a donc lieu de supposer qu’il ne revint pas Ă  Luçon, comme il en avait eu l’intention. M. Jean-AimĂ© GANDILLON, chanoine, Ă©tait nĂ©, le ^octoÂŹ bre 1747, au village de la Massoterie, prĂšs d’Aizenay, oĂč son pĂšre, venu d’Auvergne, s’était Ă©tabli chaudronnier. EnvoyĂ© au sĂ©minaire, il s’y fit remarquer par son intelligence. Mgr Gaultier d’Ancyze le prit en amitiĂ©, et l’appela prĂšs de lui comme secrĂ©taire, fonctions que Mgr de Mercy lui conserva, en y ajoutant un canonicat et la dignitĂ© de sous-doyen. M. Gandillon refusa le serment exigĂ© par la Constitution ciÂŹ vile du clergĂ© en 1790, et, le 25 janvier 1791, dutaporterau diÂŹ recteur du district les titres de son sous-dĂ©canat et des prieurĂ©s de Saint-Martin et de Sainte-Madeleine, de Saint- Laurent de FougĂ©rĂ© et de la chapelle des Gabards dont il Ă©tait titulaire, ĂŒn lui accorda un traitement proportionnel de 1333 livres 11 sols 6 deniers indĂ©pendamment de ses appoinÂŹ tements de chanoine. Le 1er avril 1792, la municipalitĂ© de Luçon lui dĂ©livra un certificat d’une annĂ©e et plus de rĂ©sidence. DĂ©noncĂ©, il fut mis en surveillance Ă  Fontenay avec M. Paillou et d’autres, et lorsque les prĂȘtres insermentĂ©s durent quitter la France, il s’embarqua aux Sables d’OIonne pour l’Espagne, le 9 sepÂŹ tembre 1792, sur le Jean-François , dont nous connaissons dĂ©jĂ  la laborieuse traversĂ©e. M. Gandillon suivit M. Paillou dans ses diverses rĂ©sidences jusqu’à Madrid ; mais, au lieu de l’accompagner Ă  Astorga, il se mit Ă  la tĂȘte des dissidents qui se fixĂšrent Ă  Al Puente del Arsobispo Pont-l’ArchevĂȘque. Il n’avait pas Ă©tĂ© sans conceÂŹ voir un peu de jalousie de l’élĂ©vation de M. Paillou au poste PENDANT LA RÉVOLUTION 271 suprĂȘme de reprĂ©sentant de Mgr de Mercy en Espagne. Sans fortune personnelle, il disposait nĂ©anmoins de ressources importantes par suite des crĂ©dits que lui ouvrait chez des banquiers espagnols son ami M. Cadou, riche nĂ©gociant de Nantes. Il avait mĂȘme fait des offres d’argent Ă  Mgr de Mercy , qui en avait Ă©tĂ© touchĂ©, mais qui n’en avait pas moins mainÂŹ tenu ses pleins pouvoirs Ă  M. Paillou, par les mains de qui arrivĂšrent du reste les remercĂźments du prĂ©lat Ă  M. Gandil- lon. De lĂ  une froideur marquĂ©e de la part de ce dernier envers M. Paillou, source de froissements inĂ©vitables. — J’ai profondĂ©ment Ă©tĂ© affectĂ© de ce que je vois de division entre vous et l’abbĂ© Gandillon, je voudrais ne vous voir Ă  tous qu’un mĂȘme cƓur, qu’un mĂȘme esprit, comme vous n’avez tous qu’une mĂȘme foi, qu’une mĂȘme espĂ©rance ». Lettre de Mgr de Mercy, 17 juillet 1793. La sĂ©paration de Madrid fut une solution. AprĂšs un an de sĂ©jour Ă  Al Puente del Arsobispo, M. GanÂŹ dillon regretta la scission et tĂ©moigna Ă  M. Paillou le dĂ©sir de le rejoindre Ă  Astorga. Les dĂ©marches faites en ce sens auprĂšs des autoritĂ©s espagnoles n’aboutirent pas. — Soyez mon interprĂšte auprĂšs de M. Gandillon et de ses associĂ©s, Ă©crit Mgr de Mercy le 25 avril 1794. Je suis fĂąchĂ© de la contraÂŹ riĂ©tĂ© qu’ils ont Ă©prouvĂ©e en n’obtenant pas la libertĂ© de vous rejoindre ; mais je sens que dans la circonstance il y a eu sagesse Ă  leur refuser cette consolation; je ne doute pas qu’ils n’en aient fait gĂ©nĂ©reusement le sacrifice ; il faut savoir rester oĂč l’on est, parce que les dĂ©placements, quand ils ne sont pas forcĂ©s, ne sont jamais sans inconvĂ©nients ». M. Gandillon ne montra pas tant de rĂ©signation. Puisqu’on refusait de le laisser aller Ă  Astorga, il rĂ©solut de se rendre dans le diocĂšse de Santander, dont l'Ă©vĂȘque avait acquis une rĂ©putation justifiĂ©e de bienveillance et de charitĂ©. M8r de Mercy n’approuva point ce projet S’il en est temps encore, conÂŹ seillez Ă  M. Gandillon de ne pas changer d’asile. Je crois bien qu’il sera reçu avec bontĂ© par le saint Ă©vĂȘque de San- 272 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE tander ; mais il est rare de gagner a un changement. » Lettre du 14 novembre 1795. M. Gandillon ne quitta pas Pont-l’ArchevĂȘque, comme nous l’apprend sa lettre du 16 mars 1796 Ă  son ami de Nantes, M. Gadou. Cette lettre, interceptĂ©e par l’administration franÂŹ çaise, fut remise au ministĂšre de la police gĂ©nĂ©rale, et comÂŹ muniquĂ©e avec demande de renseignements au commissaire prĂšs l’administration centrale de la Loire-InfĂ©rieure. Gadou, Ă©crit le ministre, est l’agent de Gandillon et de plusieurs autres prĂȘtres dĂ©portĂ©s ; il leur envoie de l’argent ; il a mĂȘme invitĂ© Gandillon Ă  emprunter en Espagne lorsqu’il en aurait besoin, et qu’il se charge de payer. Entre autres envois faits, il en signale un de 25091. 15 s. 3 d. Gadou partage les opinions fanatiques de ces ennemis dĂ©clarĂ©s de la RĂ©publique et traÂŹ vaille clandestinement Ă  les faire rentrer en France. »Arch. dĂ©p. de la Loire-InfĂ©rieure. Tout en restant Ă  Pont-l’ArchevĂȘque, M. Gandillon n’en continuait pas moins de se plaindre. — Je suis bien fĂąchĂ© que M. Gandillon soit toujours tourmentĂ© et inquiet, Ă©crit M6r de Mercy, le 10 juin 1796 ; il est juste de lui laisser le soin de son bonheur et je dĂ©sire bien sincĂšrement qu’il y parvienne. » Lors du mouvement des dĂ©portĂ©s français vers la fronÂŹ tiĂšre, mouvement arrĂȘtĂ© par le coup d’État de fructidor, on fut inquiet de la situation de M. Gandillon — Pourquoi ne me dites-vous rien de Mi\l. Gandillon et Jourdain ? Que sont- ils donc devenus ? » {Lettre de Mgr de Mercy du 14 avril 1 798. M. Gandillon Ă©tait montĂ© un peu au nord, et s’était arrĂȘtĂ© Ă  Talaveyra de la Reyna. DĂšs que M»r de Mercy en fut informĂ©, il lui Ă©crivit, mais sa lettre fut interceptĂ©e par la police franÂŹ çaise. C’est Ă  Talaveyra qu’au mois de novembre 1800 M. Gandillon reçut, par l’entremise de son ami Gadou, l’autoÂŹ risation officielle de rentrer en France. Il se mit aussitĂŽt en route. Le il dĂ©cembre 1800 il Ă©crit de Saint-SĂ©bastien Ă  M. Gavoleau, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©fecture de la VendĂ©e, pour le remercier de sa lettre et du passe-port qu’elle con- PENDANT LA RÉVOLUTION 273 tient. Le cordon sanitaire contre la peste d’Andalousie l'a empĂȘchĂ© de le remercier de vive voix depuis six semaines. Il regrette que ses compagnons d’exil n’aient pas rempli la proÂŹ messe de fidĂ©litĂ© qu’ils avaient faite au gouvernement. Cette fidĂ©litĂ© est un devoir. Il se fixerait pour jamais en Espagne, s’il n’était dĂ©cidĂ© Ă  la promettre et Ă  la tenir. Arch . dĂ©p. de la VendĂ©e. DĂšs le 7 novembre, M. Cadou avait Ă©crit Ă  Cavoleau que M. Gandillon se rapprochait de la France, et qu’il avait eu de ses nouvelles par le dernier courrier de Madrid, M. Gandillon espĂ©rait ĂȘtre Ă  Bayonne vers le 25 novembre ; mais les pré cautions sanitaires prises Ă  la frontiĂšre le retinrent jusqu’au 11 dĂ©cembre Ă  Saint-SĂ©bastien. Il n’arriva en VendĂ©e qu’à la fin de janvier 1801. L'arrĂȘtĂ© du prĂ©fet de la VendĂ©e, du 11 pluviĂŽse an IX 31 janvier 1801 J, qui autorise son sĂ©jour, est ainsi conçu Le prĂ©fet de la VendĂ©e, vu la lettre du ministre de la police gĂ©nĂ©rale de la RĂ©publique en date du 23 vendĂ©miaire dernier par laquelle il nous prĂ©vient qu’il permet au nommĂ© Gandillon, ex-chanoine de Luçon, de rentrer dans ses foyers, et nous autorise en consĂ©quence Ă  le recevoir et Ă  le placer sous la surveillance de la municipalitĂ© de son domicile, Ă  la charge par lui de faire la promesse de fidĂ©litĂ© Ă  laConstitution. Autorise le citoyen Gandillon, attendu qu’il s’est conÂŹ formĂ© Ă  la loi, Ă  rĂ©sider dans la commune de GoĂ«x, arronÂŹ dissement des Sables, sous la surveillance du maire de cette commune. » Arch. dĂ©p. de la VendĂ©e. En rĂ©alitĂ© M. Gandillon rĂ©sida le plus souvent au chĂąteau de la GrouiniĂšre, chez son ami Cadou, dont le beau-frĂšre, M. Dorion, pĂšre d’un futur curĂ© de Saint- Gilles-sur-Vie, avait fait ses Ă©tudes chez un oncle de l’abbĂ© Gandillon, prieur d'A- vrillĂ© ; de lĂ  les liens d’amitiĂ© entre les deux familles. M. Gandillon intervint frĂ©quemment auprĂšs de Cavoleau en faveur des prĂȘtres dont le retour n’avait pas Ă©tĂ© si bien accueilli que le sien ; dans une de ses lettres, du 14 pluviĂŽse TOME XI. — JUILLET, AOUT, SEPTEMBRE. 19 274 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE an IX, il dit qu’il a retrouvĂ© ses livres entre les mains de M Bonnard, homme vraiment honnĂȘte. » Arch. dĂ©part, delĂ  VendĂ©e . Il desservit la paroisse de GoĂ«x, et, malgrĂ© son esprit de conciliation et de soumission, ne fut pas sans se heurter Ă  des difficultĂ©s, comme le montre sa lettre Ă  Cavo- leau, du 17 prairial an IX 6 juin 1801 La GrouiniĂšre, par Saint-Gilles-sur-Vie. — Vous vous plaiÂŹ gnez de mon silence, mon amy, je l’apprends par Mlle La ProutiĂšre. Vous avez raison et je n’ai pas tort ; vous l’aurez vu par ma derniĂšre lettre. La vĂŽtre s’est Ă©garĂ©e. ArrivĂ© icy on me proposa de me charger de la paroisse de GoĂ«x ; je l’ai fait pour n’ĂȘtre pas oisif et dans la persuaÂŹ sion que je pourrais ĂȘtre utile. A dĂ©faut d'Ă©glise on choisit l’ancien parquet qui est Ă  l’extrĂ©mitĂ© des halles pour servir d’oratoire. Les halles servent d’abri au peuple qui s’y asÂŹ semble pour les offices. Ne doit-on pas les regarder comme lieu destinĂ© au culte pour le temps que dure l’office les jours de dimanche et de fĂȘtes ? Le maire de la commune me prie de vous le demander, afin que nous puissions savoir Ă  quoi nous en tenir. Il n'y a pas eu et il n’y aura jamais, tant que je serai chargĂ© de la paroisse, la moindre infraction aux lois, je dois prĂȘcher leur observation et j’en donnerai l’exemple tant qu’on ne me demandera rien de contraire Ă  mon opinion religieuse. Pourrais-je descendre sous les halles sans sortir de leur enceinte pour y faire l’aspersion et toutes les autres cĂ©rĂ©moÂŹ nies qui se font dans l’intĂ©rieur des temples? Jusqu’icy j’ai cru devoir m’en abstenir. On a trouvĂ© mauvais que je prĂȘÂŹ chasse du palier d’un mauvais escalier Ă  la porte du parquet mais sous le couvert des halles. C’est le seul endroit d’oĂč l’on puisse se faire entendre. Je n’y soupçonnais pas la moindre difficultĂ©. Des gens au tonde 1793 qui ne manquent pas dans les communes des environs l’ont trouvĂ© fort mauÂŹ vais. G’est selon eux un lieu public. En ce cas je dois m’abs- tenird’y faire l’office, et comme il est impossible de trouver PENDANT LA RÉVOLUTION 275 dans la commune un autre local, il serait dĂšs lors de nĂ©cessitĂ© de renoncer Ă  l’exercice du culte catholique. Tous les habiÂŹ tants et ceux des communes voisines le verraient avec bien de la peine, et il en pourrait rĂ©sulter des inconvĂ©nients que je dĂ©sire surtout Ă©viter. Quoiqu’il en soit, je me retirerais sans balancer pour conserver la paix, le seul bien qui me reste, et dont je ferais difficilement le sacrifice, si le premier venu pouvait me susciter des difficultĂ©s uniquement fondĂ©es sur sa maniĂšre de voir et de penser. J’ai cru devoir faire sonner une] clochette Ă  la porte du parquet ou sur le palier dont je vous ai 'parlĂ©, pour annoncer que l’office va commencer. Si c’est une faute j’avoue francheÂŹ ment que je l’ai commise. Je croyais devoir le faire 1° parce que je regardais ce lieu comme particuliĂšrement affectĂ© au culte pendant la durĂ©e des offices ; 2e parce que je sais qu’on sonne les cloches dans beaucoup d’endroits et notamment dans les environs de Fontenay ; je les ai entendues. C’est beaucoup que notre clochette se fasse entendre du bout des halles, tant elle est petite ; elle a nĂ©anmoins blessĂ© le tympan de certains terroristes qui sont venus ici. A Saint-Gilles comme aux Sables on Ă©lĂšve la prĂ©tention d’exiger la promesse de fidĂ©litĂ© Ă  la Constitution de la part de tous ceux qui cĂ©lĂ©breraient dans leurs temples en a-t-on le droit? Ne suffirait-il pas de prouver qu’on s’est mis en rĂšgle? M. Cadou vous dit tout ce qu’on peut de plus obligeant. Adieu, mon amy ; vous connaissez tous les sentiments que je vous ai vouĂ©s ; c’est pour la vie. Gandillon » La rĂ©ponse Ă  cette lettre ne parvint pas Ă  M. Gandillon qui Ă©crivit une seconde fois dans le mĂȘme sens, le 11 messidor suivant. A la suite de la premiĂšre lettre, le prĂ©fet, Merlet, a Ă©crit de sa main le sens de la rĂ©ponse Ă  faire Le son des cloches servant Ă  annoncer la rĂ©union des sectateurs d’un culte quelconque est interdit. 276 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE A l’égard des halles qui remplacent aujourd’hui l’église, je ne vois aucun inconvĂ©nient Ă  cet usage pourvu que cela ne gĂȘne en rien les marchands et les acheteurs, et que le public ne soit pas habituĂ© Ă  en faire un lieu de rendez-vous pour ses affaires ou ses plaisirs; auquel cas on ne pourrait le priver de sa jouissance. Au surplus, le maire de la comÂŹ mune doit ĂȘtre consultĂ© sur le principal objet de cette lettre et il devra s’expliquer si les halles sont ou non closes ; car, si elles sont ouvertes, l’exercice du culte ne pourra avoir lieu. Ce serait lui donner une publicitĂ© sujette Ă  des inconvĂ©nients et que ne tolĂšre pas la loi. » Arch . dĂ©p. de la VendĂ©e. Cet incident n’altĂ©ra pas la confiance de l’autoritĂ© en la sagesse de M. Gandillon, puisque dans le rapport que leprĂ©fet adressa au ministre en juillet suivant, le desservant de CoĂ«x figure avec cette mention Gandillon, ancien chanoine de Luçon, ami du gouvernement, mƓurs excellentes, instruit. » Arch. nat. P19. 865. D’autre part la rĂ©conciliation avec M. Paillou Ă©tait sincĂšre depuis longtemps. — J’ai prĂ©venu vos dĂ©sirs Ă  l’égard de M. Gandillon, Ă©crit Msr de Mercy Ă  M. Paillou le 12 aoĂ»t 1801. Je lui ai Ă©crit le 15 juillet, en lui envoyant une lettre de l’abbĂ© de Rozand vous aurez vu ma lettre, car je vous l’ai adressĂ©e dĂ©cachetĂ©e, je dĂ©sire bien qu’il en soit satisfait et qu’il ne reste plus rien de ses anciennes prĂ©ventions contre vous et contre moi. Renouvelez-lui les assurances de mon amiÂŹ tiĂ©, de mon estime et de la satisfaction que me donne son zĂšle. »> M. Paillou donna bientĂŽt Ă  M. Gandillon une preuve Ă©claÂŹ tante de sa confiance personnelle. AprĂšs avoir acceptĂ© l’évĂȘchĂ© de la Rochelle, il nomma M. Gandillon son grand vicaire dans la VendĂ©e. Cette nomiÂŹ nation avait le plein agrĂ©ment de l’administration civile, car le nouveau grand vicaire Ă©tait des mieux notĂ©s Ă  la prĂ©fecture. Il rĂ©unit l’estime gĂ©nĂ©rale et se montre partout aussi dĂ©vouĂ© au gouvernement qu’aux intĂ©rĂȘts de l’Eglise. » {Arch. dĂ©part, de la VendĂ©e. PENDANT LA RÉVOLUTION 277 Les Annonces politiques et littĂ©raires relatent cet incident dans leur n° du 25 germinal an XII 15 avril 1805 j Mer l’EvĂȘque de la Rochelle a nommĂ© pour son grand vicaire dans la VendĂ©e et pour remplir la place qu’il occupait lui-mĂȘme avant son Ă©piscopat, M. l’abbĂ© Gandillon, ancien chanoine de Luçon, et qui depuis son retour d’Espagne a desÂŹ servi la succursale de GoĂ«x. On pense que ce choix d’un VendĂ©en ne peut qu’ĂȘtre agrĂ©able Ă  toute la VendĂ©e. M Gandillon d’ailleurs est connu par ses rares talents en tout genre, particuliĂšrement dans l’administration oĂč il s'est instruit pendant treize annĂ©es de secrĂ©tariat Ă  l’école de MM. les Ă©vĂȘques Gauthier etde Mercy. Son adresse est Ă  M. l'abbĂ© Gandillon , vicaire gĂ©nĂ©ral du diocĂšse de la Rochelle , Ă  la GrouiniĂšre, par Saint-Gilles. » C’est en effet de la GrouiniĂšre que le grand vicaire pour la VendĂ©e administra cette partie du diocĂšse de la Rochelle. Une correspondance suivie et quelques voyages y suffirent, particuliĂšrement pendant l’hiver quand M*r Paillou rĂ©sidait Ă  la Rochelle. M. Gandillon mourut grand vicaire, Ă  la GrouiniĂšre, en 1824. Deux autres chanoines de Luçon, MM. Bouhieret Jourdain, avaient Ă©tĂ© les fidĂšles compagnons de M. Gandillon en EsÂŹ pagne. M. François-RenĂ©-Hilaire BOUHIER Ă©tait syndic du diocĂšse, lorsqu’il entra au Chapitre en fĂ©vrier 1768, en donnant sa dĂ©mission de chapelain de la chapelle des Rousse- leau desservie en l’église de Soullans Arch. de la fabrique de Saint- Gilles- sur -Vie. Il avait tout prĂšs de 60 ans lorsqu’il refusa le serment. Son Ăąge le dispensait d’obĂ©ir Ă  la loi de dĂ©portation, mais il ne voulut pas se sĂ©parer de ses confrĂšres et s’embarqua avec MM. Paillou, Gandillon et autres, le 9 septembre 1792, aux Sables d’Olonne. En Espagne, il fit d’abord partie de la colonie dirigĂ©e par M. Paillou, puis, au moment de la scission, il suivit M. Gandillon Ă  Pont-l’Arche- mourut dans cette ville en octobre 1795. — Je sens 278 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE mieux que je ne peux l’exprimer la douleur que m’a causĂ©e la nouvelle delĂ  mort du digne et excellent abbĂ© Bouhier. Jugez-en, mon cher ami, par celle que vous ressentez vous- mĂȘme et par l’estime et l’amitiĂ© que vous me connaissiez pour cet excellent homme. Nous devons le croire dans le sein de Dieu qui l’a trouvĂ© mĂ»r pour l’éternitĂ© ; mais la foi nous commande de prier pour lui et la charitĂ© nous l’ordonne. C’est un devoir que nous remplirons tous avec confiance, mais qui ne nous dĂ©fend pas de regretter, et pour la gloire du diocĂšse et pour notre bonheur particulier, un homme aussi prĂ©cieux. En mĂȘme temps que je sens votre juste douleur et que je la partage, je conçois facilement celle de ses compaÂŹ gnons, MM. Gandillon et Jourdain, et la mienne en devient plus sensible. » Lettre de Mer de Mercy, du 14 novembre 1795. M. Augustin JOURDAIN, chanoine semi-prĂ©bendĂ©, Ă©tait en outre titulaire des deux chapelles des Vigneaux et des Vin- cendet. Le 25 fĂ©vrier 1791, le Directoire du DĂ©partement, qui avait fixĂ© son traitement comme chanoine, lui accorda en en outre une somme annuelle de 225 1. reprĂ©sentant la moitiĂ© du revenu de ses autres bĂ©nĂ©fices. Son refus de serment l’obligea d’obĂ©ir Ă  la loi de dĂ©portation. Il accompagna en Espagne MM. Paillou et Gandillon, et s’attacha Ă  ce dernier lors de la sĂ©paration qui conduisit le groupe dissident Ă  Pont- l’ ArchevĂȘque, puis Ă  Talaveyra de la Reyna. Six lettres de M. Jourdain Ă  M. Brumault et de Beauregard, conservĂ©es dans les archives de la famille de Gurzon Ă  Poitiers, nous apprennent que, dans cette derniĂšre ville, les prĂȘtres lu- çonnais avaient trouvĂ© asile chez les P. Franciscains. La derniĂšre lettre, du 4 juillet 1802, tĂ©moigne que M. Jourdain ne s’empressa pas de rentrer en France C’est une espĂšce de hasard que je sois encore Ă  Talaveyra. Tous mes prĂ©paÂŹ ratifs Ă©taien-t faits pour en partir avec deux de nos messieurs, d’ici dnns la semaine de la PentecĂŽte, lorsqu’il survint Ă  un PENDANT LA RÉVOLUTION 279 de mes compagnons de voyage une indisposition d’abord, puis quelques autres obstacles qui nous firent remettre notre dĂ©part Ă  une quinzaine de jours. Dans cet intervalle, il nous survint d’autres raisons assez fortes de diffĂ©rer encore davanÂŹ tage, et aujourd’hui il y a bien apparence que nous ne pouÂŹ vons plus penser Ă  partir avant le mois de septembre. » Il ne reste aucune trace du retour de M. Jourdain dans le diocĂšse. Les renseignements sont assez rares sur le chanoine Pierre-RenĂ© SERIN DE LESNARDIÈRE. AprĂšs avoir reÂŹ fusĂ© le serment constitutionnel, il dut prĂ©senter Ă  l’adminisÂŹ tration, en janvier 1791, les baux Ă  ferme des chapelles de Sainte-Catherine du Pinier, de Lavaud, des Aymards et de la stipendie de Gourges, pour permettre de fixer son traiteÂŹ ment qui, outre ses appointements de chanoine, fut augÂŹ mentĂ© de 209 1. AprĂšs avoir obtenu de la municipalitĂ© de Luçon un certificat de rĂ©sidence depuis plus d’un an 28 mars 1792, la loi qui dĂ©portait les prĂȘtres insermentĂ©s le fit partir pour l’Espagne. Il s’embarqua aux Sables le 9 septembre 1792 fit partie du groupe qui accompagna M. Paillou et qui le suivit dans ses cantonnements successifs. Le 23 nivĂŽse an II, le citoyen Gourmaud, boucher Ă  Luçon, lui rĂ©clamait le paiement d’une note de 130 1. 6 sols pour viande fournie du 6 avril 1791 au 9 fĂ©vrier 1792 ; le 5 vendĂ©miaire an VII, la citoyenne Suzanne Rigolage, veuve Levraud, de Saint-Michel en l’Herm, adressait Ă  l’administration dĂ©partementale de la VendĂ©e une requĂȘte Ă  fin d’ĂȘtre payĂ©e d’une rente constituĂ©e de 300 1., dont le chanoine Ă©tait dĂ©biteur envers elle, et elle appuyait cette pĂ©tition de la recommandation de ses deux sƓurs rĂ©publicoles. Arch . dĂ©p. de la VendĂ©e . Le silence observĂ© depuis lors dans les documents sur le compte de M. de LesnardiĂšre, permet de supposer qu’il mouÂŹ rut en exil, vers 1800. M. Henri-Louis DE BUOR, chanoine, nĂ© Ă  La FlĂ©viĂšre, 280 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE commune de VairĂ©, le 10 dĂ©cembre 1758, fils de Louis-FranÂŹ çois de Buor, chevalier, seigneur de la MulniĂšre, et de dame» Jacquette-Marie MassĂ© des Longeais, appartenait Ă  une faÂŹ mille d’ancienne noblesse du pays. Il ne prĂȘta pas le serment civique, et Ă©prouva quelques difficultĂ©s Ă  toucher le traiteÂŹ ment qui lui avait Ă©tĂ© reconnu par la loi. Sur la reprĂ©sentation faite par le sieur Henri-Louis Buor, prĂȘtre, ci-devant chanoine de Luçon, qui, s’étant prĂ©sentĂ© cejourd’huy chez le sieur Laval, trĂ©sorier du district, pour recevoir le quartier de son traitement Ă©chu le 1er de ce mois, le dit sieur Laval a refusĂ© de le lui dĂ©livrer sur le fondement que le certificat que lui a donnĂ© le sieur Maigre, maire de Luçon, de sa rĂ©sidence depuis six mois dans le royaume, porte que le sieur Buor s’est absentĂ© de la ville de Luçon, depuis le 8 dĂ©cembre dernier jusqu’au 2 janvier prĂ©sent mois, que cette difficultĂ© n’est pas fondĂ©e, soit Ă  raison du peu de temps que l’absence a durĂ©, soit parce qu’il est certain, ainsi que l’exposant l’affirme, qu’il a passĂ© le temps de cette abÂŹ sence chez M. Raufray la BajonniĂŽre dans la paroisse de l’Ile d’Olonne, district des Sables, pour quoi il demande que l’AdÂŹ ministration autorise le dit receveur Ă  lui payer son traiteÂŹ ment. Le Directoire est d’avis qu’il y a lieu d’autoriser le receÂŹ veur Ă  dĂ©livrer audit sieur Buor son quartier. Du 7 janvier 1792 » Arch . dĂ©p. VendĂ©e. M. de Buor ne bĂ©nĂ©ficia pas longtemps de cet acte de justice, car le dĂ©cret pris contre les prĂȘtres insermentĂ©s lui fit quitter la France peu de mois aprĂšs. Il s’embarqua aux Sables-d’Olonne pour l’Espagne avec d’autres de ses confrĂšres, le 9 septembre 1792, en compagnie de M. Paillou. Mais pour des motifs restĂ©s obscurs, il se sĂ©para bientĂŽt de ses compagnons. — D’aprĂšs ce que vous m’avez mandĂ© de M. de Buor, je ne peux m’affliÂŹ ger qu’il vous ait quittĂ©. Dieu veuille qu’il n’oublie pas ses devoirs pour obtenir sa tranquillitĂ© et que nous n’aĂŻons pas Ă  pleurer sur lui. » Lettre de Mgr de Mercy Ă  M. Paillou, jan PENDANT LA RÉVOLUTION 281 vier 1 793. M. de Buor se rendit en Angleterre oĂč il retrouva son frĂšre, curĂ© de BouffĂ©rĂ©, dĂ©portĂ© comme lui. Pendant ce temps, RenĂ© Savignac et Marie Bitard sa femme, propriĂ©taires Ă Luçon, rĂ©clamaient au Directoire du district le payement, sur les biens de M. Henri-Louis deBuor, d’une somme de 2300 1., savoir 2000 1. pour le capital d’une rente de de 100 1., et 300 1. pour trois annĂ©es d’arrĂ©rages de ladite rente assise sur un jardin et deux petites mottes situĂ©es Ă  Luçon 13 nivĂŽse an 11. Le Directoire les renvoya Ă  se pourvoir devant l’administrateur des biens nationaux. Arc h. dĂ©p. VendĂ©e. , AprĂšs le coup d’État de brumaire, MM. de Buor demanÂŹ dĂšrent augouvernement anglais des passe-ports pour rentrer en France. Je ne sçais s’ils les avaient obtenus,» Ă©crivait Mer de Mercy Ă  M. Paillou le 14 mai 1801. Dans une lettre suivante, du 17 juin,Mer dit Vous aurez bientĂŽt les deux frĂšres Buor ; ils sont partis de Londres le 16 mai, prenant la route d’Anvers oĂč ils sont prĂ©venus que le prĂ©fet, sur l’offre de la promesse, leur donnera des passe-ports. Sans M8r l’arÂŹ chevĂȘque de Bordeaux, ils n’en eussent pas eu pour partir de Londres. » La lettre du 20 juillet nous renseigne encore Messieurs Buor, que M. Irland a laissĂ©s Ă  Anvers, devraient ĂȘtre arrivĂ©s, si les circonstances du moment ne les ont pas arrĂȘtĂ©s. » Le chanoine revint sans encombre. Il est portĂ©, en mai 1802, sur l’état des pensionnaires ecclĂ©siastiques ; il habitait les Sables et VairĂ©, et touchait 800 1. de pension. Arch. dĂ©p. VendĂ©e . Il resta en dehors du ministĂšre paroissial, et mourut Ă  VairĂ© le 20 novembre 1832. M. Claude-Aubin RAGE DE VOISSAN Ă©tait encore un Dauphinois, entrĂ© dans le chapitre de Luçon par l’inĂ©puisable bienveillance de Mer de Mercy Ă  l’égard de ses compatriotes. Voissan est une petite commune de l’IsĂšre oĂč l’on voit encore les ruines d’un chĂąteau seigneurial. M. de Voissan Ă©tait 282 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE pourvu d’un canonicatĂ  Luçon avant 1785, car, le 27 octobre de cette annĂ©e, M. le chanoine de Buor lui remit la maison canoniale appelĂ©e le Dauphin, sise en la Vieille rue. Le refus du serment produisit pour lui les mĂȘmes effets civils que pour les autres chanoines. L’administration lui rĂ©clama les baux Ă  ferme de ses trois bĂ©nĂ©fices de Sainte-Croix, de la sainte Vierge et de Saint-Eloy, et ajouta Ă  son traitement de chanoine une rente de 62 1. reprĂ©sentant la moitiĂ© de leur revenu. M. de Voissan quitta la VendĂ©e en 1792, et se rendit dans son pays natal. Mais Grenoble ne fut pas plus sĂ»r pour lui que Luçon. En septembre 1792, il gagna ChambĂ©ry, qu’il quitta bientĂŽt pour le Valais, puis pour la BaviĂšre ; en octobre, il Ă©tait Ă  Munich. La nostalgie l’y prit vite, et, Ă  tous risques, il se dĂ©cida Ă revenir en DauphinĂ©. — M. de Voissan estrentrĂ© en France » Lettre de Mgr de Mercy, 7 mars 1793. — » M. de Voissan est rentrĂ©, il y a apparence qu’il est en prison Ă  GreÂŹ noble ». Lettre du 1er juin 93. — L’abbĂ© de Voissan, aprĂšs avoir Ă©migrĂ©, a eu l’imprudence de rentrer ; aprĂšs avoir subi une longue prison Ă  Grenoble, il en est sorti avec vingt- quatre autres, la chaĂźne au cou, pour ĂȘtre embarquĂ© hors du royaume. C’est tout ce que j’en sais, et vous voyez combien j’en suis affligĂ©, a Lettre du 15 avril 1794. Les documents conservĂ©s aux Archives DĂ©partementales de l’IsĂšre confirment absolument les nouvelles envoyĂ©es Ă  M. Paillou par M6' de Mercy. Voissan avait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© peu aprĂšs son retour Ă  Grenoble. Le 14 mars 1794, on le transporta de la prison Sainte-Marie Ă  la Conciergerie de cette ville, puis on le prĂ©para Ă  la dĂ©portation en compagnie de vingt autres prĂȘtres. En quittant Grenoble, ils furent conÂŹ duits par douze gendarmes qui ne firent preuve en cette ocÂŹ casion d’aucune humanitĂ©, Ă  plus forte raison d’aucune conÂŹ venance. InsultĂ©s, maltraitĂ©s, on les traĂźna dans des charrettes, enchaĂźnĂ©s de court, attachĂ©s par sept, en sorte que l’un ne pouvait pas faire un mouvement sans entraĂźner les six autres. On leur avait adjoint deux galĂ©riens. En cet Ă©tat, ils traver- PENDANT LA RÉVOLUTION 283 sĂšrent Moiran, La CĂŽte, Bourgoin, Lyon, Tarare, Roanne, Saint-Just, Thiers, Clermont, Saint-LĂ©onard, Libourne, et arrivĂšrent Ă  Bordeaux le 7 avril ; on les interna au fort du HĂą. Put-il embarquĂ© ? c’est probable, mais nous n’avons pu en avoir la preuve. Nous le retrouvons en DauphinĂ© sous le gouvernement consulaire. Dans une lettre du 16 juin 1802, de BĂ©viers prĂšs de Grenoble, son ancien confrĂšre et compatriote, M. Belluard de Riveau, Ă©crit au prĂ©fet de la VendĂ©e Le citoyen Claude-Aubin Rage de Voissan, mon confrĂšre, rĂ©sidant actuellement Ă  Grenoble, lieu de sa naisÂŹ sance, dĂ©sirerait pareillement que vous voulussiez bien lui adresser comme Ă  moi un certificat de la pension que lui ont accordĂ©e les administrateurs du dĂ©partement de la VendĂ©e d’aprĂšs l’état des revenus du chapitre de Luçon dont il Ă©tait membre. » Nous ignorons la date de sa mort. Mer de Mercy avait encore amenĂ© avec lui Ă  Luçon, en quaÂŹ litĂ© de secrĂ©taire, un prĂȘtre du DauphinĂ©, l’abbĂ© Etienne- BenoĂźt VILLOING, qu’il pourvut d’un canonicat dans sa cathĂ©drale. M. Villoing ne prĂȘta pas le serment schismatique et ne se sĂ©para de son Ă©vĂȘque que quelques semaines avant son dĂ©part de Paris. — M. Villoing a quittĂ© fort tard Paris ; je crois qu’il est du cĂŽtĂ© d’OrlĂ©ans ; il me laisse ignorer sa reÂŹ traite ; je n’ai eu de ses nouvelles qu’indirectement, je sais qu’il se porte bien. » Lettre de M*r de Mercy du 22 octobre 1792. Dans l'intervalle il Ă©tait revenu Ă  Luçon, y avait Ă©tĂ© dĂ©noncĂ©, et avait Ă©tĂ© dĂ©crĂ©tĂ© de prise de corps par le DirecÂŹ toire du dĂ©partement affligĂ© des dĂ©sordres occasionnĂ©s par les suggestions perfides des prĂȘtres non assermentĂ©s » dĂ©cret du 9 mars 1792. M. Villoing ne se laissa pas prendre, et, aprĂšs s’ĂȘtre cachĂ© au chĂąteau de la BoutetiĂšre prĂšs Saint- Philbert du Pont-Charault, il avait gagnĂ© l’Anjou et l’OrlĂ©aÂŹ nais. Il envoya bien de ses nouvelles Ă  son Ă©vĂȘque, mais en exigeant tant de discrĂ©tion de sa part que Monseigneur ne fait pas mention de lui dans ses lettres. Puis, en 1796, il cessa 284 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE toute correspondance et ne donna signe de vie que lorsque les circonstances politiques lui eurent rendu toute sĂ©curitĂ©. — AprĂšs quatre ans de silence, M. Villoing vient de m’écrire. Il est en Normandie, en bonne maison, prĂ©cepteur d’un jeune enfant, mais toujours avec sa bravoure ordinaire, tourmentĂ© de la peur et gardant le plus strict incognito. S’il a eu raison dans un temps, je ne peux l’excuser aujourd’hui, et, en lui rĂ©pondant, je ne lui ai pas dissimulĂ© ma façon de penser, et de mon mieux je lui ai rappelĂ© ses devoirs qu’il connaĂźt sĂ»reÂŹ ment et qu’il aime, mais qu’il n’a pas toujours le courage de remplir ». Lettre de M*T de Merci / du 5 novembre 1800. — M. Villoing, qui n’a pas quittĂ© la France, m’a fait connaĂźtre ses dispositions, et j’ai consenti qu’il restĂąt oĂč il est jusqu’à mon retour ou que j’en dĂ©cide autrement » Lettre du 20 juillet 1801. Avant de reparaĂźtre au grand jour, M. Villoing tint pruÂŹ demment Ă  s’assurer que les lois rĂ©centes ne lui mĂ©nageaient aucune surprise dĂ©sagrĂ©able, et, le 27 vendĂ©miaire an XI, il obtint du prĂ©fet de la VendĂ©e l’attestation qu’il n’était inscrit sur aucune liste d’émigrĂ©s du dĂ©partement, et qu’il n’avait jamais Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme Ă©migrĂ©. » Arch . dĂ©p. VendĂ©e. RassurĂ©, il put se rendre aux ordres de Mr de Mercy qui, nommĂ© Ă  l’archevĂȘchĂ© de Bourges, lui rendit auprĂšs de lui ses fonctions de secrĂ©taire. Avec M. Jean-LĂ©on RODIER, nous rentrons dans la sĂ©rie des prĂȘtres originaires du diocĂšse, Ă  qui les Dauphinois avaient pourtant laissĂ© quelques prĂ©bendes. M. le chanoine Rodier Ă©tait originaire de Benet, d’une famille aisĂ©e, dont plusieurs membres avaient dĂ©jĂ  figurĂ© avec honneur dans les rangs du clergĂ© de Luçon. En 1772, un Pierre Rodier Ă©tait sous-doyen et chanoine du Chapitre. La mĂȘme annĂ©e, Jean- LĂ©on, son neveu, prĂ©cĂ©demment vicaire aux Herbiers, avait Ă©tĂ© nommĂ© curĂ© de l’Aiguillon-sur-Vie, oĂč il ne resta qu’un an, pour entrer Ă  son tour au Chapitre de la cathĂ©drale. PENDANT LA RÉVOLUTION 285 Gomme ses confrĂšres, il refusa de prĂȘter le serment constiÂŹ tutionnel, et, le 15 janvier 1791, il fournit au Directoire du district les titres de ses bĂ©nĂ©fices de Sainte-Catherine et de la Motte sis Ă  Challans et Ă  Sallertaine, pour la fixation de son traitement Souvent dĂ©noncĂ© Ă  l’autoritĂ©, il fut mandĂ© et incarcĂ©rĂ© Ă  Fontenay, comme prĂȘtre sexagĂ©naire et infirme en vertu de l'arrĂȘtĂ© du 9 mars 1792 Arch. dĂ©p. VendĂ©e . Ces rigueurs n’apaisĂšrent pas ses ennemis ; en fĂ©vrier 1793, une pĂ©tition de citoyens de la commune de Fontenay-sur-VendĂ©e rĂ©clama l’éloignement de Rodier, ci-devant chanoine Ă  Luçon, actuelÂŹ lement logĂ© Ă  Fontenay chez les citoyennes Gaspard. OuĂŻ le procureur gĂ©nĂ©ral syndic, le Directoire du dĂ©partement arrĂȘta, conformĂ©ment Ă  l’article 6 de la loi du 26 aoĂ»t 1792 relative aux ecclĂ©siastiques qui n’ont pas prĂȘtĂ© le serment, ou qui aprĂšs l’avoir prĂȘtĂ© l’ont rĂ©tractĂ© et ont persistĂ© dans leur rĂ©tractation, que Rodier sera tenu de sortir de la RĂ©publique dans le dĂ©lai fixĂ© par l’article 4 de ladite loi et que le prĂ©sent arrĂȘtĂ© sera notifiĂ© audit Rodier par le Directoire du district de Fontenay, avec sommation de s’y conformer. » [Arch. dĂ©p. VendĂ©e . Mais on Ă©tait au dĂ©but de la guerre civile, et ces arrĂȘtĂ©s Ă©taient plus faciles Ă  prendre qu’à faire exĂ©cuter. M. Rodier ne fut pas mis en demeure d’y obĂ©ir. L’approche de l’armĂ©e vendĂ©enne avait affolĂ© les autoritĂ©s ; les prĂȘtres suspects, dĂ©tenus Ă  Fontenay, furent conduits en masse au donjon de Niort, puis ramenĂ©s Ă  Fontenay, oĂč la prise de la ville par les VendĂ©ens, le 25 mai 1793, les remit en libertĂ©. La plupart suivirent leurs libĂ©rateurs. Lorsqu’on Ă©tablit peu aprĂšs, Ă  ChĂątillon-sur-SĂšvre, le Conseil supĂ©rieur de l’armĂ©e catholique et royale, M. Rodier fut nommĂ© membre du comitĂ© ecclĂ©siasÂŹ tique ; il avait reçu antĂ©rieurement, de Mr de Mercy, les pouvoirs de vicaire gĂ©nĂ©ral dans le diocĂšse ; en cette qualitĂ©, il procĂ©da Ă  la nomination de plusieurs curĂ©s, notamment de celui de Sallertaine 1er novembre 1793. 286 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE Les succĂšs des armĂ©es rĂ©publicaines mirent bientĂŽt la dé route dans les rangs des VendĂ©ens. Un certain nombre de prĂȘtres se rĂ©fugiĂšrent Ă  Noirmoutier, qui fut pris Ă  son tour, victoire qui fut suivie de nombreuses etsanglantes exĂ©cutions. M. Rodier rĂ©ussit Ă  se cacher pendant quelques jours ; mais sa retraite fut dĂ©couverte, et il fut fusillĂ© sur-le-champ, sans jugement et sans formalitĂ©s prĂ©alables, ainsi que le constate le procĂšs-verbal du juge du paix de Noirmoutier Arch . dĂ©p. VendĂ©e. Cette exĂ©cution sommaire eut lieu sur la place. du ChĂąteau le 14 nivĂŽse an II 3 janvier 1794, au pied de la maison de Mms veuve Merland ; le corps fut enterrĂ© Ă  quelques pas de lĂ , dans la douve, et, lorsque les douves furent creusĂ©es en 1845, les ossements furent exhumĂ©s et dĂ©posĂ©s dans le cimetiĂšre de la paroisse. M. l’abbĂ© Jacques CHABOT, chanoine semi-prĂ©bendĂ©, nĂ© Ă  Cheffois le 15 janvier 1741, avait Ă©tĂ© pourvu d’un cano- nicat au chapitre de Luçon en ne prĂȘta pas le serment constitutionnel, dut apporter Ă  la municipalitĂ©, le 15 janvier 1791, les titres concernant le prieurĂ© du BoupĂšre dont il Ă©tait bĂ©nĂ©ficier, et vit son traitement canonial augmentĂ© de 377 1. par an, somme Ă©quivalente Ă  la moitiĂ© du revenu de son prieurĂ©. Il continua de rĂ©sider Ă  Luçon, sa dĂ©claration Ă  la municipalitĂ© de cette ville en date du 18 juin 1792 en fait foi. Lorsque les prĂȘtres insermentĂ©s furent condamnĂ©s Ă  l’exil. M. Chabot se rendit Ă  Fontenay et dĂ©clara au maire, Germon, que n’étant pas assujetti au serment en raison de son Ăąge, il comptait se retirer Ă  Luçon dans sa famille et s’engageait Ă  se conformer aux lois. Mais le chanoine se trompait de dix ans, il n’avait que 50 ans, et la loi n’était adoucie qu’en faveur des sexagĂ©naires et au-delĂ . Quatre jours aprĂšs son entrevue avec le maire de Fontenay, le 10 sepÂŹ tembre 1792, M. Chabot s’embarqua aux Sables-d’Olonne, avec trente-huit autres prĂȘtres, sur le navire Y Bear eux Hasard, en partance pour l’Espagne. Il resta peu de temps dans ce PENDANT LA RÉVOLUTION 287 pays, oĂč il craignait qu’une rĂ©volution ne lui suscitĂąt de nouvelles Ă©preuves, et il passa en Angleterre Arch . de Londres, Laity’s Direction. RentrĂ© en France au Concordat, il est notĂ© par le prĂ©fet de la VendĂ©e dans son rapport du Il thermidor an IX, comme exerçant Ă  Luçon ; a fait la proÂŹ messe, mais vieux et infirme. » Il mourut prĂȘtre habituĂ© Ă  Luçon le 25 juin 1808. Le chanoine François CHEVREUX, originaire de la ChĂąteigneraye, avait atteint la soixantaine lorsque la RĂ©voÂŹ lution vint troubler sa vie toute de discrĂštes vertus et de piĂ©tĂ© modeste. Ayant refusĂ© le serment, il eĂ»t Ă©chappĂ© par son Ăąge aux lois rigoureuses du moment, si sous la Terreur, il eĂ»t Ă©tĂ© possible d’ĂȘtre prĂȘtre sans ĂȘtre suspect. On le mit en prison et, en novembre 1795, la citoyenne Luce Chevreux, dont le frĂšre ex-chanoine est dĂ©tenu en rĂ©clusion, » obtint du Directoire du DĂ©partement les meubles, effets et linges qu'elle avait recueillis dans la succession de ses pĂšre et mĂšre, et qu’elle avait portĂ©s chez sondit frĂšre, comme l’attestait un certificat de la municipalitĂ© de Luçon ».Arch. municip. Luçon. Quelques mois plus tard, en florĂ©al an III, La RĂ©- veilliĂšre-LĂ©peaux, conventionnel influent de Maine-et-Loire, qu’on avait intĂ©ressĂ© au sort du frĂšre et de la sƓur, rĂ©clama Ă  l’administration du dĂ©partement de la VendĂ©e deux conÂŹ trats de rente viagĂšre due au citoyen François Chevreux et Ă  Luce Chevreux sa sƓur. » On promit de faire des recherches, tout en exprimant la crainte que ces titres aient Ă©tĂ© dĂ©truits lors de la prise de Fontenay, en mai 1793, oĂč l’on avait transÂŹ portĂ© les archives des districts voisins. C’était du reste Ă  l’intervention de La RĂ©veillĂšre-LĂ©peaux que M. Chevreux avait dĂ» dĂ©jĂ  son Ă©largissement. — J’ai Ă©tĂ© rĂ©joui des nouvelles que vous me donnez de l’abbĂ© Ghe- vreux », Ă©crivait M5'- de Mercy Ă  M. Paillou le 16 janvier 1796. Libre, le chanoine et sa sƓur eurent Ă  lutter avec les difÂŹ ficultĂ©s matĂ©rielles de la vie, et ce n’est qu’en 1803 qu’ils 288 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE purent espĂ©rer une lĂ©gĂšre amĂ©lioration de leur sort comme le montre cette correspondance. Luçon, 8 thermidor an X. Au citoyen MaziĂŽre, chef de division de la prĂ©fecture Ă  Fontenay. Voudriez-vous encore, mon bon ami, obliger un pauvre diable qui a grand besoin de trouver des moyens pour vivre. Le bon vieillard Ghevreux, ex-chanoine Ă  Luçon, me demande un certificat constatant et sa qualitĂ© d’ex-chanoine, titre en vertu duquel il a prĂ©cĂ©demment droit Ă  la pension ecclĂ©siasÂŹ tique, et la somme Ă  laquelle cette pension avait pour lui Ă©tĂ© fixĂ©e ; je ne puis, et ce n’est pas moi qui doit lui donner pareil certificat, j’ai pensĂ© que l’arrĂȘtĂ© du dĂ©partement qui a dans le temps fixĂ© le traitement de tous nos ex-chanoines lui serÂŹ virait et serait la meilleure piĂšce qu’il pĂ»t employer. Si vous pouviez m’en adresser une expĂ©dition, je vous en aurais obligation. S’il est quelques dĂ©boursĂ©s et droits pour ce je vous en tiendrai compte suivant votre avis. Cette piĂšce est du 22 ou 23 dĂ©cembre 1790. Je suis bien sincĂšrement votre affectionnĂ©. ClĂ©menceau, notaire. » Contre l’usage, l’administration rĂ©pondit aussitĂŽt; dĂšs le surlendemain, M. MaziĂšre expĂ©dia l’extrait du registre du receveur du dĂ©partement, M. Laval, et le mĂȘme jour le pré fet Ă©crivit au maire de Luçon. 10 thermidor an X. Je vous adresse, citoyen maire, un extrait d’un compte rendu le 15 florĂ©al an II par le citoyen Laval, receveur du district de Fontenay, qui prouve que le citoyen François Chevreux, prĂȘtre, ex-chanoine de la cathĂ©drale de votre ville, avait droit Ă  une pension de 2412 1. 17 s. 8 d. Je ne puis vous PENDANT LA RÉVOLUTION 289 procurer pour lui d'autres piĂšce ; aucun registre, aucune minute capables de me donner connaissance des pensions que le dĂ©partement accordaaux ecclĂ©siastiques n’ont Ă©chappĂ© au dĂ©sordre du 25 mai 1793. » M. Chevreux ne profita pas de cette bienveillance ; l’absence de son nom sur les listes et Ă©tats des pensionnaires du gouvernement tĂ©moigne qu’il mourut avant la fin de l’annĂ©e 1803. L’abbĂ© François-Pierre DE RIEUSSEC, vicaire-gĂ©nĂ©ral et chanoine, Ă©tait Ă©tranger au diocĂšse de Luçon ; il Ă©tait nĂ© Ă  Lyon en 17541 et avait Ă©tĂ© appelĂ© Ă  Luçon par Mr de Mercy qui le tenait en haute estime et amitiĂ©. Il refusa le serment, et, titulaire du prieurĂ© de Bellenoue et de la chapelle Saint- Nicolas en Belleville, il oblint du district de Fontenay, en fĂ©vrier 1791, un traitement provisoire de 3000 1. En juillet suivant, il adressa au mĂȘme district une pĂ©tition, comme fondĂ© de pouvoirs des ecclĂ©siastiques de la ville de Luçon non fonctionnaires publics, tendante Ă  ce que, sans Ă©gards ' Ă  la rĂ©quisition du sieur Rodrique Ă©vĂȘque, il soit permis aux prĂȘtres connus et domiciliĂ©s Ă  Luçon de dire la messe dans l’église de l’hĂŽpital comme dans les autres sans qu’il soit nĂ©cessaire de faire vĂ©rifier leur qualitĂ© de prĂȘtres ». Vu ladite pĂ©tition, ensemble la dĂ©claration de M. l’EvĂȘque au procureur de la commune de Luçon, datĂ©edu23de ce mois, Le Directoire arrĂȘte que ladite pĂ©tition sera communiquĂ©e tant Ă  M. l’EvĂȘque du dĂ©partement de la VendĂ©e qu'aux adÂŹ ministrateurs de l’hĂŽpital et Ă  la municipalitĂ© de Luçon pour y rĂ©pondre chacun Ă  son Ă©gard et donner leur avis dans le plus bref dĂ©lai, et ĂȘtre ensuite par le Directoire donnĂ© tel avis qu’il appartiendra. » . Arch . dĂ©p. delĂ  VendĂ©e. La marche des Ă©vĂ©nements ne permit pas de terminer cette affaire, et força bientĂŽt M. de Rieussec a pourvoir Ă  sa sĂ»retĂ© 1 Cette famille Ă©tait encore reprĂ©sentĂ©e Ă  Lyon, en 1-845, par M. Rieussec, neveu du chanoine et prĂ©sident de chambre Ă . la cour royale. ! TOME XI. — JUILLET, AOUT, SEPTEMBRE 20 290 LE CLERGE DE LA VENDÉE personnelle. Il se rĂ©fugia d’abord chez Mme la GtĂź,,e de la BouteliĂŽre Saint-Mars prĂšs Saint-Philbert-du-Pont-Charault, avec M. Villoing ; puis, lorsque cet asile ne fut plus lui-mĂȘme sans danger il se dĂ©cida Ă  gagner la Suisse, d’oĂč il entretint avec Msr de Mercy une correspondance suivie, et donna des preuves d’un zĂšle que le malheur ne dĂ©courageait pas. — M. de Rieussec est Ă  Fribourg », Ă©crivait l’évĂȘque de Luçon Ă  M. Paillou le 6 novembre 1792. Les lettres du prĂ©lat vont nous donner jusqu’à la fin l’itinĂ©raire de l’exil de son vicaire gĂ©nĂ©ral. - M. de Rieussec est toujours Ă  Fribourg, il ne se porte pas trop bien ». Lettre du 11 janvier 1793. — L’abbĂ© de Rieussec a quittĂ© Fribourg, je viens de recevoir une lettre de lui du 27 mars datĂ©e de LiĂšge, oĂč il venait d’arÂŹ river Ă  bon port aprĂšs bien des dĂ©sagrĂ©ments et des fatigues. Il ne me mande pas le lieu oĂč il se fixera ; il me le mandera et Ă  vous quand il y sera ; il paraĂźt que ce ne sera pas loin de LiĂšge. » {Lettre du 15 avril 1794. M. de Rieussec ne savait guĂšre lui-mĂȘme oĂč il allait se fixer, son activitĂ© le portant Ă  aller toujours du cĂŽtĂ© oĂč il pouvait y avoir quelque chose Ă  faire. — L’abbĂ© de Rieussec me mande de Bruxelles qu’on est plein d’espĂ©rance dans ce pays-lĂ  et que, d’aprĂšs les donnĂ©es qu’ils ont, il espĂšre que la VendĂ©e nous sera ouverte cet automne ; ainsi-soit-il I » [Lettre du 13 mai 1 794. Mais les succĂšs de l’armĂ©e venÂŹ dĂ©enne furent de courte durĂ©e, et l’invasion de la Belgique par les Français mit bientĂŽt ces illusions Ă  nĂ©ant. Deux mois plus tard Msr de Mercy Ă©crivait, le 27 juillet 1794 S’il est vrai, comme on le craint, qu’on soit obligĂ© d’abandonner Bruxelles, je ne sais ce que deviendra la multitude de prĂȘtres qui sont dans ce pays, et particuliĂšrement l’abbĂ© de Rieussec dont j’ai eu des nouvelles du 20 juin et qui alors paraissait encore tranquille. » Et, Ă  la fin de la mĂȘme lettre Gomme tous les autres Ă©migrĂ©s, l’abbĂ© de Rieussec est sorti de Bruxelles le 27 juin, j’ignore oĂč il est allĂ©... L’empereur a abandonnĂ© le Brabant parce que le Brabant n’a pas voulu se PENDANT LA RÉVOLUTION 29 i dĂ©fendre. L’abbĂ© de Rieussec a Ă©tĂ© obligĂ© de fuir de Bruxelles la veille que les rĂ©gicides y sont entrĂ©s, je n’en ai pas eu de nouvelles depuis, je sais seulement qu’il est en sĂ»retĂ© ». Lettre du 2 5 aoĂ»t 1 794. Les nouvelles vinrent bientĂŽt. — L’abbĂ© de Rieussec est actuellement Ă  La Haye, et Dieu veuille qu’il y soit longtemps tranquille ». Lettre du 8 octobre 1794. — L’abbĂ© de Rieussec est toujours Ă  la Haye. » Lettre du 14 octobre 1794. — Depuis que l’abbĂ© de Rieussec m'a Ă©crit deux fois de la Haye, je n’en entends plus parler. » Lettre du 8 janÂŹ vier 1795. M. de Rieussec Ă©tait dĂ©jĂ  passĂ© en Angleterre oĂč sa pré sence lui paraissait plus utile aux intĂ©rĂȘts qu’il voulait servir. Dans son Histoire de la VendĂ©e, M. l’abbĂ© Deniau parle du rĂŽle important que l’ancien vicaire gĂ©nĂ©ral de Luçon joua dans les nĂ©gociations entamĂ©es pour ramener la concorde entre Puisaye et d’Hervilly, et dit que les lettres que l’abbĂ© Ă©crivit dans ce but aux deux chefs royalistes sont des chefs- d’Ɠuvre de raison, de nobles sentiments et de dĂ©vouement Ă  la cause royale. » Ce fut en pure perte, et M. de Rieussec, pour se consoler de cette dĂ©ception, rĂ©solut de prendre part Ă  la funeste expĂ©dition de Quiberon. — Le 10 mai, l’abbĂ© de Rieussec me mandait qu’on croyait Brumault heureusement arrivĂ© en VendĂ©e. Lui-mĂȘme se disÂŹ posait Ă  partir avec l’évĂȘque de Dol et d’autres prĂȘtres, mais le moment n’était pas venu. » . Lettre de Mgr de Mercy du 25 juin 1 795. L’abbĂ© partit de Londres le 8 juin. Il m’a Ă©crit de Sou. thampton le 10 juin, veille de son embarquement. » Lettre du 25 juillet 1 795. Mgr de Beauregard raconte dans ses MĂ©moires que, dans la traversĂ©e d’Angleterre Ă  Quiberon, il aperçut le bĂątiment qui portait l’évĂȘque de Dol, l’abbĂ© de Rieussec et d’autres prĂȘtres. Il les salua avec le porte-voix, et ce fut l'abbĂ© de Rieussec qui lui cria Nous allons nous revoir ; je vous porte 292 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE quelques effets et de l’argent ; votre frĂšre va vous rejoindre. » On sait quel dĂ©sastre, malentendu ou trahison, termina cette expĂ©dition fatale, mais on n’en connut pas de suite toute l’étendue. — Je suis dans des inquiĂ©tudes mortelles sur le compte de l’abbĂ© de Rieussec, qui faisait partie du dĂ©barqueÂŹ ment du 26 juin Ă  Quiberon. » Lettre de Mgr de Mercy du 28 aoĂ»t 1795. — Les Anglais avaient effectuĂ© un dĂ©barqueÂŹ ment Ă  la baie de Quiberon,, et de ce dĂ©barquement Ă©tait l’évĂȘque de Dol, l’abbĂ© de Rieussec et une vingtaine de prĂȘtres. Mgr l’évĂȘque de Dol et le plus grand nombre de ses prĂȘtres ont Ă©tĂ© pris et fusillĂ©s ; l’abbĂ© de Rieussec s’est sauvĂ© heuÂŹ reusement. » Lettre du 3 octobre 1 795. — Il paraĂźt certain que l’abbĂ© de Rieussec a Ă©tĂ© fait prisonnier, mais son sort est incertain, et cette incertitude est un tourment continuel pour moi. » Lettre du 19 novembre 1795. — Vous devez savoir Ă  prĂ©sent tout ce que nous avons Ă  craindre pour l’abbĂ© de Rieussec; il n’est que trop sĂ»r qu’il a Ă©tĂ© au moins fait priÂŹ sonnier Ă  Quiberon. » Lettre du 5 dĂ©cembre 1795. Tl y avait prĂšs de cinq mois qu’on n’avait plus rienĂ craiudre pour l’abbĂ© de Rieussec. Fait prisonnier en effet Ă  Quiberon, jetĂ© dans la prison d’Auray, il fut envoyĂ© Ă  Vannes avec quinze autres prĂȘtres, sur des charrettes, dans la soirĂ©e du 27 juillet, aprĂšs ĂȘtre passĂ©s devant une commission militaire. Le funĂšbre convoi arriva Ă  Vannes vers minuit, et les conÂŹ damnĂ©s furent enfermĂ©s dans des cachots au-dessus d’une ancienne porte de ville. Le lendemain matin, Ă  9 heures, on vint leur annoncer qu’ils seraient passĂ©s par les armes Ă  10 heures. Conduits, les mains liĂ©es, sur la promenade de la Gaienne, on les fit placer sur une seule ligne, et on les fusilla'. Comme M\l. Brumault de Beauregard et Irland, le chaÂŹ noine PALLU DE LA FAYE Ă©tait originaire du diocĂšse de Poitiers ; un de ses frĂšres Ă©tait chanoine de Sainte-Radegonde 1 Sur le monument de Qaiberon, qui porte le nom des victimes, on a gravĂ© Ă  tort de I\ tus sec. PENDANT LA REVOLUTION 293 dans celte ville. Les deux frĂšres s’abstinrent de prĂȘter le serÂŹ ment schismatique, et n’attendirent pas d’y ĂȘtre contraints pour gagner la frontiĂšre. Ils se rendirent en Italie. — M. Pallu est toujours Ă  Saint-Elpidio, prĂšs Fermo, dans la Marche d’AncĂŽne ; j’en ai souvent des nouvelles. Lettres de Mgr de Mercy du 8 juillet 1794 et 8 janvier 1795. De Venise, Mgr Ă©crit Ă  M. Paillou le 16 juillet 1796 M. Pallu est ici avec moi et m’a bien priĂ© de ne pas l’oublier auprĂšs de vous. » Le chanoine me suivit par son Ă©vĂȘque lorsque celui-ci se retira en Autriche. — M. Pallu est dans l’Etat ecclĂ©siastique, dans la marche d’AncĂŽne, et je l’y crois toujours ; on y a laissĂ© les prĂȘtres tranquilles. Lettre du 14 avril 1 798 J. La lettre suivante, du 14 mai, est moins affirmative M. Pallu Ă©tait allĂ© avec son frĂšre, chanoine de Sainte-Radegonde, dans l’État ecclĂ©siastique ; je ne sais s’il aura pu y rester. » Il n’était pas allĂ© bien loin M. Pallu est toujours Ă  FloÂŹ rence. » Lettre du 8 fĂ©vrier 1800. Les deux frĂšres rentrĂšrent en France dĂšs que la situation politique le permit MM. Pallu, avec lesquels je me suis trouvĂ© Ă  Venise et qui s’étaient retirĂ©s Ă  Florence, sont auÂŹ jourd’hui dans mon diocĂšse ; ils m’ont Ă©crit de ChĂątellerault en s’y rendant. Je vous les recommande, ce sont de dignes ouvriers bien Ă©prouvĂ©s. » {Lettre Ă  M. Paillou du 14 mai 1801. Bien qu’il n’y ait pas loin de ChĂątellerault Ă  Poitiers, les deux chanoines avaient eu le temps de changer d’idĂ©e en route, et, comme M. Paillou exprimait son Ă©tonnement de ne pas les revoir, Mgr lui rĂ©pondit, le 15 juillet 1801 Je suis Ă©trangement surpris que vous n’ayez pas entendu parler de MM. Pallu. Se seraient-ils aussi laisser sĂ©duire Ă  Poitiers. Ils n’y Ă©taient nullement disposĂ©s. Je vous prie de leur Ă©crire afin de vous assurer de leurs intentions. » Du 20 juillet L’adresse de M. Pallu de la Faye est chez M. Bonnet, marchand de fer, Ă  Poitiers ; je ne conçois pas comment ces 294 LE CLERGE DE LA VENDEE Messieurs ne vous ont pas joint ou ne vous ont pas Ă©crit, d’aprĂšs les assurances contraires qu’ils m’ont donnĂ©es et les engageÂŹ ments les plus formels pris avec moi. Ecrivez-leur pour le leur rappeler, et les sommer de leurs paroles. » M. Paillou Ă©crivit, mais MM. Pallu n’eurent pas l’air de s’en apercevoir ; Mr de Mercy Ă©crivit Ă  son tour — J’ai Ă©crit Ă  MM. Pallu pourles presser de vous joindre ou de s’exÂŹ pliquer ; je ne les crois pas capables d’avoir voulu me jouer ; il serait bien fĂącheux que le diocĂšse de Poitiers fĂ»t pour les nĂŽtres un puits perdu et qu’aucun de ceux qui y vont n’en revĂźnt, pas mĂȘme M. Irland. Mais le moment viendra, j’esÂŹ pĂšre bientĂŽt, oĂč je ferai valoir mes droits, et je me souvienÂŹ drai de ceux qui auront refusĂ© le travail dans les temps difÂŹ ficiles. » Lettre du 12 avril 1801. Le moment ne vint pas ; Msr de Mercy ne revit jamais Luçon, ayant Ă©tĂ© nommĂ© Ă  l’archevĂȘchĂ© de Bourges. Ce n’est pas ici le lieu d’expliquer le motif ou le prĂ©texte des dĂ©fections assez nombreuses dont se plaignait Mr de Mercy ; cette explication ne sera pas un chapitre des moins dĂ©licats de la vie du prĂ©lat. Qu’il suffise de dire pour le moÂŹ ment que l’ardeur avec laquelle Mgr de Mercy s’était fait le champion du nouveau serment politique imposĂ© aux prĂȘtres parle gouvernement consulaire, et le zĂšle que mettait M. Paillou Ă  seconder en ce sens les vues de l’évĂȘque, leur alié nĂšrent beaucoup de prĂȘtres dont la conscience n’était pas encore mĂ»re pour les compromis mĂȘme licites, et qui, dĂ©jĂ  victimes d’un refus de serment, ne se sentaient aucun enÂŹ traĂźnement Ă  en prĂȘter un nouveau. On verra quelle influence eurent ces divergences de vues sur le schisme de la petite Eglise. Au surplus, MM. Pallu, comme beaucoup d’autres prĂȘtres, aprĂšs tant d’épreuves traversĂ©es et de misĂšres subies, jetaient l’ancre dans le premier port qui s’ouvrait Ă  eux. M. Pallu de la Faye ne revint pas dans le diocĂšse, et une lettre de Mgr de Mercy, du 19 septembre 1801, en donne la PENDANT LA REVOLUTION 295 raison au moins apparente Brumault me dit que M. Pallu trouvant une espĂšce de bĂ©nĂ©fice dans la desserte d’un hĂŽpital Ă  Poitiers oĂč on le loge, s’y est fixĂ©. Il m’en parle peu avanÂŹ tageusement, et me dit que les administrateurs du diocĂšse ne demanderaient pas mieux que de le voir partir, et qu’il lui aurait donnĂ© la moins mauvaise de ses chemises pour voir son dĂ©part. » M. Pallu n’avait ainsi contentĂ© personne ; il n’y prit garde, laissa dire, et mourut tranquille dans le poste modeste oĂč il avait enfin trouvĂ© le repos. Edgar Bourloton. A suivre. * Visions d’à CĂŽtĂ© Suite et /in'. Granville e premier contact rĂ©el avec la mer... Nul site n’est pins joliment disposĂ© pourservir de cadre au premier baiser * donnĂ© Ă  la grande bleue. Les falaises immenses, la vieille ville grise qui, accroupie en haut, ceinturĂ©e de ses remparts, regarde la foule Ă©lĂ©gante massĂ©e Ă  ses pieds sur la plage, l’étroit casino en terrasse suspendu Ă  la falaise puis la mer dont nulle expression ne dĂ©peint la beautĂ©, parce que cette beautĂ© est inexprimable, et que je regarde recueillie dans un silence passionnĂ©. Pour mieux la contempler, pour l’admirer davantage, pour en voir encore plus, je me juche partout sur ce joli pont aĂ©rien jetĂ© comme un ruban ajourĂ© entre les deux falaises, sur les talus qui montent, oĂč lĂšvent souffle avec rage, faisant tournoyer les passants en les dé pouillant de leurs vĂȘtements, comme des bobines que l’on dĂ©vide ; mais qu’importe. Jusqu'aux confins de l’horizon la mer Ă©tale, ondule et se balance, serpentine et mousseuse, pleine de menaces et de sourire, l'air accort et pervers, et je reste ravie, plus entiڏ rement, plus profondĂ©ment conquise encore, comme l’on est conquis par ces ĂȘtres troubles etcharmants dont les trahisons sĂ©ductrices ont plus d’attraits que, des autres, les caresses fidĂšles. i Voir la livraison de dĂ©cembre 1897. VISIONS d’a CÔTÉ 297 De Granville Ă  Saint-Malo Toutes les demi-heures on change de train, mĂ©thodiqueÂŹ ment. Tous les employĂ©s de la voie sont muets quand ils ne sont pas invisibles. Aucune plaque pour mettre les voyageurs dans le bon chemin ; Ă  vous de vous dĂ©brouiller juste. — Evidemment c’est un sport. Il le faut pour qu’une aussi large place soit laissĂ©e Ă  l’iniÂŹ tiative personnelle. Cependant des torrents de pluie tombent du ciel brouillĂ©, en mĂȘme temps que des torrents d’anglaises recommenÂŹ cent Ă  inonder la terre. Le sport en question devient d’autant plus difficile Ă  pratiquer. Les Anglaises y ont une supĂ©rioritĂ© trop Ă©vidente ; on se dĂ©courage. BientĂŽt elles dĂ©tiennent le record. Il n’y a plus rien Ă  faire. Elles trottent, solides sur leurs pieds dĂ©mesurĂ©s, encomÂŹ brent les marchepieds qu’elles franchissent alertes, emÂŹ plissent les filets, se carrent dans les coins, s'installent avec candeur et sans gĂȘne, tout ça sous la pluie, sans ĂȘtre crottĂ©es et sans s’essouffler. % Je les contemple, envieuse, ces Anglo-Saxonnes. Mais aussi, Latines impratiques que nous sommes, pourquoi ne pas adopter en voyage, nous dont les pieds sont cambrĂ©s et fins, nous dont les lignes sont joliment courbes, la jupe courte qu’elles portent loutes, la jupe Ă©laguĂ©e de ces flots d’étoffe qui Ă©chappent Ă  nos bras alourdis, qui boivent les flaques d’eau Ă  chaque descente, qui nous transforment en bancs d’éponges portatifs. DĂ©cidĂ©ment il se pourrait bien que ces Anglais fussent un grand peuple. Quand on voit des femmes d’une nation ne se laisser gĂȘner par rien, considĂ©rer comme des articles impropres Ă  l’exÂŹ portation le souci de l’esthĂ©tique et celui de la commoditĂ© du prochain, quand elles montrent aussi carrĂ©ment leurs jambes 298 VISIONS d’a cĂŽtĂ© et rentrent aussi dĂ©libĂ©rĂ©ment leur cant », le tout pour conquĂ©rir plus largement leurs aises, on imagine de quoi les hommes sont capables. Ces gens-lĂ  sont une force , c’est indĂ©niable. On comprend que, le moment venu, rien ne les arrĂȘte et qu’alors tous, sans barguigner, savent faire table rase de tout !.. Quelle philosophie rageuse peut, en un jour de pluie, inspiÂŹ rer une longue jupe mouillĂ©e. Saint-Malo Une ville d'un seul bloc, qui, Ă  travers les siĂšcles a gardĂ© son originalitĂ©, sa personnalitĂ©. Les maisons s’y serrent les coudes, Ă©ternellement en Ă©veil, Ă©ternellement en bataille, toujours inquiĂštes, regardant la mer par-dessus les remparts, avec les yeux de leurs fenĂȘtres longues et Ă©troites. Pendant des siĂšcles et des siĂšcles, du large est venu l’enÂŹ nemi, du large il reviendra peut-ĂȘtre encore, qui sait ! Et touÂŹ jours Saint-Malo en dĂ©fiance se serre raidi entre ses tourelles de granit. Dans cette enceinte Ă©troite, derriĂšre ces murs massifs qu’au- jourd’hui, ĂŽ I anomalie !.. ceinture du cĂŽtĂ© du port un ruban de jardins fleuris, naquirent des ĂȘtres combatifs qu’eniÂŹ vrĂšrent les souffles puissants des espaces infinis, soldats de l’action, soldats de l’idĂ©e, toujours enfiĂ©vrĂ©s de l’ardeur de la conquĂȘte, toujours hypnotisĂ©s par les hauteurs et les Ă©tendues — Chateaubriant, Jacques Cartier, Lamennais, Duguay-Trouin et la lĂ©gion glorieuse des autres, pĂȘle-mĂȘle de cerveaux puissants et de coeurs hĂ©roĂŻques. Par un contraste inouĂŻ, Saint-Malo, cette citadelle Ă©pique du passĂ©, dont l’immuable et dure jeunesse a dĂ©fiĂ© le temps, sert de trait d’union entre les deux plus suprĂȘmes expresÂŹ sions de la modernitĂ© Ă©lĂ©gante et du luxe sensuel, ParamĂ© et Dinard. VISIONS D'A CÔTÉ 299 A ParamĂ© Dans un poĂšme d’inoubliable grĂące, ThĂ©ophile Gautier chanta un jour sur sa lyre la symphonie du blanc majeur. A ParamĂ© la mer, sur le sable des grĂšves, m’a rythmĂ© et chantĂ© le grand concerto du bleu ; mais oĂč est l’instrument pour redire le chef-d’Ɠuvre ? Ma plume n’est qu’un bout de roseau, Ă  peine y pourrait-on tailler un chalumeau de pĂątre. Faut-il essayer tout de mĂȘme ? Oui, allons. C’est la gamme du bleu tout entiĂšre qui Ă©grĂšne ses notes lĂ -bas. Elles les unit en accords, les dĂ©tache en pizzicati, les pleure en mĂ©lodie, les concentre en une harmonie surhuÂŹ maine. Il ne s’agit pas ici de ce bleu immobile et passif, de ce bleu spĂ©cial et amputĂ© qu’Alfred de Musset trouvait bĂȘte, mais du bleu total complet, se chauffant jusqu’au violet, et se refroiÂŹ dissant jusqu’au blanc, d’un bleu vivant, remuant, chatoyant, qui naĂźt, se transforme, Ă©volue, meurt, comme un ĂȘtre. Il est partout dans la voĂ»te cĂ©leste ; dans l’air lĂ©ger qui le reflĂšte ; dans la mer, surtout, oĂč gĂźt son Ăąme. Qu’on se figure en haut, en dessus des tĂȘtes, des couches d’éther floues, transparentes telles des Ă©tendues superposĂ©es couleur bleu de cobalt, innombrables, donnant aux cieux une singuliĂšre profondeur. LĂ -bas, au zĂ©nith, elles s’abaissent se pressent les unes contre les autres, foncent et, par un fil de lumiĂšre, se faufilent Ă  une dĂ©mesurĂ©e bande glauque. Puis, tel un manteau royal jetĂ© en tapis sur le passage de quelque dieu et dont les plis mouvants rempliraient l’espace, une Ă©tendue sans bornes de peluche moelleuse, indigo, glacĂ©e de lapis. Dessus, çà et lĂ , des incrustations de saphirs, bizarreÂŹ ment disposĂ©es, dont les feux se heurtent, tantĂŽt sombres comme ceux des diamants noirs, tantĂŽt aveuglants de blanÂŹ cheur lueurs Ă©lectriques oĂč le prisme se dĂ©compose. Plus loin, des applications Ă©tranges de satin reluisant bleu turquin, serties d’émeraude ; des frous-frous de moire azur 300 VISIONS d’a CÔTÉ qui retiennent de rigides lames d’acier bleui; des coupons de brocart presque verts gerbĂ©s de turquoises, des dĂ©ploieÂŹ ments de lampas presque mauves saupoudrĂ©s de rubis. Vers les grĂšves, comme une bordure de fleurs cyanides, frissonnant sous le vent, des avalanches de vagues iris s’étalent sur des nappes de vagues pervenche et des flots de bluets s’effeuillent sur des ondulements de myosotis. Enfin, la teinte se dissout, pour ainsi dire, comme un tissu qui s'Ă©lime ; elle devient de plus en plus tendre, de plus en plus transparente. Elle pĂąlit, se dĂ©grade, meurt et s’anĂ©antit enfin sur le sable, dans l’écume des remous, qui font au royal manteau une ruche d’incomparables et mousseuses dentelles. Oh 1 sur ce tapis de rĂȘve, sur ce tapis d’infini, que la nature semble avoir tissĂ© avec toutes les soies Ă©parses, brodĂ© de toutes ses pierres prĂ©cieuses, qui a les froides flexiÂŹ bilitĂ©s de l’acier, les douces caresses des regards azurĂ©s, se rouler, s’enfoncer, jusqu’à ne plus rien voir que sa maÂŹ gnificence, jusqu’à ne plus rien sentir que son enveÂŹ loppement. A Dinard L’air limpide et tiĂšde, les courbes molles des baies, les vagues caressantes, les villas somptueuses ombragĂ©es d’arbres rares, tout ce luxe accumulĂ© parla nature et l’art, qui de partout surgit et que l’on respire, ce luxe qui est ici le maĂźtre, le roi, le dieu Ă©voque aux heures solitaires je ne sais quelles splendeurs paĂŻennes cruelles et prestigieuses. On cherche, dans ces bosquets embaumĂ©s de fleurs Ă©tranges, les dieux de marbre aux socles enguirlandĂ©s de roses ; sur la mer les galĂšres rapportant de tous les coins du monde Ă  un patriciat ploutocrate ou privilĂ©giĂ© quelques Ă©toffes plus soyeuses, quelques mets plus rares. Et la comprĂ©hension vient des monstrueuses et parti- VISIONS D’A CÔTÉ 301 culiĂšres voluplĂ©s des dĂ©cadences, oĂč les joies des unitĂ©s s’exaltent des douleurs du nombre, oĂč les dĂ©tresses sans mesure alimentent les appĂ©tits sans frein. Dinan. La Rance et ses bords sont des endroits pittoresques cĂ©lé brĂ©s par tous les BĂŠdeker. Les guides l'appellent une Suisse en petit. Le pays, qui semble en effet disposĂ© pour le sage agrĂ©ment des yeux, est une succession de sites aimables, faits de rochers gentiment Ă  pic, de coins confortablement ouatĂ©s de mousses, Ă©lĂ©gamÂŹ ment pomponnĂ©s de fougĂšres et de bruyĂšres roses. Les arbres y sont bien venus, sans ĂȘtre gigantesques ; ils y ont des airs avenants. La Rance elle-mĂȘme murmure aux touristes des paroles d’accueil. Par exemple, il faut ĂȘtre Anglais pour jouir pleinement de tous ces avantages. Autrement la nature se renfrogne et fait la renchĂ©rie et les hĂŽteliers bien davantage ! L’exploitation du Français y prend des proportions d’art subtil et compliquĂ© qui sent la vengeance. En effet, les AnÂŹ glais qui ne possĂšdent ni notre vanitĂ© ni notre insouciance, fuient d’une ville oĂč on les Ă©corche; nul snobisme, nulle considĂ©ration ne saurait illusionner leur sens pratique de la vie. Or, Ă  Dinan, ils colonisent. Ceci prouve que les Dinanais ont compris ce britannique Ă©tat d’ñme et qu’ils le respectent. Seulement, avec les Français, ce qu’ils se rattrappent !... Encore un vieux chĂąteau. Un puits embastionnĂ©, celui-lĂ . Il est et a toujours dĂ» ĂȘtre une prison, mĂȘme au temps oĂč la reine Anne y tenait ses assises. Dans une curieuse Ă©glise de granit gris, aux arceaux reliĂ©s par des sĂ©ries de clefs de voĂ»te pressĂ©es, bizarres, toutes disÂŹ semblables, se dresse une stĂšle de marbre noir derriĂšre laÂŹ quelle le cƓur de Duguesclin se pulvĂ©rise. En mĂȘme temps que moi, un groupe d’Anglais la contemple silencieux, resÂŹ pectueux, presque Ă©mu. 302 VISIONS d'a CÔTÉ Ce peuple a une telle religion de la force que lorsqu’elle s’incarne en un homme, celui-ci fĂ»t-il un ennemi, le frisson du divin le saisit. PremiĂšre statue de Dugueselin. On en trouvera partout maintenant, Ă  Saint-Brieux, Ă  Rennes, etc. TrĂšs justement les Bretons sont fiers de leur hĂ©ros ; si fiers, qu’ils lui renient l’honneur le plus grand qui soit. Tel l’Odin de leur Walhala, ils le posent sur un socle, sans un nom, sans une date. On sent que l’ñme de ce guerrier indé pendant et fidĂšle est la concrĂ©tion de ces Ăąmes de fer. C’est l’Armorique elle-mĂȘme Ă©rigĂ©e de marbre. Chacun ici doit connaĂźtre cette effigie ou la reconnaĂźtre. HĂ©las ! oui, on la reconnaĂźt ; tout y est la stature ramassĂ©e, les jambes lourdes et presque torses, la disgrĂące du masque !.. On a mĂȘme aggravĂ© ce portrait d’un grand casque plantureuÂŹ sement empanachĂ© qui a l’air si bĂȘte!... Partout oĂč l’on gloÂŹ rifie le hĂ©ros, ce saladier le suit. Les uns l’en ont Ă©crasĂ©, les autres l’ont plantĂ© Ă  cĂŽtĂ© de lui. Et partout se dresse un Dugueselin figĂ©, grotesque pantin de bois non articulĂ©, sans la tlamme du regard sous le front bas, sans le mouvement, sans la vie. 11 reste laid seulement, et combien. HĂ©las ! aucun PromĂ©thĂ©e n’a su reprendre aux cieux un peu du feu divin de cette grande Ăąme. Pourtant seule la flamme de cet Ă©clair eĂ»t pu Ă©blouir assez la vision pour qu’elle ne perçût plus l’inharmonie de ces lignes Ă©crasĂ©es. Aussi, Ă  regarder l’effigie, une tristesse me venait. Je penÂŹ sais Ă  cette sotte manie qu’ont les peuples de statufier ainsi Ă  tort et Ă  travers ceux qui lui reprĂ©sentent un sentiment ou une idĂ©e. Pourquoi soumettre de nouveau ces pauvres Grands Ă  la trahison du rĂ©el ? Alors que libĂ©rĂ© par la mort, haussĂ© par la pensĂ©e, Ă©largi par le rĂȘve, le hĂ©ros fait corps avec lui, pourÂŹ quoi l’en dissocier violemment pour l’enfermer de nouveau dans la prison de la forme ? Pourquoi, du demi-Dieu qu’il Ă©tait devenu, le rapetisser jusqu’à en refaire un homme? VISIONS D’A CÔTÉ 303 Un penseur, un hĂ©ros sont et doivent ĂȘtre plus grands que nature. SitĂŽt disparus, tels des mythes, ils devraient prendre place dans un PanthĂ©on d’abstractions. A vouloir ramener l’image devant nos yeux, ou bien, comme l’Eurydice antique, elle s’évanouit aussitĂŽt que nous lournons la tĂȘte, ou, comme l’apparition du JĂ©hovah biblique, elle fait mourir quelque chose en nous. Aussi bien, la statuaire est par-dessus tout l’exaltation de la forme .. Tous les hĂ©ros n’ont pas la plastique d’un Murat, la grĂące d’un Marceau ; tous les poĂštes n’ont pas le masque d’un Lamartine ou d’un Victor Hugo. Laissons donc les hĂ©ros dans leur nimbe, sur leur nuage. Notre rĂȘve les y sculpteraĂ  son grĂ© selon l’ñme qu’il leur aura devinĂ©e. Ainsi nous arriverons sĂ»rement Ă  nous rapprocher bien davantage de cette rĂ©alitĂ©, mĂ©prisante de la forme, qui est, ou leur personnalitĂ©, ou l’idĂ©e qu’ils reprĂ©sentĂšrent. Est-ce dans cet esprit qu’ont agi les Dinanais, Duguesclin Ă  part, en juchant trĂšs hautsurdes colonnes qui n’en finissent pas les tout petits bustes de leurs grands hommes locaux ? En ce cas-lĂ , bravo !... car ces illustres inconnus peuvent y ĂȘtre laids tout Ă  leur aise ; personne ne s’en aperçoit Ă  cette hauteur ; tout de mĂȘme l’effet gĂ©nĂ©ral est plutĂŽt bizarre. A la porte d’une vieille maison, sous l’auvent fait de poutres capricieusement entrecroisĂ©es, pend, Ă  cĂŽtĂ© de la traditionÂŹ nelle touffe de gui du pays d’Armor, une singuliĂšre vannerie ronde en forme de nasse que le soleil a rĂŽtie, que la pluie a dĂ©lavĂ©e. Qu’est-ce que cela signifie ? Le gui, je le sais, c’est le signe antique de l’hospitalitĂ© gaĂ©lique, devenu surtout celui de la beuverie ;mais la nasse en osier ? Je m’informe... Ici, Madame, me rĂ©pond-on, on vend du Ghamilla... Je comprends de moins en moins. On me fait voir et l’on me verse une liqueur noirĂątre, Ă©paisse, sucrĂ©e, terriblement enivrante, paraĂźt-il. 11 ne vous en faudrait pas une bolĂ©e pour vous mettre parterre, ma petite dame, me dit l’hĂŽte goguenard... » l 304 VISIONS d'a cĂŽtĂ© J’en suis persuadĂ©e, mais n’en tenterais l’aventure pour rien au monde !... Pouah !... Cependant, les Latins, mes ancĂȘtres s’en enivrĂšrent avec dĂ©lices chez ces Celtes lorsqu’ils envahirent leur pays, car cette boisson n’est autre que l’hydromel antique, fait de miel fermentĂ©, tout comme au temps de Jules CĂ©sar. La nasse en osier, qui dehors fraternise le gui,- symbolise la ruche, genĂšse de cette liqueur. Mais comme tout change en ce siĂšcle, mĂȘme au pays de Bretagne ! Les amateurs de cette ivresse disparaissent de jour en jour, remplacĂ©s par les adoÂŹ rateurs de l’alcool de pommes de terre, voire mĂȘme de l’alcool de bois. On ne vend presque plus de Ghamilla, Madame, me dit tristement l’aubergiste. Tout le monde aujourd’hui prĂ©fĂšre le fil en quatre. » HĂ©las ! \ Saint-Brieuc En arrivant sur une promenade, mon premier regard tombe sur une statue de Duguesclin, badigeonnĂ©e d’un enduit chocolat. Cela s’écaille... horreur ! Je passe tĂȘte baissĂ©e, je ne veux pas voir. Un peu plus loin je lis sur une plaque indicatrice Rue du Combat des Trente. Bois ton sang, Beaumanoir! » Une ville quelconque, Saint-Brieuc, avec quelques vieilles rues quelques vieilles maisons ventrues, basses sur leurs piliers, grognonnes, hargneuses comme des bull-dogs. Une cathĂ©drale du XIIIe siĂšcle, en granit naturellement, assez belle. L’excursion classique au port du LĂ©guĂ© s’impose 11 est situĂ© Ă  l’embouchure du GouĂ« et, paraĂźt-il, dans un site d’un charme tout particulier. Les rives du petit fleuve, qui jusqu’à la mer toujours s’élargissent, sont couronnĂ©es lĂ  de vieilles ruines, de castels dĂ©mantelĂ©s, qui leur donnent quelque analogie avec celles entre lesquelles le Rhin majestueux s’écoule. VISIONS D’A CÔTÉ 305 Le soleil du matin laisse tomber devant soi de lĂ©gĂšres draperies de brume. De temps en temps, un souffle de vent les entr’ouvre et, par la dĂ©chirure, fuse l’éblouissement d’un rayon. Mais vite les brumes se rejoignent, comme des voiles de sanctuaire Ă©teignant l’éclat d’un ostensoir d’or. Le port du LĂ©guĂ© est loin. Je cherche un vĂ©hicule pour m’y conduire. TĂąche difficultueuse, Saint-Brieuc, quelque prĂ©fecture qu’il puisse ĂȘtre, garde un petit air ingĂ©nu de grand village. Il me semble me promener Ă  travers un dĂ©cor de aVĂąudeville de Scribe, du temps de la vogue des cabriolets. Cet Ă©tat de choses a une saveur archaĂŻque qui repose du fumet des civilisations trop avancĂ©es, cependant, l'heure venue, on l’échangerait volontiers contre un peu plus de modernitĂ© ainsi, pour le moment, je souhaiterais trouver un fiacre. Il n’y a pas de fiacres Ă  Saint-Brieuc. Cependant, pour ĂȘtre juste, il faut convenir que deux loueurs de voitures y ont Ă©lu domicile un au sud, l’autre au nord de la ville mais, hĂ©las ! leurs remises sont Ă  peu prĂšs aussi loin du centre que le port du LĂ©guĂ©. Le problĂšme reste entier. On m’indique un endroit, sur la place publique, oĂč celui du nord a ses bureaux. J’y vole. C’est une petite guĂ©rite ouverte Ă  tous les vents Il y est inscrit sur un carreau Ici on demande des voitures par le tĂ©lĂ©phone ». Par tĂ©lĂ©phone!... et moi qui ne trouvais pas Saint-Brieuc ♩ assez moderne !... Je m’installe devant la tablette et j’opĂšre moi-mĂȘme car le bureau est vide. — AllĂŽ ! allĂŽ. Je voudrais une voiture. — Il n’y en a pas, elles sont toutes Ă  la noce ». Je reste si dĂ©confite que je fais pitiĂ© Ă  un sergent de ville TOME XI. — JUILLET, AOUT, SEPTEMBRE. 21 306 VISSIONS D’A CÔTÉ inoccupĂ©, lequel, depuis un moment, se distrait en contemÂŹ plant mes faits et gestes. Il m’aborde compatissant et poli — Madame voulait une voiture? Il n'y en a jamais les jours de mariage. — Ab! Et se marie-t-on beaucoup Ă  Saint-Brieuc ? — Tous les jours, Madame, tous les jours. Pensez donc dans une prĂ©fecture ! » Il se rengorge. — Alors, Ă  quoi bon ce bureau. — A faire ses commandes d’avance pour les Ă©poques oĂč l’on se marie moins, il y en a le carĂȘme par exemple ; et aussi, pour les petits moments entre les mariages ». Ce gardien de la sĂ©curitĂ© publique a un air candide qui m’inspire confiance. Je comprends que, sans danger, tous, mĂȘme un criminel, peuvent lui ouvrir leur cƓur. Mes intentions sont pures; je ne l’en consulte donc que plus volontiers sur l’occurrence prĂ©sente — Pour aller au port du LĂ©guĂ©, comment faire ? — C’est cela que Madame voulait 1... mais rien n’est plus facile. Il y a un service de voitures admirablement organisĂ© Ă  cet effet, ĂŒn part tous les quarts d’heure ». Il m’indique un carrefour Ă©troit, pavĂ© de petites pierres pointues, dont mes bottines ont gardĂ© le souvenir. Je m’y transporte. LĂ  sĂ©journe le plus extraordinaire coucou, Ă©troit et haut, qui ait roulĂ© sur le sol de ce monde subluna;re. Je ne le dĂ©crirai pas, c’est impossible. Je me hisse jusqu'Ă  ses banquettes, ascension pleine de pĂ©rils, et comme je suis toute la clientĂšle du cocher, un bonhomme claudicant et loquace, en blouse bleue armĂ© d’un fouet Ă©norme, il harangue les passants, les invitant Ă  monte?, en des termes courtois et familiers d’un irrĂ©sistible comique. Quatre Messieurs obtempĂšrent et ascensionnent, puis une dame, avec infiniment de paquets. VISIONS D’A CÔTÉ 307 Ça fait six ; nous sommes serrĂ©s. On part. A mi-roule, une pluie diluvienne s'abat el nous inonde. Le coucou, malgrĂ© sa toiture et ses rideaux de cuir, nous dĂ©fend mal contre l’averse qui tourbillonne et s’insinue. Hein ! vous ĂȘtes mouillĂ©s », nous dit le coche]- paterne. Si nous le sommes !... Nous ferions peut-ĂȘtre bien de retourner, ajoute-t-il d’un air entendu, le temps est pris, vous ne verrez rien lĂ -bas ». Nous ne demandons pas mieux. L’eau qui s’amasse dans la caisse La changĂ©e en un bain de pied collectif et le venta dĂ©tachĂ© l’un des rideaux dont il nous giffle Ă  tour de rĂŽle. La machine vire. Pendant cette manƓuvre, trois personnes trempĂ©es arrivent au pas gymnastique et prennent d’assaut le problĂ©matique espace qui reste. Ün s’entasse invraisemblablement. De son siĂšge, le cocher nous contemple, nous compte puis dit d’un ton convaincu Vous n’ĂȘtes pas serrĂ©s, pas vrai ; des jours on tient douze lĂ -dedans. > Telle a Ă©tĂ© mon excursion au port du LĂ©guĂ©. Rennes. La personne qui est ici la mieux logĂ©e est certainement ThĂ©mis. Pensez donc, elle octupe l’ancien Parlement de Bretagne I... Et ce qu’elle s’y carre?... Jamais assurĂ©ment dans ses parvis divers tant d’or ne se releva en bosse. Jamais elle ne prononça ses arrĂȘts au milieu d'un dĂ©cor aussi somptueux. J’ai retenu une certaine chambre d’audience oĂč tout autour de la porte une nuĂ©e d’amours dé gringole au milieu des guirlandes. C'est un vĂ©ritable poĂšme de grĂące mignarde. Tout cela, pour encader le verbiage de Messieurs en robes, gĂ©nĂ©ralement trop courtes, comme peut- ĂȘtre on les porlait au grand siĂšcle, mais qui n’ont plus l’ex- 308 VISIONS DA CÔTÉ cuse de montrer la jambe bien faite dĂ©couverte autrefois par la culotte. AccrochĂ©es au mur de la salle des Etats, aujourd’hui celle des assises, deux curieuses loggias en bois dorĂ©, peintes et repeintes, dĂ©corĂ©es comme des chasses. Dans l’une, celle du coin, se tenait la reine lors des sĂ©ances importantes du Parlement de Bretagne. Dans l’autre, celle au-dessus de la porte, quelques dames de la cour tout Ă  fait privilĂ©giĂ©es. La tradition veut que Mm0 de SĂ©vignĂ© s’y soit rĂ©jouie de la promulgation des dĂ©crets condamnant Ă  la pendaison ces mauvaises gens de Bretagne » qui dĂ©fendaient si Ăąprement leurs libertĂ©s et leurs franchises. Il serait curieux de savoir quelles sont aujourd’hui, aux sĂ©ances cĂ©lĂšbres, les fĂ©minines prĂ©sences qui remplacent celle de la reine de France. Aussi celle de la cĂ©lĂšbre marÂŹ quise, une autre reine, car sa plume est un sceptre qu’encore nulle Ă©pistoliĂšre ne lui a arrachĂ©. AprĂšs, bien aprĂšs ThĂ©mis, le plus somptueusement logĂ© Ă  Rennes est Dieu assurĂ©ment. Entendons-nous cependant, car on lui a bĂąti un palais de ploutocrate parvenu. La cathĂ©drale est un grand Ă©difice, intĂ©rieurement couvert de fresques et d’or, tout en marbre jusqu’en ses revĂȘtements muraux. C’est vaste, inharmonique, disproportionnĂ©, Ă©troit, lourd, inĂ©lĂ©gant et fastueux. Ces Ă©normes piliers de marbre, serrĂ©s les uns contre les autres, Ă©crasĂ©s par une voĂ»te dorĂ©e, ronde et comme abrĂ©gĂ©e devraient pousser, superbes colosses arborescents, ou sous quelque nef dĂ©mesurĂ©e, ou mieux encore sous la coupole des cieux. Ils rĂ©clament l’espace qui allĂšge, le soleil qui Ă©clate, les larges vĂ©lums de pourpre qui flottent en rĂ©chauffant la froideur des reflets marmorĂ©ens. Ils Ă©voquent les temples assyriens oĂč, dans leurs danses sacrĂ©es, tournoyaient, onÂŹ duleuses et lascives, les prĂȘtresses de Dagon ou de Baal. Ils VISIONS D’A CÔTÉ 309 appellent les parfums violents, l’éclat des gemmes, les chaÂŹ toiements des tiares, les mollesses des soies. Au lieu de cela, sur les fresques murales, se dĂ©roule la sĂ©vĂšre et chaste hagiographie bretonne. Ce ne sont que thĂ©oÂŹ ries de vierges pudiques, de solitaires Ă©maciĂ©s, d’évĂšques rigides, drapĂ©s d’étoffes pĂąles, Ă  peine nimbĂ©s. Dans un paysage granitique et dĂ©solĂ©, oĂč poussent quelques lis glacĂ©s, ils s’en vont raidis vers la croix douloureuse, la croix du suppliciĂ©, que l'on a dorĂ©e magnifiquement et qui en crie de rĂ©volte. Cette discordance de choses enfante une telle discordance de pensĂ©es, qu’en vĂ©ritĂ© 1 on se demande en quel singulier temple l’on est Est-ce Btial ou JĂ©sus que l’on adore ici ? ĂŒ vous toutes Ă©glises du pays d’Armor, oĂč si volontiers le genou flĂ©chit, parce que sous vos voĂ»tes de fruste granit flotte cette atmosphĂšre de lui faite des supplications des petits, des priĂšres des douloureux, des sĂ©culaires espĂ©rances de tous ces humbles, unissez vos voix d’airain pour renier cette soeur paĂŻenne, magnifique et bĂątarde. Reniez-la au nom de l’art, reniez-la au nom de l’idĂ©e. Elle est dissonnante, elle est laide, elle est surtout vide du divin, ĂŒu en sort le cƓur glacĂ©, sans qu’aucune flamme d’adoration ait pu jaillir, sans que les lĂšvres aient Ă©tĂ© touchĂ©es par ce symbolique et ardent charbon de priĂšre qui brĂ»le et purifie... EIN. B e RenĂ©e Monbrun. HONORAT PRÉVOST SEIGNEUR DU CHASTELLIER-PORTAUT Vice- Amiral de la flotte de la Rochelle PENDANT LES GUERRES DE RELIGION 1568 h Poitou fut certainement une des provinces oĂč le protesÂŹ tantisme rencontra ses plus fervents adeptes. Au seiziĂš- ‱* — ^ me siĂšcle, une grande part in de sa noblesse avait embrasÂŹ sĂ© la religion rĂ©formĂ©e, et cette noblesse ne marchandait Ă  sa nouvelle croyance et au triomphe de la libertĂ© de conscience, ni ses biens, ni son sang A ce titre, il peut paraĂźtre intĂ©resÂŹ sant d’étudier la trop courte vie d’un de ceux qui occupĂšrent une place distinguĂ©e dans les guerres de religion. Pendant ces luttes intestines qui ensanglantĂšrent la France, beaucoup pĂ©rirent les armes Ă  la main, et nous voyons maintenant comÂŹ bien leur activitĂ© et leur bravoure, mieux employĂ©es et dĂ©gaÂŹ gĂ©es du fanatisme et de l'esprit de parti, eussent Ă©tĂ© profitaÂŹ bles Ă  la France et Ă  la royautĂ©. HonorĂąt PrĂ©vost, seigneur du Ghastellier-Portaut, fut un de ceux-lĂ . NĂ© au manoir du Ghastellier-Portaut prĂšs do Mouil- leron en Poitou, il Ă©tait le troisiĂšme des six enfants1 de Louis PrĂ©vost, Ă©cuyer, seigneur du Ghastellier-Portaut, et de Pau le 1 AndrĂ© du Chesne, Histoire des Chasteigner . HONORAT PRÉVOST 311 Chabot, dame de Pressigny1. Son pĂšre mourut jeune, et sa mĂšre, restĂ©e veuve avec ses enfants mineurs, leur fit donner une Ă©ducation trĂšs soignĂ©e. 11 en profita tout particuliĂšrement, puisqu’au tĂ©moignage d’un de ses contemporains, la Popeli- niĂšre, il passait pour un homme d'un rare savoir. » AndrĂ© Rivaudeau, auteur de la tragĂ©die d’ Aman » reprĂ©sentĂ©e Ă  Poitiers le 24 janvier 1561, et qui fut maire de Fontenay-le- Comte, publiant la Doctrine d'EpictĂšte stoĂŻcien Ă  Poitiers en 1567 la dĂ©dia Ă  HonorĂąt PrĂ©vost, son bon seigneur et ami », en ces termes En voyant mon Ɠuvre approuvĂ©e par votre tĂ©moignage et recommandation , je mĂ©prise tous les ZoĂŻles et faux aristotes de France. » AprĂšs avoir fait dans sa jeunesse la guerre en Italie avec Soubise dont il Ă©tait l’ami et le confident, il fut attachĂ© Ă  la personne du roi de Navarre, Antoine de Bourbon. Jean de Parthenay l’archevesque, seigneur de Soubise, jouissait alors d’un grand crĂ©dit auprĂšs de la reine-mĂšre Cadherine de MĂ©di- cis ; et, partisan convaincu du protestantisme, son appui Ă©tait trĂšs utile aux huguenots. Ami, comme je l’ai dit, de Soubise, particuliĂšrement distinguĂ© du prince de CondĂ© et de Chat il Ion auxquels il Ă©tait dĂ©vouĂ©, HonorĂąt PrĂ©vost de Chas- tellier-Portaut se trouvait en position de jouer un rĂŽle marÂŹ quant au sein du parti de la rĂ©forme, qu’il avait embrassĂ©. Aussi, lorsque CondĂ© se fut emparĂ© d'OrlĂ©ans aprĂšs le masÂŹ sacre de Vassy 1er mars 1562, il fut un des premiers qui obĂ©irent au manifeste par lequel ce prince appelait aux armes ses coreligionnaires avril 1562. Il accourut Ă  OrlĂ©ans oĂč on lui donna le titre de mestre-de camp. On sait comment se passa cette premiĂšre guerre de religion. CondĂ© et Coligny, se voyant bientĂŽt dans l’impossibilitĂ© de tenir la campagne, retinrent prĂšs d’eux leurs plus affectionnĂ©s et se mirent sur la dĂ©fensive dans OrlĂ©ans. La guerre civile se dĂ©chaĂźna, sur 1 Pressigny en Gatine. Les seigneurs de Pressigny avaient haute, basse et moyenne justice. Soixante-quinze arriĂšre fiefs relevaient de Pressigny. Gatine historique et moderne , par B. Ledain. 312 HONORAT PRÉVOST chaque province isolĂ©ment, jusqu’à ce que d’Andelot entrĂąt en France avec un secours qu’il Ă©tait allĂ© chercher chez les princes protestants de l’autre cĂŽtĂ© du Rhin. GondĂ© et les siens vinrent se rĂ©unir aux Allemands et amenĂšrent avec eux sous les murs de Paris toutes leurs forces Ă  la fin de mai. Ce ne fut qu’un simulacre de siĂšge, car, quelques jours aprĂšs, ils Ă©taient obligĂ©s de rĂ©trograder pour aller se faire battre Ă  Dreux par l’armĂ©e royale. HonorĂąt PrĂ©vost faillit ĂȘtre tuĂ© pendant le sĂ©jour de l’armĂ©e devant Paris. Dans la nuit du 3 dĂ©cembre, il y. eut une Ă©chaffourĂ©e causĂ©e par des reĂźtres qui, ayant bu plus que de coutume sinon plus que de raison », s’en allĂšrent donner dans un corps de garde catholique. En courant apaiser cett'e alarme, Ghastellier-Portaut pris par ces réßfres pour un ennemi, fut dangereusement blessĂ© et un capitaine qui l’accompagnait fut tuĂ© sur la place1. Quelques mois aprĂšs, le duc de Guise ayant Ă©tĂ© assassinĂ© devant OrlĂ©ans, la pacification d’Amboise mettait un terme Ă  la preÂŹ miĂšre guerre de religion. AussitĂŽt aprĂšs la guĂ©rison de sa blessure, HonorĂąt PrĂ©vost du Ghastellier-Portaut vint rejoindre l’amiral de Chatillon Ă  la cour. Si la pacification d’Amboise avait arrĂȘtĂ© les hostiÂŹ litĂ©, l’état aigu des esprits et les querelles journaliĂšres entre huguenots et catholiques faisaient assez prĂ©voir le peu de durĂ©e de ce simulacre de paix. La reine-mĂšre et la cour faiÂŹ saient momentanĂ©ment bonne figure Ă  l’amiral ; mais, il n’en Ă©tait pas de mĂȘme des chefs catholiques, qui lui reprochaient ouvertement d’avoir su et ordonnĂ© le lĂąche assassinat du duc de Guise. Chastellier-Portaut Ă©tait compris dans cette accusaÂŹ tion. ĂŒn savait que Poltrot de MĂ©rĂ©. l’assassin, avait Ă©tĂ© enÂŹ voyĂ© Ă  l’amiral par Soubise et prĂ©sentĂ© par Ghastellier- Portaut. Bien que Chatillon eut favorablement accueilli ce prĂ©tendu nĂ©ophyte gagnĂ© Ă  la religion rĂ©formĂ©e, les Ă©vĂ©neÂŹ ments, son grand et loyal caractĂšre suffisaient Ă  le laver de 1 La PopeliniĂšre, tome i, liv. IX, p. 340. — ThĂ©odore de BĂ©ze, Hist. ecclĂ©- siast., tome n, p. 214. HONORAT PRÉVOST 313 l’imputation d’un crime si odieux. NĂ©anmoins, il Ă©tait permis aux catholiques de supposer que Chastellier-Portaut, confiÂŹ dent de Soubise, en amenant Poltrot de MĂ©rĂ© Ă  l’amiral, avait dĂ» lui dĂ©voiler le complot et le rĂŽle destinĂ© au futur assassin. De plus, l’orgueil et l’insolence des chefs catholiques ne connaissaient plus de bornes. Une circonstance entr’autres venait de leur montrer en quelle suspicion Ă©tait tenu le parti huguenot et l’appui qu’ils pouvaient attendre de la cour. D’Andelot, frĂšre de l'amiral de Chatillon, avait succĂ©dĂ© Ă  son frĂšre en 1552 comme colonel gĂ©nĂ©ral de l’infanterie. Plusieurs mestres-de-camp, Brissac, Strozzi et Charry refusaient ouverÂŹ tement obĂ©issance Ă  un colonel hĂ©rĂ©tique. Cet acte d’indisciÂŹ pline avait donnĂ© lieu Ă  des rĂ©clamations, et le roi avait paru favoriser ses mestres-de-camp. L’un -d’entr’eux surtout, Charry, ancien ami et lieutenant de Montluc, honorĂ© de la confiance du duc de Guise, rĂ©cemment nommĂ© capitaine des gardes du roi, nouveau corps constituĂ© par la reine-mĂšre, avait montrĂ© vis-Ă -vis de d’Andelot et des chefs protestants une morgue et une insolence au delĂ  de toutes limites. Chas- telier-Portaut le retrouva Ă  la cour. Charry avait tuĂ© autrefois Ă  la suite d’un duel son frĂšre MĂ©ry PrĂ©vost en PiĂ©mont, au siĂšge de la Mirande1, oĂč ils servaient ensemble. La haine de parti jointe Ă  cet ancien grief poussĂšrent HonorĂąt Ă  se venger du meurtrier de son frĂšre. En effet, le 30 dĂ©cembre au matin, Charry sortait de son logement de la rue des Trois-Chande- liers avec le capitaine basque la Tourette et un soldat de son rĂ©giment pour se rendre au Louvre, lorsque Chastellier- Portaut, accompagnĂ© de deux gentilhommes rĂ©formĂ©s Bric- maut et le fameux de Mouvant et, d’aprĂšs BrantĂŽme d’un soldat de d’Andelot nommĂ© Constantin, l’attaqua sur le pont Saint-Michel. Te souvient-il, Charry du tort que tu me tiens, lui dit-il en l'abordant, mets l’épĂ©e Ă  la main ? Le combat * En 1559, dit la PopeliniĂšre. 314 HONORAT PRÉVOST s’engagea aussitĂŽt de part et d’autre, et bientĂŽt. Charry et ses deux seconds furent Ă©tendus sans vie sur le pavĂ©. Au cliqueÂŹ tis des Ă©pĂ©es le peuple s’était Ă©mu, la foule s’amassait ; des cris au Huguenot. » se faisaient entendre de tous cĂŽtĂ©s. Les trois protestants se firent jour l’épĂ©e Ă  la main au travers de la populace sur le quai des Augustins, et gagnĂšrent la porte de Nesles oĂč des chevaux prĂ©parĂ©s les attendaient. Le peuple de Paris et le parti des Guise poussĂšrent des cris de fureur Ă  la nouvelle d’une si outre cuidĂ©e hardiesse ». La cour s'Ă©mut, et, si l’on doit en croire un chroniqueur contemporain, la reine-mĂšre, qui apprit l’évĂ©nement en la salle du Conseil, reÂŹ procha publiquement Ă  d’Andelot de l’avoir ordonnĂ©. Quoi qu’il en soit, Chastellier et ses compagnons Ă©taient en sĂ»retĂ©, on ne put que procĂ©der contre eux; le parlement les conÂŹ damna Ă  mort, ils furent exĂ©cutĂ©s en effigie, et des funĂ©railles magnifiques furent faites Ă  Notre-Dame aux trois victimes. Cet incident, qui eut un si grand retentissement, montre combien chaque parti ne respirait que haine et dĂ©sir de venÂŹ geance. Aussi on ne peut s’étonner que d’une chose, c’est que la deuxiĂšme prise d’armes des protestants n’ait point eu lieu avant le mois de septembre 1567. 1 Comme dans la premiĂšre guerre, chacun des deux partis s'empressa de solliciter du secours de l’étranger. Le prince de CondĂ©, qui tenait Chastellier-Portaut en trĂšs haute estime, et le jugeait comme un chroniqueur nous le peint naĂŻvement, habile homme qu'on n'eut jamais pris par le bec 2 », l’envoya avec un nommĂ© Francourt, avocat distinguĂ© du parti, auprĂšs des princes protestants allemands. Il serait injuste d’envisaÂŹ ger leur mission avec l’opinion que nous inspire aujourd’hui l’idĂ©e d’appeler l’étranger en France. A cette Ă©poque, il n’y * De Thou , Lxv. XXXV.— La Popelmiere, tom. i. Liv. X, p. b75. Le LaÂŹ boureur, tom. i, p. 3/9, d 'AubignĂ©, t. i, Liv. IV, ch. ni, p. 202. BrantĂŽme, Disc. LXXX1X. L'Étoile, journal d’un Bourgeois de Paris. Relation des amÂŹ bassadeurs VĂ©nitiens, t. 11, p. 70. * Le Laboureur, additions aux mĂ©moires de Castelnau 1. 1», liv . IV, p. 20. BrantĂŽme, Disc, lxxviii. HONORAT PRÉVOST 315 avait point Ă  proprement parler d’infanterie nationale malgrĂ© la tentative du Francs-Arcliers eu 1445 et celle plus rĂ©cente des lĂ©gions en 1533 ; les troupes mercenaires, tirĂ©es principaÂŹ lement de Suisse et d’Allemagne, formaient l’élĂ©ment constiÂŹ tutif de cette arme. En outre, le dĂ©vouement Ă  la croyance Ă©tait alors bien plus fort que le sentiment de la nationalitĂ© ; ceux qui professaient la mĂȘme opinion religieuse se regarÂŹ daient comme frĂšres ; de telle sorte, qu’il semblait tout aussi naturel aux catholiques d’appeler Ă  leur aide Italiens, Suisses et Espagnols, qu’aux protestants, Anglais et Allemands. Quoi qu’il en soit, la mission des deux envoyĂ©s fut difficile ; car la cour les avait devancĂ©s. Lansac, envoyĂ© par elle, s’efforÂŹ çait d’obtenir des princes des secours pour le roi, en leur persuadant que les Ă©dits obtenus par la religion Ă©taient obserÂŹ vĂ©s, et que les motifs du nouveau soulĂšvement Ă©taient pureÂŹ ment politiques. Le duc de Saxe, le margrave de Brandebourg et le landgrave de Hesse, persuadĂ©s par Lansac, les reçurent fort mal ; toutefois, aidĂ©s par l’électeur palatin duc des Deux- Ponts,ils parvinrent Ă  force de nĂ©gociations et d’adresse Ă  rĂ©usÂŹ sir, etobtinrentfioOOrettres et 3000 lansquenets. Jean Casimir, fils de l’électeur, conduisait lui-mĂȘme cette armĂ©e Ă  laquelle on devait payer Ă  son entrĂ©e en France la somme de 100000 Ă©cus. Ce secours fut de peu d’utilitĂ©, car peu de temps aprĂšs son arrivĂ©e, la paix de Longumeau vint arrĂȘter les hostilitĂ©s mars 1568. Ce ne devait ĂȘtre qu’une suspension d’armes. Six mois aprĂšs, le prince de CondĂ© efcColigny, informĂ©s que le projet de la reine-mĂšre Ă©tait de les faire arrĂȘter, rĂ©solurent de se retirer Ă  la Rochelle et d’y assigner aux rĂ©formĂ©s un rendez-vous gĂ©nĂ©ral. Le comte de la Rochefoucault conclut, au nom du prince, avec les Rochelais un traitĂ© par lequel ils reconnaissaient CondĂ© comme chef et protecteur de la cause de toutes les Églises rĂ©formĂ©es du royaume ». Le 11 septemÂŹ bre 1568, le maire, le corps de ville et les bourgeois assemblĂ©s 1 La PopeliniĂšre, t. i, p. 36.— Le Laboureur , additions au mĂ©moire de Castelnau, d'AubignĂȘ, t. r, ‱ i v. IV. 316 HONORAT PREVOST Ă  l’échevinage, jurĂšrent solennellement de rendre au prince toute obĂ©issance et service, et de n’épargner pour une si juste et sainte cause, oĂč il va de la gloire de Dieu, ni leurs biens ni leur vie ». Sept jours aprĂšs le 18 septembre CoudĂ© et Coligny faisaient leur entrĂ©e dans la Rochelle aux acclamations enthouÂŹ siastes des habitants. Ils furent presque immĂ©diatement rejoints par la reine de Navarre, Jeanne d’Albret, accompaÂŹ gnĂ©e de son fils qui fut depuis Henri IV et d’un corps consiÂŹ dĂ©rable de cavalerie et de gens de pied. En mĂȘme temps une foule de gentilshommes accouraient Ă  l’appel des princes*. La Rochelle, cette Sion des Huguenots » comme l’a appeÂŹ lĂ©e Henri Martin, citĂ© industrielle et commerçante, renferÂŹ mant dans son sein de hardis matelots, devenait dĂšs lors le boulevard de la cause ; elle en Ă©tait elle-mĂȘme le principal caissier, et voici comment depuis le commencement des troubles, les Rochelais avaient armĂ© en corsaires plusieurs de leurs vaisseaux qui, en croisant sur les cĂŽtes de NormanÂŹ die, de Bretagne et de Flandre, s’emparaient de tous les vaisÂŹ seaux frĂ©tĂ©s par des armateurs catholiques, quelque fĂ»t d’ailÂŹ leurs leur nationalitĂ©; ces prises Ă©taient conduites en AngleÂŹ terre. LĂ , par l'entremise du cardinal de Ghatillon, chargĂ© d’affaires du parti protestant auprĂšs de la reine d’Angleterre, on obtenait toujours qu’ils fussent vendus, et le tiers en revenait au profit de l’armĂ©el * 3. Dans cette occasion on s'emÂŹ pressa de prĂ©parer une grande expĂ©dition, et Chastellier-Por- taut fut nommĂ© vice-amiral de la flotte de la Rochelle. Cette expĂ©dition4 Ă©tait considĂ©rable pour l’époque, car elle se com- l La PopeliniĂšre , de Thou, A. Darbot. ! De Thou , La PopeliniĂšre. A. Barbot , Henri Martin. ÂŁ 3 Le cardinal de Ghitillon avouait toutes prises catholiques pourvu que le tiers en vint Ă  la cause ainsi appelaient-ils le profit de 1’ rraĂ©e [La PopeliÂŹ niĂšre t. i, liv. XV. 4 Hist. de la Rochelle , ArcĂšre, La Noue. Disc, polit, et milit. dit que les prises de la Rochelle dans la 3' guerre civile se montĂšrent a 3,0C0,00G. Chastellier-Portaut est indistinctement appelĂ© dans les chroniques do l’époque Chastellier-Portaut ou le seigneur de la Tour cadet des Chastellier Portaut en Poitou. HONORAT PRÉVOST 317 posait de 8000 hommes, tant soldats que marins exercĂ©s, montant neuf bĂątiments bien approvisionnĂ©s. Elle mit Ă  la voile le 15 octobre 1568 et fit sur les cĂŽtes de Bretagne de nombreuses prises. Elle jeta mĂȘme,, en passant devant le GonquĂȘt, une telle alarme dans le pays, qu’on rassembla toutes les populations de la cĂŽte et toutes les troupes qu'on put rĂ©unir pour repousser une descente. Mais tel n’était pas le but de l’expĂ©dition, qui cingla directement sur Plymouth, chargĂ©e de dĂ©pĂȘches pour le cardinal de Chatillon. HonorĂąt du Chastellier-Portaut Ă©tait en outre porteur d’une lettre de Jeanne d’Albret pour la reine Elisabeth et muni lui-mĂȘme de pleins pouvoirs pour nĂ©gocier un secours. A peine dĂ©barquĂ© il partit en poste accompagnĂ© de douze gentilhommes franÂŹ çais pour se rendre prĂšs de la reine d'Angleterre qui se trouÂŹ vait avec la cour au chĂąteau d’Hampton-Court. Sa mission fut couronnĂ©e de succĂšs. En effet le 17 janvier 1569, les Ro- chelais accĂ©daient solennellement au traitĂ© d’alliance conclu avec la reine d’Angleterre qui leur promettait de l’argent et de l’artillerie. AprĂšs un court sĂ©jour Ă  la cour d’Angleterre, HonorĂąt se hĂąta de reprendre la mer et de se diriger vers le Pas-de-Calais pour y continuer sa croisiĂšre, qui fut des plus heureuses et, lorsque le mauvais temps le força de venir relĂącher Ă  l’üle de Wight, il ramenait une grande quanlitĂ© de prises et un butin considĂ©rable1. Au mois de fĂ©vrier suivant il remit Ă  la voile et arriva Ă  la Rochelle au commencement de mars. Sur terre rien n’avait encore Ă©tĂ© fait ; car, l’armĂ©e cathoÂŹ lique commandĂ©e par le duc d’Anjou, et celle des protestants qui avaient Ă©tĂ© sĂ©parĂ©es par l’hiver, venaient seulement de reprendre la campagne. Le prince de ConfiĂ© qui Ă©tait en marÂŹ che pour opĂ©rer sa jonction avec les forces protestantes du midi, instruit de l’arrivĂ©e de Chastellier-Portaut, le manda aussitĂŽt prĂšs de lui, de sorte qu’il le rejoignit quelques jours seulement avant la bataille de Jarnac 1569. Presqu’au com- » Voir note prĂ©cĂ©dente. 318 HONORAT PRÉVOST mencement du combat, CoudĂ© lui donna le commandeÂŹ ment de l’avant-garde, et l’ordre de charger l’aile gauche des catholiques. Il se prĂ©cipita avec elle sur l’ennemi, mais son cheval fut tuĂ© sous lui et il fut fait prisonnier. En mĂŽme temps le prince de CondĂ© Ă©tait lĂąchement assassinĂ© par Mon- tesquiou. Les protestants Ă©taient vaincus. Cent quarante gentilshommes rĂ©formĂ©s restaient sur la place, un plus grand nombre Ă©tait prisonnier. Le soir Ghastellier-Portaut Ă©tait reconnu par les amis de Charrv et tuĂ© de sang-froid par eux1 13 mars 1569. Comme pour rendre un dernier hommage Ă  la haine et Ă  la crainte qu’il inspirait Ă  ses adversaires, l’arrĂȘt du parlement de Bordeaux, dont il est question Ă  propos de son frĂšre AndrĂ© et de son duel avec Gharry, le portait en premiĂšre ligne au nombre de ceux qu’il atteignait, le condamnant Ă  ĂȘtre traĂźnĂ© sur la claie, aprĂšs avoir eu la tĂȘte tranchĂ©e, le corps mis en quartier et les armoiries brisĂ©es par la main du bourreau, triste fin qui comme celle de CondĂ© le mĂȘme jour prouve jusqu’à quel point la guerre civile et religieuse obscurcissait chez la plupart les notions d’honneur et d’humanitĂ©. En effet le cadavre du chef de la cause protestante, d’un des premiers princes de sang, Ă©tait par dĂ©rision exposĂ© aux insultes de la troupe et portĂ© sur une Ăąnesse au bruit des chants grossiers d’un parti en dĂ©lire. L’an mil cinq cent soixante-neuf Entre Jarnac et Chateauneuf, Fut portĂ© sur une anesse Cil qui vouloit oster la messe5 1 La PopeliniĂšre, t. i, liv. XV, de Thou. — d’ AubignĂ©, t. i, li v . V, ch. VIII. Le vol. 206 des manuscrits de Brienne contient le terrible arrĂȘt rendu le 6 avril 1509 par le parlement de Bordeaux contre 530 protestants de toutes classes et conditions des provinces de l'Ouest, condamnĂ©s Ă  diflĂ©rentes peines ; 123 gentilshommes don t Bouchard d’Aubeterre, et Ghastellier-Portaut condamnĂ©s Ă  ĂȘtre traĂźnĂ©s sur la claie, Ă  avoir la tĂȘte tranchĂ©e et le corps mis en quartier aprĂšs avoir vu leurs armoiries brisĂ©es par la main du bourreau. Ăź BrantĂŽme, Disc. LXXX, d’AubignĂ©, tome i. HO MO RAT PRÉVOST 319 Le cĂ©lĂšbre capitaine Sore, sous les ordres duquel la flotte protestante devint une vĂ©ritable puissance maritime, remplaça Ghastellier-Portaut comme vice-amiral. HonorĂąt PrĂ©vost mourait jçune encore, et les services, qu’il avait rendus Ă  sa cause comme capitaine et comme diplomate, permettent de penser que, s’il eut vĂ©cu, Henri IV qui eut le gĂ©nie et la gloire d’appaiser les querelles religieuses aurait pu rĂ©compenser dignement un de ses partisans les plus dĂ©vouĂ©s. Quoi qu’il en soit, Ghastellier-Portaut servit sa cause avec fidĂ©litĂ©, et son mĂ©pris des richesses, sa fermetĂ© de caractĂšre, la haute estime dans laquelle le tenaient les princes, lui donnent une place plus qu’enviable parmi les gentilshommes protestants, penÂŹ dant ces funestes guerres civiles. Gte RenĂ© de la BoutetiĂšre. O/ > zi UJ 3 O* O O -J sd ÂŁ S; c r* SD C SD bfl c3 V "O O S- c6 W — ÂŁ O 5^ h >“ , Ă  5 » .s = gl-SjĂź'g E- ©ti-r- " O o ^ -© C -u Ɠ 3 !>> 1 ~ E SCR-SÈVRE 1792 ’ Collection , dans le MĂ©morial des Deux-SĂšvres 6, dans l’ Avenir-Indicateur1 , et dans cette Revue*, — tout cela ne semblait qu'une sĂ©rie d’allĂ©chantes amorces destinĂ©es Ă  tĂąter l'opinion d’un public, auquel elle laisse achevĂ©es et prĂȘtes Ă  paraĂźtre des oeuvres d’une valeur autrement considĂ©rable un Roman A cĂŽtĂ© de l'Amour ; des Nouvelles parmi lesquelles Les ĂȘtres vivants, Au cadran de l'amour, A travers les vaincues, les IldleusesJ, des Ă©tudes historiques M,oes Regain et de Bulkeley ; une comĂ©die en prose Hypnotisme ; un scĂ©nario de pantomime fLa PoupĂ©e, et tout un volume de poĂ©sies. Nous aimons Ă  espĂ©rer que les unes et les autres verront prochaiÂŹ nement le jour, et ce ne sera certes pas le moindre hommage que les siens puissent ren dre Ă  la mĂ©moire du dĂ©licat Ă©crivain qui n'est plus. Sur toutes ses Ɠuvres, comme sur sa vie elle-mĂȘme, du reste, semÂŹ blait planer — funĂšbre obsession, — l'incessante hantise de l’au- delĂ , — de cet au-delĂ  qui est venu si brutalement briser entre ses doigts habiles pinceaux et plume, pour l’amener parmi l’amerÂŹ tume des larmes et la mĂ©lancolie des fleurs, vers ce fils tant aimĂ©, dont elle partage aujourd’hui Ă  l’ombre de la Croix le dernier et apaisant sommeil. * A notre pauvre ami, Henri Normand, si justement abimĂ© de douleur par cette nouvelle et suprĂȘme Ă©preuve; Ă  M. et Ăźdme Lacoulou- mĂšre, ses enfants, nous offrons le cordial, — mais combien insuffiÂŹ sant — tribut de nos profonds regrets et de nos vives sympathies. RENÉ VALLETTE. ' L'InexpliquĂ©, roman juillet 1897. 2 Conte mystique de NoĂ«l dĂ©cembre 1 8 J 7 5 RĂ©versibilitĂ© d'Ăąmes juillet. 1897. — Con'e de NoĂ«l VendĂ©en dĂ©cembre 1897; — Pays natal. Sentiers d Ɠillets, Les Trois fleurs d'amour, poĂ©sies. * Mardi gras. — Pour le mariage de Colomhine, prologue de pantomime. — Lys en fleurs, po laie. — Les mystĂšres de saint GwenolĂ©. — Autour des fĂȘtes de P Lo u jean. i Les fĂȘles de Ploujean. 6 Chant de crapaud, p>ĂȘsiel dĂ©cembre 1896, — Enfantement mystique, conte de NoĂ«l dĂ©cembre 1897. 7 A cor et Ă  cris, Les plis du drapeau, Sous te parapluie bleu, — Nouvelles. * Mmes de Grimouard, Mme de la Rochefoueaull, Ă©tudes historiques; — Visions d'Ă  cĂŽtĂ©, notes de voyage eu Bretagne. — En VendĂ©e, Ivoire d'automne, PĂąques fleuries, Auc j runes Morts, Parois,.... poĂ©sies Sou./? d>ur>9 ’amipottn LA VENDÉE QUI S’EN VA LE CHÂTEAU DE SÀINT-P0MPA1N BĂąti sur un coteau rocheux qui domine les sinueux mĂ©andres de l’Autise. le chĂąteau de SaiĂ»t-Pompain devait offrir aux regards des curieux une masse des plus imposantes. Malheureusement le souffle de la destruction a passĂ© sur lui avec encore plus de violence que sur son splendide voisin de Coulonges-les-Royaux. Un croquis fait en 1861 nous permet de constater que dĂ©jĂ , Ă  cette Ă©poque il ne restait plus qu’une partie de la façade surplombant au nord la route qui monte au village. Un Ă©troit pavillon rectangulaire, avec lucarne cintrĂ©e Ă  fronton aigu, la flanquait sur l’arĂšte de l’ouest et une petite tour circulaire en forme d'Ă©chauguette soutenue par des corbelets faisant offices de mĂąchicoulis coupait la rigiditĂ© de l’angle nord de cette façade. Quatre Ă©tages de fenĂȘtres superposĂ©es et de grandes diÂŹ mensions, sans tenir compte des lucarnes qui avaient dĂ» exister dans le principe, donnaient Ă  cette muraille une hauÂŹ teur prodigieuse. Nous nous souvenons encore que les beaux profils moulurĂ©s, ornant les chambranles des baies Ă  croix de pierre, nous avaient donnĂ© Ă  supposer que le constructeur du chĂąteau de Coulonges-les-Royaux n’était pas restĂ© Ă©trangĂšre / LA VENDÉE QUI Ăą;EN VA 40 i la direction de cette importante bĂątisse. Rien n’y rappelle, il est vrai, la richesse architecturale et celte merveilleuse et si abondante ornementation de la demeure de Louis d’Estissac et d’Anne de Daillon ; mais nous y constatons nĂ©anmoins une sorte de confraternitĂ© gĂ©nĂ©rale dans la bonne exĂ©cution des moulures et le tracĂ© gĂ©nĂ©ral de l’ensemble Ă©videmment Ă©levĂ© commeCoulonges dans la seconde moitiĂ© du XVIe siĂšcle. Il faut cependant reporter Ă  une date bien antĂ©rieure les substructions qui existaient sous la plus grande partie du chĂąteau. Nous ne les avons jamais vues; mais notre savant collĂšgue, M. LĂ©o Desaivre, qui avait pu en photographier les dĂ©bris, il y a nombre d’annĂ©es, a bien voulu nous en adresser une Ă©preuve que nous reproduisons au bas de la planche. On se rendra compte bien vite que ces soubassements, employĂ©s sans doute comme caves et cuisines ainsi qu’à Goulonges, doivent appartenir Ă  la fin du XIIIe siĂšcle ou au commenceÂŹ ment du XIVe. C’étaient les embases de la demeure fĂ©odale, dont il ne reste plus aucune trace et sur lesquelles s’est assis au XVIe siĂšcle ce qui reste de la bĂątisse actuelle. Ce n'est point sans raison que nous avons sous cette venÂŹ dĂ©enne rubrique donnĂ© l’hospitalitĂ© Ă  un chĂąteau qui fait gĂ©oÂŹ graphiquement partie aujourd’hui du dĂ©partement des Deux- SĂšvres. Anciennement, en effet, la chĂątellenie de Saint-Pom- pain relevait immĂ©diatement de Vouvent, et faisait Ă  ce titre partie du Bas-Poitou. Les anciens seigneurs avaient juridiction de haute , moyenne et basse justice. Leurs droits seigneuriaux s’étenÂŹ daient sur une quarantaine de petits fiefs environnants. Ils confinaient avec les forts avancĂ©s qu’avaient Ă  BĂ©celeuf les sires de Parthenay, avec les Rohan et les Jourdain de Villiers, les Lusignan de Benet, les Vivonne d’Oulmes, la com- manderie de Cenan, l’abbaye de Nieuil, la chĂątellenie des LE CHATEAU DE SA1NT-P0MPAIN 405 MouliĂšres, les d’Estissac et les VignolleLahire, de Coulonges- les-Royaux. Ils eurent a soutenir au sujet du tiers des lots et ventes de la seigneurie, un procĂšs curieux Ă  Ă©tudier, qui dura de 1518 Ă  1789, contre les puissants rivaux qui se sucÂŹ cĂ©dĂšrent dans la chĂątellenie des MouliĂšres les Chabot, les PrĂ©vost, les ParabĂšre, les Pompadour. Le marquis delĂ  Carte, gouverneur militaire du Bas-Poitou, le dernier des acquĂ©reurs de 1764, en prĂ©parait la reprise lorsqu’enfm le RĂ©volution vint prononcer un jugement sans appel. Les seigneurs de Saint-Pompain, nous dit feu M. l’abbĂ© Proust, dans les curieuses notes qu’il a laissĂ©es sur cette loÂŹ calitĂ© et que M. LĂ©o Desaivre nous a obligeamment communiÂŹ quĂ©es, furent de tout temps les avouĂ©s de l'Ă©glise et sur tous lfmrs dĂ©nombrements, ils inscrivirent au premier rang de leurs prĂ©rogatives le droit de fondation premiĂšre et de pa- tronage dans l’église paroissiale. On pouvait y voir il y a quelques annĂ©es, sous les couches de chaux la litre seigneuÂŹ riale avec des armoiries au champ d'argent , Ă  une fasce de gueules, Ă  la bordure de sable besantĂ©e d'or. Ils payaient de temps immĂ©morial Ă  l’abbaye de Nieuil, dont Saint-Hilaire de Saint-Pompain ne fut longtemps qu’une celle, une rente annuelle de 60 boisseaux de froment, en retour apparemment des services religieux que les P. P. Augustins rendirent jusÂŹ qu’au XVIIIe siĂšcle. Par sa position, Saint-Pompain dut nĂ©cessairement se resÂŹ sentir des luttes politiques dont le Bas-Poitou fut le théùtre au moyen-Ăąge, ainsi que des guerres civiles du XVIe siĂšcle. PlacĂ© sur la route de Poitiers au Bas-Poitou, il Ă©tait un lieu de station entre Saint-Maixent et Fontenay ; d’anciens bĂątiÂŹ ments, de grandes hĂŽtelleries l’attestent encore, de mĂȘme que l’existence d’un marchĂ© chaque semaine et de cinq foires Ă©taÂŹ blies de temps immĂ©morial. L’église et le chĂąteau qui subisÂŹ saient ordinairement le mĂȘme sort, portent des traces non Ă©quivoques des guerres des Anglais et des protestants. D’importantes reconstructions appartenant Ă  ces deux i 406 LA VENDÉE QUI s’eN VA Ă©poques, ne laissent pas douter qu'elles n'aient Ă©tĂ© faites pour rĂ©parer les dĂ©sastres de la guerre. Il est fort proÂŹ bable que Duguesclin guerroya dans notre plaine et qu’un combat, ou pour le moins une sanglante escarmouche, a eu lieu entre Saint-Pompain et Benet, non loin des mĂ©tairies de l’Epineraie et de Massigny, en un lieu qui porte encore le nom de Champ de la Bataille. Il y a quelques annĂ©es, en perçant la route qui passe Ă  cet endroit, les terrassiers mirent Ă  dĂ©couvert des rangĂ©es de squelettes humains, enterrĂ©s Ă  moins de cinquante centiÂŹ mĂštres de profondeur; ils y trouvĂšrent Ă©galement un tronçon d’arme et une piĂšce d’argent frappĂ©e Ă  CantorbĂ©ry. Toute cette plaine est de mĂȘme joncbĂ©e de ruines de constructions qui datent au moins de la domination romaine. Dans les guerres du XVIe siĂšcle, les Saint-Pompain figurent honorablement dans maintes circonstances. En 1567, un cheÂŹ valier de Liniers, capitaine de 50 hommes d’armes, est enÂŹ voyĂ© par le roi Charles IX avec hommes au secours de la ville de Chartres, attaquĂ©e par le prince, de CondĂ©. Ce mĂȘme Liniers fut tuĂ© Ă  la bataille de Jarnac. Un Saint-PomÂŹ pain figure dans' les rangs de la noblesse française, faisant partie de l’armĂ©e de Joyeuse, Ă  la prise de ia Molhe Saint- IlĂ©raye et de Saint-Maixent. En 1587, un Saint-Pompain est gouverneur de l’üle de Mail- lezais, et concourt, avec Lavardin, Ă  la prise du chĂąteau de Marans. Ce fut en 1081, que le chĂąteau de Saint-Pompain, aprĂšs ĂȘtre demeurĂ© pendant plus de trois cents ans dans la possession de cette derniĂšre famille qui, plus rĂ©cemment, a donnĂ©, entre autres personnages distinguĂ©s, l’hĂ©roĂŻque vice-roi de Buenos- Ayres, est passĂ© des mains de François de Liniers, Ă©poux de Louise de BĂ©chillon, en la maison des seigneurs de Pons, et par les femmes, des Pons aux Tourzel, et des TourzelĂ M. le duc de Lorges qui l’a lui-mĂȘme mis en vente en 1858. RachetĂ© une nouvelle fois par M. Amaury de Liniers, il fut LE CHATEAU DE SA1NT-P0MPA1N 407 bientĂŽt revendu parlui en dĂ©tail. A moitiĂ© dĂ©moli, pour en faire diminuer l’imposition, i l est menacĂ© d’une ruine prochaine et dĂ©finitive, et il n’est que temps d’en consacrer le souvenir. Il n’est guĂšre de vieux chĂąteaux qui n’aient fourni quelques sujets de lĂ©gendes plus ou moins merveilleuses. Celui de Saint-Pompain ne fait pas exception ; les grand’mĂšres ne manquent jamais, pour faire coucher leurs petits enfants, de les menacer des prisons du chĂąteau et des fantĂŽmes blancs que leurs aĂŻeux ont assurĂ© avoir entendu traĂźner avec fracas, de longues chaĂźnes dans les grandes salles du seigneur. Elles s’entretiennent souvent Ă  la veillĂ©e, avec un ton de voix et un langage spĂ©cial, d'une mystĂ©rieuse caverne, dont l’ouverture paraĂźt dans un endroit inaccessible des rochers du chĂąteau et que tout le monde connaĂźt sous le nom de trou de FarfaÂŹ det ; c’est la demeure, assure-t-on, de nombreuses lĂ©gions d’esprits malfaisants. C’est au fond de cet antre que se rĂ©fuÂŹ gient pendant le jour les Chasses-Gallerys ; c’est de lĂ  que partent pendant la nuit les loups-garoux, les bĂ©liches des Avents et les chevaux mulets du Carnaval. Un ancien dĂ©nombrement nous signale au profit du seiÂŹ gneur de l’endroit, l’existence d’un droit qui ne manque pas de poĂ©sie, et qu’il nous paraĂźt intĂ©ressant de re’ater ici Item, sur un prĂ© du seigneur des MouliĂšres, qui est situĂ© devant mon dit chĂąteau, lequel prĂ© est tenu recevoir Ă  danser les nouvelles mariĂ©es par chacun an et d’annĂ©e en annĂ©e, le lendemain de Pasques oĂč elles sont tenues pour elles danser et chanter une chanson et leurs maris jetter un Ă©tui, chacun ayant un bas dĂ©pouillĂ©, tenu faire faire par un de mes sergents de bailler un bouquet de tleurs Ă  celle qui sera jugĂ©e avoir le mieux chantĂ©, avec chacune un chaÂŹ peau sur leurs testes, et se doivent les dites nouvelles mariĂ©es et maris trouvez chacun an par chacun des dits jours, ou par faute qu’il n’y en aie de mariĂ©es en l’annĂ©e, les prĂ©cĂ©dents se doivent trouver et faire comme auparavant, Ă  peine d’un escu d’amende payable sans dĂ©port qu’ils me donneront par chacun an... » 408 LE CHATEAU DE SAINT-POMPAIN Mais que les acquĂ©reurs de ces dĂ©bris d’un temps qui n’est plus, ajoute M. Proust, auquel nous empruntons ces curieux dĂ©tails, ne se laissent pas effrayer par ces rĂ©cits. Le procĂšs de trois cents ans est fini ; la puissance des farfadets est sinÂŹ guliĂšrement diminuĂ©e, les fantĂŽmes ne font plus retentir les salles du bruit de leurs chaĂźnes, et l’on peut paisiblement dormir au murmure monotone de la chaussĂ©e du moulin. Le nouveau seigneur ne verra plus danser les nouvelles mariĂ©es et lancer les pelotes des maris dans le prĂ© des Mou- liĂšres — le garde les prendrait — ; mais en retour, il verra ses grasses gĂ©nisses bondir dans la prairie et briller au soleil les cornes dorĂ©es de ses taureaux au large fanon. * * „ Avant de quitter Saint-Pompain le touriste fera bien d’aller donner un coup d’Ɠil Ă  la si curieuse archivolte de la porte de l’église ; il y lira avec peine le nom de l’artiste roman qui a exĂ©cutĂ© les sculptures de l’archivolte Giglelmus fegit hoc. Malheureusement l’architecte auteur d’une restauration exé cutĂ©e vers 1860 n'a trouvĂ© rien de mieux que de dĂ©poser dans la cour du presbytĂšre la plupart des claveaux sculptĂ©s de cette archivolte, sous prĂ©texte qu'ils Ă©taient atteints de salÂŹ pĂȘtre, et de les remplacer par des pierres unies en bossage. Celles-ci attendent encore le sculpteur, pendant que la riche ornementation romane tombe en poussiĂšre sous les morsures de la pluie et de la gelĂ©e. Et c’est ainsi que se restaurent beaucoup de nos plus intĂ©ressants monuments ! Terre-Neuve , 17 novembre 189 S. O. de Rochebrune. LE CLERGÉ DE LA VENDÉE PENDANT LA RÉVOLUTION Suite1. Parmi les simples chanoines, il en est sur qui le malheur des temps n’a laissĂ© que des renseignements assez vagues ; de ce nombre est Charles-Marie-Samuel BAUDRY DE BEAUMANOIR, de famille vendĂ©enne, nĂ© le 15 avril 1751 et installĂ© chanoine par Mer de Mercy le 23 ocÂŹ tobre 1789. Il Ă©tait titulaire des chapelles de Curzon, de Sainte- Catherine ou des Amand, de Saint-Denis ou de Malnac, de Pantefort et du PĂątis-Guillon, qui lui valurent un supplĂ©ment de traitement annuel de 500 L, moitiĂ© de leurs revenus. M. Baudry de Beaumanoir figure sur la liste des prĂȘtres dé portĂ©s pour refus de serment le 1er frimaire an II ; il se rĂ©fugia probablement en Angleterre. Le chanoine Joseph-Philippe QUÉRÉNET, vicaire gé nĂ©ral, Ă©tait dauphinois d’origine, titulaire des chapelles de Saint-Nicolas et de Saint-Jean-l’EvangĂ©liste desservies en l’é glise de Belleville en Dourbe, diocĂšse de Lyon, et des chaÂŹ pelles de Saint Quentin et de Saint-Georges. Il prit possession de son canonicat dans la cathĂ©drale de Luçon le 21 septembre 1787. AprĂšs avoir refusĂ© le serment, il n’émigra pas, mais sans plus attendre se retira Ă  la Tour-du-Pin, son pays natal janÂŹ vier 1791. Il se cachait encore dans les environs deux ans plus tard Je ne sais comment il fait il est chez sa sƓur Ă  la campagne, pendant qu’elle est Ă  Lyon; je crains qu’il ne 1 Voir la livraison de septembre 188. I 410 LE CLERGÉ DE LA. VENDÉE concilie des choses inconciliables. » Lettre de Mgr de Mercy du Ier juin 17 93 J. On en sait encore moins sur le chanoine Jean-Pierre BA- BAULT DE CHAUMONT, titulaire de la chapelle de Saint- Gilles, d’un revenu de 70 I. AprĂšs avoir refusĂ© le serment, il partit pour l’étranger, et fut inscrit sur la liste des prĂȘtres dé portĂ©s dont les biens avaient Ă©tĂ© confisquĂ©s, liste envoyĂ©e au dĂ©partement le l*r frimaire an II. De la famille du chanoine DESTOUCHES, fils de N. DesÂŹ touches et de dame Souchet de Naile, on connaĂźt son frĂšre aĂźnĂ© chef d’escadre, et sa sƓur mariĂ©e Ă  M. des Mores. 11 ne prĂȘta pas le serment schismatique et mourut avant d’avoir obĂ©i Ă  l’arrĂȘt de dĂ©portation. Le chanoine Pierre COURTIN mourut Ă©galementde bonne heure, car on trouve aux Archives dĂ©partementales de la VendĂ©e une pĂ©tition des hĂ©ritiers de Pierre Courtin, ex-chaÂŹ noine de Luçon, Ă  la date du 24 frimaire an III. C’est encore aux Archives dĂ©partementales que se rencontre le nom du chanoine Jacques BOULANGER, titulaire de la chapelle des Chevrets, paroisse de la FlocelliĂšre, sans autre indication concernant ce membre du Chapitre. M. Jean-Baptiste BRAZET, chanoine de Luçon avant 1788, n’a qu’une brĂšve mention dans la correspondance de Mgr de Mercy, et elle n’est pas rassurante. Ce que vous me dites de Brazet, Mallet, Lacroix et Cadou m’a fait une peine extrĂȘme ; j’en ai pleurĂ© amĂšrement devant Dieu ; je n’en ai cependant pas Ă©tĂ© extrĂȘmement surpris. Demandons Ă  Dieu qu’il ies Ă©claire et les ramĂšne dans le bercail et qu’il nous Ă©pargne d’autres scandales. » Lettre du 30 janvier 1796. L’abbĂ© Mallet n’était pas du diocĂšse de Luçon, mais MM. LaÂŹ croix;, curĂ© de Grues, et Cadou, curĂ© do l’Ile-d’Yeu, ayant prĂȘtĂ© le serment schismatique, il est facile de conclure que M. Brazet en avait fait autant. PENDANT LA RÉVOLUTION 411 M. Jean-LĂ©on HAMON, chanoine hebdomadier, nĂ© Ă  Sainte-Hermine le 3 novembre 1718, pourvu d’un canonicat depuis le 18 j uin 1748, fut la premiĂšre victime delĂ  dĂ©portaÂŹ tion. En dĂ©cembre 1790 son traitement avait Ă©tĂ© fixĂ© Ă  10791. 15 s. 10 d. et, en avril 1792, il s’était fait dĂ©livrer par la muniÂŹ cipalitĂ© de Luçon un certificat de rĂ©sidence depuis plus d’un an. Le refus de serment l’obligea Ă  s’expatrier. Il s’embarqua aux Sables-d'Olonne pour l’Espagne le 9 septembre 1792 Ă  bord du Jean- François, bien qu’il eĂ»t 74 ans ; mais ce navire fut assailli par une violente tempĂȘte dans le golfe de GasÂŹ cogne, et M. Hamon, emportĂ© par une vague, fut englouti dans les flots. M. Jean-Baptiste LE BRASSE, originaire du diocĂšse de Troyes, Ă©tait pro-secrĂ©taire de l’évĂȘchĂ© de Luçon avant 1789 ; il fut nommĂ© chanoine hebdomadier par le Chapitre le 23 mars 1790, en remplacement de M. Normand appelĂ© Ă  la cure de ChĂąteau-Guibert. En dĂ©cembre suivant, son traitement fut fixĂ© Ă  1167 1. 13 s. 2 d. Son refus de prĂȘter le serment le rendit suspect, et il fut du nombre des prĂȘtres mandĂ©s Ă  Fontenay le 9 mars 1792 pour se disculper des dĂ©nonciations portĂ©es contre eux Arch. nat. F. 19 481 *. 11 dĂ©clina cette invitation, et, trĂšs attachĂ© Ă  Mgr de Mercy, se dirigea du cĂŽtĂ© oĂč il avait espoir de pouvoir le rejoindre, en Savoie. Une lettre de MonÂŹ seigneur du 6 novembre 1792 porte que M. Le Brasse Ă©tait auparavant Ă  ChambĂ©ry ; il s’était placĂ© secrĂ©taire chez un prĂ©sident du SĂ©nat ; j’ignore ce qu’il est devenu ». TrĂšs actif, dĂ©brouillard, M. Le Brasse avait rencontrĂ© M. de Rozan son confrĂšre, et avait quittĂ© le prĂ©sident du SĂ©nat de Savoie. Point de nouvelles de M. de Rozan et de son compagnon M. Le Brasse, je sais seulement qu’ils ont gagnĂ© l’Italie, je les crois Ă  Rome. » [Lettre de Mgr de Mercy du iOnov. 1792. Les prĂȘtres français dĂ©portĂ©s ne recevaient pas Ă  Rome l’accueil qu’ils pouvaient espĂ©rer ; ils Ă©taient trop nombreux. M. Le Brasse n’eut pas besoin d’aller si loin pour trouver un 412 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE gĂźte; il s’arrĂȘta Ă  Bologne. M. Le Brasse esta Bologne heureusement placĂ©. » Lettre de Mgr de Merci du 1 mars 119%. Il avait trouvĂ© asile chez les ThĂ©atins de cette ville et il y Ă©tait encore dix-huit mois plus tard. L’abbĂ© Le Brasse est toujours Ă  Bologne. » Lettre de Mgr de Mercy du 8 octobre 1 794. Son humeur voyageuse devait souffrir d’un si long- sĂ©jour ; une lettre de Mgr de Mercy du 14 octobre 1794 annonce que l'abbĂ© Le Brasse va Ă  Constantinople oĂč il a trouvĂ© par un hasard bien singulier une place avantageuse. » MonÂŹ seigneur ne donne aucun dĂ©tail sur cette situation en effet bizarre d’un prĂȘtre français en Turquie. — L’abbĂ© Le Brasse esta Venise attendant le moment de son embarquement pour Constantinople oĂč il trouve une vĂ©ritable fortune. » Lettre du 8 janvier il 95. — M. Le Brasse est Ă  Venise avec l’espoir de partir Ă  la fin du mois pour Constantinople. Je ne serai content que lorsque je l’y saurai arrivĂ© Ă  bon port et jouisÂŹ sant d’un sort heureux ; je suis sĂ»r qu’au premier signe de ma part, il rejoindra les Ă©tendards. » Lettre du 18 fĂ©vrier 1 195. — M. Le Brasse est parti pour son grand voyage Ă  Constantinople, mais avec la promesse de revenir au premier signal que je donnerai ; il n’est donc pas perdu pour nous. » Lettre du 25 avril 1 195. Puis plus rien que cette laconique mention dans une lettre du 8 fĂ©vrier 1800 Le Brasse se porte bien Ă  Constantinople. » Rien n’indique qu’il en soit revenu. M. Pierre-Charles-Alexis PERRIN, chanoine hebdo- madier, Ă©tait nĂ© le 30 aoĂ»t 1750 dans le diocĂšse de Langres. On ne sait comment il vint dans le diocĂšse de Luçon. Il refusa le serment en 1791, et, sur un arrĂȘtĂ© du Directoire du dĂ©parÂŹ tement de la VendĂ©e en date du 29 mai 1792, fut mandĂ© Ă  Fontenay pour rĂ©pondre Ă  des dĂ©nonciations. M. Perrin prit aussitĂŽt une autre direction ; il est Ă  croire qu’il s’embarqua directement Ă  PaimbƓuf pour l'Espagne oĂč sa prĂ©sence n’est signalĂ©e qu’en 1795, par la correspondance de Mrde Mercy. LA REVOLUTION 413 M. Paillou avait prĂ©venu Monseigneur que l’abbĂ© Perrin venait d’arriver Ă  la Gorogne dans l’intention de passer en Angleterre. — Je ne sais si M. Perrin fait bien de changer d'asile, rĂ©pondit Msr de Mercy. Je lui en saurais mauvais grĂ© si c’était sans votre consentement, parce qu'alors ce serait sans le mien. 11 paraĂźt qu’en Angleterre nos frĂšres craignent que leurs ressources ne diminuent ; les paiements se reÂŹ tardent ; il ne faut donc pas sans nĂ©cessitĂ© aller leur nuire en augmentant leur nombre. » Lettre du 5 dĂ©cembre 1795. M. Perrin se rendit aux raisons de M. Paillou. — Je suis bien aise que M. Perrin se soit arrĂȘtĂ© Ă  la Gorogne. AuprĂšs de lui comme auprĂšs de nos frĂšres et bien chers enfants, soyez toujours le garant et l’interprĂšte de ma tendresse paÂŹ ternelle. >’ [Lettre du 10 janvier 1796. L’air de la mer convenait Ă  la santĂ© un peu Ă©prouvĂ©e du chanoine M. Perrin fait bien de rester Ă  la Gorogne si sa santĂ© l’exige ; y trouvera-t-il des ressources ? » Lettre du 20 mars 1196. Une lettre suivante apprend qu’il en trouva Je suis bien aise de la bonne fortune de l’abbĂ© Perrin. » Lorsque le Consulat eut rendu aux dĂ©portĂ©s l’espoir du retour, M. Perrin fut des premiers Ă  quitter l’Espagne. Il avait connu jadis M. Gavoleau, ancien curĂ© de PĂ©ault, devenu secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©fecture de la VendĂ©e ; il obtint de lui des facilitĂ©s pour rentrer. Le prĂ©fet de la VendĂ©e Ă©crivit le 13 fructidor an VIII 30 aoĂ»t 1800 au ministre de la police gĂ©nĂ©rale J’ai l’honneur de vous adresser mon avis pour la rentrĂ©e en France de Pierre-Charles-Alexis Perrin, prĂȘtre dĂ©portĂ© en Espagne. Les tĂ©moignages que j’ai reçus sur sa moralitĂ© me persuadent, qu’en lui donnant l’autorisation que je vous demande, vous rendrez Ă  sa patrie un citoyen estimable qui gĂ©mit d’en ĂȘtre banni. » Arch . dĂ©p. VendĂ©e. I 414 LE CLERGE DE LA VENDEE L’avis Ă©tait ainsi libellĂ© Le PrĂ©fet de la VendĂ©e, Vu la lettre de Pierre-Charles-Alexis Perrin, prĂȘtre dé portĂ© en Espagne, ConsidĂ©rant qu’il rĂ©sulte des renseignements qui me sont parvenus et spĂ©cialement du tĂ©moignage du secrĂ©taire- gĂ©nĂ©ral de la prĂ©feclure qui jusqu'Ă  ce jour a conservĂ© avec lui la liaison la plus intime, que les principes, les mƓurs et la conduile de Perrin avant l’époque oĂč il a Ă©lĂ© forcĂ© de quitter le sol de la France, offrent une garantie de son amour pour la patrie et de sa soumission aux lois qui la rĂ©gissent. Que la promesse de cette soumission est formellement exprimĂ©e dans sa lettre et que tout porte Ă  croire qu’il la conÂŹ firmera lorsqu’il sera rentrĂ© sur le territoire français. Qu’il est utile au maintien de la paix dans le dĂ©partement de la VendĂ©e de prĂ©senter au peuple l’exemple de quelques prĂȘtres qui expriment formellement la promusse d’ĂȘtre fidĂšles Ă  la Constitution et qui puissent lui persuader que la soumisÂŹ sion aux lois delĂ  RĂ©publique n’est pas incompatible avec les dogmes du culte catholique. Invite le ministre de la police gĂ©nĂ©rale Ă  autoriser Pierre- Charles-Alexis Perrin Ă  rentrer en France Ă  condition qu’aus- sitĂŽt son arrivĂ©e et avant de commencer les fonctions de miÂŹ nistre du culte catholique, il fera la promesse de fidĂ©litĂ© Ă  la Constitution. » [Arch. dĂ©p. VendĂ©e. Par prĂ©caution, M. Perrin s’empressa d’envoyer d’Espagne la promesse demandĂ©e A Villafranca des Biersb en Espagne, le 6 dĂ©cembre 1800. Je soussignĂ© Pierre-Caarles-Marie Perrin, prĂȘtre franÂŹ çais, dĂ©portĂ© en Espagne, et ci-devant chanoine de Luçon, dé partement de la VendĂ©e, promets d’ĂȘtre fidĂšle Ă  la ConstituÂŹ tion française de l’an VIII, et dans le cas oĂč le gouvernement français voudra m’autoriser Ă  rentrer dans ma patrie, je m’enÂŹ gage, sous peine d'ĂȘtre rĂ©exportĂ©, Ă  renouveler la promesse PENDANT LA RÉVOLUTION 415 ci-dessus devant le maire de la commune que j'habiterai ou le sous-prĂ©fet de l'arrondissement . » Perrin. » if Le ministre de la police autorisa l'abbĂ© Perrin Ă  se fixer dans la Vienne, le Maine-et-Loire, les Deux-SĂšvres ou la VenÂŹ dĂ©e. M. Perrin passa par Poitiers oĂč son optimisme fut un peu modifiĂ© sur la question de la promesse exigĂ©e par le gouverÂŹ nement ; il eut des scrupules et en fit part Ă  M. Paillou, Ă  qui Mgr de Mercy, trĂšs convaincu de la lĂ©gitimitĂ© de cet acte, Ă©criÂŹ vit le 15 juillet 1801 Quoi, c’est parmi ceux que j’ai le plus aimĂ©s que je trouve des ennemis, des contradicteurs, des disciples qui s’élĂšvent au-dessus du maĂźtre. MM. Baudouin, Perrin, Remaud sont du nombre de ceux sur l’amour et la docilitĂ© desquels j’eusse comptĂ© par prĂ©fĂ©rence. Ils ne conÂŹ naissent plus ma voix, ils suivent des pasteurs Ă©trangers! ils oublient le premier des devoirs, celui de l’obĂ©issance qu’ils doivent Ă  leur Ă©vĂȘque, celui d’ĂȘtre un avec lui tant qu’il est un avec l’Eglise. Encore si je leur demandais le sacrifice de leurs opinions ; mais non, je ne leur demande que de respecÂŹ ter la mienne, que de ne pas souffrir qu’on en prĂȘche une contraire, parce que ce sont tout autant d'actes de schisme ; qu'ils attendent en paix le jugement du Saint-SiĂšge. » M. Perrin n’était pas sans doute si irrĂ©ductible que le croyait Mer de Mercy, puisque dans une autre lettre du 10 septembre suivant. Monseigneur Ă©crit Ce que vous me dites de M Perrin m’a fait grand plaisir et je suis fort aise que ce soit par erreur que vous l’ayez citĂ© au nombre des exaltĂ©s contre la promesse. » M. Perrin rentra en VendĂ©e le 6 octobre 1801, et, le lendeÂŹ main, le prĂ©fet du dĂ©partement l’autorisa Ă  rĂ©sider Ă  Nesmy. Du 21 vendĂ©miaire an X, Le PrĂ©fet du dĂ©partement de la VendĂ©e, Vu la lettre du citoyen Perrin, prĂȘtre rentrĂ© d’Espagne 416 LE CLERGE DE LA. VENDEE en date du 20 vendĂ©miaire prĂ©sent mois, par laquelle il deÂŹ mande d’ĂȘtre autorisĂ© Ă  rĂ©sider dans la commune de Nesmy, Autorise le citoyen Perrin, attendu qu’il s’est conformĂ© aux lois, Ă  rĂ©sider Ă  Nesmy sous la surveillance de l’autoritĂ© municipale de cette commune. » Arch . dĂ©part. VendĂ©e. Au Concordat, M. Perrin fut nommĂ© curĂ© de Nesmy. Homme instruit et d'une bonne conduite, ami de la paix et du gouvernement », dit de lui le sous-prĂ©fet des Sables dans un rapport administratif. Il mourut Ă  Nesmy en 1807. Le 24 avril 1787, M. le doyen du chapitre de Luçon commuÂŹ niquait aux chanoines une lettre de M. Sicard, prĂȘtre du dioÂŹ cĂšse de La Rochelle, demandant si on voĂčlait le recevoir hebdomadier de l’église de Luçon. La compagnie le remercia et pria le doyen de lui mander qu’elle y consentait et qu’il pouvait venir Ă  Luçon quand il le jugerait Ă  propos. Marin-François SICARD avait alors 45 ans, Ă©tant nĂ© Ă  Saint-Hilaire de Mortagne le 23 mars 1752. Il fut Ă©lu chanoine hebdomadier le 30 mai 1789 en remplacement de M. Victor- Louis Duchemin, 6e hebdomadier et dĂ©missionnaire du conÂŹ sentement de l’évĂȘque. L’annĂ©e suivante, lors de l'affaire de la ProutiĂšre, M. Sicard se trouvait l’hĂŽte de M. de LĂ©zardiĂšre- En janvier 1791 son traitement fut fixĂ© Ă  9001 9S. 6d. Il refusa le serment, fut mandĂ© Ă  Fontenay avec d'autres par suite de dĂ©nonciations en mars 1792, et, le 9 septembre suivant, s’embarqua aux Sables-d’Olonne pour l’Espagne sur le Jean- François avec M. Paillou et de nombreux confrĂšres ; il est portĂ© le 04e sur le rĂŽle d’embarquement. M. Sicard ne quitta pas M. Paillou pendant l’exil, et rentra comme lui au Concordat. Le 30 florĂ©al an IX, M. Paillou Ă©criÂŹ vait de Luçon Ă  Cavoleau, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©fecture Je dois vous dire avec confiance que le bonhomme Huet1 est comme Ă  l’agonie. J'aurais bien un homme prudent ' Ancien curĂ© de Landevieille, 'exerçait le ministĂšre Ă  Luçon. PENDANT LA RÉVOLUTION 417 Ă  mettre Ă  sa place ; c’est M. Sicard, ancien hebdomadier de la cathĂ©drale et qui a la confiance de la ville ; il est dans de trĂšs bons principes, bien convaincu qu’un ministre du culte est obligĂ© en conscience Ă  maintenir l’ordre et Ă  donner l’exemple et le prĂ©cepte du respect et de la soummission qui sont dĂ»s au gouvernement, et Ă  cet Ă©gard je crois pouvoir rĂ©pondre de sa conduite ; mais il craint qu’en faisant la proÂŹ messe, cela ne lui occasionne des difficultĂ©s de la part de quelques tĂȘtes exaltĂ©es qui se trouvent encore par ci par lĂ . En consĂ©quence il dĂ©sire fort que M. le PrĂ©fet veuille bien se contenter des dispositions que je vous manifeste de sa part. Dans ce cas je vous prie de vouloir bien engager le maire Ă  ne rien exiger de lui, ou ce qui serait peut-ĂȘtre le mieux, de lui envoyer une surveillance d’aprĂšs laquelle le maire ne lui demanderait rien. Il se nomme Marie-François Sicard; il est arrivĂ© d’EsÂŹ pagne depuis peu de jours. Je suis assurĂ© qu’il rĂ©tablira ici la paix troublĂ©e par quelques divisions occasionnĂ©es presque toutes par de folles dĂ©votes. Paillou. » En thermidor suivant, dans les notes adressĂ©es par le prĂ©fet au ministre de l’intĂ©rieur, on voit que la recommandation de M. Paillou avait produit son effet Sicard, venu d’Espagne depuis peu, hebdomadier Ă  la cathĂ©drale avant les troubles ; il est sage, prudent et bon prĂȘtre, et quelle que soit son opiÂŹ nion, il respectera l’ordre et le gouvernement. » . Arch . Nat., F. 19, 8 65. M. Sicard fut nommĂ© bientĂŽt curĂ© de Luçon il mourut Ă  ce poste en 1820, et fut enterrĂ©, selon son dĂ©sir, dans le cimeÂŹ tiĂšre de Simon-la-Vineuse. M. Eustache LÉGIER, chanoine hebdomadier, nĂ© le 5 avril 1732, refusa Ă©galement le serment. Son traitement fut fixĂ© provisoirement Ă  1000 1., le directoire du district dĂ©sirant ĂȘtre fixĂ© sur la valeur d’une maison, d’une rente de 9 1. et du TOME XL — OCTOBHE, NOVEMBRE, DÉCEMBRE. 28 418 LE CLERGE DE LA VENDEE ‱ montant des revenus de son hebdomade. Frappe par la loi do dĂ©portation, il ne put se rĂ©soudre Ă  quitter le diocĂšse, et se rĂ©fugia au chĂąteau de Frosse, chez M. de Maynard. BientĂŽt obligĂ© de se mieux cachĂȘr, il voulut changer de retraite, fut arrĂȘtĂ© sur la route de Fontenay et conduit dans la prison de Brouage. L’auteur de Y Histoire de Corps assure Ă  tort qu’il y fut mis Ă  mort. M. LĂ©gier survĂ©cut Ă  ces dĂ©boires, adhĂ©ra au Concordat, reçut du gouvernement consulaire une pension de 1000 1., et vint desservir Corps. Le rapport du prĂ©fet de la VendĂ©e, fin juillet 1801, s’exprime ainsi sur son compte LĂ©gier, exerçant Ă  Corps, a fait la promesse peu de moyens, excellente moralitĂ©. » Il se retira ensuite Ă  Luçon, oĂč il finit ses jours le 3 juin 1807. M. Jean-Joseph-Esprit MUSSET, nĂ© Ă  LegĂ© Loire-Infé rieure' en 1773, fut nommĂ© chanoine hebdomadier le 21 mars 1787, en remplacement de M. Lacroix, dĂ©missionnaire. Il ne suivit pas l’exemple de ses confrĂšres, et prĂȘta le serment constitutionnel. On lit sur les registres des dĂ©libĂ©rations delĂ  municipalitĂ© de Luçon, Ă  la date du 6 avril 1791 M. Musset ci-devant chanoine hebdomadier de la cathĂ©drale, cĂ©lĂ©brant la messe chez les Capucins dudit lieu, prĂȘte le serment en pré sence de la municipalitĂ© et promet de veiller avec soin sur les fidĂšles qui viennent de lui ĂȘtre confiĂ©s. A l'issue de la messe, il adressa un discours. » Il venait d’ĂȘtre Ă©lu curĂ© constituÂŹ tionnel de la GhevroliĂšre Loire-InfĂ©rieure. L’annĂ©e suivante, il devint prĂ©sident du district de Machecoul. Dans ces foncÂŹ tions il fit du zĂšle, comme on le voit notamment par la lettre qu’il adressait, le 3 octobre, au procureur syndic du district Monsieur, Notre municipalitĂ© vient vous prier de lui envoyer deÂŹ main sans faute quatre ou six gardes nationaux ou soldats de ligne afin qu’ils puissent saisir quelques-uns de ces marÂŹ chands de procession. C’est vraiment un service nous rendre, PENDANT LA RÉVOLUTION 419 car les deux abbĂ©s commencent Ă  faire du mal dans la paÂŹ roisse, d’autant plus qu’ils se dĂ©guisent'. En venant vers 3 ou 4 heures le matin, on peut les surprendre. » M. Musset ne fut pas un des derniers Ă  abjurer. Il Ă©pousa peu aprĂšs une demoiselle T. dont il eut un fils et deux filles. La mort le surprit Ă  Machecoul le 27 dĂ©cembre 1825. Le plus ancien chanoine hebdomadier du chapitre Ă©tait, en 1790, M. Joseph-Victor-Augustin COUPERIE, nĂ© Ă  PĂ©ault le 17 avril 1730. M. l’abbĂ© Aillery a Ă©crit qu’il avait prĂȘtĂ© le serment constitutionnel ; c’est une erreur, ou du moins s’il le prĂȘta, il le rĂ©tracta aussitĂŽt, car il fut mandĂ© Ă  Fontenay en mars 1792 pour se dĂ©fendre contre des dĂ©nonciations, et imÂŹ mĂ©diatement incarcĂ©rĂ©. Il mourut en prison au bout de quelques mois. ‱ M. Pierre DEBORDES, chanoine et sacriste du chapitre, avait pris sa retraite dans ce poste aprĂšs avoir Ă©tĂ© longtemps curĂ© de Saint-Jean de Fontenay. Lorsqu’on rĂ©gla en dĂ©cembre 17901e traitement des chanoines, le Directoire du district, considĂ©rant qu'il est d’un Ăąge avancĂ©, attachĂ© depuis 27 ans au ministĂšre ecclĂ©siastique, » lui accorda un traitement de 354 1, pour sa pension viagĂšre de la cure de Saint-Jean de Fontenay etde la chapellenie de Sainte-Croix, et en outre une rente de 500 I. pour tenir lieu des anciens revenus de sa charge de sacriste de la cathĂ©drale Arch . clĂ©p. VendĂ©e. A son Ăąge, ce revenu Ă©tait maigre, et, le 4 fĂ©vrier 1791, il adressa une requĂȘte Ă  l’administration Ă  l’effet d’obtenir une somme de 100 1. qui lui restait due sur ses honoraires de 1790. » Le Directoire rĂ©pondit qu’il y avait lieu d’ajourner la dĂ©cision sur ce point. Arch. dĂ©p. VendĂ©e. M. DĂ©bordĂ©s revint Ă  la charge et, le 16 mai suivant, vu ses infirmitĂ©s » sollicita un secours annuel de 150 1. Cette nouÂŹ velle rĂ©clamation n’eut pas plus de succĂšs que la premiĂšre. Ayant refusĂ© le serment, il fut dĂ©noncĂ© comme perturbateur, et, le 2 mars 1792, reçut l’ordre de se rendre au chef-lieu du 420 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE dĂ©partement pour ĂȘtre interrogĂ© et surveillĂ©. LĂ , il fut incarÂŹ cĂ©rĂ© comme prĂȘtre sexagĂ©naire et infirme. DĂ©livrĂ© par l’armĂ©e vendĂ©enne hors de la prise de Fontenay en mai 93, il parvint Ă  se cacher, demeura dans le diocĂšse, et entretint une corresÂŹ pondance avec Msr de Mercy, comme en tĂ©moigne une lettre du prĂ©lat du 25 avril 1795 Ă  M. Paillou Je vous ai mandĂ© que je ne croyais pas devoir solliciter pour ma cathĂ©drale les deux autels privilĂ©giĂ©s que dĂ©sire M. DĂ©bordĂ©s ; je ne le crois pas nĂ©cessaire ; il faut voir auparavant quel sera le moÂŹ ment oĂč la religion se rĂ©tablira en France ». Le sacriste, mĂȘme au milieu des Ă©preuves les plus dĂ©courageantes, ne cessait d'avoir la prĂ©occupation de ses anciennes fonctions. En 1803, il Ă©tait curĂ© du Temple Deux-SĂšvres. Mais ses infirmitĂ©s trahirent vite son zĂšle, et il se retira Ă  Saint-Laurent-sur- * SĂšvre, avec une pension de 550 livres; il y mourut le 22 avril 1810. Le prĂ©fet de la VendĂ©e Ă©crivit au maire de Saint-Laurent le 10 mai On vient de m’annoncer que M. DĂ©bordĂ©, prĂȘtre du diocĂšse de La Rochelle, sorti derniĂšrement de Moulins, prĂšs GhĂątillon, Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ© le 22 avril dernier dans votre comÂŹ mune. Il jouissait d’une pension de l’Etat; envoyez-moi son extrait mortuaire. »Arch. dĂ©p. VendĂ©e . Les officiers du bas-choeur de la cathĂ©drale, comme on les appelait, organiste, musiciens, choristes, bedeaux, etc., suÂŹ birent Ă©galement le contre-coup de la tourmente rĂ©volutionÂŹ naire, et une place leur revient dans cette nĂ©crologie. RenĂ© CORNEAU, nĂ© le 17 mars 1750, Ă©tait entrĂ© au ChaÂŹ pitre comme enfant de chƓur Ă  l’ñge de7 ans. Le 30 novembre 1770, le Chapitre le reçut en qualitĂ© de serpent dans la musique de la cathĂ©drale aux appointements de 600 1., et lui accorda ensuite 5001. de rente viagĂšre en cas de maladie ou autres infirmitĂ©s. A la suppression du chapitre, il demeura Ă  Ltiçon, et prĂȘta tous les serments qui lui furent proposĂ©s. Un docuÂŹ ment administratif montre que l'Etat lui versa jusqu’à sa mort sa pension de 500 1. PENDANT LA RÉVOLUTION 421 3 brumaire an IX. Le citoyen Jacques-RenĂ© Corneau ex-musicien de la ci- devant cathĂ©drale de Luçon, pensionnaire ecclĂ©siastique, dont la pension a Ă©tĂ© rĂ©duite Ă  500 1., fait rectifier un extrait de baptĂȘme et de naissance pour Ă©tablir qu'il est nĂ© le 17 mars 1750 et non le 17 mars 1752, erreur qui a fait rejeter au TrĂ©sor public sa demande et ses piĂšces pour obtenir le premier seÂŹ mestre de l’an VIII de sa pension de retraite. » Arch . dĂ©p. VendĂ©e. Pierre DELESTRE, nĂ© le 14 septembre 1752, fut reçu comme basse au chapitre en 1773; le 12 mai 1777, on lui asÂŹ sura 400 1. ad vitam, rente viagĂšre qui fut portĂ©e Ă  600 1. le 21 octobre 1782. Pour avoir droit Ă  cette pension, il prĂȘta Ă©ga- lementtous les serments requis, et mourutinstituteur Ă  Luçon. Pierre ROSSIGNOL, nĂ© le 28 juillet 1744, Ă©tait organiste du chapitre depuis 1763 aux appointements de 620 1. ; on lui garantit une rente viagĂšre de 500 1., que l’Etat prit Ă  son compte, aprĂšs prestation de serments successifs par le tituÂŹ laire. Antoine REY, nĂ© le 9 dĂ©cembre 1746, entra comme haute- taille dans la musique du Chapitre en 1776; il touchait 600 1. d’appointements. Le 18 avril 1777, il se fit assurer une pension viagĂšre de 500 1., en faveur de laquelle il ne refusa aucun serÂŹ ment, et qu’il toucha jusqu’au 29 octobre 1807, date de sa mort. Claude VILNET, est portĂ© au nombre des employĂ©s de la cathĂ©drale au titre de musicien, depuis 1757, avec 720 1. d’apÂŹ pointements, et 400 I. de rente viagĂšre. Louis-Simon HILARIOT Ă©tait basse-contre Ă  la cathĂ©drale depuis 1782 il touchait 700 1. par an et avait obtenu la garanÂŹ tie de 720 1. de rente. A la RĂ©volution, il se retira Ă  Noirmou- tier oĂč il se fit arpenteur, et oĂč il prĂȘta tous les serments caÂŹ pables de lui conserver sa pension. Il revint mourir Ă  Luçon en aoĂ»t 1804. 422 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE Les deux bedeaux, Antoine BRUNET et Pierre CHATIN, dit la BontĂ©, n’étaient pas si bien pourvus que leurs collĂšgues du bas-ĂŽhƓur. Le 22 mars 1791 ils adressĂšrent au directoire du district une pĂ©tition portant que attendu leur pauvretĂ© et la perte de leur Ă©tat qui les rĂ©duisait Ă  la plus affreuse indigence, ils demandent que l’administration leur accorde telle gratification qu’elle jugera Ă  propos. & La requĂȘte fut renvoyĂ©e Ă  la municipalitĂ© de Luçon et il y a tout lieu de croire qu’elle n’y reçut pas un accueil favorable. En dehors du clergĂ© paroissial et du chapitre, la ville de Luçon possĂ©dait^ en 1790, plusieurs Ă©tablissements religieux le SĂ©minaire, les Capucins, les couvents des Ursulines, de l’Union chrĂ©tienne; des Filles de la Sagesse, et l’hĂŽpital desÂŹ servi par les sƓurs de Saint-Vincent de Paul. Le 12 mars 1612, Richelieu, Ă©vĂȘque de Luçon, acheta, dans la rue qui va de la cathĂ©drale au champ de foire, une maison dite de la Souche, pour y Ă©tablir un sĂ©minaire. Mgr de Colbert trouva l’emplacement trop restreint, et acquit Ă  l’extrĂ©mitĂ© de la ville un terrain plus vaste oĂč il commença la construcÂŹ tion d’un nouveau sĂ©minaire, encore existant. Mgrde Barillon l’acheva et y ajouta deux ailes en 1674, pour en faire un sé minaire et un collĂšge en mĂȘme temps. Ce collĂšge fut dirigĂ© conjointementpar des Lazaristes etpar des prĂȘtresdu diocĂšse; les premiers y professĂšrent la thĂ©ologie, les seconds enseiÂŹ gnĂšrent les humanitĂ©s, la rhĂ©torique et la philosophie. En 1790, le sĂ©minaire avait depuis trois ans pour directeur M. Logerot, lazariste, qui occupait la chaire de thĂ©ologie. Le 29 octobre de la mĂȘme annĂ©e, M. Pichard du Page, proÂŹ cureur gĂ©nĂ©ral syndic du dĂ©partement, rĂ©clama Ă  la municiÂŹ palitĂ© de Luçon une description sommaire de l’emplacement du sĂ©minaire, le chiffre approximatif de ses revenus, les noms, Ăąges et qualitĂ©s du supĂ©rieur et des autres fonctionÂŹ naires de la maison, avec les honoraires de chacun d’eux, ainsi que le nombre de leurs annĂ©es de service. » Cet Ă©tat PENDANT LA REVOLUTION 423 * intĂ©ressant n’est pas parvenu jusqu’à nous, si tant est qu’il ait Ă©tĂ© fourni. M. Logerot refusa le serment et n’attendit pas la loi de dĂ©portation pour se mettre en sĂ»retĂ© ; il rĂ©solut de se rendre en Allemagne et partit dans des conditions particuliĂšres. Mme Poitevin de la Rochette qui habitait Luçon et que la ré volution effrayait pour ses deux jeunes fils, se dĂ©cida Ă  les lui confier pour les mettre en sĂ»retĂ©, sous la garde d'un domesÂŹ tique de confiance, Jean Breton. Les quatre voyageurs parÂŹ tirent de compagnie le 0 janvier 1792, et ne s’arrĂȘtĂšrent qu’à Menden, non loin de Cologne. Deux lettres de M. Logerot nous font connaĂźtre les mĂ©comptes de cette Ă©migration. La premiĂšre est adressĂ©e en 1797 au maire de Luçon. Citoyen, La lettre que vous lisez vient d’un rĂ©fractaire qui a assez bonne opinion de votre humanitĂ© pour espĂ©rer que vous lui rendrez le service qu’il rĂ©clame. Il y avait Ă  Luçon, quelque temps avant la guerre de la VendĂ©e, une personne qui jouissait d’une rĂ©putation mĂ©ritĂ©e ; on l’appelait Madame de la Rochette. Elle avait deux fils enÂŹ core enfants, pour la vie desquels elle avait eu de justes inÂŹ quiĂ©tudes ; j’étais directeur au SĂ©minaire depuis trois ans; comme je me trouvais sans place par le refus du serment nommĂ© civique, elle me proposa d’ĂȘtre leur instituteur, et enÂŹ suite de les accompagner hors de France; j’acceptai .et je partis avec eux , le 6 janvier 1792, suivant le calendrier d’aÂŹ lors. J’ai Ă©tĂ© fidĂšle aux engagements que j’avais pris avec elle, par pure envie de rĂ©pondre Ă  la confiance qu’elle me tĂ©moiÂŹ gnait. Je leur aiservi de prĂ©cepteur, de guide, jedirais presque de pĂšre aussi longtemps qu’il m’a Ă©tĂ© possible, sans le plus lĂ©ger dĂ©dommagement; enfin, j’ai appris d’une maniĂšre trop certaine qu’ils n’avaient plus de mĂšre, et que, de tous leurs proches de la VendĂ©e, il ne leur restait que la plus jeune de leurs sƓurs. 424 LE CLERGÉ DE LA VENDEE Comme j’ignore oĂč elle habite et que je n’ai aucun moyen de lui donner de nos nouvelles, je vous conjure, citoyen, de lui faire part du contenu de celte lettre. Les frais du port seÂŹ ront peut-ĂȘtre considĂ©rables, mais il est Ă©vident que ce sera Ă  elle Ă  vous les rembourser. En attendant l'issue de ma tentative, je vous souhaite, citoyen, la paix, la tranquillitĂ©, la santĂ© et tous les autres biens qui peuvent vous rendre heureux. Logerot, prĂȘtre. » Le maire de Luçon rĂ©pondit sans doute Ă  cette lettre puisque, le 30 janvier 1798, M. Logerot Ă©crivit Ă  Mlle de la Rochette, mariĂ©e Ă  M. de Chantreau Menden, le 30 janvier 179Q, Citoyenne, Le prĂ©fet adressa Ă  M. Micheau l'autorisation de rĂ©sidence le li ventĂŽse, et, quelques mois aprĂšs, dans son rapport au ministre de l’intĂ©rieur, le nota ainsi A fait la promesse, instruit, bonnes mƓurs ; son zĂšle religieux est peut-ĂȘtre trop actif. » M. Micheau fit, publiquement adhĂ©sion au Concordat le 27 avril 1803, et fut nommĂ© desservant de Bournezeau, oĂč il mourut. M. l’abbĂ© HILAIRET, rĂ©gent de seconde, dut mourir vraiÂŹ semblablement avant le dĂ©part pour l’exil ; aucun document- ne rappelle son nom. Les renseignements sont plus nombreux sur le rĂ©gent de troisiĂšme, M. Pierre PITAUD, nĂ© Ă  Soullans le 6 mars 1767, de RenĂ© Pitaud, menuisier et de Jeanne Petit. Le pĂšre n’était pas un ouvrier ordinaire; sans fortune, il ne put que vĂ©gĂ©ter dans son bourg natal. MĂ©canicien, sculpteur, peintre, musiÂŹ cien, poĂšte, il inventa un moulin Ă  battre le blĂ©, fabriqua un orgue Ă  trois jeux, des clavecins, des serinettes, peignit des portraits etdes paysages, et traduisit en vers les sept psaumes de la pĂ©nilence. Le fils fit d’excellentes Ă©tudes au sĂ©minaire de Luçon, et y obtint le prix de mĂ©rite » dĂ©cernĂ© au meilÂŹ leur Ă©lĂšve. Il n’était que diacre lorsqu’il fut appelĂ© Ă  la chaire de troisiĂšme au sĂ©minaire. Le 28 janvier 1791, il Ă©crivit au greffier de la municipalitĂ© de Luçon qu’il se proposait, le diÂŹ manche 30, pour obĂ©ir aux dĂ©crets du 20 dĂ©cembre dernier, de prĂȘter le serment civique avec les limites que lui presÂŹ crivaient sa conscience et la sainte Eglise catholique, apostoÂŹ lique et romaine. » Arch . muicip. Luçon Le dimanche, il refusa de prĂȘter le serment pur et simple exigĂ© par l’AssemÂŹ blĂ©e nationale, et, lors de l'Ă©lection de l’évĂȘque constitutionÂŹ nel, quitta le sĂ©minaire pour devenir prĂ©cepteur du jeune Martial de Chabot, ĂągĂ© de huit ans II alla habiter au chĂąteau de Mme de Chabot, Ă  Saint-Philbert-du-Pont-Gharault. Peu de mois aprĂšs, on fit courir contre les nobles les plus sinistres menaces, et Mmf> de Chabot rĂ©solut d’éloigner son fils et le 430 LE CLERGÉ DE LA VENDÉE prĂ©cepteur en aoĂ»t 1791. L’abbĂ© pensait que cette absence serait de courte durĂ©e, et il refusait d’accepter les 2000 1. que Mm* de Chabot mettait Ă  sa disposition. Les deux yoyageurs se dirigĂšrent vers le nord, sĂ©journĂšrent Ă  Lille et gagnĂšrent la Belgique, oĂč M. Pitaud fut ordonnĂ© prĂȘtre Ă  Tournay, par Mer l’évĂȘque de Gand. De lĂ  ils allĂšrent en Allemagne et se fixĂšrent en Westphalie. M. Pitaud eut le chagrin de perdre son Ă©lĂšve en 1796; ils n’avaient plus de ressources et l’abbĂ©, qui avaient appris l'allemand et qui le parlait couramment, courait les environs, donnant pour le plus modique salaire des leçons de lecture, d’écriture, de français, de latin. Il rĂ©usÂŹ sit enfin Ă  se placer chez un major prussien avec la charge de l’instruction de deux enfants. Lorsque les exilĂ©s purent sonÂŹ ger Ă  revenir en France, M. Pitaud s’adressa au prĂ©fet de la VendĂ©e A Soest, pays de Prusse, par Wesel, le 5 septembre 1800. Citoyen, DĂ©sirant retourner dans ma patrie pour lui offrir les serÂŹ vices dont mes petits talenls me rendent capable soit comme instituteur dans quelque maison, soit en qualitĂ© de maĂźtre de langue pour l’allemand, je prends la libertĂ© de m’adresser Ă  vous pour vous prier de me faire passer un passe-port. Rn 91 j’étais diacre et rĂ©gent de troisiĂšme au collĂšge de Luçon ; je ne suis ni Ă©migrĂ© ni dĂ©portĂ©, je suis sorti de France en qualitĂ© de gouverneur d’un enfant. Les certificats des diffé rentes villes ou bailliages oĂč j’ai demeurĂ© depuis le commenÂŹ cement de la guerre, attestent que je n’ai pas portĂ© les armes contre ma patrie. J’ai l’honneur d’ĂȘtre avec une trĂšs grande considĂ©ration Votre trĂšs humble et trĂšs obĂ©issant serviteur, Pitaud, ministre de langue, originaire de Soidlans, district de Challans, ĂągĂ© de 33 ans , taille 5 pieds , cheveux noirs. » pendant la rĂ©volution 431 Sur la rĂ©ponse favorable du prĂ©fet, l’abbĂ© revint en VendĂ©e et se rendit Ă  Saint-Jean-de's-Monts. LĂ , en 1802, il obtint la restitution de quelques biens qui n’avaient Ă©tĂ© ni saisis, ni vendus, et fut nommĂ© vicaire Ă  Beauvoir. Il y resta jusqu’au 15 juillet 1806, et alla remplacer Ă  la cure de Saint-Gervais le P. Martin, ancien prieur des Trinitaires de Beauvoir qui avait Ă©tĂ© nommĂ© Ă  ce poste au retour de la dĂ©portation. Six ans lui avaient suffi pour faire de ses paroissiens ses amis, lorsque Mgr Paillou lui offrit la cure de Beauvoir. M. Pi- taud supplia son Ă©vĂȘque de ne pas l’enlever Ă  sa paroisse, et Monseigneur se rendit aux vƓux unanimes du pasteur et du troupeau. La cure de Beauvoir Ă©tant redevenue vacante en 1818, l’autoritĂ© diocĂ©saine porta de nouveau son choix sur M. Pitaud, qui renouvela sa respectueuse rĂ©sistance. Mais il ne put tenir contre la lettre qu’aprĂšs de longues recherches lui adressa Mg1, Paillou r Vous ĂȘtes le vingt-deuxiĂšme Ă  qui j’offre la cure de Beauvoir, j’avais bien pensĂ© Ă  vous tout le premier, mais comme dans une autre circonstance vous m’aviez tĂ©moignĂ© le dĂ©sir de rester Ă  votre cher Saint- Gervais, j’avais voulu chercher ailleurs pour Ă©pargner Ă  vous et Ă  votre paroisse une sĂ©paration si pĂ©nible pour l’un et pour l’autre. Dans mon embarras, je reviens Ă  vous, je me jette Ă  vos genoux, mon cher curĂ©, ne me refusez pas ; ces refus me chagrinent et jettent de l’amertume sur mes vieux ans. Acceptez, je vous en prie, vous me rendrez un vrai service. » La rĂ©ponse n’était pas douteuse ; M. Pitaud fut dĂ©solĂ©, mais il se rĂ©signa Monseigneur, votre lettre m’a profonÂŹ dĂ©ment touchĂ©. Gomment pourrais-je contrister aussi moi le cƓur de mon Ă©vĂȘque ? Non, Monseigneur, et malgrĂ© le proÂŹ fond attachement que j’ai pour ma chĂšre paroisse, qui me le rend bien, je dois l’avouer, j’accepte Beauvoir et je suis prĂȘt Ă  m’y rendro aussitĂŽt que Voire Grandeur m’aura adressĂ© mes pouvoirs. BĂ©nissez-moi. » L’installation du nouveau curĂ© de Beauvoir eut heu le 432 LE CLERGÉ DE LA. VENDÉE PENDANT LA RÉVOLUTION 17 juillet 1818. Lorsque les difficultĂ©s qui avaient retardĂ© l’apÂŹ plication du Concordat de 1817 furent aplanies, M. Soyer fut nommĂ© Ă  l’évĂȘchĂ© de Luçon rĂ©tabli en octobre 1821. Il appela prĂšs de lui comme chanoine titulaire M. Darnaud curĂ© de ' D. de Fontenay et nomma M Pitaud Ă  la cure de Fontenay. Celui-ci pria Mgr de vouloir bien jeter les yeux sur un plus digne pour occuper ce poste, un des premiers du diocĂšse mais l’évĂȘque insista, et M. Pitaud prit possession de sa nouvelle paroisse le 28 dĂ©cembre 1825. LĂ  comme ailleurs il s’attacha rapidement tous les cƓurs par la distinction de ses maniĂšres, l’affabilitĂ© de sa piĂ©tĂ© et de son zĂšle, et ramena Ă  l’Église un grand nombre d’anti-concorÂŹ dataires, membre de la petite Eglise. x\ la fin du carĂȘme de 1829, dĂ©jĂ  fatiguĂ© et malade, il voulut quand mĂȘme faire en chaire la priĂšre du soir. A peine avait-il commencĂ© le pieux exercice qu’il se trouva plus mal et dut regagner la cure oĂč l’attendait prĂ©cisĂ©ment le docteur R.... de Coulonges, venu pour se confesser. Le docteur eut juste le temps de lui prendre la main ; le curĂ© de tomba dans ses bras sans conÂŹ naissance et expira deux heures aprĂšs ; c’était le 5 avril 1829, il avait G2 ans. Le rĂ©gent de quatriĂšme au sĂ©minaire de Luçon Ă©tait M. Birotheau, acolyte, parent probable du curĂ© de la Roche- sur-Yon. M. Emmanuel Huet, professeur de cinquiĂšme, sixiĂšme et septiĂšme, n’était pas dans les ordres, pas plus que M. Gul- nement, rĂ©gent des petites Ă©coles. A suivre. Edgar Bourloton. ClichĂ© Ăźle M. li Ironncl . L’ancienne porte des vieilles prisons Ă  la Rarhe- fur- Yon. LES CENT JOURS DANS L’OUEST LA ROCHELLE & LA ROCHE-SUR-YON » Souvenirs recueillis et mis en ordre PAR Mm* RenĂ©e MONBRUN - »-s*= Pasquier Bignet, chanoine de Luçon, et Mathieu de Cha- bannes, prĂȘtre, passaient, devant Étienne Viau, notaire Ă  Tours, un marchĂ© pour faire son tombeau, avec Jean Rembert, joaillier en cette ville. Non moins que l’origine de l'Ă©vĂȘque de Luçon, la renommĂ©e qu’avaient au dĂ©but du XVIe siĂšcle les artistes tourangeaux explique le choix fait par les exĂ©cuÂŹ teurs testamentaires en s’adressant Ă  l’un d’eux. D’aprĂšs le contrat, qu’on trouvera plus bas publiĂ© in- extenso *, le monument devait ĂȘtre en cuivre, tout d’une piĂšce, de 10 pieds de long sur 5 de large. Le dĂ©funt y serait repré sentĂ© Ă  l’antique, c’est-Ă -dire, en style renaissance, revĂȘtu de ses habits pontificaux et accompagnĂ© de ses armoiries. La commande comprenait en outre un aigle manificquement Ă  l’enticque », destinĂ© Ă  servir de pupitre dans lacathĂ©drale de Luçon. Le tout Ă©tait livrable en cette Ă©glise le jour de NoĂ«l suivant. L’importance de ces ouvrages ressort de leur poids total fixĂ© Ă  quatre milliers environ. Chaque cent de cuivre ouvrĂ© devait ĂȘtre payĂ© 30 livres tournois, ce qui fait pour les deux travaux environ 1200 livres, somme fort Ă©levĂ©e pour l’époque. C’est exactement le prix que fut payĂ©, la mĂȘme annĂ©e, Ă  Guillaume RĂ©gnault, l’élĂšve et le digne successeur de Michel Colombe, et Ă  son collaborateur Guillaume Chaleveau, le magnifique tombeau des Poncher, qui, quoique trĂšs mutilĂ©, est cependant un des chefs-d’Ɠuvre du MusĂ©e du Louvre3. 1 Gallia christiana, t. n, col. 1411-12 ; du Tressay, Histoire des moines et des Ă©vĂȘques de Luçon ; Ballereau, op. cit. * PiĂšce justificative I. 1 Louis de Grandmaison, Les auteurs du tombeau des Poncher , dans RĂ©union des SociĂ©tĂ©s des Beaux-Arts des dĂ©partements , 21* session, 1897, p. 89. Remarquons cependant que, pour le tombeau des Poncher, le transÂŹ port Ă  Paris devait ĂȘtre payĂ© en plus 100 livres, au lieu qu’ici le transport Ă  Luçon est compris dans la somme de 1200 1. ET CLAUDE CONTENT 453 En rencontrant ce document, j’espĂ©rais que les deux moÂŹ numents en question subsistaient encore, ou tout au moins qu'il en survivait quelque dessin. Il n’en est rien malheuÂŹ reusement. M. LĂ©on Ballereau, membre de la SociĂ©tĂ© franÂŹ çaise d’archĂ©ologie et architecte Ă  Luçon, a eu l’obligeance de m’informer qu’il n’existait aucune trace de ces Ɠuvres, dĂ©truites par les protestants dĂšs est donc impossible de se rendre compte de leur valeur artistique, probablement trĂšs importante, si l’on en juge par la date et le lieu oĂč elles furent exĂ©cutĂ©es, ainsi que par le prix qu’elles furent payĂ©es. Sera-t-on plus heureux en ce qui concerne l’artiste chargĂ© de ces travaux? Il ne semble pas que le nom de Jean RemÂŹ bert, le joaillier qui s’engage Ă  livrer le tombeau et l’aigle en question; ait Ă©tĂ© signalĂ© jusqu’à prĂ©sent. Il paraĂźt dans un autre contrat du 5 septembre 1527, mais lĂ  il ne s’agit plus d’une Ɠuvre d’art, on est en prĂ©sence d’un simple acte de commerce Jean Rembert associe un bourgeois de Tours dans la propriĂ©tĂ© de la tierce partie qui lui appartient d’un rubis balais de 82 carats, achetĂ© Ă  Paris, en commun avec deux autres personnes, pour la somme de 527 Ă©cus d’or1. Mais est-ce bien Rembert qui devait se charger du travail qu’il s’engage Ă  livrer et Ă  PIÈCES JUSTIFICATIVES I MARCHÉ POUR LE TOMBEAU DE LANCELOT DU FAU 1523. Le lundi septiesme jour de septembre l’an mil cinq cens vingt et trois, personnellement establis et deuement soubzmis en la court du Roy, nostre sire, Ă  Tours, vĂ©nĂ©rables et discrectes personnes Maistres Pasquier Bignet, chanoine prĂ©bendĂ© en l’église de Lusson, et Mathieu de Chabanes, prestres, exĂ©cuteurs du testament de feu bon mĂ©moire RĂ©vĂ©rend PĂšre en Dieu Messire Lancelot du Fau, na- guĂšres dĂ©cĂ©dĂ© Ă©vesque dudict lieu de Lusson, d’une part, Et Jehan Rembert, marchant jouellier, demourant audict Tours, en la paroisse Sainct-Estienne, d’autre part. Lequel Jehan Rembert promist et promect de bonne foy faire faire et construire une tumbe de cuyvre, toute d’une piĂšce, de dix piedz de long et cinq piedz de large, quy est la grandeur d'une de pierre quy est mise et assise en Ɠuvre, en la nef de l’église dudict Tours, devant le Cruxiflz, et prĂšs le grant coffre out sont receuz les parÂŹ dons en ladicte Ă©glise de Tours1, tailler dessus Ă  l'enticque l’ymaige dudict delfunct en pontificat, emprainte dessus, avec ses armes et escripture telle que lui sera devisĂ©, selon le pourtraict [qui] sera devisĂ© entre eux, En oultre ung aigle maniĂŒcquement Ă  l’enticque, de la fourme de l’un de deux ou trois patrons que ledict Rembert leur envoiera dedans ung moys prouchain venant et de celluy qui myeulx leur semblera, pour servir de poupitre ou cueur de ladicte grant Ă©glise de Lusson ; ‱ 11 parait impossible de dĂ©terminer de quel tombeau il s’agit. Sur les tombeaux de la cathĂ©drale de Tours, cf. L. Palustre, Notes sur la cathé drale de Tours , dans le Bulletin de la SociĂ©tĂ© archĂ©ologique de Touraine , U xi 1 897 , p. 303. ET CLAUDE CONTENT 457 Le tout poisant quatre milliers ou environ, au poix dudict Tours; et ledict poix faict rendra, fournyra et livrera ausdis exĂ©cuteurs en ladicte Ă©glise de Lusson, le plus prĂšs de l’entrĂ©e de ladicte Ă©glis eque le charroy pourra ariver et aproucher, pour le pris et somme de trente livres tournois pour chacun C3nt de cuyvre ouvrĂ© en la maÂŹ niĂšre dessusdicte, et conduira ledict Rembert, ou fera conduire, mectre et asseoir ladicte tumbe en ladicte Ă©glise, sur la sĂ©pulture dudict deffunct RĂ©vĂ©rend PĂšre en Dieu Messire Lancelot du Fau, naguĂšres dĂ©cĂ©dĂ© Ă©vesque dudict lieu, comme dit est, et ledict aigle ou cueur de ladicte Ă©glise ; et fourniront lesdis exĂ©cuteurs de mac- zons, pierre, chaux et sable qu’il y conviendra Ă  leurs propres coustz et despens, et feront les despens audict Rembert, son home et leurs chevaulx, durant le temps qu’ilz vacqueront Ă  faire faire ladicte assiete ; et le tout faire et acomplir dedans Nouel prouchain venant ; Sur quoy, en fut baillĂ©, paiĂ© et avancĂ© content, en court pardevant ledict notaire, par lesdis exĂ©cuteurs audict Rembert, la somme de cinq cens livres tournois en or et monnoie de prĂ©sent ayant cours, dont etc., quittant etc. -, et le reste lesdis vĂ©nĂ©rables Maistres Pas- quier Bignet et Mathieu de Ghabanes, exĂ©cuteurs susdis, paieront ou feront paier audict Rembert, en faisant ladicte assiete, et icelle parÂŹ faite audict lieu de Lusson ; et par deffaut de ce faire et acomplir par chacune desdictes parties, tous coustz etc., amendes etc. Et ad ce estoit prĂ©sent honorable home Sire Claude Content, marÂŹ chant orfeuvre, bourgeois dudict Tours, lequel Ă  la priĂšre et re- queste dudict Jehan Rembert se’ constitua son pleige et caucion de faire et acomplir le contenu cy-dessus, et asemblablement Pierre Bruneau, apoticaire demourant audict Tours, se constitua pleige et caucion desdis exĂ©cuteurs de parfaire le reste dudict paiement, ainsi et en la maniĂšre dessusdicte. Et quant Ă  tout, etc., obligeant etc., renonçant etc., prĂ©sens vé nĂ©rable personne Messire Pierre BĂ©atrix, prestre, vicaire en l’église parroichiale Sainct-Pierre-du-Boille dudict Tours, et Jehan Rousseau, orfeuvre, demourant audict Tours1, tesmoings. {SignĂ© E. Viau. {Archives d’ Indre-et-Loire, 2* registre d’Étienne Viau pour 1523, fol. 121-122. i Sur les orfĂšvres du nom de Rousseau, cf. Giraudet, op. cit ., p. 350-35'. 458 LA TOMBE DE LANCELOT DU FAU II ACQUISITIONS FAITES PAR CLAUDE CONTENT, orfĂšvre A Tours, en 1527 et 1528. I. 23 mars 1527, n. st. — Achat de Guillaume Giroust, bourgeois, garde de la monnaie de Tours, de vignes dans la paroisse de Chis- seau', au fief des Arpentis, pour la somme de 105 livres tournois. À Archives d’Indre-et-Loire , registre de Viau pour 1526, fol. 340-341. II. 4 janvier 1528, n. st. — Achat pour 16 livres tournois d’un quarÂŹ tier de prĂ©, en la paroisse de Saint-Martin-le-Beau1 2, prairie du Gros- Ormeau, fief du Coudray, joignant d’autres biens que possĂ©dait l’acÂŹ quĂ©reur Ibidem , registre 1 du mĂȘme notaire pour 1527, fol. 237. III. 30janv. 1528, n. st. — Achat, avec clause de rĂ©mĂ©rĂ©, de la veuve et du fils de Robert Gervaise, marchand-bourgeois de Tours, de deux corps de maison, avec leurs dĂ©pendances, situĂ©s Ă  Tours, en la paroisse, prĂšs et vis-Ă -vis l’église Saint-Pierre-du-Boile3 * *, au fief do l'archevĂȘchĂ© de Tours, joignant par le derriĂšre au pavĂ© de la rue du Chapeau-Blane'% et par le devant Ă  celui de la Grand-Rue8, les- dits bĂątiments chargĂ©s de 20 sous tournois de rente annuelle envers l’archevĂȘchĂ© de Tours et Ă©galement de 20 sous t. envers le chapelain de la chapelle en l’église Je Tours La vente a lieu moyennant 1300 livres tournois, dont 1000 liv. payĂ©es comptant6 *. 1 Canton de BlĂ©rĂ©, arr. de Tours Indre-et-Loire. ’ Canton d’Amboise, arr. de Tours. 3 L’église Saint-Pierre-du-Boile est aujourd’hui en grande partie dĂ©truite, elle se trouvait Ă , l’angle ouest de la rue Colbert, autrefois la tirand-ltue, et de la rue Saint-Pierre, depuis peu rue Jules-Moinaux. * Cette rue n’est citĂ©e ni dans Logeais, les Rues de Tours 1870, ni dans l’ouvrage sous le mĂȘme titre de M. l’abbĂ© L. BossebƓuf 1888 ; des textes citĂ©s ici, il semble rĂ©sulter qu’il s’agit de la rue actuelle du Petit-Saint-Jean. * Aujourd’hui la rue Colbert. » 6 Le paiement des mille livres donnĂ©es comptant laisse soupçonner quelque procĂ©dĂ© usuraire ; il comprend notamment 3? marcs, 2 onces et demi d’arÂŹ gent blanc en b tasses Ă  double souage vert, 2 grands pots Ă  double souage vert, 2 petits pots Ă  un souage vert, une aiguiĂšre gauderonnĂ©e vert, une aiguiĂšre vieille, le tout Ă©valuĂ© au prix de 14 livres tournois le marc, ce qui fait la somme de 452 livres, 7 sous, G deniers tournois. ET CLAUDE CONTENT 459 {Ibidem, registre 1 du mĂŽme notaire pour 1527, fol. 263 et suiv. — Le mĂȘme jour, Content donne cette maison Ă  bail aux vendeurs pour 20 annĂ©es moyennant 40 livres tournois par an. Ibidem , registre 2 pour 1527, fol. 351 v°. IY. 24 fĂ©vrier 1528, n. st. — Achat pour 11 livres tournois de vignes et terres, en la paroisse de Saint-Martin-le-Beau, au clos du Boulay, au fief du Coudray, dont partie touche aux vignes appelĂ©es les Plantes, appartenant dĂ©jĂ  Ă  Cl. Content. Ibidem, registre 1 de Viau pour 1527, fol. 306-307. I. LA LÉGENDE DE SAINT LIENNE Hagiographie VendĂ©enne Or, en 994, la seigneurie de la Roche-sur-Yon ne posÂŹ sĂ©dait guĂšre que son chĂąteau, fiĂšrement campĂ© sur la colline; les premiers arbres delĂ  forĂȘt l’isolaient du reste du pays. Quelques toits de chaume se groupaient Ă  l’intĂ©rieur des hautes murailles, abritant les habitants malÂŹ heureux, dont la vie tout entiĂšre se consumait en plaintes sur les calamitĂ©s passĂ©es et en craintes pour celles Ă  venir. C’est alors qu’IngĂ©lĂ©nus obtint les reliques de saint Lienne, en grande vĂ©nĂ©ration dans la ville de Poitiers. PrĂšs de la chapelle qui fut construite en l’honneur du saint, s’éleva un monastĂšre et la chĂ©tive bourgade devint florissante; les glorieuses couleurs de France brillaient sur sa banniĂšre, elles flottaient superbes au sommet de ses murailles, semblant attendre l’ennemi et lui dire Tu n’iras pas plus loin. » Ecoutez maintenant , habitants de la citĂ© lyonnaise , la lĂ©gende du grand saint Lienne. Saint Lienne naquit au IVe siĂšcle nous ne connaissons pas le lieu de sa naissance; tel un ruisseau bienfaisant dont on ignore la source. 11 fut un des disciples de saint Hilaire, le 1 Au moment oĂč l’on vient, dans le but d’y restaurer son culte, de placer dans l’une des chapelles de l’église de la Roche-sur-Yon la statue de son ancien patron saint Lienne, nous avons pensĂ© faire Ɠuvre d’actualitĂ© en empruntant ce joli chapitre au tout rĂ©cent ouvrage de notre distinguĂ© collaborateur, M. l’abbĂ© Rousseau, dont nous signalons d’autre part le trĂšs vif intĂ©rĂȘt. N. D. L. D. ClichĂ© le M. l'abbĂ© L. Rousseau. La Statue de Saint Lienne de M. Eulcoms en l'Ă©glise de la Roche-sur- \ on * LA LEGENDE DE SAINT LIENNE 461 grand Ă©vĂȘque de Poitiers, et fit sous sa conduite de tels progrĂšs dans la vertu que le maĂźtre, pour rĂ©compenser la puretĂ© des mƓurs de son Ă©lĂšve et les connaissances qu’il avait acquises dans les sciences sacrĂ©es lui confĂ©ra la dignitĂ© sacerdotale. Les belles qualitĂ©s qu’il montra, dans l’accomÂŹ plissement des fonctions ecclĂ©siastiques, lui mĂ©ritĂšrent l’affection toute particuliĂšre de son saint protecteur qui lui ouvrait familiĂšrement son Ăąme et lui confiait ses plus intimes pensĂ©es. C’était le temps oĂč l’empereur Constance persĂ©cutait les catholiques par la terreur, la confiscation des biens, l’exil et des cruautĂ©s de tout genre, s’ils refusaient d’embrasser l’ariaÂŹ nisme. Hilaire se dressa contre l’erreur, comme un rempart inĂ©branlable, et attira sur lui toute la fureur de l’hĂ©rĂ©sie. On lui tendit mille embĂ»ches, et il fut exilĂ© en Phrygie. Lienne accompagna le confesseur hĂ©roĂŻque, partageant toutes les persĂ©cutions qu’il eut Ă  endurer pour la dĂ©fense de la foi. Il le suivit Ă  SĂ©leucie, ville d’Isaurie, oĂč saint Hilaire fut convoÂŹ quĂ© Ă  un concile, puis Ă  Constantinople, oĂč le vaillant Ă©vĂȘque demanda audience Ă  l’empereur, par trois requĂȘtes publiques, pour y dĂ©fendre la vĂ©ritĂ© contre ses adversaires. Ceux-ci, craignant d’ĂȘtre vaincus, sollicitĂšrent l'empereur de renvoyer en Gaule l’ennemi de leurs doctrines ; et Hilaire, victorieux, revint dans sa ville Ă©piscopale, avec son disciple Lienne, qui recueillit au passage sa part des transports avec lesquels saint JĂ©rĂŽme embrassa le confesseur du Christ. AprĂšs le retour de son maĂźtre dans les Gaules, Lienne l’aida beaucoup Ă  combattre et Ă  dĂ©jouer la perfidie des Ariens. Lienne reprit alors sa place dans le clergĂ© de la ville Ă©piscoÂŹ pale, oĂč il Ă©tait honorĂ© de la dignitĂ© d’archiprĂȘtre, toujours prĂȘt Ă  rendre au saint Ă©vĂȘque les services qu’il attendait de son affection. Le souvenir de saint Lienne Ă©tant mĂȘlĂ© intimement aux derniers instants de saint Hilaire, nous allons en traduire le rĂ©cit d’aprĂšs le prĂ©cieux manuscrit du XI siĂšcle, n* 106, de la LA LÉGENDE DE SAINT LIENNE 462 BibliothĂšque nationale, auquel il faut ajouter les manuscrits et tous des XII* et XIIIe siĂšcles, reproduiÂŹ sant des auteurs de cette Ă©poque, et enfin Vincentde Beauvais Hist. lib. XIV, c. LXI. A peine rentrĂ© dans la ville de Poitiers, l’admirable pontife se retira, pour se prĂ©parer Ă  la mort, dans la maison oĂč sa femme et sa fille avaient rendu le dernier soupir. Cette demeure lui Ă©tait chĂšre. Il y transforma en oratoire le lieu mĂȘme oĂč sa fille expira entre ses bras. Au milieu de disÂŹ ciples choisis, il aimait Ă  y passer de tranquilles heures, deviÂŹ sant des choses divines ; et c’est lĂ  qu’il voulut mourir. Sentant sa fin prochaine, il manda prĂšs de lui Lienne, archiprĂȘtre de Poitiers, le confident de toutes ses pensĂ©es. Le soleil avait disparu, depuis longtemps, derriĂšre les colÂŹ lines, et la nuit Ă©lendait sur la ville le manteau argentĂ© des Ă©toiles. Hilaire pria son fidĂšle ami de sortir et de prĂȘter l’oreille, pour savoir si l’on entendait du bruit dans la citĂ©. Lienne obĂ©it et revint, disant qu’on distinguait le murmure d'une foule immense. Alors, le bienheureux pontife commença avec lui un entretien suprĂȘme sur les joies de l’éternelle patrie; il semblait y puiser de douces consolations et des forces nouÂŹ velles, comme avant le combat, le guerrier anime son courage en regardant la couronne promise Ă  la victoire. Une seconde fois, il ordonne Ă  Lienne d'Ă©couter si le calme rĂšgne enfin dans la ville. Le disciple docile ouvre la porte, et annonce que tout bruit a cessĂ©. C’était l'heure marquĂ©e sans doute par une vision cĂ©leste ; car, peu d'instants aprĂšs, une lumiĂšre Ă©blouisÂŹ sante pĂ©nĂštre dans la petite chapelle, et enveloppe, de sa splendeur, l’autel devant lequel gisait le mourant, Ă©tendu sur la cendre. Un parfum d’une suavitĂ© incomparable remplit ce lieu, mettant au cƓur de saint Lienne, de saint Just et des autres clercs, accourus prĂšs du lit de leur pĂšre, une joie toute cĂ©leste. Puis, la lumiĂšre miraculeuse s'Ă©teint, et Hilaire apparaĂźt mort, sur le pavĂ© du temple. C'Ă©tait la nuit du 12 au 13 janvier de l’an 368. ClichĂ© de M. l'abbĂ© Rousseau. Portail de l’ancienne chapelle de Saint Lienne r? la lioche-snr-Von. 4 * i , la lĂ©gende de saint lienne 46f DĂšs l’aurore, la nouvelle se rĂ©pandit dans la citĂ© en pleurs Pendant trois jours, le peuple vint contempler, sur le lit funĂš bre, la figure rayonnante de son Ă©vĂȘque. Lienne ne quitta U mortelle dĂ©pouille du maĂźtre, qu’au moment oĂč elle fut cachĂ© sous le sanctuaire de l’église Saint-Jean’ et Saint-Paul, dans h crypte creusĂ©e par les soins d’Hilaire, entre les tombeaux d’Abra, sa fille aimĂ©e, et de son Ă©pouse, dont la tradition ne nous a pas conservĂ© le nom. Saint Lienne, privĂ© de son pĂšre et de son maĂźtre, embrassa alors la profession monastique, et devint le premier abbĂ© do Saint-Hilaire-le-Grand. Nous ne savons pas combien d’annĂ©es il gouverna sa communautĂ© ; mais, d’aprĂšs un brĂ©viaire maÂŹ nuscrit de Saint-Hilaire-de-la-Gelle; nous sommes certain qu’il ne se borna pas Ă  former Ă  la vertu les religieux soumis Ă  sa paternelle autoritĂ©. A l’exemple de saint Hilaire et de saint Martin, il Ă©vangĂ©lisa les peuples dĂ©laissĂ©s de la campagne. Enfin, cĂ©dant Ă . l’attrait qui, depuis longtemps, lui faisait dĂ©sirer une solitude plus profonde, il se retira dans le petit couvent de Saint-Hilaire-de-la-Celle, qu’il avait probablement fondĂ©. Il voulait rendre le dernier soupir dans ce lieu bĂ©ni, oĂč le sublime docteur, qu’il regardait comme un pĂšre, Abra, la fille du saint Pontife, fleur virginale dont le parfum embauÂŹ mait encor l’humble sanctuaire, dans les murs duquel elle s’était Ă©panouie dans la mort pour le jardin du ciel, cĂč l'Ă©pouse vĂ©nĂ©rĂ©e de saint Hilaire, avaient pris leur vol vers la demeure Ă©ternelle. Saint Lienne fit plus encor par ses admirables vertus que par sa parole. Depuis l’enfance, sa vie n’avait Ă©tĂ© qu’un chant d’amour envers Dieu. Ainsi l’oiseau, qui doucement abritĂ© sous l’aile de la Providence, dit aux bois et aux vallons la chanson matiÂŹ nale et l’hymne du soir. Sa gracieuse innocence captiva le cƓur d’Hilaire ; son humilitĂ©, son abnĂ©gation, son dĂ©voueÂŹ ment Ă  toute Ă©preuve, lui attirĂšrent l’estime et l’affection de tous. Il avait quittĂ©, pour le service de Dieu un avenir brillant TOME XI. — OCTOBRE, NOVEMBRE, DÉCEMBRE. 31 LA LÉGENDE DE SAINT LIENNE 400 dans le monde ; c’est pourquoi sa retraite dans le cloĂźtre produisit une sensation profonde. Il se fĂźt alors autour de la cellule du bienheureux un concours pieux de fidĂšles, qui venaient lui demander le secours de ses priĂšres et de sa puisÂŹ sance miraculeuse; car d'Ă©clatants prodiges avaient portĂ© au loin la renommĂ©e de ses vertus. Un ange ayant annoncĂ© Ă  saint Hilaire sa fin prochaine, un messager cĂ©leste apprit aussi Ă  saint Lienne, de la part de Dieu, le terme de son pĂšlerinage ici-bas et lui rĂ©vĂ©la qu’une fiĂšvre violente serait le signal de l’appel divin. Le docile apĂŽtre attendit le jour de l’épreuve, il la supporta avec une ferveur si pleine amour, qu’il fut, depuis ce temps, invoquĂ© par tous ceux qui souffrent de la fiĂšvre, que Dieu lui donna le pouvoir de guĂ©rir. Il s’endormit, un soir, souriant Ă  son rĂȘve, qu’il acheva dans lesjoiesde l’immortalitĂ©, le preÂŹ mier jour de fĂ©vrier, vers l'an 380. Son corps fut inhumĂ© dans l’église de Saint-Hilaire-de-ia-Gelle, non loin du lieu oĂč avait reposĂ©, avant et aprĂšs la mort, son pĂšre et maĂźtre vĂ©nĂ©rĂ©. 11 futaussi le premier, qui eĂ»t la dĂ©votion de choisir sa sĂ©pulÂŹ ture, prĂšs du lit de saint Hilaire selon l’expression usitĂ©e dans ces siĂšcles de foi naĂŻve, oĂč l’on considĂ©rait la mort comme un sommeil. Cy-finict la lĂ©gende trĂšs vĂ©ritable du grand saint Lienne chrestiens, f aides VaumĂčne d'une priĂšre a, celui qui l'eserivit. La ville de Poitiers, qui conserve encore de chers et nomÂŹ breux vestiges du pontife qui fut sa gloire, a vu disparaĂźtre, au contraire, tous ceux de son fidĂšle disciple. Nous espĂ©rons faire revivre, Ă  la Roche-sur-Yon, son culte jadis florissant ; puissent ces humbles lignes ressusciter aussi son souvenir vĂ©nĂ©rĂ©, dans la capitale du Poitou. La basilique de Saint- Hilaire possĂšde le bras du bienheureux docteur, et nous avons perdu les reliques de saint Lienne. Le monastĂšre qui gardait le tombeau du pieux archiprĂȘtrea disparu. Un couÂŹ vent de CarmĂ©lites s’élĂšve, croyons-nous, Ă  Poitiers, sur le lieu qu’il occupait ; mais lĂ  du moins, les hymnes pieuses se ClichĂ© de M. Ivonnel. LA. LÉGENDE DE SAINT LIENNE 469 font toujours entendre. A la Roche, le vieux chĂąteau qui donnait asile, en son enceinte, au petit sanctuaire de saint Lienne a Ă©tĂ© renversĂ© ; les pierres de la chapelle dispersĂ©es ; Ă  leur place des casernes sont construites, et un soldat, accomplissant aussi un devoir sacrĂ©, poursuit sa marche rĂ©guliĂšre et monotone, lĂ  oĂč jadis le moine priait dans les grands cloĂźtres sombres. AbbĂ© L. Rousseau, AumĂŽnier du LycĂ©e de la Roche-sur-Yon. UN CALICE 1794 A. M . l’abbĂ© Ch. Courteaud. L'Ă©glise d’Adilly, dont vous paissez les Ăąmes, Laide et nue au dehors, est pareille Ă  ces femmes Qui, des grĂąces du corps n’ayant pas hĂ©ritĂ©, RachĂštent ce dĂ©faut par l'intime beautĂ©. Quand, aprĂšs un coup d’Ɠil Ă  sa façade grise, Nous entrĂąmes, un cri vous marqua ma surprise Autels, vitraux, blasons des seigneurs du pays, ‱l’allais portant sur tout des regards Ă©bahis, Et j’admirais comment le temple le plus triste Peut s’embellir, s’il a pour pasteur un artiste Le plomb vil, grĂące Ă  lui, se change vite en or. — A prĂ©sent, dites-vous, venez voir mon trĂ©sor. » Et, dans le choeur ouvrant une Ă©troite sortie, Vous conduisiez rres pas vers votre sacristie. D’abord, sous les rayons que projette le soir, Devant moi vous placiez un brillant ostensoir, Celui qui montre Dieu dans les grands jours de fĂȘte. , — 11 est beau, n’est-ce pas ? Mais j’ai mieux, ĂŽ poĂšte, Dont pour nos chers martyrs le luth a tant vibrĂ©. » De l’armoire un objet, d’un blanc voile entourĂ©. Sort, et, respectueux comme au saint Sacrifice, Vous faites au soleil resplendir un calice. MĂ©disant — c Son aspect m'inspire du remords !... Ceux qui me l’ont transmis dorment au champ des morts, i Remontons jusqu’aux jours du gigantesque drame. Ma bisaĂŻeule1 Ă©tait d’une trĂšs noble dame2 Elodie-Pauline Muguet. \1“* de Chasleigner. UN CALICE 471 Simple femme de chambre, — un cƓur haut et chrĂ©tien. Veuve1, dans un faubourg elle avait pour tout bien Une humble maisonnette, et pour toute famille, — Par sa tante Ă©levĂ©e — une petite fille. * Au fort de la Terreur par qui tout tremble ou fuit, Elle offre Ă  sa maĂźtresse un coin de se rĂ©duit. Souvent, lorsqu’en Poitiers qui s'endort le bruit cesse, Quelque abbĂ© rĂ©fractaire y cĂ©lĂ©brait la messe. Murmurait-il bien bas Que Dieu soit avec vous ! » Pour l’entendre il avait deux femmes Ă  genoux. Un gobelet d’argent tenait lieu de calice, Une table en sapin, d’autel du sacrifice. Or, une nuit, la troupe envahit la maison Nos chrĂ©tiennes, soudain conduites en prison, Refusaient de nommer aux juges les bons prĂȘtres. . . Et celle qu’honorait un long passĂ© d’ancĂȘtres, Et sa digne compagne, un matin, sans effroi, Allaient subir le sort de la Reine et du Roi ; Mais Ă  l’exĂ©cuteur la noble prisonniĂšre — Permettez que je marche au couteau la derniĂšre, Afin que mon amie arrange mes cheveux. » Et le bourreau daigna rĂ©pliquer Je le veux. » Vous aviez dit ; et moi D’oĂč vient votre remords? » — Devant ce vase saint j’hĂ©site Ă  vous rĂ©pondre. . . ‱ Pour qu’on le transformĂąt, jadis je l’ai fait fondre! . . Quelle faute ! Toujours je m’en repentirai ! » — Ce vase ! il vous valut d’ĂȘtre au ciel consacrĂ© ! Le sang de votre aĂŻeule ! il fut une semence U DRAPEAU BLANC THOUZEAU, fils d’un marchand de grains de la Garnache, s’attacha de bonne heure au gĂ©nĂ©ral de Charette, dont il devint un des aides de camp. AprĂšs la reprise d’armes qui suivit la paix de la Jaunais, il fut nommĂ© chef de la division des marais de la VendĂ©e, en remplacement de Pajot, tuĂ© au combat livrĂ© prĂšs le chĂąteau du ChĂątenay, en Saint-Denis-La-Chevasse. Ce jeune homme, qui avait vaillamment fait toute la guerre vendĂ©enne, ne survĂ©cut pas longtemps Ă  cet avancement trĂšs mĂ©ritĂ©. Le gĂ©nĂ©ral de CouĂ©tus, qui dĂ©sirait alorsa paix, avait instruit l'officier rĂ©publicain qui commandait Ă  Ghallans des pourparlers qui avaient lieu, et lui avait en mĂȘme temps fait savoir qu’il avait fixĂ© sa demeure au chĂąteau de la Roche- L’Epinay, en attendant la rĂ©ponse du gĂ©nĂ©ral Hoche. Or, par un de ces actes de dĂ©loyautĂ© trop communs aux dĂ©magogues qui terrorisaient prĂ©sentement le pays, on profita de cette communication reçue en apparence de bonne foi, pour arrĂȘter le gĂ©nĂ©ral de CouĂ©tus, le divisionnaire Thouzeau, plusieurs officiers subalternes et trente cavaliers royalistes. Traduits aussitĂŽt aprĂšs devant une commission militaire, ils furent pourla plupart condamnĂ©s Ă mortet fusillĂ©s. Thouzeau avait par malheur conservĂ© sur lui une ancienne commission des gĂ©nĂ©raux de Charette et de CouĂ©tus, qui le dĂ©lĂ©guait pour aller Ă  l’üle d’Yeu, informer le comte d’Artois de l’état de choses actuel. Ce document suffit Ă  le perdre. AprĂšs la mort de Charette, la femme de Thouzeau — une paysanne aussi honnĂȘte que jolie — rapporta au chĂąteau de Fonteclause une somme de mille louis que le gĂ©nĂ©ral vendĂ©en avait naguĂšre cachĂ©e chez elle. TINGUY le chevalier RenĂ© de1 II gentilhomme poitevin, prit part Ă  l’insurrection vendĂ©enne et se distingua surtout Ă  I RenĂ©-Henri de Tinguy, chevalier, seigneur de la SanvagĂšre, fils aĂźnĂ© de Jean-Abraham de Tinguy, et de dame Perrine Bruneau de la GirouliĂšre. II se destina d'abord Ă  l’état Ă©cclĂ©siastique et fut pourvu de la chapellenie de Saint-Antoine, dans l’église de Saint-Denis-la-Chevasse, dont il rendit hommage Ă  Charles-Antoine Durcot de Puitesson, chevalier, seigneur de AUTOUR DU DRAPEAU BLANC 485 la prise de Noirmoutier, ce qui lui valut d’ĂȘtre nommĂ© par Charette commandant et gouverneur de l’üle. Il ne jouit pas longtemps de ces honneurs. Les rĂ©publicains revinrent en effet bientĂŽt Ă  la charge et l'Ăźle fut de nouveau attaquĂ©e par terre et par mer. Le 25 dĂ©cembre 1793, quarante gabarres nantaises chargĂ©es de troupes de dĂ©barquement mouillĂšrent Ă  l’entrĂ©e du Gois, tandis que des frĂ©gates et des corvettes foudroyaient les forts de l’üle et qu’une batterie Ă©tablie Ă  la Barre de Monts couvrait de projectiles le village de la Fosse. RĂ©duit Ă  se dĂ©fendre avec une garnison de quinze cents hommes dĂ©jĂ  excĂ©dĂ©s par les fatigues du service, de Tinguy songea Ă  capituler et en fit part au conseil militaire qu’il avait rĂ©uni. Le commandant de la cavalerie Massip fut du mĂȘme avis ; mais Dubois, de Soullans, commandant en second et plusieurs autres officiers, escomptant les secours que devaient amener soit Charette, soit les Anglais, opinĂšrent pour qu’on se dĂ©fendĂźt jusqu’à la derniĂšre extrĂ©mitĂ©. Puitesson et ChauchĂ©, le 13 octobre 1769. L’abbĂ© de la SauvagĂšre n’était encore que dans les ordres mineurs ; il renonça Ă  l’état ecclĂ©siastique, se dĂ©mit de sa chapellenie en 1789, et Ă©pousa demoiselle ThĂ©rĂšse-Ursule du Plessis de GrĂ©nĂ©dan. Lors de l’insurrection du marais de Chailans, au mois de mars 1793, RenĂ© de Tinguy se mit Ă  la tĂȘte de la paroisse de Bouin, avec Ardouin et Frisaye. M. Guerry de la FortiniĂšre s’étant emparĂ© de Noirmoutier, le 17 mars, laissa le commandement de BarbĂątre Ă  M. de la Roche-Saint-AndrĂ©, qui lut remplacĂ© au bout de quinze jours par RenĂ© de Tinguy, chargĂ© de dĂ©fendre le passage du Gois avec cinq cents hommes seulement. 11 dut se retirer devant les troupes rĂ©publicaines du gĂ©nĂ©ral Beysser. Ce dernier, devenu maĂźtre de Noirmoutier, conduisit Ă  Nantes, et y laissa en Ă©tat d’arrestation madame de Tinguy, qui fut jetĂ©e dans la prison des Saintes-Claires, avec les deux religieuses de BĂ©vier, madame de Rorthays et la femme Taconnet. Le 11 octobre, Charette Ă  son tour s’empara de Noirmoutier, et y laissa RenĂ© de Tinguy gouverneur au nom du Roi. Lorsque les rĂ©publicains reparurent, la dĂ©fense avec une garnison absoluÂŹ ment insuffisante ne tarda pas Ă  devenir impossible. Sur la parole donnĂ©e du gĂ©nĂ©ral Haxo, le gouverneur consentit une capitulation honorable. Mais la parole du gĂ©nĂ©ral rĂ©publicain ne fut pas respectĂ©e. RenĂ© de Tinguy fut fusillĂ© dans les fossĂ©s du chĂąteau, le lendemain de la mort du gĂ©nĂ©ral d’ElbĂ©e et ses bourreaux eurent la sauvagerie de lui arracher la langue avant son exĂ©cution. Ext. de La Maison de Tinguy, notice gĂ©nĂ©alogique et historique. Poitiers, Oudin, 1 896. 486 AUTOUR DU DRAPEAU BLANC D’ElbĂ©e Ă©tait dans l’üle mais couvert de blessures ; il ne put que conseiller d’envoyer chercher de l’aide auprĂšs de Gharette. Quatre officiers lui lurent immĂ©diatementdĂ©pĂȘchĂ©s, mais aucun d’eux ne put arriver jusqu’à lui. Pendant ce temps, les patriotes dĂ©barquĂšrent, dans la nuit du Ier au 2 janvier 1794, trois cents hommes entre la BassotiĂšre et la Fosse. Averti par une patrouille, l’état major vendĂ©en y envoya immĂ©diatement quelques ceniaines d'hommes. Mais les rĂ©publicains, au nombre de neuf cents, ne lĂąchĂšrent pas pied. Le lendemain cinq mille autres patriotes traversaient le Gois Ă  marĂ©e basse et s’emparaient du poste de la BassotiĂšre. Les gĂ©nĂ©raux Haxn et Dutruy, arrivĂšrent enfin eux-mĂȘmes Ă  la tĂȘte des troupes de rĂ©serve et la mĂȘlĂ©e devint gĂ©nĂ©rale. De part et d’autre on se battit avec acharnement. Mais, deÂŹ vant la supĂ©rioritĂ© du nombre, les royalistes durent bientĂŽt Ă©vacuer tous les forts de la cĂŽte et se replier sur la ville. C’est alors que le gĂ©nĂ©ral Haxo, dont les troupes avaient elles- mĂȘmes Ă©tĂ© trĂšs Ă©prouvĂ©es, proposa au gouverneur de capiÂŹ tuler, faute de quoi tous les soldats vendĂ©ens et tous les habiÂŹ tants de l’üle seraient passĂ©s au fil de l’épĂ©e. Le chevalier de Tinguy s’étant assurĂ© qu’il Ă©lait impossible de continuer la lutte, malgrĂ© les rĂ©solutions gĂ©nĂ©rales de mourir les armes Ă  la main, se dĂ©cida Ă  capituler, mais Ă  condition que soldats et habitants auraient la vie sauve et que personne ne serait inÂŹ quiĂ©tĂ© dans l’üle, soit pour ses opinions, soit pour les faits anÂŹ tĂ©rieurs Ă  la capitulation. Les troupes rĂ©publicaines entrĂšrent donc dans la ville, les royalistes dĂ©posĂšrent leurs armes et furent conduits dans une Ă©glise oĂč l’on enferma avec eux un nombre considĂ©rable d’habitants. Le lendemain, un officier rĂ©publicain vint annoncer aux prisonniers qu'on allait les mettre en libertĂ©, mais qu’au- paravant on devait les faire passer devant un comitĂ© qui leur remet trait des passeports pour retourner chez eux. Un immense en de joie accueillit cette nouvelle — joie, hĂ©las ! AUTOUR DU DRAPEAU BLANC 4K? trop hĂątive — , car on apprit bientĂŽt que tous les prisonniers prĂ©cĂ©demment sortis de l’église avaient Ă©tĂ© traduits devant un ignoble tribunal, condamnĂ©s Ă  mort, et mitraillĂ©s en masse sur la cĂŽte. * Le chevalier de Tinguy fut menĂ© sur la place publique, au pied de l’arbre de la libertĂ© et fusillĂ© avec d’ElbĂ©e, l’épouse de celui-ci, Duhoux d’Hauterive, de Boisy, Pineau et plusieurs autres officiers, dix-huit prĂȘtres et des femmes. H. DE LA FONTENELLE DE VAUDORÉ. A suivre. AU LYCÉE DE LA ROCHE-SUR-YON INAUGURATION DU MONUMENT ERIGE PAR L’ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES Ă  la mĂ©moire de leurs Camarades MORTS POUR LA FRANCE Celle solennitĂ© a en lien le 9 octobre 1898, sons In prĂ©sidence de M. Roger-Butin , inspecteur des Beaux-Arts. La statue , repré sentant La Gloire inscrivant, sur ses tablettes, le nom des hĂ©ros, est due au ciseau de V. Fulconis , /'artiste dĂ©licat et apprĂ©ciĂ©, que la VendĂ©e tout entiĂšre connaĂźtra bientĂŽt. Elle se dĂ©tache avec bonheur sur V Ă©difice aux lignes sĂ©vĂšres , dessinĂ© par M. Boudaud, arÂŹ chitecte de la Ville. De nombreux et remarquables discours ont Ă©tĂ© prononcĂ©s, selon l'usage. Notre distinguĂ© collaborateur , M. Louis , prĂ©sident de V Association, prend la parole. Les cinÂŹ quante ans qu'il a passĂ© au lycĂ©e vendĂ©en, lui donnaient une indiscutable autoritĂ©. M. Roger Ballu fait vibrer, Ă  son tour, les sentiments patriotiques de l' auditoire . et comme la poĂ©sie , chez nous, ne perd jamais ni sa place ni ses droits, M. PertuzĂš, nous la prĂ©sente, dans une ode de grande allure. Nos lecteurs conÂŹ naissent dĂ©jĂ , par le Messager, le LibĂ©ral de la VendĂ©e, le Populaire, le compte-rendu de cette fĂȘte dont nous rappelons en quelques lignes le souvenir. La cĂ©rĂ©monie avait Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ©e d'un service religieux Ă  la chaÂŹ pelle du LycĂ©e. L’aumĂŽnier, notre Ă©loquent ami , M. l'abbĂ© Rous- AU LYCÉE DE LA ROCHE-SUR-YON 489 seau , a /aiĂŻ couler les larmes de son auditoire , dans une oraison funĂšbre, dont il veut bien donner la primeur Ă  la Revue du Bas- Poitou, aucun journal ni compte rendu ne l’ayant encore reproÂŹ duite. Cette marque de sympathie nous est d'autant plus agrĂ©able, que ce discours Ă©tant le seul qui contienne les notes recueillies au ministĂšre de la Guerre, par les soins de M. Cazac, proviseur du LycĂ©e, louchant les noms inscrits sur la pierre du monument , il constitue un prĂ©cieux document pour le Livre d’Or de la VendĂ©e, ouvert Ă  tous les dĂ©vouements , Ă  tous les mĂ©rites et Ă  toutes les gloires. LA CÉRÉMONIE PATRIOTIQÜE AU LYCÉE DE LA ROCHE-SUR-YON l'oraison funĂšbre de m. l'abbĂ© rousseau Menientote operum patrum , quĂŠ fecerunt in jenerationibus suis. Souvenez-vous de vos pĂšres, et des exploits qu’ils ont accomplis dans leur temps. Macch. liv. I. Messieurs, Lorsque l’Eglise verse des priĂšres et des pleurs sur le cercueil de ses fils., elle murmure ces mĂ©lopĂ©es lugubres qui s’harmonisent avec nos larmes, et semblent ĂȘtre les douloureux Ă©chos de nos gĂ©missements. Aujourd’hui, unisÂŹ sant ses accents aux vĂŽtres, elle entonne un chant triomphal, semblable Ă  celui que fait entendre la patrie, quand reÂŹ viennent ses enfants couronnĂ©s par la victoire. HĂ©las ! ces joies ont Ă©tĂ© chĂšrement payĂ©es, le sang de France a coulĂ© sur la terre ennemie, des morts sont restĂ©s lĂ -bas; les mĂšres, en deuil, pleurent sur la sanglante hĂ©catombe; cependant, elles seront lĂ , pour saluer les vainqueurs au passage, fiĂšres d’aÂŹ voir donnĂ© au pays des soldats pour dĂ©fendre son sol et revendiquer ses droits. C’est ainsi, Messieurs, qu’une pensĂ©e de deuil plane sur cette religieuse assemblĂ©e; nous pleurons des enfants, des frĂšres et des amis, tombĂ©s glorieusement pour la France. Mais nous songeons, avec un lĂ©gitime orgueil, Ă  la gloire qu’ils font rayonner autour du foyer qui les a vus naĂźtre, sur ce lycĂ©e, oĂč leurs jeunes Ăąmes ont compris la devise sublime Dieu et Patrie. Le village natal, cette maison, qui s’était faite pour eux toute paternelle, oĂč revenait souvent leur cƓur, embaumĂ© par de printaniers souvenirs, ont eu leur dernier AU LYCÉE DE LA ROCHE-SUR-YON 491 soupir dans une derniĂšre pensĂ©e ; comme le guerrier grec mourant sous les murs de Troie, charmait les affres de l’aÂŹ gonie par la douce image du pays ‱ Et dulces moriens reminiscitur Argos. Ils ne dormiront pas leur Ă©ternel sommeil, Ă  l’ombre de la croix, oĂč leurs ancĂȘtres se reposent des fatigues et des douÂŹ leurs de la vie ; mais si nous n’avons pas la triste consolation de ramener leurs cendres, nous donnons, du moins, Ă  leur nom, sur cette vieille et noble terre de VendĂ©e, la place gloÂŹ rieuse qu’ils ont mĂ©ritĂ©e. Mourir pour la patrie, C’est le sort le plus beau, le plus digne d’envie. Peu importe cette expression surannĂ©e; l’amour du solde France n’a qu’un mot, et en le redisant toujours, il ne le rĂ©pĂšte jamais. Je suis fier, Messieurs, d’ĂȘtre ce matin votre interprĂšte, pour proclamer leurs noms si chers, dans la chapelle, oĂč nos frĂšres ont fait sans doute leur premiĂšre communion, oĂč ils se sont agenouillĂ©s, demandant Ă  Dieu de devenir plus tard des chrĂ©tiens, des hommes de cƓur et de devoir; le ciel lĂ©sa exaucĂ©s, ils sont tombĂ©s dans l'accomplissement de leur gé nĂ©reux sacrifice. Nous allons les suivre au chemin douloureux du nouveau Calvaire, dans lequel ils ont marchĂ©, sur les traces du Christ- RĂ©dempteur, notre MaĂźtre et notre exemple Ă  tous, qui a souffert avant d’entrer dans sa gloire; nous irons ensuite porter un solennel hommage au pied du monument que vous avez Ă©levĂ© Ă  leur mĂ©moire; ainsi que l’étendard de Jehanne la Pucelle d’OrlĂ©ans, ils ont Ă©tĂ© Ă  la peine, il est bien juste qu’ils soient Ă  l’honneur. Relisons ensemble la liste glorieuse de nos morts; presque tous ont Ă©tĂ© frappĂ©s en pleine jeunesse, au moment oĂč les 492 AU LYCÉE DE LA ROCHE-SUR-YON portes de l’espĂ©rance s’ouvraient joyeuses et toutes grandes sur un riant avenir. LĂ©on Lesire, sous-lieutenant au 98 rĂ©giment d'infanterie, blessĂ© le 16 avril 1855, sous les murs de SĂ©bastopol, sucÂŹ combe dix jours aprĂšs, Ă  l’ñge de 22 ans. LĂ©on Boscal de BĂ©ais de Mornac, lieutenant au 100 rĂ©giÂŹ ment d’infanterie, tuĂ© Ă  l’assaut de MalakofT, le 8 septembre 1855, Ă  9 heures du soir ; il avait 27 ans et Ă©tait nĂ© au village de Beaufou, en VendĂ©e. Alexandre Chauveau , VendĂ©en aussi, Luçonnais, capitaine au 95 rĂ©giment d’infanterie, atteint par une balle Ă  la tĂȘte, en attaquant une batterie russe, le 7 juin 1855. C’est lĂ , Messieurs, une premiĂšre Ă©tape dans la voie hé roĂŻque et sanglante que nous avons Ă  parcourir. Si les dé pouilles mortelles de nos frĂšres sont restĂ©es en CrimĂ©e, nos regrets s’adoucissent aujourd’hui, la Russie n’est-elle pas une terre presque française? La mer a rĂ©clamĂ© sa part de victimes, elles sont parties saluĂ©es par le drapeau en deuil, inclinons-nous Ă  notre tour, elles ont noblement conquis leur place ! Ludovic , de la Roche-sur-Yon, embarquĂ© enseigne de vaisseau Ă  bord de la corvette La Bayonnaise , mort au mouillage de Port-de-France, Ă  27 ans. Jules Decharme , Yonnais d’origine, voit le navire qui l’emÂŹ portait vers les pays lointains s’enfoncer dans les flots du canal de Mozambique, et pĂ©rit dans le terrible naufrage le 9 mai 1862; il avait 21 ans. Auguste Deproge , chirurgien de marine, Ă©tait parti pour la Martinique ; il apprend que le cholĂ©ra fait Ă  la Guadeloupe d’épouvantables ravages; il demande Ă  secourir les malheuÂŹ reux Ă©pidĂ©miques, et Ă  peine dĂ©barquĂ©, Ă  21 ans, il est fouÂŹ droyĂ© par le flĂ©au qu’il venait combattre. Nous arrivons Ă  l’annĂ©e 1870. Grande pitiĂ© est en terre de France; la patrie ravagĂ©e, Ă©touffant sous les pieds de l’en- i AU LYCÉE DE LA ROCHE-SUR-YON 493 vahisseur, appelle ses enfants; le lycĂ©e de la Roche-sur-Yon vient ajouter une page glorieuse au sanglant martyroÂŹ loge. Tous n’ont pas Ă©tĂ© frappĂ©s sur le champ de bataille, les hĂŽpitaux rĂ©clamaient du secours, et ceux qui sont morts au chevet de leurs camarades blessĂ©s, atteints par les maladies contagieuses, ont aussi sacrifiĂ© leur vie au service du pays. Charles Billaud , des Herbiers, VendĂ©e, mĂ©decin de la maÂŹ rine, meurt Ă  l’hĂŽpital de Toulon, ĂągĂ© de 28 ans. Il avait usĂ© ses forces en luttant, aux Antilles, contre la fiĂšvre jaune. En 1865, sans y ĂȘtre obligĂ© par ses fonctions, il se prodiguait dans les ambulances civiles, oĂč les mĂ©decins ne suffisaient pas Ă  soigner les cholĂ©riques, et,le 13 septembre 1870, il sucÂŹ combe Ă©puisĂ©. Victor Bouchaud, Ă©lĂšve en pharmacie, fait des prodiges de dĂ©vouement prĂšs des typhiques de la malheureuse armĂ©e de Sedan ; comme pour se venger, la fiĂšvre typhoĂŻde l’emporte, au Havre, le 16 octobre 1870. Albert Vincent du 30e de marche, meurt Ă  l’armĂ©e de l’Est, vers le 20 octobre 1870. Ernest Renard , capitaine de mobiles, entre, pour ĂȘtre agrĂ©able Ă  son pĂšre, dans les contributions indirectes, mais il nepeut rĂ©sister Ă la voix du canon qui l’entraĂźneau Mexique; lĂ , une action d’éclat lui vaut un ordre du jour, la mĂ©daille militaire et le grade de sergent major. Il reprend sa place au foyer de la famille, jusqu’au moment oĂč le clairon affolĂ© de la patrie en danger l’appelle encore aux armes. Il part, capitaine de mobiles. A Saint-Quentin son chef demande des hommes courageux pour opĂ©rer une reconnaissance pĂ©rilleuse ; il se met au premier rang, malgrĂ© ses forces anĂ©anties par de nomÂŹ breuses nuits passĂ©es Ă  encourager ses soldats malades. Il revient mourant, sa mission remplie, et le lendemain il se reposait dans la paix de Dieu, Ă  36 ans. Victor Daviau, mobile de la VendĂ©e, tombe Ă  Ghampigny le 30 novembre 1870. Le sergent LĂ©opold Dupont, et le caporal Edouard Vielle- 494 AU LYCÉE DE LA ROCHE-SUR-YON fond, de la Roche-sur-Yon, sont frappĂ©s par le mĂȘme obus, dans la terrib’e journĂ©e du 20 novembre, oĂč le sang vendĂ©en a rougi Ă  grands flots le sol de Ghampigny. Ils avaient l’un et l’autrĂȘ un peu plus de 20 ans. Ernest Havard, capitaine au 86» d’infanterie, avait Ă©tĂ© blesÂŹ sĂ© trĂšs griĂšvement Ă  Sedan ; il mourut, chevalier de la lĂ©gion d’honneur, dans ses foyers, en 1871. Emile Cabailhe, marĂ©chal des logis au 39 cuirassiers, dĂ©corĂ© de la mĂ©daille militaire, s’est Ă©teint chrĂ©tiennement dans sa famille, Ă  la suite des souffrances et des privations endurĂ©es pendant la guerre. Raoul Deshorties de Beaulieu , chef d’escadron au 2* rĂ©giÂŹ ment de lanciers, succombe le 9 dĂ©cembre 1870 aux blessures reçues Ă  Patay, prĂšs d’OrlĂ©ans. Emile Bernard Saint-Elme, s’était engagĂ© Ă  Brest peu de temps avant la guerre, dans l’infanterie de marine. A l’armĂ©e du Rhin, il est fait prisonnier une premiĂšre fois; un prĂȘtre a 1 heureuse chance de le sauver de la captivitĂ©, en lui donÂŹ nant un costume ecclĂ©siastique, et Bernard vient redemander une place dans un rĂ©giment de ligne. Il tombe de nouveau au pouvoir de l’ennemi ; dĂ©guisĂ© en paysan, il s Ă©vade encore, et sous OrlĂ©ans, victime d’une hĂ©roĂŻque tĂ©mĂ©ritĂ©, il meurt percĂ© parles baĂŻonnettes de l’ennemi. Suivons maintenant nos frĂšres sur la terre africaine, deveÂŹ nue française. La France , insultĂ©e par le coup d’éventail donnĂ© Ă  son ambassadeur, ne veut pas garder ce soutlletsur sa joue ; elle crie Ă  ses fils de venger son injure. Us sont veÂŹ nus, belles el nobles gĂ©nĂ©rations militaires, sous la conduite de gĂ©nĂ©raux dont la plupart ont Ă©tĂ© de fiers chrĂ©tiens. Leurs exploits sont restĂ©s dans la mĂ©moire du peuple, joyeux de reÂŹ dire le couplet du chansonnier On parlera de leur gloire. Sous le chaume bien longtemps ; Le peuple dans cinquante ans Ne connaĂźtra plus d’aulre histoire. AU LYCÉE DE LA ROCHE-SUR-YON 495 Nous les savons par cƓur, Messieurs, les admirables pages Ă©crites dans nos hĂ©roĂŻques annales, par ces nouveaux CroisĂ©s, combattant pour le Christ et la France. Trop jeune pour fournir les premiers soldats, le lycĂ©e de la Roche-sur-Yon, a voulu, Ă  son tour, sa part de pĂ©rils et de dĂ©vouement. Jules Agut , lieutenant au 2e zouaves, a bataillĂ© pendant prĂšs de dix ans sous le soleil brĂ»lant de l’AlgĂ©rie ; campagnes interrompues par la guerre d’Italie, oĂč, Ă  Palestro, le drapeau de son rĂ©giment fut dĂ©corĂ© de la LĂ©gion d’honneur. De 1863 Ă  1865, Jules Agut commande ses zouaves au Mexique, et il revient mourir en 1867, sur le sol africain, Ă  Tlem- cen. % Emmanuel Mercier ColombliĂšre , capitaine commandant au premier chasseur d’Afrique, aprĂšs avoir fait la campagne de France, va soumettre les tribus rĂ©voltĂ©es profitant de nos dĂ©sastres pour nous arracher la conquĂȘte. Devant Mangou- rah, Ă  3 heures du soir, le 17 avril 1871, il tombe, tuĂ© d’un coup de feu. La Roche-sur-Yon, sa petite patrie, est Ă  bon droit fiĂšre de lui. Voici Un autre nom yonnais qui rĂ©clame sa part de gloire Henri Oreillard, engagĂ© volontaire pour la durĂ©e de la guerre, part lui aussi pour l’Afrique, et meurt le 22 aoĂ»t 1871, Ă  l’hĂŽÂŹ pital de Cherchell. Emmanuel Bouhier, vendĂ©en, marĂ©chal-des-logis au 2 ré giment des chasseurs d’Afrique, pendant des manƓuvres, se noyĂ© dans un affluent du ChĂ©liff, accomplissant un service commandĂ©. Nos expĂ©ditions lointaines ont emmenĂ© des enfants de France, dont les dĂ©pouilles mortelles sont ensevelies sur la terre Ă©trangĂšre; le lycĂ©e a eu l’honneur d’y ĂȘtre encore gloÂŹ rieusement reprĂ©sentĂ©. LĂ©on Ducour, caporal au rĂ©giment expĂ©ditionnaire du Tonkin, engagĂ© volontaire, est emportĂ© Ă  Tuyen-Quang, ĂągĂ© de 20 ans. 496 AU LYCEE DE LA ROCHE-SUR-YON Auguste Esnard, dont nous avons retrouvĂ© plus tardivement la trace, est tombĂ© sur les murs de Puebla au Mexique. AmĂ©dĂ©e Baudrouet , sergent-fourrier, au Tonkin, dans le premier rĂ©giment d’infanterie de marine, succombe, Ă©puisĂ© de fatigue, le 16 fĂ©vrier 1898. Son commandant Ă©crivait sur lui des lignes que je veux reproduire ici, elles peuvent s'adresser Ă tousnos morts Il avait l’honneur d’appartenir Ă  cet admirable corps de sous-officiers, oĂč les hĂ©ros aussi modestes que sublimes ne se comptent plus. Partout oĂč le sang de France a coulĂ©, oĂč il y avait de la gloire Ă  conquĂ©rir, de l’hĂ©roĂŻsme Ă  dĂ©ployer, ils ont eu Ă  cĂŽtĂ© de nos officiers une belle et large part. » Ces paroles sont la brĂšve et vĂ©ritable histoire de nos frĂšres, je n’y ajouterai pas un seul mot. Ai-je rempli, Messieurs, la tĂąche difficile que vous m’aviez confiĂ©e, d’élever les Ă©loges Ă  la hauteur du mĂ©rite ? Je sais, du moins, que j’y mis tout mon cƓur. Mandataire de l’Eglise catholique , je viens , en son nom, apporter Ă  la mĂ©moire des hĂ©ros et des martyrs de la patrie, la palme, symbole de la victoire, et les fleurs, images de l’immortalitĂ© car vous n’en doutez pas, Messieurs, lorsque leurs yeux se sont fermĂ©s ici-bas, ils se sont rouverts lĂ -haut ; leur ange gardien a trempĂ© dans leur sang ses ailes blanches, et, tout empourprĂ©, il a priĂ© le Tout-Puissant de recevoir, dans le repos et la splendeur des cieux, ces enfants pleins de foi dans sa misĂ©ricorde et sa justice ; le Christ SauÂŹ veur, qui a pleurĂ© et souffert pour la RĂ©demption humaine, connaĂźt le prix des larmes et du sang rĂ©pandus au service des grandes, des saintes et nobles causes, et il a couronnĂ© vos camarades, dans son royaume bĂ©ni, oĂč nous les rejoindrons un jour. Et vous, jeunes Ă©lĂšves qui remplacez ici la phalange gloÂŹ rieuse, souvenez-vous que vous avez Ă  recueillir un splendide hĂ©ritage ; la vie offerte au devoir est une semence qui germe pour le jour de la grande moisson, et, lorsqu’à votre tour AU LYCEE DE LA ROCHE-SUR-YON 497 Dieu et la Patrie vous appelleront, dites simplement Me voici! et partez sans regarder en arriĂšre. Mementote operum patrum , quĂŠ fecerunt in generationibus suis. Songez Ă  vos pĂšres, aux exploits qu’ils ont accomplis dans leur temps. Tous sont morts en soldats, Mais la patrie est comme une terre Ă©puisĂ©e, Qui veut le sang des siens pour unique rosĂ©e, Sans savoir si l’on doit voir les Ă©pis germer, Qu’importe, il faut toujours la servir et l'aimer. Saint-Yon. I , ornĂ© de 60 gravures d'aprĂšs Yuillemin. Prix reliĂ© en percaline avec sujets en couleurs, 10 fr. — A. Maine et Fils, Ă©diteurs Ă  Tours. Depuis dix annĂ©es dĂ©jĂ , M. Gustave Toudouze passe presque tous les ans deux mois dans le petit port de Camaret, prenant des notes et des aquarelles d’aprĂšs nature, notant les mots, les phrases, les intonations des pĂ©cheurs. C’est lĂ  qu’il a conçu et exĂ©cutĂ© son Bateau-des-SorciĂšres ; on peut donc dire que ce roman est une oeuvre d’observation profonde et sincĂšre, par-dessus laquelle rayonne cette aurĂ©ole de poĂ©sie que la terre de Bretagne inspire Ă  tout arÂŹ tiste, et qui se dĂ©gage d'elle tout naturellement comme les rayons du soleil. La plupart de ces Ă©pisodes pittoresques, il les a vus lui-mĂȘme ; il a partagĂ©, avec toute la vivacitĂ© de son Ăąme impressionnable, les Ă©motions de ces braves gens. A l’éqoque du cholĂ©ra il Ă©tait Ă  CamaÂŹ ret, et il est restĂ© un mois au milieu de l’épidĂ©mie. C’est ainsi qu’il a pu, dans son Bateau-des-SorciĂšres, dĂ©crire de visu ces tableaux de dĂ©solation. L’épisode du corbeau mort lui est arrivĂ© Ă  lui, pendant le cholĂ©ra -, les mots des pĂȘcheurs, il les a entendus ; le chien MisĂšre, il l’a connu ; les feux allumĂ©s Ă  Kerloc’h, il les a vus Ă©galement, une nuit en revenant de Crozon. Du reste, dit-il, lorsque je travaille un roman, je le vis entiĂšreÂŹ ment ; et on dirait que la nature, complice, vient m’apporter d’elle- mĂŽme son aide et son concours. » * ♩ * La Rociie-qui-Tue, par Pierre Mael. Un volume petit in-4°, ornĂ© de 58 gravures d’aprĂšs Scott. Prix reliĂ© en percaline avec sujets en couleurs, 10 fr. — A. Marne et Fils, Ă©diteurs Ă  Tours. A TRAVERS LES LIVRES 499 Voici un beau et fier livre, La Roche-qui-Tue, par Pierre MaĂ«l, * * superbement Ă©ditĂ© par la maison Marne. C’est le rĂ©cit passionnant d’un Ă©pisode des guerres de la RĂ©voluÂŹ tion. La scĂšne se passe çn Bretagne, oĂč une puissante association patriotique, la Roche qui-Tue, composĂ©e de marins et d’hommes de la cĂŽte, a pris sur elle de conserver le territoire breton de toute tenÂŹ tative d’invasion anglaise. A la tĂȘte de l’association se trouve'nt les deux frĂšres Prigent de Bocenno, deux hĂ©ros qu’anime de son propre hĂ©roĂŻsme une jeune et mystĂ©rieuse crĂ©ature, dont l’histoire est Ă  la fois pleine de douleurs et de gloire. C’est elle, la comtesse Ameline de Kergroaz, assassinĂ©e par son propre mari et miraculeusement arrachĂ©e Ă  la tombe, qui sous le nom de Mapiaouank, est l’ñme et l’inspiratrice de la formidable lĂ©gion. AprĂšs de sanglantes pĂ©ripĂ©ties, Kergroaz, le mari d’ Ameline, traĂźtre Ă  son Dieu comme Ă  sa patrie, voit ses infĂąmes projets avorter deÂŹ vant l’indomptable courage des frĂšres Prigent et de la Roche-qui-Tue. Un glorieux combat soutenu sur les cĂŽtes de Bretagne contre la flotte anglaise qui s’éloigne vaincue, achĂšve le rĂ©cit dans une apothĂ©ose. Tel est, dans ses grandes lignes, le sujet du roman de Pierre MaĂ«l. Jamais encore le brillant Ă©crivain n’avait produit un plus beau livre. Et tout ce roman a les grandioses allures d’une Ă©popĂ©e. Fond et forme y rĂ©pondent Ă  l’idĂ©al de toute Ăąme française, et le cƓur du lecteur bat d’une ardente fiĂšvre Ă  parcourir ces pages puisÂŹ samment Ă©crites et pensĂ©es. La Roche-qui-Tue affirme, sous une forme nouvelle et plus dramaÂŹ tique encore, le talent de l’auteur de Petit Ange. Nul doute que ce nouveau livre ne trouve le mĂȘme accueil chaleureux de la part des nombreux lecteurs de Pierre MaĂ«l. Le Sabre a la main, par Marcel Luguet. Un volume in-4° carrĂ©, ornĂ© de 36 gravures d’aprĂšs Alfred Paris. Prix reliĂ© percaline rouge, tranche dorĂ©e, 5 fr. A. Marne et Fils, Ă©diteurs Ă  Tours. Le talent de l’auteur de ce charmant volume est suffisamment apprĂ©ciĂ© de tous les lecteurs, sans qu’il soit nĂ©cessaire de fixer spé cialement l’attention sur ce roman, l’un des derniers sortis de la plume de M. Marcel Luguet. Nous dirons seulement que ce livre tout vibrant de patriotisme, oĂč sont exhaltĂ©s les plus nobles sentiÂŹ ments honneur et devoir, arrive particuliĂšrement Ă  son heure. 500 A TRAVERS LES LIVRES Aucun drame dans cette simple et charmante histoire, par laquelle l’auteur a voulu prouver que les existences les plus obscures avaient aussi bien leur hĂ©roĂŻsme que les autres. Et Ă  une Ă©poque oĂč l’on vit surtout l’argent Ă  la main, il Ă©tait peut-ĂȘtre bon de dire que les plus honorables parmi les plus sages Ă©taient encore ceux qui vivent oĂč ont vĂ©cu le sabre Ă  la main. Le talent de M. Luguet est plein de force et de dĂ©licatesse ; ce taÂŹ lent, il vient de le mettre au service d’une bonne action, ce qui fait que la valeur artistique de ce livre se trouve encore doublĂ©e d’une valeur morale. I * * + A la Pointe de l’ÉpĂ©e, par Jacques Lemaire. Un volume ornĂ© de 47 gravures d’aprĂšs les dessins de Job. Prix reliĂ© percaline rouge, tranche dorĂ©e, 5 fr. — A. Marne et Fils, Ă©diteurs Ă  Tours. C'est Ă  la pointe de l’esprit qu’il faudrait dire. M. J. Lemaire, dans une sĂ©rie de petites nouvelles Ă©gayĂ©es par l’humoristique crayon de Job, nous fait assister aux exploits de l’huissier de Zemmorah, Ă  ceux de BĂ©darride, Ă  la vengeance de Machicadour, etc. L’auteur a prouvĂ© ni plus ni moins qu'on pouvait ĂȘtre infiniment spirituel en restant toujours correct, nous voulons dire fort convenable. A une Ă©poque oĂč les publications fourmillent de rĂ©cits qu’il vaut mieux ne pas lire, c’est un rĂ©gal de dĂ©guster les fines historiettes dĂ©taillĂ©es avec tant de charme par M. J. Lemaire. Que les jeunes gens qui se plaisent Ă  conter des historiettes se procurent donc A la pointe de VĂšpĂše. C’est le modĂšle du genre. * + * Le DĂ©mon des Sables 1798, par M. Gustave Toudouze. Un volume in-8°jĂ©sus, illustrĂ© de 48 gravures d’aprĂšs Alfred Paris. — BrochĂ©, 7 fr. ; cartonnĂ© en percaline, tranches dorĂ©es, 10 fr. Hachette et Cu, Ă  Paris . Faisant revivre, dans Le DĂ©mon des Sables , un roman vibrant, pittoresque, mouvementĂ© et amusant, les hĂ©ros civils et militaires qui suivirent Bonaparte en Egypte, Gustave Toudouze a fixĂ©, dans des types reconstituĂ©s d’aprĂšs les documents de l’époque et destinĂ©s Ă  devenir lĂ©gendaires, ce qu’il y a dĂ©plus admirable dans l’humanitĂ©. — L’amour de la patrie, l’endurance aux pires soulü’rances, le dĂ©vouement, le courage physique et moral, l’enthousiasme. Grands et petits n’oublieront jamais les figures qu’il a tracĂ©es et qui s’agitent au cours d’une action passionnante, pleine de scĂšnes tragiques ou joyeuses ; — la cantiniĂšre Pierrette, symbole de la MaternitĂ© et de la MĂšre-Patrie ; — le rude sergent Nicolas Goulot, A TRAVERS LES LIVRES 501 image du Devoir ; — Le Breton Plouhec, l'Auvergnat Chalinat, les provençaux Toucas, Palavas, reprĂ©sentant chacun une parcelle de la terre de France ; — Les Parisiens Gossin et Samois, l’éclat de rire dans les moments les plus dĂ©sespĂ©rĂ©s ; — enfin, le jeune savant AndrĂ© Norcy, ou les inquiĂ©tants et farouches dĂ©fenseurs du sol sacrĂ© de l’Égypte, Le PĂšre de la Terreur et L'Ange de la Mort. Cette Ɠuvre qui fait pĂ©nĂ©trer le lecteur jusqu’au cƓur des sombres hypogĂ©es de la vallĂ©e des Tombeaux, au milieu des momies des Pharaons, aprĂšs l’avoir conduit des Pyramides Ă  Saint-Jean-d’Acre, sera le souvenir le plus Ă©clatant de ces temps hĂ©roĂŻques et la vĂ©ritable commĂ©moration de cette Ă©tonnante ExpĂ©dition d’Égypte. De superbes dessins d'Alfred Paris, qui connait si bien l’Afrique et ses habitants, complĂštent admirablement le texte de l'auteur et contribuent Ă  en faire un vrai volume d’art. Le Nouvel Agenda-Hachette » AprĂšs VA Imanach-Hachelte , univerÂŹ sellement apprĂ©ciĂ©; aprĂšs le Paris-Hachette, qui contient de si utiles renseignements et qui figure Ă  la fois dans les bureaux du commerce, de l’industrie, de la finance et sur les tables des salons, la grande maison d’édition du boulevard Saint-Germain vient de mettre en vente un troisiĂšme ouvrage qui complĂšte les deux premiers et qui est appelĂ© Ă  rendre au public d’inapprĂ©ciables services V Agenda- Hachette. Il faut avoir en main ce volume Ă©lĂ©gant et lĂ©ger, facilement maÂŹ niable, pour l’apprĂ©cier comme il convient. NĂ©anmoins, nous allons en exposer le plan gĂ©nĂ©ral Avec un Agenda d’un jour Ă  la page, pouvant servir aussi bien de livre de caisse qu’à toutes les inscriptions journaliĂšres, dĂ©penses, Ă©chĂ©ances, recettes, visites, rendez-vous, etc., etc., se trouve un anÂŹ nuaire complet du commerce de Paris, soit 250 000 adresses cataloÂŹ guĂ©es dans un ordre parfait, soigneusement contrĂŽlĂ©es, et sans exception, des commerçants, fabricants, commissionnaires, financiers, et des professions libĂ©rales de Paris. En un mot, en faisant ses inscriptions journaliĂšres ou en tenant sa comptabilitĂ©, on a sous la main la liste la plus complĂšte et la plus exacte de tous les fabricants d’objets dont on a besoin ou qui peuvent ĂȘtre demandĂ©s par la clientĂšle. Jusqu’ici tous les commerçants avaient un agenda, mais un trĂšs petit nombre, surtout en province, possĂ©daient un annuaire complet du commerce de Paris dont le meilleur marchĂ© est encore d’un priÂŁ 502 A TRAVERS LES LIVRES si Ă©levĂ© que les Annuaires qu’ils pouvaient consulter portaient souÂŹ vent une date ancienne. Aujourd’hui, avec V Agenda -Hachette, ils possĂšdent, et pourront possĂ©der chaque annĂ©e, l’Annuaire le plus complet et le plus rĂ©cent du commerce de Paris, — et cela pour rien, puisqu’ils auront, rĂ©unis dans le mĂȘme volume, Agenda et Annuaire, au mĂȘme prix que l’AÂŹ genda seul qu’ils avaient l’habitude d’acheter, c’est-Ă -dire pour 3 Ce bon marchĂ© extraordinaire achĂšve d’expliquer l'immense et lĂ©gitime succĂšs qui vient d’accueillir cette publication. Ce succĂšs grandit tous les jours, et bientĂŽt, sur le comptoir du commerçant, aux bureaux de l’usine, dans le cabinet de travail de l’ingĂ©nieur, de l’architecte, du mĂ©decin, dans l’atelier de la couturiĂšre ou de la moÂŹ diste, entre les mains de l’employĂ© qui en fait son outil de travail, du voyageur de commerce qui, l’emportant et le consultant en voyaÂŹ ge, rĂ©alise une prĂ©cieuse Ă©conomie de temps, aux mains de tout le monde enfin on trouvera V Agenda-Hachette qui met chacun en relaÂŹ tions, si facilement, si pratiquement, avec tout le commerce et toute l’industrie de Paris. ★ * * Histoire de sainte Radegonde, reine de France et des Sanctuaires et PĂšlerinages en son honneur, par M. l’abbĂ© Em. Briand, curĂ© de Sainte-Radegonde de Poitiers. 1 vol. in-4° ornĂ© de prĂšs de 200 graÂŹ vures, 5 chromolitographies et trois cartes. — Librairie Oudin, Paris et Poitiers. Prix brochĂ©, 20 fr. reliĂ©, 25 fr. Le culte des Saints s’approprie merveilleusement aux besoins des nations comme Ă  ceux des particuliers. Or, Radegonde, hĂ©roĂŻque de saintetĂ© sur le trĂŽne comme dans le cloĂźtre, ne nous apparaĂźt-elle pas, avec son grand amour pour la France et le rĂŽle qu’elle a jouĂ© dans l'histoire de sa monarchie, comme providentiellement indiquĂ©e Ă  nos supplications au moment oĂŒ notre malheureux pays s’abĂźme dans toutes les dĂ©faillances ? Oui, et ce n’est pas en vain que l’Eglise l’appelle la MĂšre de la PaÂŹ trie ». — A la cour de Clotaire, oĂč la civilisation naissante avait Ă  lutter contre la brutalitĂ© des instincts, Radegonde, ange de saintetĂ©, rachetait, par ses priĂšres, ses mortifications et ses exemples, les dĂ©sordres qu’elle ne pouvait empĂȘcher. Et bientĂŽt, en se retirant dans le cloĂźtre oĂč elle Ă©changea ses pré rogatives royales contre une vie dĂ©frayantes austĂ©ritĂ©s, elle s’offrit elle-mĂȘme en holocauste pour ce peuple franc que sa belle-mĂšre Clotilde avait conduit au baptĂȘme. Sainte Radegonde vĂ©cut longtemps d’ailleurs en communion de A TRAVERS LES LIVRES 503 pensĂ©es et de priĂšres avec sainte Clotilde, qui finissait ses jours dans un lieu de retraite Ă  Tours. Le culte de ces deux grandes reines de France se trouve ainsi rĂ©uni dans le culte de sainte Radegonde, qu’il importe de rĂ©pandre de plus en plus. Le curĂ© de la basilique qui conserve le tombeau de la sainte Reine objet de la vĂ©nĂ©ration constante d’innombrables pĂšlerins, vient de publier une Histoire de sainte Radegonde, magnifiquement illustrĂ©e. C’est U'i superbe cadeau d’étrennes qui satisfait le goĂ»t artistique en mĂȘme temps qu’il fait mieux connaĂźtre et aimer la MĂšre de la paÂŹ trie française » Et n’est-il pas permis d’espĂ©rer que sainte RadeÂŹ gonde, reine de France, ardemment invoquĂ©e, obtiendra que Dieu daigne mettre un terme aux Ă©preuves de ce peuple qui est le sien ? Z. Z. Z. / CHRONIQUE - jiaaAAAAivw^*» — — Courrier archĂ©ologique. — Des fouilles trĂšs importantes pour l’histoire du pays voisin d’Anjou ont Ă©tĂ© faites Ă  l’abbaye de Saint-Maur-de-Glanfeuii. Entreprises Ă  la demande du R. P. abbĂ© dom Edouard du CoĂ«tlosquet et dirigĂ©es par notre Ă©minent maitre et ami le R. P. de la Croix, membre non rĂ©sidant du ComitĂ© des travaux historiques, les recherches ont amenĂ© des rĂ©sultats considĂ©rables. C’est au R. P. de la Croix qu’il appartient de signaler au monde savant ces curieuses dĂ©couvertes. Nous nous bornerons Ă  dire pour aujourd’hui, que le dimanche 24 juillet 1898, en prĂ©sence des dĂ©lĂ©guĂ©s des SociĂ©tĂ©s savantes de la rĂ©gion, un procĂšs-verbal a Ă©tĂ© dressĂ© pour constater officiellement le rĂ©sultat des louilles. Aux termes de ce procĂšs-verbal, on a reconnu 1° Dans le prĂ©au du cloĂźtre et sous l’ancienne Ă©glise abbatiale du XIIe siĂšcle, les vestiges trĂšs apparents de constructions gallo-romaines, nettement caracÂŹ tĂ©risĂ©es par des pans de murs en petit appareil avec chaĂźnes de briques, par la nature des mortiers, par de nombreux dĂ©bris de tuiles et de poteries, par des traces d’incendie et d’une salle bĂ©tonnĂ©e. La situation de ces ruines au- dessous du sol du XIIe siĂšcle, ainsi que leurs caractĂšres techniques, indiquent d’une maniĂšre indiscutable qu’elles appartiennent Ă  un Ă©tablissement gallo- romain trĂšs antĂ©rieur Ă  la premiĂšre Ă©glise abbatiale. 2° Ils ont reconnu, dans la chapelle Saint-Martin, l’existence, Ă  cinquante centimĂštres au-dessous du niveau du carrelage actuel, d’un systĂšme de muÂŹ railles s’étendant sous les constructions du XIIe siĂšcle, et dessinant un Ă©diÂŹ fice primitif Ă  chevet carrĂ©, composĂ© d’une nef principale de deux mĂštres cinq centimĂštres de largeur entre fondations, avec deux bas-cĂŽtĂ©s ou couÂŹ loirs latĂ©raux, de soixante-cinq centimĂštres de largeur. Ils ont reconnu en outre Ă  l’intĂ©rieur de la nef principale de cet Ă©difice primitif, du cĂŽtĂ© de l’épĂźtre, etĂ  cinquante centimĂštres Ă©galement au-dessous du sol, l’emplacement d’un sarcophage antique adjacent aux fondations. Ce sarcophage, en partie conservĂ©, leur ayant Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©, ils ont constatĂ© que les plats Ă©taient faits au taillant, les deux tĂȘtes Ă  la pointe striĂ©es en double chevron, et que les arĂȘtes ne portaient aucune ciselure, caractĂšres D ';C > U V KRTES A R C H ÉO U Ă  l'abbay Nymphe J 1 ‱ .. I IO . . ,>uus du K. P. du la Croix ; Saint -Ma ii r. irallo-romaine CHRONIQUE 505 distinctifs de l’époque avancĂ©e mĂ©rovingienne. Ce sarcophage avait Ă©tĂ© fouillĂ© et Ă©tait isolĂ© au milieu de sĂ©pultures toutes diffĂ©rentes. -H- Un trĂ©sor de quarante et quelques piĂšces d'or des rĂšgnes de Louis XIV et de Louis XV a Ă©tĂ© trouvĂ© aux environs de Fontenay, dans l’intĂ©rieur d’un soliveau d’une maison en dĂ©molition. L’une d’elles, qui mesure 28 millimĂštres de diamĂštre, Ă  l’effigie de Louis XV et datĂ©e de 1723, d’une merveilleuse conservation, est entrĂ©e dans la collection dĂ©jĂ  si prĂ©cieuse de M. O. de Rochebrune. -N- Une autre dĂ©couverte nous est signalĂ©e dans le VendĂ©en, par notre ami H. Renaud En creusant les caves de la maison qu’un honorable propriĂ©taire de notre ville, M. Poiraud, fait construire Ă  l’angle de la rue Travot et de la place des Bains, on lait depuis quelques jours des dĂ©couvertes assez intĂ©ressantes. C’est ainsi qu’on a trouvĂ© des pots en terre d’une forme trĂšs curieuse et fort ancienne, ainsi que des ossements, ce qui n’a, du reste, rien d’extraordinaire, puisqu’on se trouve lĂ  Ă  l’extrĂ©mitĂ©-est de l’ancien cimetiĂšre des Sables. Mais ce qui Ă©veille Ă  un trĂšs haut point la curiositĂ© de tous les passants, c’est la mise au jour d’un mur de 1 m. 50 de largeur, allant dans la direction du Ce mur est construit en grand appareil, c’est-Ă -dire en pierres taillĂ©es et venant du rocher rouge, d'aprĂšs les entrepreneurs, lesquelles pierres sont liĂ©es entre elles seulement avec du mortier. On a bien trouvĂ© aussi le mur d’une maison perpendiculaire Ă  celui-ci, mais il est facile de voir que la construction de ce second mur n'est as la mĂȘme que celle du premier. On se demande donc ce que pouvait bien ĂȘtre celui-ci, qui a toutes les apparences d’un mur de fortification. Il est bon de rappeler qu’en vertu de l’Ordonnance du 10 novembre 1472, signĂ©e sur 1a, requĂȘte de Cornalines, auquel il venait de donner la principautĂ© de Talmont, dont dĂ©pendait la ville des Sables, et datĂ© de la maison de chasse de Bine Chien , situĂ©e prĂšs du PuybĂ©liard, Louis XI avait exemptĂ© et affranchi les habitants des pa- roisses d’Olonne et de la Chaume de toutes tailles et aydes quelconques, v moyennant qu’ils seront tenus de aire clore et fermer de tours, portaulx et murailles, ladite ville des Sables, et y faire les fortifications advisĂ©es par les sires de Bressuire et du Fou. » Puis, Ă  la suite de la prise et du sac des Sables par les protestants, en mars 1570, les habitants de la Chaume, zĂ©lĂ©s protestants animĂ©s par une ancienne jalousie et la diversitĂ© de religion, se vengĂšrent des Sablais en dé molissant les murailles et en dĂ©truisant une partie delĂ  ville. a II est donc permis de supposer que le mur en question ne serait pas autre chose qu’un reste des anciennes fortifications de la ville Ă©levĂ©es en vertu de l’ordonnance de 1472. » -h- Signalons enfin les intĂ©ressantes fouilles qui ont Ă©tĂ© faites au mois d'octobre dernier sous le second dolmen inĂ©dit ? » de Xanton- Chassenon, par MM. Gharier-Fillon, le docteur Dussault, de la Ro- 506 CHRONIQUE chelle, LacouloumĂšre et Brochet. Ces fouilles ont rĂ©vĂ©lĂ© la prĂ©sence sous ce dolmen d’une quantitĂ© assez considĂ©rable d’ossements, de dĂ©bris de poterie gauloises et romaines, etc... -K Le vƓu que M. RenĂ© Vallette formulait au CongrĂšs bibliograÂŹ phique international qui s’est tenu Ă  Paris en avril dernier, parait avoir trouvĂ© un Ă©cho Ă  Toulouse. M. l’abbĂ© Batiffol, en prenant la direction de l'Institut catholique vient, en effet, d’y crĂ©er une chaire d’ArchĂ©ologie chrĂ©tienne. -K La collection archĂ©ologique de M. NapolĂ©on Jolly, de Luçon, vient de s’enrichir, entre autres objets prĂ©cieux, d’un trĂšs intĂ©ressant maÂŹ nuscrit du XIVe siĂšcle, en parfait Ă©tat de conservation et illustrĂ© de superbes enluminures. -h Le musĂ©e de Niort s’est Ă©galement enrichi de plusieurs haches celtiques trouvĂ©es aux environs de Mareuil. -H- La fabrique de la paroisse de ChĂąteauneuf VendĂ©e met, paraĂźt- il, en vente la curieuse cloche XVe siĂšcle de son Ă©glise, dont notre collaborateur, M. l’abbĂ© Teillet, donnait rĂ©cemment ici mĂŽme la description . Tout en reconnaissant que cet objet d’art campanaire est digne de figurer dans l’un de nos musĂ©es, nous ne pouvons qu'exÂŹ primer une fois de plus le trĂšs vif regret de voir les Ă©glises se desÂŹ saisir si aisĂ©ment des prĂ©cieux souvenirs dont nos pĂšres avaient enrichi leurs trĂ©sors. A l’AcadĂ©mie Française. — RemarquĂ© avec plaisir dans la liste des nouveaux laurĂ©ats de l’AcadĂ©mie Prix de vertu Marie BĂ©nĂ©teau, de Saint-Gilles-sur-Vie. MĂ©daille de 500 fr. Prix Montyon Y Histoire de la littĂ©rature française au dix-sepÂŹ tiĂšme siĂšcle , de notre Ă©minent maĂźtre et ami, le R. P. Longhaye; 1000 fr.; — Jolies Ames, de notre confrĂšre et ami, Ch. Foley 500 fr. Brigandes , de M. AndrĂ© Godard 500 fr. Prix Marcelin GuĂ©rin 1000 fr. Ă  notre trĂšs distinguĂ© confrĂšre M. L. Audiat, de Saintes, pour son rĂ©cent ouvrage ; Deux victimes des septembriseurs. CongrĂšs et SociĂ©tĂ©s savantes. — Le CongrĂšs catholique national a terminĂ©, le 3 dĂ©cembre, ses sĂ©ances. La rĂ©union de clĂŽture avait attirĂ© une foule trĂšs considĂ©rable Ă  la salle de la SociĂ©tĂ© de GĂ©ograÂŹ phie, oh beaucoup de personnes n’ont pu trouver place. Quatre discours, au cours de cette derniĂšre rĂ©union, ont Ă©tĂ© proÂŹ noncĂ©s, et le premier par notre jeune et distinguĂ© compatriote. CHRONIQUE 507 de l’Association de la Jeunesse catholique, sur la nĂ©cessitĂ© qui s’impose aux catholiques de revendiquer hautement, comme citoyens, leurs droits et leurs libertĂ©s, et de lutter contre les adverÂŹ saires de l’Eglise sur le triple terrain de la parole, de la presse, des manifestations, sans refuser jamais le combat ». -H- Le 37e CongrĂšs des SociĂ©tĂ©s savantes aura lieu en 1899, Ă  TouÂŹ louse, durant la semaine de PĂąques. Nous tenons Ă  la disposition de nos amis le programme des questions proposĂ©es par ce CongrĂšs. Art chrĂ©tien. — Les RR. PP. Maristes ont inaugurĂ©, le 2 octobre Ă  Rome, une jolie Ă©glise dĂ©diĂ©e Ă  Notre-Dame du Rosaire. L’ornementation, Ă  la fois sobre et de bon goĂ»t, de ce bijou du style roman, est l’Ɠuvre d’un de nos compatriotes, M. Arthur GuĂ©niot, dont la famille habite la Roche-sur-Yon. -h- La statue de saint Lienne, ancien patron de l’église de la Roche- sur-Yon, vient d’ĂȘtre mise en place dans la chapelle Saint-Charles. Comme nos lecteurs peuvent s’en rendre compte par la reproducÂŹ tion que nous en donnons plus haut, son auteur, M. Fulconis, a trĂšs heureusement rendu l’expression de caractĂšre que rĂ©vĂ©laient les anciens prĂ©lats chrĂ©tiens. AppuyĂ© sur la crosse abbatiale, le saint moine se tient debout dans une attitude simple, et semble haÂŹ ranguer son fidĂšle troupeau. La bĂ©nĂ©diction de cette statue doit avoir lieu le 1“' fĂ©vrier prochain, jour de la fĂȘte du saint. -h- M. Huysmans, le romancier bien connu, se retire auprĂšs des BĂ©nĂ©dictins de LigugĂ©, pour y fonder, dit-on, une colonie d’artistes chrĂ©tiens. C’est le cas de rappeler que LigugĂ© fut, du onziĂšme au dix-septiĂšme siĂšcle, un des prieurĂ©s extĂ©rieurs les plus florissants de l’abbaye de Maillezais. -H- Mme la comtesse de Courcy, nĂ©e de Saint-Germain, vient d’orner le petit bourg de la Meilleraye d’une magnifique statue du SacrĂ©- CƓur. Elle a de mĂȘme fait Ă©lever dans le joli parc qui entoure son chĂąteau de la Mothe, une grande et belle statue de de Lourdes. -K A Benet, le 5 novembre, baptĂȘme d’une cloche, par Mk1- l’évĂȘque de Luçon. Cette nouvelle cloche pĂšse 1130 kilos. Elle a Ă©tĂ© fondue^ dit son inscription, au moyen d’une subvention de 500 francs de la part des communes de Benet et de Lesson... Elle a eu pour parrain M. Pierre Giraud et pour marraine M110 Marie-Madeleine Giraud. Elle porte le nom de Marie-ImmaculĂ©e, comme l’ancienne qu’elle remplace, et qui avait Ă©tĂ© baptisĂ© du mĂȘme nom, en 1848. » 508 CHRONIQUE Le Poitou a l’Exposition de 1900. — Par arrĂȘtĂ© ministĂ©riel en date du 24 septembre, notre confrĂšre, M. Gustave Boucher, directeur du Pays Poitevin et secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la SociĂ©tĂ© d’Ethnographie nationale et d’art populaire , a Ă©tĂ© nommĂ© [membre du ComitĂ© d’admission Ă  l’Exposition de 1900, groupe XII, classe 71. Ce groupe se propose d’organiser, Ă  l’Exposition, des fĂȘtes provinciales, basĂ©es sur les traditions locales, dans le genre de celles qui eurent lieu Ă  Niort en 1896, et Ă  Saint-Jean-de-Luz en 1897, sous la direction de notre compatriote. M. Gustave Boucher Ă©tait donc tout dĂ©signĂ© pour les fonctions qui lui sont confiĂ©es. Sous son impulsion les fĂȘtes provinciales ne peuvent manquer d’avoir une trĂšs grande importance au point de vue des mƓurs en France, et serviront grandement la cause du rĂ©gionalisme. Le ComitĂ© doit, en effet, comme consĂ©cration de ses travaux, publier, sous le titre de La Tradition Nationale un ouvrage en 20 volumes illustrĂ©s, divisĂ© par rĂ©gions et reproduisant tout ce qui constitue la physioÂŹ nomie particuliĂšre de nos provinces chansons, danses, lĂ©gendes, coutumes, costumes, mobilier, etc. Ce sera lĂ  un vĂ©ritable monument Ă©levĂ© Ă  la gloire des petites patries et de la grande. Nous y apporterons personnellement notre plus dĂ©vouĂ© concours. Pour la Patrie. — Le onze septembre, aux Essarts, on a fĂȘtĂ© solennellement les VĂ©tĂ©rans de 1870. AprĂšs la remise du drapeau, a eu lieu la cĂ©rĂ©monie religieuse un service a Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ© pour les Ăąmes des camarades tombĂ©s au champ d'honneur. C’est l’abbĂ© Ch. Lhomme, curĂ© de Benet, ancien vicaire des Essarts et ancien soldat lui-mĂȘme qui a pris la parole, aprĂšs l’évangile. Il a Ă©loquement rappelĂ© l’hĂ©roisme des VendĂ©ens et invitĂ© ses auditeurs Ă  se pĂ©né trer des sentiments qui animaient leurs pĂšres et qui en firent des gĂ©ants v et des martyrs . Ce mĂȘme jour on cĂ©lĂ©brait Ă  Montaigu la fĂȘte des survivants de l’annĂ©e terrible et, aprĂšs une messe chantĂ©e avec le concours des sociĂ©tĂ©s philarmoniques de Montaigu et de Cugand, on inaugurait au cimetiĂšre le monument une belle pyramide, surmontĂ©e d’une croix Ă©levĂ©e Ă  la mĂ©moire des victimes de la derniĂšre guerre dans le canton . Au pied du monument M. le chanoine de Suyrot, ancien aumĂŽnier des VĂ©tĂ©rans, a prononcĂ© un discours vibrant de foi et depatriotisme. -K A l’occasion de la distribution des rĂ©compenses aux laurĂ©ats de la SociĂ©tĂ© de tir mixte du 84* territorial, distribution qui a eu lieu au théùtre de Fontenay, le dimanche 9 octobre, notre excellent ami M. le capitaine Henri de Villedieu, avocat Ă  la cour d’appel de Paris, a CHRONIQUE 500 prononce un fort remarquable discours, dont nous regrettons de ne pouvoir publier ici que la trĂšs Ă©loquente pĂ©roraison ; Travaillons sans perdre courage, a-t-il dit; que la trahison des uni, la ca oinnie rĂ©pandue par les autres , ne diminuent pas notre foi dans la destinĂ©e du drapeau. Inclinons-nous tous devant ses couleurs, acceptons sans discuier la discipline qu’il nous impose. C’est Ă  cette seule condition que la France reprendra son rĂŽle providentiel, Ă  l’avant garde de la civiliÂŹ sation, pour le triomphe de la justice et la dĂ©fense des opprimĂ©s ; car ne l’oublions pas, Messieurs, partout oĂč l’on voit passer le drapeau de la France, on sait qu’un grand principe le prĂ©cĂšde et qu’un grand peuple le suit. » Nos compatriotes. — A propos des rĂ©centes expĂ©riences de tĂ©lé graphie sans fil, faites Ă  Paris et en province et notamment par notre distinguĂ© compatriote M. Emmanuel AimĂ©, l 'Eclair a justement rapÂŹ pelĂ© que la possibilitĂ© des communications Ă  distance sans interÂŹ mĂ©diaire transmetteur, a Ă©tĂ© affirmĂ©e il y a prĂšs de cinquante ans dĂ©jĂ , par Jules Allix, inventeur et vulgarisateur des escargots sympaÂŹ thiques.'. M. Jules Allix,qui vit encore Ă  Paris, est nĂ© Ă  Fontenay, d’une honorable famille de nĂ©gociants du quartier des Loges. Les enfants Allix trois filles et un fils Ă©taient forts bien douĂ©s, et l’une des sƓurs de Jules avait un vĂ©ritable tempĂ©rament d’artiste avec une voix superbe; elle habita quelque temps Guernesey, auprĂšs de Victor Hugo, l’illustre proscrit. Jules Allix, hantĂ© de rĂȘves humanitaires, fit en 1871 partie de la Commune. Mais les conseils de guerre ne traiÂŹ tĂšrent que comme une simple et inolfensive manie sa participation plutĂŽt thĂ©orique Ă  cette insurrection. -K M. Alfred Loquet, fils du sympathique architecte dĂ©partemental de la VendĂ©e, vient d’ĂȘtre reçu Ă  l’Ecole centrale des Arts et ManuÂŹ factures avec le numĂ©ro 102 sur 234. -h- Le bulletin des FacultĂ©s catholiques de l'Ouest nous apprend que MM. Victor Fradet, Maurice Tournemire , Charles Gateau, Marius Guillery, Edouard Millet et Louis Vinet, appartenant tous au diocĂšse de Luçon, ont passĂ© avec succĂšs devant la FacultĂ© de thĂ©ologie d’Angers leurs examens d’auditeur ou de bachelier. -h- M. Emmanuel AimĂ©, le sympathique directeur du VendĂ©en de Paris », est nommĂ© secrĂ©taire-gĂ©nĂ©ral de Y AĂ©ro-Club de France. -K M. Pierre Bardin de Luçon, vient d’ĂȘtre nommĂ© directeur de la maison d’automobiles de Dion et Bouton. -H- Le Cercle central d’études sociales, dont M. l'abbĂ© Bordron est le dĂ©vouĂ© et distinguĂ© prĂ©sident, a ouvert Ă  Paris la nouvelle sĂ©rie de ses rĂ©unions. -k Au CongrĂšs de la jeunesse catholique, qui s’est tenu en no- 510 CHRONIQUE vembre dernier Ă  Besançon, notre distinguĂ© compatriote M. Henri Bazire, a prononcĂ© un trĂšs remarquable discours. -K Notre ami, le docteur Chevallereau, de Paris, vient d'Ăštre Ă©lu conseiller municipal de Charzais. -h- M. Emile Breteau, de Noirmoutier, entrĂ© depuis 18 mois Ă  l’école des Beaux-Arts, a obtenu une premiĂšre mention au conÂŹ cours d’anatomie. -h- Notre compatriote, l’excellent tĂ©nor David a remportĂ© rĂ©cemÂŹ ment dans l’opĂ©ra de Mignon Ă  la Renaissance de Nantes, de nouÂŹ veaux et mĂ©ritĂ©s succĂšs. Lazare Hoche et Quiberon. — A propos de la confĂ©rence de M. J. Philippe. — M. Jean Philippe, de Niort, a fait le 13 novembre, Ă  la bibliothĂšque populaire de Fontenay, une confĂ©rence sur Lazare Hoche, qu’il a, paraĂźt-il, qualifiĂ© Figure admirable de guerrier, exemple d’abnĂ©gation suprĂȘme et de dĂ©vouement Ă  la patrie française, bien digne d'ĂȘtre donnĂ© en exemple aux jeunes gĂ©nĂ©rations . » {Avenir-Indicateur . Notre confrĂšre et ami, Edmond BĂ©raud, le distinguĂ© directeur de la Revue de l'Ouest , s’est immĂ©diatement inscrit en faux contre ces Ă©loges Non, parce que Hoche, qui avait au suprĂȘme degrĂ© le courage militaire, ignorait le courage civil. Sur le champ de bataille, il fut un hĂ©ros ; aprĂšs la bataille, il ne sut que courber la tĂȘte et trembla devant le pouvoir. Dans l’affaire de Quiberon, il y eut capitulation, non pas Ă©crite, non pas mĂȘme verbale, faite d’aprĂšs toutes les rĂšgles. Mais il y eut capitulation en ce sens que, d’abord, le gĂ©nĂ©ral Humbert cria aux royalistes Rendez-vous , on ne vous fera aucun mal », que Hoche, ensuite, encouragea Sombreuil Ă  se rendre, en se fiant Ă  la loyautĂ© rĂ©publicaine. . La conscience de Hoche Ă©tait donc engagĂ©e, et Sombreuil avait le droit de dire b ses soldats, en sortant de son entrevue avec le gĂ©nĂ©ral rĂ©publicain Il y a capitulation. Moi seul en suis exceptĂ©. » Or, 4,000 soldats furent massacrĂ©s ! Et quand Sombreuil parut devant la commission militaire, il accepta la mort Ă  laquelle il s’était vouĂ© pour sauver ses compagnons, mais il jura qu’on avait promis la vie aux prisonniers. * J'en appelle Ă  votre tĂ©moignage , grenadiers 1 » s’écria-t-il. — C'est vrai », rĂ©pondirent ceux-ci et le prĂ©sident de la commission miÂŹ litaire, le chef de bataillon Laprade, se retira, dĂ©clarant qu’il n’avait pas le droit de juger des prisonniers qui avaient capitulĂ©. » Les soldats et les officiers commandĂ©s pour l’exĂ©cution refusĂšrent Ă  leur tour d’accepter une tĂąche d’assassins; il fallut avoir recours Ă  un bataillon de Paris. Hoche, dont la parole couvrait les prisonniers, protesta-t-il? Non, il eut CHRONIQUE 511 peur de passer pour suspect, et devant le dĂ©chaĂźnement des passions fuÂŹ rieuses, il n'hĂ©sita pas, il sacrifia sa conscience, Il se contenta, dans une lettre confidentielle Ă . Carnot 30 pluviĂŽse an IV Corresp. de Hoche, Rousselet d’appeler le gĂ©nĂ©ral Lemoine, qui avait nommĂ© les commissions militaires le buveur de sang », et partit prĂ©cipiÂŹ tamment pour Rennes, trois jours aprĂšs la capitulation pour ne pas ĂȘtre tĂ©moin des exĂ©cutions », comme il l’écrivait Ă  Rouget de Lisle Souvenirs, Page III. En dĂ©finitive, Hoche, dont la conscience Ă©tait torturĂ©e, n’eĂ»t pas le courage d’empĂȘcher la violation de la parole qu’il avait donnĂ©e, il n’eut pas le couÂŹ rage d’ĂȘtre loyal et humain. Il prĂ©fĂ©ra, comme Pilate, s’en laver les mains et fuir. Son abstention aprĂšs le combat, dit un auteur peu suspect, M. Albert Dupuy Revue des Deux-Mondes , 15 juin 1884, son inertie si contraire Ă  sa nature, et si choquante au regard de sa vie tout entiĂšre, son adhĂ©sion silencieuse aux massacres de Vannes etd’Auray, tout se rĂ©unit ici contre sa mĂ©moire et l’accuse. » , E. B. -H- Le 4 dĂ©cembre, notre sympathique collaborateur et ami M. Francis Eon a fait au théùtre de Fontenay une confĂ©rence trĂšs justement applaudie sur Le Chemineau , de Richepin. Théùtres et FĂȘtes. — Si nous sommes bien renseignĂ©, et nous avons quelque raison de croire l’ĂȘtre, M. le docteur P. Corneille le trĂšs distinguĂ© directeur du Mercure Poitevin, aurait l’intention de faire l’étĂ© prochain reprĂ©senter en plein air dans le fĂ©erique dĂ©cor de l’ancien chĂąteau de Fontenay, sa tragĂ©die d 'Erinna, qui a obtenu en septembre dernier Ă  la Mothe-Saint-HĂ©ray un si lĂ©gitime succĂšs. Ajoutons qu’une charmante pantomime inĂ©dite de notre excellent collaborateur et ami A. Bonnin, orchestrĂ©e avec son accoutumĂ© talent par le maĂ©stro fontenaisien Arthur de la VoĂ»te, servirait de prĂ©lude Ă  cette exquise soirĂ©e dramatique. -K Une grande fĂȘte champĂȘtre et scientifique organisĂ©e par M. l’abbĂ© Piberne, curĂ© de la paroisse, a eu lieu le 25 septembre 1898 Ă  L’Orbrie, prĂšs Fontenay. Notre aimable et distinguĂ© confrĂšre M. Emmanuel AimĂ©, ré dacteur en chef du VendĂ©en de Paris, y a fait une confĂ©rence accomÂŹ pagnĂ©e d’expĂ©riences trĂšs applaudies sur le TĂ©lĂ©graphe sans fil. Le deuxiĂšme centenaire du prieur poĂšte Gusteau. — Nous avons le projet de cĂ©lĂ©brer, le 16 mars prochain Ă  Fontenay, de concert avec M. l’abbĂ© Mouchard, qui vient d’en tracer pour la Revue, et sur documents inĂ©dits, une curieuse biographie, le deuxiĂšme centeÂŹ naire de la naissance de l’abbĂ© Gusteau, l’auteur des vieux et si populaires NoĂ«ls en patois poitevin. Nous reparlerons de ce projet dans notre prochain fascicule. 512 CHRONIQUE -H- Le dĂźner de la Moujette. — Le 4 dĂ©cembre, a eu lieu au ResÂŹ taurant Vantier, 8, avenue de Clichy, Ă  Paris, le sixiĂšme banquet de l' Union fraternelle des VendĂ©ens de Pans. On y a mangĂ© la soupe aux choux, la moujette envoyĂ©e par M. le comte de Guerry, et la fressure expĂ©diĂ©e de VendĂ©e par M. RenĂ© Vallette. Puis on a chaleureusement applaudi les toasts de M. le prĂ©sident CorniĂšre, du contre-amiral Richard, de MM. Halgan, sĂ©nateur, Bourgeois et Guillemet, dĂ©putĂ©s ; du baron de Mesnard, ancien diploÂŹ mate, et de l’abbĂ© Bordron ; et aprĂšs avoir de mĂȘme fait fĂȘte au chansonnier vendĂ©en Canqueteau et Ă  Mlle Lavigne, de l’OpĂ©ra- comique. . . et de Luçon, on a dansĂ© jusqu’au jour. DĂ©corations. — A l’occasion de la fondation d'une succursale de sa maison de librairie Ă  Rome, M. Armand Marne, le cĂ©lĂšbre Ă©diteur de Tours, vient d’ĂȘtre fait chevalier de l’ordre de saint GrĂ©goire le Grand, par S. S. LĂ©on XIII. Nous lui adressons nos meilleurs compliments. Nouveaux Collaborateurs. — Trois noms nouveaux — et non des moindres — Ă  ajouter Ă  la liste de nos distinguĂ©s et dĂ©vouĂ©s collaÂŹ borateurs MM. Louis de Grandmaison, archiviste d’Indre-et-Loire-, A. Barrau, de la SociĂ©tĂ© des Gens de Lettres et Henri Bazire, docteur en droit. -K Nous envoyons Ă  notre excellent dessinateur et ami, Gaston Girault, architecte Ă  Epernay, que cloue depuis plusieurs mois au lit une douloureuse maladie, nos vƓux les plus ardents de prompte et complĂšte guĂ©rison, en mĂȘme temps que l’expression de nos touÂŹ jours bien vives sympathies. Carnet mondain. — Le 26 septembre dernier a Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©, dans la coquette Ă©glise de Faymoreau, le mariage de MUc Françoise de la BoutetiĂšre avec M. Maurice de Concourt. La bĂ©nĂ©diction a Ă©tĂ© donnĂ©e aux jeunes Ă©poux par M. l’abbĂ© Rous- selot, le vĂ©nĂ©rable curĂ© de Faymoreau, qui a, dans une touchante allocution, rappelĂ© les gloires des deux familles notamment l’alliance des Goncourt avec la famille de Jeanne d’ArƓ et de saint François de Sales -, et la parentĂ© des PrĂ©vost de la BoutetiĂšre avec un Ă©vĂȘque de Poitiers au XIIIe siĂšcle, le cardinal-duc de la Fare, et le gĂ©nĂ©ral vendĂ©en de Sapinaud. M. l’abbĂ© LacĂŽte, de Niort, a excellemment exĂ©cutĂ©, durant la messe, plusieurs morceaux de chant, qu’accompagnait avec son accoutumĂ© talent notre ami G. DĂ©rĂ©. CHRONIQUE 513 M. le comte RenĂ© de la BoutetiĂšre conduisait la gracieuse mariĂ©e Ă  l’autel. Venaient ensuite M. de Goncourt et sa mĂšre ; M. de Bau- dicourt et la comtesse de la BoutetiĂšre ; le comte Louis de la BouteÂŹ tiĂšre et Mme Becquey ; M. Joseph de Goncourt et la vicomtesse de MontferrĂ© ; le comte de Sapinaud et Mme J. de Goncourt ; M. de la Mairie et Mlle Germaine de la BoutetiĂšre ; M de Baudicourt et la comtesse Louis de la BoutetiĂšre ; le vicomte de MontferrĂ© et la comÂŹ tesse de Landrian, chanoinesse de BrĂŒnn -, M. Grellet de la Deyte et la vicomtesse d’Aurelles de Montmorin ; le vicomte d’Aurelles et la comtesse de Cholet ; le comte de Cholet et Mm de Maynard ; M. Becquey et MUo d’Aurelles, etc. RemarquĂ© dans la nombreuse assistance princesse Jeanne BonaÂŹ parte, marquis et marquise de Cumont, marquise de Villeneuve, comÂŹ tesse de Villeneuve, Mmo et Mlle Pichard du Page, Mme de Pontlevoy, MM. et Mm6S Savary de Beauregard, Gaston Sabouraud, Bry, Pom- meraye, Jean et Pierre de Fontaines, de la MardiĂšre, Coyraud des Loges, Mm0etMlle Chabot de PĂšchebrun, Mlles de Clisson, Mme et Mlles de Saint-Didier, Mme et MUe Lucas, comte et comtesse de Mon- tauson, Mme de la Giclais, Bailly, etc. MM. de Chabot, de Grimoiiard, de Monti, de Ferrand, Joffrion, RenĂ© Vallette, Rampillon de la LargĂšre, Perreau de Launay, Pichard de la CaillĂšre, Morand, les lieutenants Pillard, d’Ambels, de Reboul, etc... A l’issue de la cĂ©rĂ©monie, un lunch merveilleusement servi rĂ©uÂŹ nissait, Ă  l’ombre des sĂ©culaires futaies de son magnifique parc, tous les invitĂ©s de Mme la comtesse de la BoutetiĂšre, et au champagne, M. Grellet delĂ  Deyte, cousin de la mariĂ©e, portait en termes exÂŹ cellents la santĂ© des jeunes Ă©poux. Nous leur adressons de mĂȘme nos meilleurs vƓux de bonheur. P. S. — Notre prochain fascicule — le premier de l’annĂ©e 1899 — s’annonce comme exceptionnellement intĂ©ressant. Outre les travaux en cours de publication, tels que V Histoire du ClergĂ© VendĂ©en penÂŹ dant la RĂ©volution , celle d’un Drapeau de la Grande Guerre, l'Essai d'Epigraphie VendĂ©enne, etc. il, contiendra de nouvelles et inĂ©dites pages, et notamment le dĂ©but d’une importante Ă©tude d’histoire locale, ornĂ©e de nombreuses illustrations, et dont nos lecteurs sauÂŹ ront certainement apprĂ©cier tout l’intĂ©rĂȘt. -K RĂ©pondant enfin aux dĂ©sirs qui nous ont Ă©tĂ© maintes fois expriÂŹ mĂ©s, nous espĂ©rons pouvoir prochainement donner Ă  la Revue, et sans augmentation de prix, une pĂ©riodicitĂ© plus frĂ©quente. TOME XI. — OCTOBRE, NOVEMBRE, DÉCEMBRE- 34 514 ÉCROLOGIE NECROLOGIE Pierre LUGUET, propriĂ©taire, dĂ©cĂ©dĂ©, le 7 septembre 1898, au chĂąteau d’Oleron, dans sa 89e annĂ©e. M. Pierre Luguet Ă©tait le pĂšre de notre trĂšs distinguĂ© maĂźtre et ami, M. Henri Luguet, professeur honoraire de la FacultĂ© des Lettres de Poitiers, auquel nous renouvelons l’assurance de nos plus douloureuses sympathies. M. Ernest MOLLER, dĂ©cĂ©dĂ© subitement le 26 septembre, en son chĂąteau de Chassenon, dans sa 73e annĂ©e. Le dĂ©cĂšs de M. Moller met en deuil les familles Querqui, Moller, Chevallereau et Raymond de Fontaines, auxquelles nous adressons nos sincĂšres condolĂ©ances. Mrne BABIN DES BRETINIÈRES, dĂ©cĂ©dĂ©e en son chĂąteau de Loge- Fougereuse, le 7 octobre 1898, dans sa soixante-douziĂšme annĂ©e. Mme Babin, s'est Ă©teinte, les mains pleines de mĂ©rites et de bonnes Ɠuvres. Aussi la tristesse est-elle profonde dans la rĂ©gion qu’elle habitait et oĂč tous l’estimaient et l’aimaient. Cette mort met en deuil les familles Brisson, Duret, Jolly, etc. auxquelles nous offrons nos plus vives condolĂ©ances. M. Valentin-Henri TEXIER, ancien conseiller d’arrondissement, notaire honoraire, dĂ©cĂ©dĂ© au Breuil-Barret, le 13 octobre, dans sa 85e annĂ©e. M. A. LIÈVRE, ancien pasteur, conservateur de la BibliothĂšque municipale de Poitiers, chevalier de la LĂ©gion d’honneur, officier de l’Instruction publique, dĂ©cĂ©dĂ© subitement chez son gendre M. Dez, professeur au LycĂ©e Bufton, le 14 octobre 1898, dans sa 71e annĂ©e. NĂ© Ă  Bazoges-en-Pareds, en 1828, M. LiĂšvre laisse de nombreux travaux d’histoire et d’archĂ©ologie qui tĂ©moignent d’une profonde Ă©rudition. Son Histoire des protestants du Poitou, Ɠuvre de jeunesse, 1856-59 est plus particuliĂšrement connue. Mais il faut Ă©galement citer de lui L'Ă©glise et les philosophes au X VIIIe siĂšcle ; — Exploration archĂ©ologique du DĂ©partement de la Charente 1 vol. in-8° 1894 ; AngoulĂšme, histoire, institutions et Monuments. 1885, i n— 12 GH ItOW QUE-NÉCROLOGIE 515 Deux fouilles dans la Braconne in-8° 1886 ; La misĂšre et les EpidĂ©mies Ă  AngoulĂȘme aux XVIe et XVIIe siĂšcles in-8° 1886 ; Les Chemins Gaulois et Romains entre la Loire et la Gironde, in-8° 1892 ; Sanxay Poitiers, 1892, in-12 ; Le ChĂąteau et la ChĂątellenie de Bar- bezieux Paris, 1890, in-8°; Les AgĂ©sinates Paris, 1893, in-8a ; Les Puits funĂ©raires Poitiers, 1894,in-8° ; Les TaĂŻfales du Poitou Paris, 1897, in-8° ; Les tours et les chĂąteaux de GannĂȘ, commune de Vivonne Vienne, in-8°, 1890 Notes sur CouhĂȘ et ses environs 2 vol. in-8°, 1869-72, etc. Mma Vv* MARTY, nĂ©e Clara-ClĂ©mentine ROUSSEAU, dĂ©cĂ©dĂ©e dans sa 72' annĂ©e. Mme Marty laisse deux enfants M. le docteur Marty, mĂ©decin- major de lr* classe Ă  l’hĂŽpital militaire de Belfort, chevalier de la LĂ©gion d’honneur, et Mme Besson, auxquels nous exprimons nos sincĂšres condolĂ©ances. Mme Vve BLAMPLAIN, dĂ©cĂ©dĂ©e le 5 novembre, Ă  l’ñge de 71 ans, dans son chĂąteau de Sigournais. La mort de cette femme de bien sera vivement ressentie dans toute la contrĂ©e dont elle Ă©tait la Providence; elle causera non moins de regrets dans la sociĂ©tĂ© vendĂ©enne, oĂč elle tenait une des premiĂšres places par la bontĂ© de son cƓur, ses maniĂšres afĂŻables et le charme de son esprit. Mm9 Rose-Julie-Elisa MIGNET, veuve de M. François-Isidore BONNAUD, notaire honoraire, dĂ©cĂ©dĂ©e Ă  Fontenay-le-Comte , le 6 novembre, dans sa 83* annĂ©e. Mm Henri NORMAND, nĂ©e Jeanne-Claire-Clety-Elvire LA- COMBE, Ă©pouse de M. Normand, avouĂ©, ancien lieutenant des mobiles vendĂ©ens, chevalier de la LĂ©gion d'honneur, dĂ©cĂ©dĂ©e Ă  Fontenay, le 6 novembre, dans sa 47e annĂ©e. Ses obsĂšques ont eu lieu, le 7, Ă  2 heures du soir en l’église Notre-Dame, au milieu d’une immense et sympathique assistance. Le char funĂšbre, qui l’a conduite au champ du repos, Ă©tait tapissĂ© de gracieuses couronnes de fleurs naturelles , parmi lesquelles figurait celle oflerte par la direction de la Revue du Bas-Poitou Ă  sa trĂšs regrettĂ©e collaboratrice. M. Ambroise-Emilien-AimĂ©-Alexis VIAUD-GRAND-MARAIS, notaire Ă  Nantes, dĂ©cĂ©dĂ© le 7 novembre 1898, Ă  l’ñge de 37 ans. Nous renouvelons Ă  notre trĂšs distinguĂ© collaborateur M. le docÂŹ teur Viaud-Grand -Marais, son pĂšre, l'expression bien sincĂšre de nos douloureuses sympathies. 516 CHRONIQUE-NÉCROLOGIE M. l'abbĂ© François CLAVIER, vicaire Ă  Beaufou, dĂ©cĂ©dĂ© le 14 noÂŹ vembre, dans sa 31e annĂ©e. M. Gabriel ESPIERRE, prĂ©sident de chambre Ă  la Cour d’appel de Poitiers, dĂ©cĂ©dĂ© le 23 novembre, Ă  l’ñge de 58 ans. M. Espierre Ă©tait originaire de Fontenay, oĂč sa famille compte de nombreuses sympathies. Nous offrons Ă  son frĂšre, M. Ernest Espierre, ancien maire et conÂŹ seiller gĂ©nĂ©ral de Fontenay, la nouvelle expression de nos sincĂšres condolĂ©ances. M. le docteur Paul F1LAUDEAU, officier d’AcadĂ©mie, dĂ©cĂ©dĂ© Ă  la Roche-sur-Yon, le 25 novembre 1898, Ă  l’ñge de 64 ans. M. l’abbĂ© Auguste ARNAUD, curĂ© de BouffĂ©rĂ©, dĂ©cĂ©dĂ© le 27 noÂŹ vembre 1898, Ă  l’ñge de 75 ans. Mme AUDIGÉ, mĂšre de Mmc Henri DUCHAINE, dĂ©cĂ©dĂ©e Ă  la suite d’une longue maladie. Cette mort met en deuil les familles Grassin-Delisle et V alenciennes auxquelles nous offrons nos respectueuses sympathies. M. l’abbĂ© Edmond GRAIZE, chanoine titulaire, aumĂŽnier de la prison, dĂ©cĂ©dĂ© Ă  La Roche-sur-Yon, le 15 dĂ©cembre 1898, Ă  l’ñge de 63 ans. CHRONIQUE-BIBLIOGRAPHIE 517 BIBLIOGRAPHIE Le premier volume de l’ Inventaire sommaire des Archives dĂ©parÂŹ tementales de la VendĂ©e antĂ©rieures Ă  1790, vient de paraĂźtre. Ce volume qui comprend la sĂ©rie A. B. C. des Archives et ne compte pas moins de 500 et quelques pages grand in-4° Ă  2 colonnes d’impression, reprĂ©sente une somme d’érudit labeur, dont nous ne voulons pas ĂȘtre les derniers Ă  vivement fĂ©liciter l’aimable et savant archiviste de la VendĂ©e, M. Gabriel Barbaud. L’Inventaire proprement dit, qui vise tous les documents relatifs aux Actes du pouvoir souverain et du domaine public sĂ©rie A, aux justices royalee et seigneuriales et Ă  la Maitrise des eaux et forĂȘts de Fontenay sĂ©rie B, Ă  l 'Intendance de Poitiers et Ă  l 'AssemblĂ©e proÂŹ vinciale du Poitou sĂ©rie C, est prĂ©cĂ©dĂ© d’une trĂšs prĂ©cieuse Ă©tude de M. Barbaud sur le Bas-Poitou en 1789 , et d'un Essai non moins utile sur le ressort des justices royales du Bas-Poitou , principaleÂŹ ment pour la partie correspondante au dĂ©partement de la VendĂ©e. Nous reparlerons, et avec plaisir, de ce colossal travail, appelĂ© Ă  rendre aux historiens de notre rĂ©gion de signalĂ©s services, et dont quelques exemplaires seulement ont Ă©tĂ© mis dans le commerce au prix de 8 francs. — Les documents relatifs Ă  l’üle de Noirmoutier et Ă  son abbaye sont dispersĂ©s en plusieurs endroits ; ils ont Ă©prouvĂ© toutes les viÂŹ cissitudes qui ont accidentĂ© la vie de cette communautĂ© errante dont l’exode ne s’est terminĂ© qu’en Bourgogne dans l’abbaye de Tournus. La principale Ă©tape des religieux fut Ă  Carnauld, localitĂ© de Maine-et-Loire sise non loin de Saumur, qui a toujours conservĂ© des attaches avec les fils de Saint-Filibert jusqu’au milieu du siĂšcle dernier. AliĂ©nĂ© Ă  la famille Stapleton, le prieurĂ© est devenu proÂŹ priĂ©tĂ© particuliĂšre et est passĂ© avec une partie de ses titres entre les mains de la famille de Terrebasse qui heureusement a le culte des parchemins et n’a rien dĂ©truit. Non loin de Gunauld, Ă  Gennes, habite un ancien Ă©lĂšve de l’école des Chartes, M. Charles d’Achon, dont la vie s’écoule dans l’étude du passĂ© et dans la recherche de tous les actes qui peuvent Ă©clairer notre histoire nationale. Il ne lui a pas Ă©tĂ© difficile d’avoir la clĂ© 518 CHRONIQUE-BIBLIOGRAPHIE du chartrier de Cunauld, il a eu toutes les permissions qu’il souhaiÂŹ tait et il a fait profiter son ami M. LĂ©on MaĂźtre de toutes les faveurs qu’il obtenait. Nos deux Ă©rudits rĂ©unis ont compulsĂ©, retournĂ©, examinĂ© les parÂŹ chemins qui leur ont semblĂ© les plus vĂ©nĂ©rables et un beau jour, jour fortunĂ©, M. d’Achon a pu mettre entre les mains de son corÂŹ respondant trois piĂšces sur parchemin du plus haut intĂ©rĂȘt, que M. LĂ©on MaĂźtre s’est empressĂ© de livrer Ă  la publicitĂ© avec un long et savant commentaire*. M. d’Achon se dissimule par modestie derÂŹ riĂšre son ami, mais il est Ă©vident que les VendĂ©ens lui doivent une bonne part de reconnaissance pour les lumiĂšres que sa dĂ©couverte va jeter sur les origines de Noirmoutier, de Saint-Philbert de Grand- lieu, de Beauvoir, et de bon nombre de localitĂ©s du Poitou. Les documents en question sont Ă  citer. Le premier est une charte de l’évĂȘque de Poitiers Ansoald qui n’est pas autre chose que le titre mĂȘme de la fondation primordiale de l’abbaye bĂ©nĂ©dictine de NoirÂŹ moutier, datĂ© de la 2e annĂ©e du rĂšgne de Dagobert II, et dont M. LĂ©on MaĂźtre donne dans sa brochure une prĂ©cieuse reproduction photoÂŹ typique ; le second est un diplĂŽme des empereurs Louis Le Pieux et Lothaire pour le rĂ©tablissement du monastĂšre de Saint-Philbert de Noirmoutier, dĂ©truit sans doute par les Sarrazins vers 732, permetÂŹ tant aux religieux troublĂ©s dans leurs solitudes par les menaces des pirates, de choisir eux-mĂȘmes leur abbĂ©, les affranchissant de toutes contributions et de toutes corvĂ©es, approuvante construction d’une fortification autour du monastĂšre, les autorisant Ă  appeler aux armes les colons libres et serfs de leurs domaines, exemptant ceux- ci de toute les corvĂ©es envers le fisc et le palais, etc. Ces deux documents Ă©taient inĂ©dits. Le troisiĂšme, qui n’avait Ă©tĂ© publiĂ© que d'une façon insuffisante, est relatif Ă  la donation de Geilon aux religieux de l’abbaye de Saint-Philbert, comprenant le temporel du monastĂšre de Saint-Freigne, situĂ© dans le Poitou, l’Angoumois et la Saintonge. — Les gens qui n’ont qu’une incomplĂšte idĂ©e des travaux intellecÂŹ tuels, s’étonnent volontiers des justes lenteurs apportĂ©es dans la mise au jour de certaines Ɠuvres littĂ©raires. Que de fois notamment nous avons entendu formuler ce sentiment Ă  l’endroit de la nouÂŹ velle Ă©dition du Dictionnaire des familles du Poitou. Loin d’en faire un reproche Ă  leurs savants auteurs, nous les fĂ©licitons, au conÂŹ traire et de tout cƓur, du soin qu’ils apportent dans la publication de cette Ɠuvre considĂ©rable. 1 Cunauld , son prieurĂ© et ses Archives , in-8u de 29 p. Ext. de la BiblioÂŹ thĂšque de l’école des Chartes t. L1X. 1898. CHRÜINIQUK-BIBLIOG R AP1IIE 519 Le 2e fascicule du tome IIIe qui vient de paraĂźtre Dreu Ă  Esto, nous est une Ă©loquente preuve de l’érudition profonde et du consÂŹ ciencieux labeur, que ne cessent de mettre au service de cette mĂ©ritoire entreprise, MM. Beauchet-Filleau et leurs dĂ©vouĂ©s collaÂŹ borateurs. Si la place nous manque pour dire ici tout le bien que nous penÂŹ sons de ces nouvelles pages, nous tenons, du moins, Ă  signaler hĂątivement le nom des principales familles du Bas-Poitou, dont on y retrouve la fidĂšle gĂ©nĂ©alogie, et parmi elles les Dreux de la Tu - dairiĂšre Aspremont ; Dreux de NancrĂš marquis de la FlocelliĂšre. Drolin Saint-Fulgent ; Drouault Saint-Jean-de-Monts et La Gar- nache, Drouet Moustier-sur-le-Lay ; Drouet de Mont g er mont ; Dubois Fontenay, Saint-Gyr-des-GĂąts, Rosnay, La Touche-Levrault ; Duchesne de Denant Fontenay et environs ; Dugast Beauvoir et Montaigu ; Duhoux d' Hauterive Noirmoutier ; Dupleix Sables d’Olonne et Beauvoir -, Dupont Fontenay ; Durand de Malvoisine, de Bellefond, de Challandry , et de Sallebeuf ; Durcot de la Rous- siĂšre et de Puitesson ; Durai de Chassenon ; Eschalard de la Bou- laye ; Escoubleau de Sourdis; Esgonniere du Thibeuf; Esnard Fon- tenay -, Espinasseau Puyraveau, Couteaux et BarbiniĂšre ; etc... — M. le baron de Brandois, le trĂšs sympathique conseiller gĂ©nĂ©ral du canton de la Mothe-Achard, nous a gracieusement offert la reÂŹ marquable Histoire gĂ©nĂ©alogique de la maison de Foucher , que vient de dresser, sur piĂšces authentiques Ă©manant des Archives naÂŹ tionales, du dĂ©partement de la VendĂ©e, et de celles aussi du chĂąteau de la Mothe-Achard, notre trĂšs Ă©rudit collĂšgue, M. le comte Auguste de Loisne, associĂ© correspondant national de la SociĂ©tĂ© des AntiÂŹ quaires de France grand in-4° de 228 p. tirĂ© Ă  100 exemplaires sur papier de Hollande. Abbeville, imp. Foudrinier, 1898. Nous nous bornerons pour aujourd’hui Ă  enregistrer cette simple mention bibliographique, nous rĂ©servant de consacrer prochainement Ă  ce prĂ©cieux volume et Ă  l’illustre famille dont il redit l’histoire, une notice plus complĂšte. — Notre compatriote et ami H. Boutet, l’exquis graveur des Parisiennes, vient de rĂ©unir en un charmant volume in-4° de 68 p., une collection de cent de ses plus dĂ©licieuses pointes-sĂšches. Nous espĂ©rons pouvoir prochainement consacrer Ă  l’aimable artiste et Ă  son oeuvre une plus dĂ©taillĂ©e notice. Mais nous tenons dĂšs aujourd’hui Ă  lui adresser avec tous nos remerciements, toutes nos plus vives fĂ©licitations Un menhir chrĂ©tien. — M. le comte de Mont' vient de faire Ă©lever 520 CHRONIQUE-BIBLIOGRAPHIE sur son domaine du Theil une croix en granit de Bretagne, dont le » piĂ©destal est un menhir trouvĂ© sur les bords du Gebron. La vue de ce menhir a inspirĂ© Ă  notre excellent ami M. Emile Grimaud, le chantre bien connu de la grande Ă©popĂ©e vendĂ©enne, quatre strophes que nous dĂ©tachons du charmant article publiĂ© Ă  ce propos dans Le GĂątinais, de Parthenay, par M. l’abbĂ© Courteaud, curĂ© d’Adilly A M. le comte de Monti de RezĂ©. Vous eĂ»tes, mon cher hĂŽte, une divine idĂ©e, Lorsqu’au bord du chemin qui mĂšne Ă  votre Theil, Devant ces chĂȘnes nains au feuillage vermeil, Vous mĂźtes une croix comme on fait en VendĂ©e. Au sommet du granit qu’on prend pour un menhir Et que l’on aperçoit trĂšs loin dans la campagne. Souffre un Christ naĂŻf, sculptĂ© dans la Bretagne, Qu’on ne peut, l’ayant vu, ne pas s’en souvenir. Le plus beau des conseils est gravĂ© sur la roche, Et ces mots au soleil brillent sous le carmin Aime Dieu, disent-ils, puis va ton chemin... Oui, passant, aime Dieu, tu vivras sans reproche. Au bout de cette route oĂč l’on boit tant de fiel, Si pour le Roi des rois qui voulut le Calvaire, Ton amour gĂ©nĂ©reux, ĂŽ chrĂ©tien, persĂ©vĂšre. Il paĂźra tous tes maux par tous les biens du Ciel ! Elle est Ă©galement de M. Emile Grimaud cette charmante Carte de visite » , glissĂ©e sous la porte de son vieil ami, M. l’abbĂ© FranÂŹ çois ChĂątry », au cours d’un voyage en Poitou CARTE DE VISITE A MON VIEIL AMI l’aBBÉ FRANÇOIS CuATRY. A la cure de Saint-Mesmin Je viens un instant prendre gĂźte, Soudain la rime en moi s’agite, Et me voilĂ  crayon en main. Ah ! c’est un maĂźtre en fantaisie, L’hĂŽte de cet aimable lieu ! . tl brĂ»le d’amour et pour Dieu, Et pour la fine PoĂ©sie. Du grand siĂšcle le grand distrait Dut le doter, Ă  sa naissance Leur style est de la mĂȘme essence, Et François de Jean a l’attrait. CHRONIQUE-BIBLIOGRAPHIE 521 Qui donc sait chanter plus Ă  l’aise ? Avec un petit air moqueur. Il a des traits qui vont au cƓur... On l’adore en son diocĂšse. J’en fais autant, et je le dis. Et je demande au divin MaĂźtre, Quand nous serons morts, de me mettre PrĂšs de ce frĂšre au Paradis. Emile Grima’Jd. Saint- Mesmin-le- Vieux, 18 octobre 1898 — Le magnifique ouvrage de notre distinguĂ© compatriote et ami, M. le comte de Chabot, La Chasse Ă  travers les Ages, dont nous avons rendu compte dans un prĂ©cĂ©dent fascicule, obtient dans la presse un vif et mĂ©ritĂ© succĂšs que le public ratifie lui-mĂȘme avec empressement. Nous citerons notamment les Ă©logieux articles qui lui ont Ă©tĂ© rĂ©cemment consacrĂ©s par M. Bellecroix, dans la Chasse illustrĂ©e , par M. Romain, dans le Sport Universel, et par M. Ch. Diguet, dans l'AutoritĂ©. — Nos lecteurs trouveront encartĂ© dans ce fascicule le prospectus d’un nouveau et charmant volume de notre collaborateur et ami M. l’abbĂ© L. Rousseau, aumĂŽnier du lycĂ©e, sur Saint-Lienne et les origines de la Roche-sur-Yon in-4e de 134 p. La Roche-sur-Yon, Raoul Ivonnet. 1898, -ornĂ© de plusieurs gravures. Les Ɠuvres de M. l’abbĂ© Rousseau sont de celles qui se recomÂŹ mandent toutes seules et il me semble superflu d’énumĂ©rer ici tout ce qui fait une nouvelle fois le charme de ces pages, qui constituent non seulement un prĂ©cieux livre d’histoire, mais parÂŹ dessus tout une bonne et religieuse action. En faisant revivre cette vieille figure des premiers siĂšcles, par qui fut illustrĂ©e l’église Yonnaise, M. Rousseau a, en .effet, voulu avant tout contribuer Ă  la restauration de son culte en VendĂ©e, restauration que le sympathique archiprĂȘtre de la Roche-sur-Yon, M. l’abbĂ© Deval, poursuit avec un pieux et inlassable zĂšle. Ce livre est donc tout Ă  la fois une Ɠuvre de foi et une Ɠuvre d’art ; et Ă  ce double titre le public vendĂ©en ne peut manquer de lui faire un sympathique accueil. — Notre ami E. Bourloton Fontenac vient de rĂ©unir en volume les monographies parues dans le Patriote de la VendĂ©e sous le titre Cent ans de LĂ©gislature. » Ce coquet livret, aussi pĂ©tillant d’esprit que savamment docuÂŹ mentĂ©, se recommande aux lettrĂ©s et bibliophiles VendĂ©ens. En vente Ă  la librairie H. Cormeau, Fontenay. Prix 1 fr. 50. 522 CHRONIQUK-BIBLIOG KAPHIE — Le Rapport de V archiviste dĂ©partemental de la VendĂ©e, pour 1898, in-8°, Ivonnet. La Roche-sur-Yon, contient le trĂšs prĂ©cieux inventaire fait par M. Barbaud des piĂšces principales provenant des registres de l’état-civil des quinze communes du canton de la Roche- sur-Yon. Parmi les innombrables familles citĂ©es, mentionnons les suivantes, qui appartiennent plus particuliĂšrement Ă  l’histoire du Bas-Poitou de BĂšchillon , de LĂ©zardiĂ«re , Guerry de Beauregard , de Rorthays, de Salto , de Tinguy, Bouhier, de RĂšgnon, de Morais, de Gazeau , de la Fontenelle , Chappot de la BrossardiĂšre , de Lespinay, de Buor, de ThurignĂ© , de Surineau, Baudry d'Asson, de Villeneuve, de MarbĂŠuf , de Montsorbier, de la Roche Saint- AndrĂ©, delĂ  Taste, de SurgĂšres, de Memard, de la BassetiĂšre, etc... — Sous ce titre ThĂšses de Philosophie des XVI te et XVIIIe siĂšcles, M*1' Barbier de Montault vient de publier dans la Revue d' ArchĂ©ologie Poitevine un curieux article, oĂč il est fait mention de plusieurs thĂšses soutenues en Poitou. La premiĂšre, tirĂ©e sur satin, est ornĂ©e d’une superbe gravure reprĂ©sentant la dĂ©collation de saint Paul et les trois sources qui jaillissent aux trois bonds faits par sa tĂȘte, comme le rapporte la tradition de l’église Saint-Paul-Trois-Fontaines, Ă  Rome. Parmi les soutenants, au nombre de trente, tous Ă©lĂšves du collĂšge royal des JĂ©suites de Poitiers, figure un Fontenaisien, Jacob Gan- douard. Deux autres ont Ă©tĂ© passĂ©es Ă  Fontenay mĂȘme. L'une d’elles porte en rubrique Se suasque ex universa phdisophia conclusiones D. D. D. Blasius Gar- nereau, Collegii regii Fonteniacensis Alumnus. » Elle se termine lias theses Duce Deo et auspice Üei-Para, tueri conabitur Blasius Garnereau, Fonteniacensis Clericus atque Regii Collegii Fonteniacensis Alumnus, die Mercurii II Augusti, hora post meridiem secunda, in aula Collegii regii FonÂŹ teniacensis. » La date est donnĂ©e avec la signature de l’imprimeur Fon- teniaci. Ex typis Ambr. Cochon de Chambonneau , Regis Collegiique typographi 1779. » L’autre est signĂ©e pour la gravure A Paris, chez Quillau, place de Cambray, Ă  l’image Saint-Maur. * Quant Ă  l’impression, elle est, comme la prĂ©cĂ©dente, due aux presses d’Ambroise Cochon de Chambonneau. » Itegis Collegiique Typographi, 1783. Les armes de la ville' sont justifiĂ©es par la dĂ©dicace au Maire et aux Ă©chevins de Fon- ‱ ’ Une fontaine jaillissante oĂč s'abreuvent deux licornes FKLI- iNGEMORVM. SCATVR1GO. CHRONIQUE-BIBLIOGRAPHIE 523 tenay Majori ucbis vigilantissimo Decurionib usque sapientissimis suas theses philosophicas D. D. D. Collegii regii Fonteniaciensis alumni. » La souÂŹ tenance estfaite par deux clercs tonsurĂ©s, Ă©lĂšves du collĂšge royal de Fontenay. Has Theses. Deo duce et auspice Dei-Para, tueri conabuntur Jacobus Chaigne etFranciscus Josephus Girard, Fonteniacenses clerici tonsurati die 31 julii 1783, horapostmerediem secunda, in aula Collegii regii Fonteniacensis.» Dans un coin, nom de l’éditeur S1" Gantrel cum Priui. Regis. Ces trois thĂšses sont la propriĂ©tĂ© de M. Joly-Guignard. — De l’infatigable Ă©rudition de notre ami M. le marquis de Granges de SurgĂšres, pour paraĂźtre prochainement Les artistes Nantais du moyen Ăąge Ă  la RĂ©volution . d’aprĂšs des notes et documents inĂ©dits, un beau volume in-8° de 500 pages environ, tirĂ© Ă  petit nombre Prix de souscription 7 fr. 50, pour les non-souscripteurs 10 francs. Cet ouvrage est le fruit de vingt annĂ©es de labeur et de reÂŹ cherches dans les principaux dĂ©pĂŽts d’archives de la ville de Nantes, archives dĂ©partementales, archives municipales, bibliothĂšque puÂŹ blique, Chambre des notaires et greffe du Tribunal civil. PrĂšs de trois mille artistes, groupĂ©s sous 1,800 noms de famille environ, y sont prĂ©sentĂ©s avec l’indication de leur origine, les phases de leur carriĂšre et la description de leurs Ɠuvres connues, ainsi que celle de leur signature ou des marques figuratives et poinçons dont ils se servaient. — Du mĂȘme Les deux Reines , une dĂ©licieuse piĂšce de vers dĂ©diĂ©e Ă  S. M. la Reine de Portugal. in-8° de 2 p. imp. Grimaud, Nantes. — Notre excellent ami H. Baguenier Desormeaux, sous la ruÂŹ brique Choses 'VendĂ©ennes », a commencĂ© dans le Mercure Poitevin , de dĂ©cembre 1898, une Ă©tude intĂ©ressante Ă  plus d’un titre sur les LĂ©gendaires et documentaires » en matiĂšre d’histoire vendĂ©enne. VendĂ©ens et Basques. — Le Pays Poitevin publie le toast qu’a proÂŹ noncĂ© notre confrĂšre et ami G. Boucher aux fĂȘtes d ethnographie du pays Basque. En voici un passage trĂšs intĂ©ressant , Pourquoi un succĂšs si complet ? Pourquoi cet empressement au congrĂšs, contre toute attente ? Ah ! Messieurs, le secret en est simple. Il s’agissait de la patrie basque, de la religion de vos pĂšres, chose dont vous ne vous lassez jamais d’entendre parler. Religion, patrie, deux mots qui partout sonnent le ralliement des esprits d’élite et des cƓurs gĂ©nĂ©reux. Et oĂč sont-ils, ces cƓurs et ces esprits, plus nombreux qu’en ce pajs bĂ©ni ? Ah ! Monseigneur, Messieurs, je donne libre cours Ă . mon inspiration ; laissez-moi vous entretenir Ă  cƓur ouvert. Je vous parlais tout Ă  l’heure d’émotion. 11 en est une que je n’oublierai de ma vie c’est celle que j’ai ressentie au moment oĂč, assistant au jeu de pelote 524 CHRONIQUE-BIBLIOGRAPHIE et Y AngĂ©lus sonnant Ă  votre vĂ©nĂ©rable Ă©glise, je vis tout ce peuple se lever, se dĂ©couvrir et se signer; oĂč je vis tous les joueurs, dans tout le feu de leur action, s’arrĂȘter subitement pour s’associer Ă  cet acte religieux et universel. Et tout cela si simple, si spontanĂ©, si visiblement habituel 1 A votre contact, Messieurs, au contact de vos compatriotes, j’ai eu la claire vue d’un tempĂ©rament spĂ©cial auquel je suis fier de participer largement. Vous le savez, Messieurs, je suis Poitevin, et les circonstances m’ont fait naĂźtre sur la limite du Bas et du Haut-Poitou, lĂ  oĂč finit la VendĂ©e, l’hĂ©roĂŻque VendĂ©e, et oĂč commence une zĂŽne oĂč le septicisme et l’indifiĂ©rence ont trop de fidĂšles. Souvent mes compatriotes se sont Ă©tonnĂ©s de me voir si diffĂ©rent d’eux, mais comme ils sont bons, indulgents et aimables, ils m’ont aidĂ© avec une sympathique surprise dans la lourde tĂąche que je me suis imposĂ©e. J’ai aujord’hui, de cette diffĂ©rence de caractĂšre, l’explication vivante. Si je suis nĂ© Ăą Niort, ma double origine ancestrale est toute vendĂ©enne. Or, on vous l’expliquait tantĂŽt en VendĂ©e l’on trouve de nombreuses colonies basques, et une ville entre autres, Les Sables-d’Olonne, affirme son origine euska- rienne. N’y a-t-il donc qu’une simple coĂŻncidence entre vos revendications traditionalistes jamais abandonnĂ©es et celles des hĂ©ros vendĂ©ens ? Êtes-vous deux peuples semblables seulement par hasard ? Non, Messieurs, il y a plus. Il y a entre le VendĂ©en et vous parentĂ© Ă©vidente ; non pas identitĂ© d’idĂ©al, mais souvent identitĂ© d’origine. Pour moi. Messieurs, je n’hĂ©site pas Ă  le proÂŹ clamer, au milieu de vous je me suis senti Basque ! Je ne suis pas un Ă©tranger! En adressant mon respectueux hommage Ă  l’illustre prĂ©sident de la dĂ©puÂŹ tation du Guipuzcoa et aux trĂšs distinguĂ©s membres des CortĂšs espagnols, je lĂšve mon verre et je bois aux Basques des deux versants, Ă  leurs fueros , Ă  leurs revendications rĂ©gionalistes, Ă  leur autonomie intellectuelle! » — Nous recommandons d’une façon toute spĂ©ciale Ă  nos lecteurs les RĂ©cits de guerre que M. Jules Claretie publie Ă  la librairie du Figaro sous le titre Paris assiĂ©gĂ©, C’est l’histoire merveilleusement illustrĂ©e par de Neuville, DĂ©taillĂ©, Meissonnier, etc., des tragiques Ă©vĂ©nements auxquels ont pris une si glorieuse part nos Mobiles vendĂ©ens, en 1870-71 . — De notre Ă©minent ami, M. Edmond BirĂ©, dans la Gazette de France La Vraie Jeanne d'Arc, par le R. P. d’Ayroles 5 septembre; Walter-Scott et le Romantisme 19 septembre ; dans l’ Univers et le Monde La ComĂ©die d' Aujourd'hui, les Lettres et les MƓurs , par F. Lhomme, 20 septembre. — Notre savant collaborateur, M. G. Farcinet a publiĂ© dans la Numismatic-Circular , de Londres octobre 1898 deux curieuses notes de numismatique sous ces titres RĂ©ponse Ă  une objection. — . XXXVIII. — Les Cent jours dans l’Ouest, par Mm* RenĂ©e Monbrun . 433 XXXIX. — Chez Nous, — Mervent, par M. A. Barrau . 445 XL. — Le Tombeau de Lancelot du Fau, ancien Ă©vĂȘque de Luçon, par M. L. de Grandmaison . 451 XLI. — La LĂ©gende de saint Lienne, par M. l’abbĂ© L. Rousseau . 460 XL11. — PoĂ©sies Le Calice, par M. E. Grimaud. — La Rouil- larde, par M. Paul Eudel . 470 XLIIl. — Autour du Drapeau blanc. — Biographies inĂ©dites des chefs vendĂ©ens suite, par M. delĂ  Fontenelle de VaudorĂ© . 476 XLIV. — La CĂ©rĂ©monie patriotique du lycĂ©e de la Roche- sur-Yon. V oraison J unĂšbre de l'abbĂ© Rousseau, par Saint-Yon . 488 XLV. — Chronique, par R. de Thiverçay . 498 Gravures I. — Richelieu recevant les premiers AcadĂ©miciens de Heim . 5 IL — Restitution du Temple de Minerve Ă  Yzeures, eau- forte de M. O. de Rochebrune . 51 III. — Portrait du gĂ©nĂ©ral baron de Lespjnay. , , , . 95 534 TABLE DES MATIÈRES IV. — MĂ©daillon de Monseigneur de Lespinay . 97 V. — Croquis des ruines du chĂąteau de la TabariĂšre, prĂšs Chantonnay . 100 VI. — Portrait de Richelieu , d'aprĂšs le tableau de l’hospice de Luçon -, Paysages hollandais, des environs de Luçon ; croquis de M. Hanotaux, de l’AcadĂ©mie française . 103 VII. — Cachet armoriĂ© de la famille de Lespinay au XVIIIe siĂšcle . 113 VIII. — Le chĂąteau d’Aspremont a Porte d’entrĂ©e du XIVe siĂšcle; b Tours du XVIe, — eaux-fortes de M. O. de Rochebrune . 125,131 IX. — MĂ©daille du Cardinal de Richelieu, par Varin. ... 149 X. — Portrait du comte de Mesnard, Ă©cuyer de la Duchesse de Berry . 181 XL — Le chĂąteau de Mesnard-la-BarotiĂšre, croquis Ă  la plume. 176 XII. — Fac-similĂ© d’une ancienne affiche d’enrĂŽlement. ... 229 XIII. — Lieu prĂ©sumĂ© de 1a. sĂ©pulture du gĂ©nĂ©ralissime venÂŹ dĂ©en d’ElbĂ©e, dans les fossĂ©s du chĂąteau de Noir- moutier . 257 XIV. — MĂ©daillon que d’ElbĂ©e portait sur sa poitrine au moment de son exĂ©cution . 257 XV. — Crucifix des missions du P. de MontfortXV/// 269 XVI - Le drapeau des insurgĂ©s vendĂ©ens de ChĂątillon... 321 XVII. — Le chĂąteau de Saint-Pompain, eau-forte de M. O. de Rochebrune . 403 XVIII. — L’ancienne porte des vieilles Prisons, Ă  la Roche- sur-Yon . 433 XIX. — La statue de saint Lienne, par M. Fulconis . 461 XX. — Le portail de l’ancienne chapelle du prieurĂ© de Saint- Lien ne, Ă  la Roche-sur-Yon . 463 XXL — La Roche-sur-Yon, autrefois et aujourd'hui . 467 XXII. — Les dĂ©couvertes archĂ©ologiques du R. P. de la Croix, Ă  l’abbaye de Saint-Maur . 505 Vannes. — Imprimerie Lafolye, a, place des Lices, 0 Vf w Uy^T GETTY CENTER LIBRARY 3 3125 0071 amH > x 1 f jn wr »<‱ 4t4' \ ĂŒ
Leshéros de Juillet. Les lunettes de John. Les manÚges de la vie. Les mariés de Vendée. (Anaïs et Didier Barbelivien) Les merveilleux nuages.

Une cabane dans les arbres en VendĂ©e On a tous essayĂ©, ou eu l'envie, Ă  un moment de construire une cabane dans un arbre lorsqu'on Ă©tait enfant, pour s'y rĂ©fugier, profiter de la sĂ©rĂ©nitĂ© que procure la puissance des arbres. Ce rĂȘve d'enfant est rĂ©alisable au Domaine de la BoĂ«re, Ă  Beaulieu sous la Roche en VendĂ©e. SituĂ© Ă  25 minutes des plages des Sables d'Olonne ou de St Gilles Croix de vie, Ă  1 heure du Puy du fou, Le Domaine de la BoĂ«re vous garantie un dĂ©paysement total. Venez passez un sĂ©jour dans une cabane dans les arbres, en pleine nature. Laissez le stress du quotidien Ă  l'entrĂ©e du Domaine et profitez du calme du lieu. Vous pourrez vous reposer sur la terrasse Ă  l'ombre des deux chĂȘnes qui la transperce en profitant de la vue plongeante sur la petite mare aux grenouilles. Une fois "posĂ©" vous pourrez aller profiter de la piscine couverte et chauffĂ©e pour continuer Ă  dĂ©compresser. Vous ĂȘtes dĂ©jĂ  beaucoup mieux, que diriez-vous d'une sĂ©ance de shiatsu ou d'un modelage relaxant pratiquĂ© par une praticienne diplĂŽmĂ©e. Elle est pas belle la vie! Une fois douchĂ©, un petit dĂźner au restaurant le cafĂ© des arts dans le bourg de Beaulieu mettra toute vos papilles en Ă©moi. Vous pourrez par la mĂȘme occasion visiter le bourg de cette charmante petite commune trĂšs dynamique culturellement et artistiquement. De retour au Domaine, le charme de la cabane fera le reste. aprĂšs une bonne nuit salvatrice, le petit dĂ©jeuner maison servi directement Ă  la cabane vous prĂ©parera Ă  une bonne journĂ©e. Le coq qui n'attendait que votre sortie sur la terrasse vous accueillera de son chant mĂ©lodieux Ă  moins que ce soit les Ăąnesses qui vous saluent les premiĂšres. Dans tous les cas, un sĂ©jour dans une cabane dans les arbres reste un souvenir inoubliable pour les petits comme pour les grands.

Dansune ambiance intĂ©rieure chaleureuse, notre hĂ©bergement est le gage d'un sĂ©jour insolite rĂ©ussi et anchanteur. Mieux qu'une cabane dans les arbres : cette maisonnette offre Ă  la fois une vue imprenable sur la riviĂšre et la forĂȘt mais aussi un accĂšs de plein pied qui permet la location Ă  tout public. Notre gĂźte est un observatoir
La Cavalerie56920 Saint GonnĂ©ryMorbihanA la ferme bio de la Cavalerie, Fabienne et RĂ©my vous invite Ă  une cavale gourmande bio dormir dans une chambre d'hĂŽte confortable et spacieuse, avec entrĂ©e indĂ©pendante, garantissant votre intimitĂ©, et dĂ©guster au petit dĂ©jeuner les produits de la ferme confitures, miel, spĂ©cialitĂ© de sarrasin, cĂ©rĂ©ales, pain, jus de pomme maison
. une visite s'impose pour dĂ©couvrir le moulin Ă  farine Ă  meule de pierre et la presse Ă  huiles. Enfin, Nous vous proposons aussi la location des nos vĂ©los pour des belle ba...lades. chemin de rando-ballade balisĂ©s En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsLieu-dit CoĂ«t-Kra56420 PLAUDRENMorbihanVous pourrez profiter des jardins de CoĂ«t Kra en toute quiĂštude. Ils se situent dans le dĂ©partement du Morbihan, Ă  une quinzaine de kilomĂštres de Vannes et du Golfe du Morbihan. C'est l'endroit idĂ©al pour visiter notre belle rĂ©gion soit dĂ©ambuler Ă  la campagne, soit farniente Ă  la plage ! Vous prendrez le temps d'observer la nature et les animaux, nous sommes trĂšs respectueux de la nature. Nous avons des hĂ©bergements insolites ainsi que des chambres d'hĂŽte. Tous sont bien Ă©quipĂ©s. Vous pourrez Ă©...galement profiter de notre table d'hĂŽte le soir. Nous accetons toute rĂ©servation Ă  partir de 2 nuits. Nous cultivons nos terres et Ă©levons nos animaux selon les principes biologiques et de la permaculture. Vous pourrez vous initier Ă  la permaculture. Et nous vendons nos fruits et lĂ©gumes de saison, des colis;de viande; de boeuf, de mouton et de veau, nos plantes aromatiques, notre miel, nos confitures... En savoir plusVoir nos hĂ©bergements4 la Villemain22680 Binic-Etables sur merCĂŽtes d'ArmorVous passerez vos vacances dans une grande maison avec 2 possibilitĂ©s de location soit vous la louer pour 6 personnes ,soit vous pouvez la louer jusque 12 personnes et passer un bon moment dans les 190m2 de la maison. Vous prendrez l'apĂ©ritif sur la terrasse, jouerez au babyfoot ou Ă  des jeux de sociĂštĂ© ... Nous Ă©lĂ©vons nos volailles Ă  l'ancienne en les nourrissant avec nos propres cĂ©rĂ©ales et disposons de notre propre abattoir rĂ©guliĂšrement contrĂŽlĂ© par les autoritĂ©s sanitaires. Notre gĂźte est situĂ© d...ans le dĂ©partement des CĂŽtes d'Armor, prĂšs de Saint-Brieuc et Ă  proximitĂ© des plages de sable fin de Binic et celle d'Etables Sur Mer; d'ailleurs dans cette petite citĂ©, vous pourrez manger des crĂȘpes ou des crustacĂ©s les pieds dans l'eau ! Si vous aimez randonner, les chemins de randonnĂ©es des falaises de Plouha vous attendent. En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsKermerrien29830 SAINT PABUFinistĂšreGisĂšle et Jean-Yves Begoc vous accueillent sur leur ferme laitiĂšre Ă  Saint Pabu sur l'Aber BenoĂźt, dans le FinistĂšre Nord. Saint Pabu, station verte, est considĂ©rĂ©e comme la perle des Abers, " ces fjords Ă  la bretonne". Leurs 2 gĂźtes en pierres de granit breton, typique de la rĂ©gion, sont situĂ©s Ă  2km des plages de sable blanc, entre terre et mer. Ils sont orientĂ©s plein sud et l'endroit est calme et paisible. L'un des gĂźtes a une capacitĂ© de 4 places et l'autre est prĂ©vu pour un couple. Vous serez non l...oin de Brest, de la sauvage Ăźle de Ouessant et de l'Ăźle MolĂšne, du Conquet... Nos 2 agriculteurs produisent du lait depuis 30 ans et le transforme en beurre, yaourt, flan et fromage frais. Vous pourrez en dĂ©guster sur place ou nous retrouver sur les marchĂ©s de Lannilis ou Ploudalmezeau. En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsla grĂące vachĂšre79200 PompaireDeux-sĂšvresNous sommes producteurs de fromages de chĂšvres biologiques depuis plus de 30 ans dans un joli coin de campagne vallonnĂ©, bocager et encore prĂ©servĂ© "la gĂątine poitevine", en Deux-SĂšvres. Nous avons rĂ©novĂ© avec coeur et avec soin 2 gĂźtes "la cabrette" 2 Ă  4 pers et "la GĂątinelle" 5 Ă  7 pers, avec des matĂ©riaux sains et locaux en prĂ©servant tout leur caractĂšre ancien fournil Ă  pain. Vous serez Ă  la campagne, au calme, Ă  5 km de Parthenay citĂ©e mĂ©diĂ©vale et proche de destinations prestigieuses La Ro...chelle, Marais poitevin, Plages de VendĂ©e, Puy du Fou.Vous pourrez visiter notre ferme, participer Ă  la traite des chĂšvres, visiter la fromagerie et vos enfants pourront caliner kouik, notre baudet du Poitou, Tina notre jument et gaĂŻa, notre chienne ou faire des cabanes dans les bois tout prĂšs des gĂźtes. De vrais vacances Ă  la campagne, loin de la savoir plusVoir nos hĂ©bergementsle Syet22220 Minihy-TrĂ©guierCĂŽtes d'ArmorAu coeur d'un bois, sur les rives du Guindy, Ă  2 km de la capitale historique du TrĂ©gor ,Ă  TrĂ©guier, en CĂŽtes d'Armor, nous vous proposons de faire de l'Ă©quitation, de vous faire dĂ©couvrir nos chemins de randonnĂ©e Ă  cheval et de vous accueillir dans nos diffĂ©rents hĂ©bergements notre aire naturelle de camping,notre gĂźte de 4 personnes ainsi qu'un dortoir avec coin cuisine pouvant recevoir jusqu'Ă  15 personnes. Inutile d'apporter votre linge, tout fournissons tout le nĂ©cessaire. Nous sommes une ferme fami...liale, passionnĂ©e de'Ă©quitation d'ailleurs vous serez sur ferme Ă©questre. L'environnement est particuliĂšrement calme et vous disposerez d'une belle vue, le tout au milieu de nos chevaux. A proximitĂ© de notre gĂźte, vous trouverez la citĂ© de Lannion et prenez le temps de visiter le radome de Lannion. On vous expliquera comment s'est dĂ©roulĂ©e la 1Ăšre liaison satellite de France, entre la France et les Etats-Unis! Nous sommes Ă  proximitĂ© du GR34 et des commerces. Comme balade, vous n'aurez que l'embarras du choix l'un des plus beaux villages de France Ploumanach; lĂźle de BrĂ©hat avec ses hortensias et ses agapanthes; TrĂ©guier et trĂšs belle cathĂ©drale...et bien sĂ»r nos sables de sable fin pour des instants de dĂ©tente . En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsDomaine de Selhac 34110 FrontignanHĂ©raultAu cƓur du vignoble du muscat de Frontignan nous avons créé dans les anciens bĂątiments des ouvriers 4 gites tout confort en pleine nature. Vous ĂȘtes au pied du massif de la gatdiole et Ă  3 km des plages de sable de la MĂ©diterranĂ©e ....En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsDomaine de Selhac 34110 FrontignanHĂ©raultAu cƓur du vignoble du muscat de Frontignan nous avons créé dans les anciens bĂątiments des ouvriers 4 gites tout confort en pleine nature. Vous ĂȘtes au pied du massif de la gatdiole et Ă  3 km des plages de sable de la MĂ©diterranĂ©e ....En savoir plusVoir nos hĂ©bergements1 LA BIAIZE 22640 PLESTANCĂŽtes d'ArmorUn corps de ferme qui n'attendait qu'un coup de baguette magique pour devenir une maison d'hĂŽtes confortable, en adĂ©quation avec l'identitĂ© de la rĂ©gion. Cette maison est situĂ©e Ă  4 km de Lamballe, 22 km du Val AndrĂ©, 35 km d'Erquy et Cap FrĂ©hel, 38 km de Dinan. Annie et Vincent vous accueillent dans leur maison qui dĂ©voile toute son Ăąme, dans une atmosphĂšre pleine de charme. Faute de trouver l'Ă©lixir de jeunesse, prenez soin de vous, profitez de l'espace SPA, de massages.. Une salle de rĂ©union est di...sponible. En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsVoir nos Nat'Box1 La Haute Chapelette BonnƓuvre44540 VALLONS DE L'ERDRELoire-Atlantique Afin de nous diversifier, nous avons eu l'idĂ©e de proposer aux touristes des cabanes dans nos vieux chĂȘnes. Nous avons fait appel Ă  une entreprise française qui respecte scrupuleusement nos arbres qui peuvent bien sĂ»r toujours grandir et la nature. Vous Ă©couterez en toute quiĂštude le chant des oiseaux et le bruit du vent dans nos arbres ! Nous avons 3 cabanes , l'une peut accueillir une famille entiĂšre de 5 personnes. Pour vous restaurer, nous pouvons vous propo...ser des paniers apĂ©ritifs ou des paniers repas. Vous n'aurez plus qu'Ă  profiter de ce moment de pure dĂ©tente... En outre, nous Ă©levons un troupeau de chĂšvres et transformons leur lait en confiture de chĂšvre nature, au beurre salĂ©... Vous aurez l'occasion de dĂ©guster nos produits. Nous sommes situĂ©s en Loire Atlantique, Ă  quelques kilomĂštres de Nantes , du Parc Naturel de BriĂšre, de GuĂ©rande. Et encore plus proche de chez nous Angers et les chĂąteaux de la Loire. En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsEcosse35400 Saint-MaloIlle-et-VilaineValĂ©rie et Jean-Luc, producteurs de lĂ©gumes biologiques et propriĂ©taires de 5 gĂźtes Ă  Saint-Malo, vous accueillent les bras ouverts dans un Ă©crin de verdure oĂč vous pourrez apprĂ©cier le chant des oiseaux et le calme de la campagne tout en Ă©tant en bord de mer. Chevaux, Ăąnes, biquettes d'un cĂŽtĂ© et plages de l'autre. Parfait pour passer des vacances en famille, les gĂźtes sont Ă©quipĂ©s pour le maximum de confort. Vous profiterez du SPA haut de gamme installĂ© devant la prairie des Ăąnes et chĂšvre. En Ă©tant e...n vacances Ă  St Malo, vous pourrez visiter nore belle citĂ© corsaire mais aussi la 7Ăšme merveille du monde le Mont Saint Michel, Dinan la citĂ© mĂ©diĂ©vale, les Ăźle anglo-normandes de Jersey et Guernesey, l'archipel de Chausey, Dinard, le Cap FrĂ©hel... mais aussi passer tout simplement aller se baigner sur la plage du Sillon Ă  Saint-Malo, plage classĂ©e la plus belle de France! En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsLE BUISSON 2122240 FREHELCĂŽtes d'ArmorVous hĂ©sitez entre mer et campagne? Ici vous avez les deux! Les gĂźtes du Buisson, ce sont trois gĂźtes situĂ©s dans une longĂšre de grĂšs rose. SituĂ©s Ă  d'un magnifique panorama, qui vous mĂšnera au Cap FrĂ©hel, en longeant les plages, les falaises, et la lande de bruyĂšre. Vous ĂȘtes sur la cĂŽte d'Emeraude, Ă  quelques kilomĂšres de Erquy, les Sables d'Or les Pins, Saint-Malo, Dinard et Cancale. Et un peu plus loin dans notre beau dĂ©partement des CĂŽtes d'Armor, vous pourrez vous promener sur la cĂŽte de G...ranit Rose Vous y apprĂ©cierez, le cĂŽtĂ© personnel, et individuel de chaque gĂźte, avec tout le confort. Le MĂ©laĂŻs" 4 Ă  5 perpsonnes. La prairie" 6 personnes La cabane Ă  bois" 4 personnes D'une capacitĂ© totale de 14 couchages. En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsLe Gohan56230 QUESTEMBERTMorbihanChoisir notre gĂźte, c'est choisir de vivre son sĂ©jour entre terre et mer, se rĂ©veiller au chant des oiseaux et admirer nos vaches dans la se situe Ă  la campagne Ă  7km du centre ville de Questembert oĂč il fait bon vivre. Vous pourrez vous ressourcer dans un environnement reposant et verdoyant Ă  20 minutes de la mer. Un vrai havre de paix pour les amateurs de la nature et du calme. Notre petite maison en pierre peut vous accueillir toute l'annĂ©e. Le gĂźte est rĂ©novĂ© avec le thĂšme campagnard ...au rez de chaussĂ© et la mer Ă  l'Ă©tage. Il y a une chambre avec un lit de 140cm et une chambre avec 2 lits de 90cm. Il dispose d'une cuisine bien Ă©quipĂ©e, une salle d'eau, un salon avec une cheminĂ©e pour les mois les plus froids. Envie de vous ressourcer, de vous poser dans un cadre rempli de mystĂšre... Alors n'hĂ©sitez pas, c’est au gĂźte La Bretonne que vous ferez escale! L’hiver, vous pourrez passer de sympathiques soirĂ©es au coin du feu. L’étĂ©, le gite donne sur un jardin privatif calme, bien exposĂ© et Ă  l’abri des regards, oĂč vous pouvez prendre vos repas, mais aussi profiter du soleil trĂšs librement chaises longues Ă  disposition. Le linge de lit et de toilette ne sont pas compris dans le tarif. Si vous en souhaitez, un supplĂ©ment vous sera demandĂ© Ă  votre arrivĂ©e soit 7€ par lit et 6€/ personne pour le linge de toilette Ă  communiquer lors de votre savoir plusVoir nos hĂ©bergementsLe Vigos48320 ISPAGNACLozĂšreNotre projet est nĂ© du dĂ©sir de vivre dans un lieu de ressources,d’harmonie, d’équilibre et de vie rĂ©siliant en accord avec nos valeurs humaines et paysannes. A notre activitĂ© principale agro-Ă©cologique,l’élevage de brebis,d’ñnes et de chevaux,nous avons greffĂ©e des activitĂ©s Ă©conomiques annexes dont l’accueil en gĂźtes,les randos Ăąnes et chevaux. Vous serez donc accueillis dans un hameau orientĂ© sobriĂ©tĂ© heureuse ».Nous adhĂ©rons Ă  l’idĂ©e de l’ĂȘtre et non de l’avoir, dans le peu, loin de la surconso...mmation et de la nous Ă©panouissons dans le simple, le bon sens, un maximum d’autonomie. Aussi nos gĂźtes sont volontairement simples et minimalistes,Ă  considĂ©rer non comme un but en soi mais comme point de base pour la dĂ©couverte d’une rĂ©gion magnifique, riche en faune, flore, paysages et activitĂ©s. A 950m d'altitude,notre Vigos,sur le Causse de Sauveterre,surplombe les Gorges du Tarn Vous pourrez observer l'aigle royal de la terrasse,les vautours,les mouflons,partir en rando du gĂźte GR44, GR de Pays Tour du Sauveterre. Nous vous proposons des randonnĂ©es Ă  cheval ou avec nos Ăąnes la location de notre gĂźte ne rĂ©duit pas le tarif des prestations Ăąnes et chevaux MĂȘme si le hameau est Ă  20 mn de Mende et 10 mn d'Ispagnac tous commerces,il reste en pleine nature. Le Vigos se situe Ă  l'entrĂ©e des Gorges du Tarn,aux portes du Parc National des CĂ©vennes,Ă  proximitĂ© du Mont qui constitue un environnement unique, au carrefour de trois massifs rĂ©gion a Ă©tĂ© classĂ©e Patrimoine Mondial de l' vous soyez sportif ou non, la rĂ©gion propose une multitude d’activitĂ©s pour combler toutes les envies ! AccĂšs Internet gratuit mais la situation gĂ©ographique peut entraĂźner quelques difficultĂ©s de rĂ©ception,voir des coupures. Suite Ă  trop d'abus,les charges eau sont en plus sur relevĂ© taxe de sĂ©jour est en sus 0,90 € par jour et par personne majeure Le rez de chaussĂ©e comprend une piĂšce Ă  vivre avec cuisine amĂ©ricaine,lave-vaisselle,rĂ©frigĂ©rateur-congĂ©lateur grande capacitĂ©,gaziniĂšre,micro-onde, salle Ă  manger/salon cheminĂ©e, TV,une salle de douche,WC,lave-linge Ce premier niveau donne sur la grande terrasse couverte avec barbecue,salon de jardin Au premier Ă©tage,trois chambres indĂ©pendantes une avec un lit double en 160 et deux avec chacune un lit double en 140 et 1 lit simple en chaque lit, sont fournis 1 couette, 1 oreiller lit simple, 2 oreillers lit double. Peuvent ĂȘtre fournis des kits lit draps housse, housse de couettes et d'oreiller. Kit 90 8€, kit 140 ou 160 10€ des kits linge de toilette une serviette de toilette, une de bain et un gant 5€, des kits linge de maison torchon, essuie-main 2,50€. Au Vigos nous n'utilisons que des produits d'entretien biologiques, compte tenu du systĂšme d'Ă©puration. Nous vous remercions d'accepter ce concept. Tarifs La Cardabelle » DestinĂ© Ă  toute conditions sociales, le tarif Ă©conomique »de ce gĂźte a aussi Ă©tĂ© calculĂ© afin d'assurer un revenu un minimum dĂ©cent Animaux 50€.Chauffage 5€ par sac de granulĂ© 50€. En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsBardy41370 ST LEONARD EN BEAUCELoir-et-CherMaison indĂ©pendante, typique de ferme Ă  cour carrĂ©e 6000mÂČ avec jardin arborĂ© 2000mÂČ. Sur un domaine agricole, face Ă  un verger de mirabelles, proche des chĂąteaux de la Loire, Ă  15 mn de la sortie A10. De plain pied. EntrĂ©e, cuisine amĂ©nagĂ©e, salon avec poĂ«le Ă  bois accĂšs Ă  la terrasse et au jardin. 4 chambres 2 lits de 90 x 200, jumelables. 2 salles d'eau dont une avec WC. 1 WC ind. Parking couvert. Grange avec table de ping-pong, jeux, vĂ©los, transats. Draps, linge, mĂ©nage de fin sĂ©jour et bois ...inclus. Piscine 5 m X 10 m, chauffĂ©e du 1er mai au 30 septembre, avec un abri bas roulant tĂ©lescopique.En cas de prĂ©sence d'un animal, un supplĂ©ment de 10 € par jour et par animal vous sera demandĂ© Ă  votre arrivĂ© dans l'hĂ©bergement. Barbecue, plancha et brasero au savoir plusVoir nos hĂ©bergementsle moulin CouĂ«dic56130 NivillacMorbihanDe part notre situation gĂ©ographique, proche des marais salants de GuĂ©rande,tout prĂšs de Vannes et du golfe du Morbihan, notre gĂźte et nos 2 chambres d'hĂŽtes vous permettront de passer d'excellentes vacances Ă  la campagne mais proche des plages. La Roche Bernard est situĂ© Ă  10km, l'un des plus beaux villages de France, Rochefort en Terre Ă  35km. Bref tout Ă  portĂ©e de la ferme . Nous vous ferons dĂ©guster les produits de notre ferme au petit dĂ©jeuner ou le soir lors d'un bon repas Ă  notre table d'hĂŽte, le... tout dans un esprit de convivialitĂ©. En effet, nous Ă©levons des vaches laitiĂšres que nous laissons pĂąturer longuement sur nos prairies. En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsmanoir de trouzilit29870 treglolouFinistĂšreNous vous accueillerons avec simplicitĂ© et gentillesse dans notre Manoir de Trouzilit sur un domaine de 30 hectares, situĂ© dans le pays des Abers, au nord finistĂšre. C'est en famille que nous gĂ©rons notre exploitation depuis de nombreuses annĂ©es. Vous pouvez rĂ©server soit des chambres d'hĂŽtes, soit des gĂźtes ruraux, soit des cottages, soit camper sur notre camping Ă  la ferme selon votre goĂ»t ou louer notre salle de rĂ©ception. Comme activitĂ©s, vous avez le choix entre faire des balades Ă  cheval, nous so...mmes aussi une ferme Ă©questre; ou inscrire vos enfants au poney club ou Ă  des cours d'Ă©quitation; ou faire une partie de mini-golf; ou dĂ©guster de bonnes crĂȘpes dans notre crĂȘperie. Tout est rĂ©uni pour que vous passiez de bonnes vacances... L'Ă©tĂ© nous organisons un marchĂ© Ă  la ferme et vendons en direct notre viande bovine ou notre viende porcine, nous sommes aussi Ă©lĂ©veurs bovins et porcins. Bref vous passerez de bonnes vacances chez nous dans une trĂšs belle rĂ©gion du FinistĂšre nord, rĂ©gion qui rĂ©serve encore de trĂšs nombreux endroits sauvages ...En savoir plusVoir nos hĂ©bergements LAUNAY29450 SIZUNFinistĂšreJe suis Ă©leveuse de chĂšvres au coeur des Monts d'ArrĂ©e et transforme leur lait en bons fromages fermiers. Mes chĂšvres sont Ă©lĂ©vĂ©es au foin et avec les cĂ©rĂ©ales de la ferme mais elles passent le maximun de temps au pĂąturage! Venez visiter ma ferme et dormir dans notre gĂźte confortable. Vous pourrez faire une visite de ma ferme et ainsi dĂ©couvrir d'autres animaux cochons, vache, chevaux... SĂ©journer chez nous, Ă  Sizun, cela vuet dire visiter les trĂšs cĂ©lĂšbres enclos paroissiaux du FinistĂšre, partir du gĂźt...e pour randonnĂ©e sur les chemins balisĂ©s ou pousser jusqu'Ă  visiter la pointe de Crozon, partir pĂšcher avec les autorisations sur l'Elorn, aller voir la belle chapelle Saint Michel de Braspart 15km ou la forĂȘt de Huelgoat ou tout simplement profiter des plages et des baignades Ă  la mer !En savoir plusVoir nos hĂ©bergements8 grande rue VildĂ©-Bidon35120 ROZ LANDRIEUXIlle-et-VilaineMarie-Odile et Jean-Baptiste vous accueillent dans une longĂšre toute amĂ©nagĂ©e pour vous recevoir dans cet espace serez Ă  proximitĂ© de la 7Ăšme merveille du monde le Mont Saint Michel et y faire de belles balades guidĂ©es, prĂšs de la cĂ©lĂšbre citĂ© corsaire Saint Malo, Cancale et ses huitres et Dol de Bretagne et sa cathĂ©drale ainsi que la citĂ© mĂ©diĂ©vale de Dinan. Nos petits dĂ©jeuners sont rĂ©alisĂ©s Ă  partir de nos produits fermiers lait entier, oeufs de plein air ... et avec bien sĂ»r avec d...es crĂȘpes et confitures maison. En effet nous sommes des producteurs de lait Ă  Roz Landrieux. En savoir plusVoir nos hĂ©bergements4 lieu-dit Kerambeuz29920 NEVEZFinistĂšreSi vous vous arrĂȘtez chez nous, vous serez sur unne ferme biologique de fruit, de lĂ©gumes ainsi que de safran. Vous pourrez les trouver sur notre ferme ou sur notre boutique en ligne. Mais aussi nous vous proposons un sĂ©jour chez nous et vous pourrez choisir entre notre cabane, notre gĂźte ou notre corps de ferme construit en pierres bretonnes date du XIXĂšme siĂšcle. C'est un Ă©crin de verdure qui vous attend et nous sommes trĂšs respectueux de notre environnement nous sommes refuge grenouille ...et refuge LPO. Prenez une boisson chaude au-dessus de notre mare remplie de nĂ©nuphars et d'autres plantes aquatiques, c'est un endroit trĂšs reposant. Vous pourrez visiter la citĂ© close de Concarneau, la citĂ© des peintres Pont Aven, vous reposer nos nombreuses plages de sable FinistĂšre en compte des centaines, petite criques ou grandes plage selon votre envie. Et partez vous balader sur les chemins et allez Ă  la quĂšte de nos fameuses chaumiĂšres bretonnes et de nos maisons en pierre debout, uniques en France ! Autour de notre ferme du FinistĂšre sud, vous pourrez prĂ©voir de multiples visites la citĂ© des peintres de Pont Aven, la ville close de Concarneau, QuimperlĂ© sans oublier toute notre cĂŽte avec de jolies villes balnĂ©aires comme Fouesnant...En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsle Syet22220 Minihy-TrĂ©guierCĂŽtes d'ArmorAu coeur d'un bois, sur les rives du Guindy, Ă  2 km de la capitale historique du TrĂ©gor ,Ă  TrĂ©guier, en CĂŽtes d'Armor, nous vous proposons de faire de l'Ă©quitation, de vous faire dĂ©couvrir nos chemins de randonnĂ©e Ă  cheval et de vous accueillir dans nos diffĂ©rents hĂ©bergements notre aire naturelle de camping,notre gĂźte de 4 personnes ainsi qu'un dortoir avec coin cuisine pouvant recevoir jusqu'Ă  15 personnes. Inutile d'apporter votre linge, tout fournissons tout le nĂ©cessaire. Nous sommes une ferme fami...liale, passionnĂ©e de'Ă©quitation d'ailleurs vous serez sur ferme Ă©questre. L'environnement est particuliĂšrement calme et vous disposerez d'une belle vue, le tout au milieu de nos chevaux. A proximitĂ© de notre gĂźte, vous trouverez la citĂ© de Lannion et prenez le temps de visiter le radome de Lannion. On vous expliquera comment s'est dĂ©roulĂ©e la 1Ăšre liaison satellite de France, entre la France et les Etats-Unis! Nous sommes Ă  proximitĂ© du GR34 et des commerces. Comme balade, vous n'aurez que l'embarras du choix l'un des plus beaux villages de France Ploumanach; lĂźle de BrĂ©hat avec ses hortensias et ses agapanthes; TrĂ©guier et trĂšs belle cathĂ©drale...et bien sĂ»r nos sables de sable fin pour des instants de dĂ©tente . En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsLa Ferme du Domaine35120 BROUALANIlle-et-VilaineNous sommes situĂ©s entre terre et mer, Ă  une quinzaine de kilomĂštres de la cĂŽte d'Emeraude. Vous visiterez Saint-Malo, Dinard, Cancale et le Mont Saint Michel ... que des sites remarquables! Et le soir, vous serez au calme chez nous et vous ressourcerez Ă  coup sĂ»r ! Vous avez le choix entre une chambre d'hĂŽte, un gĂźte rural ou un camping avec ses tipis. Chez nous, vos enfants seront n toute sĂ©curitĂ© et pourrez rendre visite Ă  nos diffĂ©rents animaux poules, chĂšvres, cochons, chevaux...et notr...e Ă©levage de vache de race Aubrac, race bien adaptĂ©e Ă  notre Bretagne. Nous sommes en agriculture biologique et donc forts respectueux de la nature et de nos vaches qui passent la plus grande partie de l'annĂ©e dans nos prairies et l'hiver se nourrissent de notre foin Ă  l'Ă©table. En savoir plusVoir nos hĂ©bergements8 grande rue VildĂ©-Bidon35120 ROZ LANDRIEUXIlle-et-VilaineMarie-Odile et Jean-Baptiste vous accueillent dans une longĂšre toute amĂ©nagĂ©e pour vous recevoir dans cet espace serez Ă  proximitĂ© de la 7Ăšme merveille du monde le Mont Saint Michel et y faire de belles balades guidĂ©es, prĂšs de la cĂ©lĂšbre citĂ© corsaire Saint Malo, Cancale et ses huitres et Dol de Bretagne et sa cathĂ©drale ainsi que la citĂ© mĂ©diĂ©vale de Dinan. Nos petits dĂ©jeuners sont rĂ©alisĂ©s Ă  partir de nos produits fermiers lait entier, oeufs de plein air ... et avec bien sĂ»r avec d...es crĂȘpes et confitures maison. En effet nous sommes des producteurs de lait Ă  Roz Landrieux. En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsCroas Hent22740 LEZARDRIEUXCĂŽtes d'ArmorMarie-Line et Michel vous accueillent dans l'un de leurs gĂźtes ou dans l'une de leurs chambres d'hĂŽte Ă  LĂ©zardrieux en CĂŽtes d'Armor, tout proche du port de pĂšche de Paimpol. De lĂ , vous pourrez partir dĂ©couvrir la superbe Ăźle de BrĂ©hat en vĂ©lo ou Ă  pied, la cĂŽte de Granit Rose avec son village Ploumanach. Nous sommes producteurs de lĂ©gumes biologiques tels que le brocolis, la patate douce ou les petits pois. Vous pourrez dĂ©couvrir notre ferme et nos mĂ©thodes de production. Vous aurez le choix entre nos... gĂźtes Ă  la ferme ou nos chambres d'hĂŽtes labellisĂ©s 3 Ă©pis. L'un des gĂźtes et l'une des chambres disposent d'un agrĂ©ment Association ParlaysĂ©s de France et Tourisme et Handicap. Sur notre site, un jaccuzi avec ses Ă©quipements sportifs et une piscine ouverte d'Avril Ă  Octobre vous attendent pour passer un bon moment de dĂ©tente. Et enfin vous pourrez rendre visite Ă  nos animaux prĂ©fĂ©rĂ©s nos alpagas ! En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsBel56330 PLUVIGNERMorbihanDans un ensemble de 3 gĂźtes mitoyens situĂ©s sur une exploitation agricole de vaches laitiĂšres, les gĂźtes, confortables et situĂ©s dans une campagne verdoyante ou Jean-Claude et Annie vous feront dĂ©couvrir la vie de la ferme. Chaque location possĂšde son petit jardin privĂ©, sa terrasse. Un parking commun aux 3 gĂźtes, PlacĂ© entre mer et forĂȘt immense forĂȘt domaniale de Camors, Pluvigner jouit de cette position fort privilĂ©giĂ©e et suit l' expansion que connaĂźt la rĂ©gion on y trouve tous commerces et servi...ces. Vous y dĂ©couvrirez des sentiers de randonnĂ©es pĂ©destres, Ă©questres et des savoir plusVoir nos hĂ©bergementsImpasse du Castilly56760 PENESTINMorbihanNotre gĂźte Ă  PĂ©nestin, non loin de GuĂ©rande, peut accueillir 6 Ă  8 personnes. Bienvenue sur notre ferme de viande bovine la Salers. Vous serez dans le Morbihan entre Vannes et la Baule; entre terre et mer puisque vous y trouverez la campagne et la mer sur notre commune de PĂ©nestin d'autant plus que notre gĂźte se trouve Ă  500m de la plage. A proximitĂ© la parc naturel rĂ©gional de la BriĂšre, du golfe du Morbihan, de l'embouchure de la Vilaine, la Roche Bernard bref de quoi passer un ag...rĂ©able moment dans notre belle rĂ©gion bretonne ! En outre , vous pourrez dĂ©guster dans notre gĂźte notre trĂšs bonne viande. Notre troupeau profite pleinement du pĂąturage ce qui donne son bon goĂ»t. Si cela vous dit, nous serons heureus de vous faire visiter notre exploitation et prendrons le temps de vous expliquer notre mĂ©tier. Quant Ă  notre gĂźte, il peut accueillir 6 Ă  8 personnes avec 3 chambres. Il es tbien sur tout Ă©quipĂ© aussi bien pour l'intĂ©rieur que pour l'extĂ©rieur. En savoir plusVoir nos hĂ©bergements11le grand mĂ©sauboin35133 billeIlle-et-VilaineLa ferme de MĂ©sauboin vous accueille dans son petit manoir du XVIĂšme siĂšcle situĂ© Ă  8 kilomĂštres de FougĂšres, connue pour avoir la plus grande forteresse d'Europe. Un peu plus loin, la citĂ© de VitrĂ©vous attend et Ă  50mn de voiture allez visiter la 7 Ăšme merveille du monde le Mont Saint Michel !Ainsi vous aurez Ă  votre disposition la mer et la le propre de notre dĂ©partemnt l'Ille-et-Vilaine. Nous disposons de 5 chambres d'hĂŽtes et de 3 gĂźtes, un vrai nid douillet. Et si vous avez une pet...ite faim sachez que nous sommes une ferme auberge et cuisinons les produits de notre fermevolailles fermiĂšres, cidre, jus de pomme et fruits et lĂ©gumes. Nous pouvons accueillir une fĂȘte de famille dans notre grande salle soit pour un petit mariage, communion,bĂąptĂšme, anniversaire... En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsMagouĂ©rec56700 Sainte HĂ©lĂšne sur MerMorbihanChez nous vous serez sur une ferme d'Ă©levage de vaches laitiĂšres, Ă  quelques minutes des commerces et des plages du Morbihan. Nous sommes situĂ© Ă  30 minutes de Vannes, 20 du port de Saint-Goustan surla commune d'Auray, de Lorient de la ville balnĂ©aire de Carnac et ses alignements de menhirs. Bref un emplacement idĂ©al pour visiter notre Bretagne sud et au calme. La Ria est est un paradis pour les passionnĂ©s d'oiseaux, vous pourrez la dĂ©couvrir Ă  pied, Ă  voile ou en kayak pour ĂȘtre au plus... prĂšs de la nature. Nous avons plusiuers gĂźtes pouvant accueillir de 2 Ă  10 personnes. Vous aurez un espace dĂ©tente avec notre jaccuzi ainsiqu'une piscine couverte chauffĂ©e. Nos gĂźtes sont tous rĂ©novĂ©s dans un corps de ferme de type bretonne en pierres de granit. C'est un vaste lieu ombragĂ© par nos vieux chĂȘnes. En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsBel56330 PLUVIGNERMorbihanDans un ensemble de 3 gĂźtes mitoyens situĂ©s sur une exploitation agricole de vaches laitiĂšres, les gĂźtes, confortables et situĂ©s dans une campagne verdoyante ou Jean-Claude et Annie vous feront dĂ©couvrir la vie de la ferme. Chaque location possĂšde son petit jardin privĂ©, sa terrasse. Un parking commun aux 3 gĂźtes, ainsi qu'une aire de jeux accueillant balançoire, ping-pong, toboggan. PlacĂ© entre mer et forĂȘt immense forĂȘt domaniale de Camors, Pluvigner jouit de cette position fort privilĂ©giĂ©e et suit... l' expansion que connaĂźt la rĂ©gion on y trouve tous commerces et services. Vous y dĂ©couvrirez des sentiers de randonnĂ©es pĂ©destres, Ă©questres et des savoir plusVoir nos hĂ©bergementsKermerrien29830 SAINT PABUFinistĂšreGisĂšle et Jean-Yves Begoc vous accueillent sur leur ferme laitiĂšre Ă  Saint Pabu sur l'Aber BenoĂźt, dans le FinistĂšre Nord. Saint Pabu, station verte, est considĂ©rĂ©e comme la perle des Abers, " ces fjords Ă  la bretonne". Leurs 2 gĂźtes en pierres de granit breton, typique de la rĂ©gion, sont situĂ©s Ă  2km des plages de sable blanc, entre terre et mer. Ils sont orientĂ©s plein sud et l'endroit est calme et paisible. L'un des gĂźtes a une capacitĂ© de 4 places et l'autre est prĂ©vu pour un couple. Vous serez non l...oin de Brest, de la sauvage Ăźle de Ouessant et de l'Ăźle MolĂšne, du Conquet... Nos 2 agriculteurs produisent du lait depuis 30 ans et le transforme en beurre, yaourt, flan et fromage frais. Vous pourrez en dĂ©guster sur place ou nous retrouver sur les marchĂ©s de Lannilis ou Ploudalmezeau. En savoir plusVoir nos hĂ©bergements 14 ALLEE DES VIOLETTES Route des vallons56250 SULNIACMorbihanIci vous serez Ă  l'orĂ©e d'une forĂȘt sur un domaine verdoyant, calme et chaleureux. C'est le domaine des chevaux, ils sont notre prioritĂ©. Si vous dĂ©sirez prendre des cours ou vous promener, nous sommes lĂ  pour vous faire dĂ©couvrir notre beau dĂ©partement du Morbihan. Toute la Bretagne est diffĂ©rente et chez nous vous serez Ă  proximitĂ© du golfe du Morbihan, donc des plages et chemins de randonnĂ©es. Ici plus de 100km de chemins balisĂ©s ! Nous vous proposons un hĂ©bergement insolite, une roulotte au milieu de...s champs et Ă  proximitĂ© du bois pour 4 personnes avec un lit de 160 par 200cm, une banquette-lit de 70 par 200cm. Inutile d'apporter vos draps, couettes...nous vous fournissons tout le une vĂ©ritable roulotte tzigane du centre de l'Europe. Vous n'entendrez que le chant des oiseaux et le hennissement des chevaux, la nuit vous dĂ©couvrirez nos nuits Ă©toilĂ©es. Bien Ă©videmment, nous vous inviterons Ă  venir dĂ©couvrir la vie des Ă©curies. En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsLa bouliĂšre, MartignĂ© ferchaud35640 MARTIGNE FERCHAUDIlle-et-Vilainechezleon un gĂźte tout cosy amĂ©nagĂ© pour 6 personnes. Il est complĂštement emprunt de chine et de brocante. Vous apprĂ©cierez l'harmonie des matĂ©riaux mĂ©tal, bois, pierre, enduits de chaux, enduits de chanvre,... L'hiver vous apprĂ©cierez de faire un petit feu de cheminĂ©e dans le poĂ«le, de vous mettre sous un plaid, de prendre un bouquin ou un magazine mis Ă  votre disposition, et de vous prĂ©lasser sur le canapĂ©! L'Ă©tĂ© vous profiterez de la terrasse couverte et du jardin c...los. Vous ĂȘtes naturellement bienvenus Ă  la ferme. Un jacuzzi contribuera Ă  vos instants dĂ©tente Ce logement est classĂ© meiblĂ© de tourisme **** Bienvenue chez vous! En savoir plusVoir nos hĂ©bergementsLa Morinais35600 BAIN SUR OUSTIlle-et-VilaineLa ferme de la Morinais est aux confins du Morbihan et de l'Ille-et-Vilaine, soit Ă  2km de Redon et 10 minutes du village de la Gacilly. Nous sommes Ă©leveurs de volailles, maraĂźchers plantes aromatiques, grand potager , cultivons des fleurs et avons des arbres fruitiers. Tout cela pour vous servir de bons plats dans notre restaurant Ă  la ferme. Et ce que nous ne pouvons produire, nous le commandons chez nos collĂšgues voisins agriculteurs biologiques. Vous pourrez aussi louer nos salles pour vos futu...res sĂ©minaires, rĂ©unions de travail... Mais nous avons Ă©galement une autre activitĂ© avec l'accueil de touristes soit sur notre camping dans nos campĂ©toiles, soit dans nos tentes sur parquets, soit dans notre gĂźte rĂ©novĂ© dans un ancien pigeonnier. Vous serez au calme dans un environnement arborĂ©. Vous ne serz pas loin de la mer puisque Vannes est Ă  1 heure. En savoir plusVoir nos hĂ©bergements
Vendéeminiature, c'est l'histoire d'un musée pas comme les autres.Situé à Brétignolles sur mer, à 20 km des Sables d'Olonne, nous entrons dans un village de la Vendée d'autrefois, en miniature, à l'échelle de 1/10Úme accompagnée de sons et de lumiÚres.
La cabane est l’incarnation d’une simplicitĂ©, nichĂ©e au creux des arbres, elle en Ă©pouse la morphologie dans une parfaite osmose, la virtuositĂ© d’un camĂ©lĂ©on. Les cabanes nous invitent Ă  vivre une parenthĂšse hors du temps, un instant suspendu » pour contempler, s’interroger, rĂȘver
Au cƓur du Maine et Loire, Ă  Saint Macaire en Mauges 49, deux cabanes perchĂ©es se fondent dans le paysage. Elles sont conçues pour que les hĂŽtes s’y sentent isolĂ©s et en contact avec la nature, et offrent un panorama plongeant sur la campagne. L’harmonie existe entre la cabane et son environnement, pour vous offrir une expĂ©rience unique. / Dessin de la Cabane O’ Charmes Pourquoi sont-elles des Cabanes d’Exception? Parce qu’elles ont Ă©tĂ© construites avec une isolation dans les murs, le toit, le qu’elles sont accessibles facilement pour tous Ăąges avec un qu’elles ressemblent Ă  des petites maisons ou chalets en haut d’un qu’elles sont dotĂ©es d’une technique de suspension qu’elles sont rĂ©alisĂ©es 100% en bois en red ceddar, bois imprutrescible, par des compagnons du Tour de FranceParce qu’elles sont imaginĂ©es sur place, prĂ©parĂ©es en atelier puis rĂ©alisĂ©es suivant un cahier des charges que nous nous attachons Ă  un service premium accueil, repas, linge sur place, dĂ©co extĂ©rieur / intĂ©rieur, service Ă  nos cabanousParce qu’elles bĂ©nĂ©ficient d’une exposition exceptionnelle soleil, Ă©tangs, animaux dans une propriĂ©tĂ© privĂ©e. Parce que vous l’ĂȘtes tout autant !
 Nous nous invitons Ă  dĂ©couvrir les rĂ©alisations de notre constructeur La Cabane PerchĂ©e Ă  travers leurs deux magnifiques livres Vivons PerchĂ©es et Cabanes d’Exception aux Editions de La trĂšs bientĂŽt dans Les Cabanes de la BernardiĂšre pour une prochaine Ă©dition. A dĂ©couvrir !Direction l’aventure, le calme et la sincĂ©ritĂ© de la vie au grand air.
Nousvous accueillons dans l'une de nos cabanes flottantes (2 Ă  5 pers.) qui vous permet de savourer la nature dans environnement prĂ©servĂ©. Montez sur la cabane accostĂ©e Ă  un ponton et appuyer sur la tĂ©lĂ©commande. La cabane Date d'arrivĂ©e Date de dĂ©part Nombre de personnes Type de location Profitez des balades en train Ă  seulement 10 minutes du Puy du Fou. Les chemins de fer, situĂ©s Ă  29 km, soit 30 minutes du camping VendĂ©e, vous offrent une vue imprenable sur notre rĂ©gion. Partez pour une balade insolite de Mortagne-sur-SĂšvre aux Herbiers. Balade en train vapeur VendĂ©e En famille, vous allez vivre une aventure de 2H30 Ă  bord du Puy du Fou train, machine Ă  remonter le temps. Plongez-vous au cƓur du passĂ© et profitez des 22km de visite aller/retour pour observer les magnifiques paysages vendĂ©ens. Le petit plus de la balade, c’est qu’elle est commentĂ©e ! Les vallĂ©es, les viaducs, vos yeux seront Ă©merveillĂ©s avec cette agrĂ©able activitĂ© en VendĂ©e. Cette balade amusera petits et grands. Les enfants auront la chance d’apprendre de nouvelles choses grĂące au jeu de carte sur la VendĂ©e vapeur ! Le dĂ©part est Ă  15H30 et le retour Ă  18H les dimanches de Juin et Septembre 2022. Tandis qu’en Juillet et AoĂ»t 2022, le dĂ©part peut se faire les mercredis, vendredis et dimanches. Restauration Ă  bord du train Comme dans l’Orient Express, montez Ă  bord de la locomotive afin de dĂ©guster un bon repas dans le train vapeur Ă  Mortagne. EntiĂšrement rĂ©novĂ©e, la voiture-restaurant de votre Puy du Fou train vous fait voyager gustativement et culturellement avec les magnifiques paysages pendant 3H. Et si vous souhaitez profiter du train restaurant, le dĂ©part se fait Ă  12H tous les jeudis, vendredi, samedis et dimanches en d’avril Ă  septembre et les jeudis, samedis et dimanche en juillet, aout et octobre 2022 Ă  bord du vendee Vapeur. Pour plus d’informations, rendez-vous sur
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