Sâil avait Ă©crit de ne pas le maintenir en vie, on aurait eu de la peine, mais on lâaurait acceptĂ©. » Les propos de Viviane Lambert, interviewĂ©e par 20 Minutes en 2014, sont clairs. Son fils Vincent Lambert, infirmier devenu tĂ©traplĂ©gique en Ă©tat vĂ©gĂ©tatif en 2008 Ă la suite dâun accident de voiture, nâa pas laissĂ© de dispositions Ă©crites concernant ce quâil souhaitait pour sa fin de un livre, sa compagne avait affirmĂ© quâil sâĂ©tait prononcĂ© contre lâacharnement thĂ©rapeutique. Une opinion quâil nâa jamais notifiĂ©e par Ă©crit. En lâabsence de preuve de cette volontĂ©, câest donc lâĂ©quipe mĂ©dicale qui dĂ©cide de ce quâil faut faire, en accord avec la famille. Une famille qui se dĂ©chire depuis plus de dix ans. En France, il existe un document pour Ă©viter cette impasse, sous le nom pas trĂšs clair, il faut le dire de directives anticipĂ©es. Une dĂ©marche trĂšs peu rĂ©pandue en France â seuls 13 % des Français de plus de 50 ans y ont eu recours, selon un sondage BVA â que Jean-Luc Romero, prĂ©sident de lâAssociation pour le droit Ă mourir dans la dignitĂ© ADMD et auteur du livre Lettre ouverte Ă Brigitte Macron Ă©d. Michalon, dĂ©taille pour 20 obtenir le document pour exprimer ses volontĂ©s pour la fin de vie ?Ce document existe sous plusieurs formes. On le trouve par exemple sur le site du ministĂšre de la SantĂ© ou sur celui de lâAssociation pour le droit de mourir dans la dignitĂ© ADMD. Il peut aussi ĂȘtre rĂ©digĂ© sur papier libre. Tout personne majeure peut rĂ©diger des directives anticipĂ©es, Ă condition dây inscrire son identitĂ©, la date du jour et de signer le document. Si la personne ne peut pas Ă©crire, elle peut le faire rĂ©diger par quelquâun, en prĂ©sence de deux tĂ©moins. Une personne majeure sous tutelle doit le rĂ©diger avec lâautorisation du juge ou du conseil de personne concernĂ©e, malade ou non, indique si elle prĂ©fĂšre engager, limiter ou arrĂȘter des traitements ou des actes mĂ©dicaux en cas de perte dĂ©finitive » de conscience. Un document important quand survient un accident Quand le mĂ©decin des urgences vous soigne, il ne connaĂźt pas votre avis ni votre conviction », commente Jean-Luc Romero. A tout moment, elles peuvent ĂȘtre modifiĂ©es ou feuille de papier a-t-elle une valeur officielle ou faut-il la faire authentifier ?Les professionnels de santĂ© doivent respecter les directives anticipĂ©es Ă©crites par le patient, câest la loi. Le seul Ă©cueil, câest qu' elles ne sont pas opposables, elles sont juste contraignantes. Si le mĂ©decin trouve quâelles sont "manifestement inappropriĂ©es", il ne sera pas obligĂ© de les appliquer », prĂ©cise Jean-Luc Romero. En situation dâurgence vitale », le mĂ©decin peut aussi manquer de temps pour les le conserver ?Dans un lieu facilement accessible », conseille le ministĂšre. Ce lieu doit ĂȘtre connu par des proches ou par le mĂ©decin traitant. On peut Ă©galement le confier directement Ă un proche ou Ă son mĂ©decin. Depuis quelques annĂ©es, il est possible dâinscrire les directives anticipĂ©es dans le Dossier mĂ©dical partagĂ© DMP, disponible sur Internet. Ce carnet de santĂ© en ligne personnalisĂ© est accessible par tous les professionnels de santĂ©. SĂ©dation profonde, maintien artificiel en vie, obstination dĂ©raisonnable⊠Le document Ă©nonce des termes complexes, comment sây retrouver ?En cas de doute, il est possible dâen discuter avec son mĂ©decin. Pour Ă©clairer son choix, la Haute AutoritĂ© de santĂ© HAS donne aussi des informations sur son site pour rĂ©diger ces directives anticipĂ©es. LâADMD organise des ateliers pour travailler sur ces derniĂšres volontĂ©s ». Passez-y une heure. Ca ne fait pas mourir dâĂ©crire ses directives anticipĂ©es », appuie Jean-Luc Romero. Câest lâoccasion dâen parler avec son mĂ©decin, ses soignants, sa famille. Câest douloureux comme sujet, mais quand vous lâĂ©voquez avec votre mĂšre par exemple, comme je lâai fait, ça fait tomber tous les tabous. Câest extrĂȘmement important de le faire pour Ă©viter Ă terme des histoires comme celle de la famille Lambert. »Qui sont les personnes de confiance ?DĂ©signer une ou plusieurs personnes de confiance nâest pas obligatoire. Membre de la famille, proche ou mĂ©decin, elles assistent Ă la rĂ©daction des directives anticipĂ©es ou sont mises au courant de la volontĂ© de la personne concernĂ©e. Câest cette personne que lâon appellera en premier en cas de problĂšme. On peut en avoir plusieurs mais câest la premiĂšre qui est indiquĂ©e qui compte. Si personne nâarrive Ă la joindre, les mĂ©decins appelleront la deuxiĂšme », indique-t-il. A lâADMD, on conseille dâen avoir plusieurs. »
Dansle continuum des soins palliatifs, deux types de soins de fin de vie sont encadrĂ©s par la nouvelle Loi soit la sĂ©dation palliative continue et lâaide mĂ©dicale Ă mourir. En soins de fin de vie, il existe, quoique rarement, des situations cliniques dâextrĂȘme souffrance et de dĂ©tresse difficiles Ă soulager malgrĂ© des soins palliatifs de qualitĂ©. Les symptĂŽmes et les
Journal List Can Fam Physician 2010 Apr PMC2860811 Can Fam Physician. 2010 Apr; 564 312. French. Ce mois-ci nous vous prĂ©sentons le dĂ©bat Le mĂ©decin, doit-il ĂȘtre ouvert Ă lâeuthanasie?». Soulignons que les mots qui nous apparaissent les plus importants dans ces Ă©changes sont ĂȘtre ouvert à ». Car, le MĂ©decin de famille canadien nâa pas lâintention de prendre position face Ă cette mesure; vouloir argumenter du pour ou du contre lâeuthanasie dans le cadre dâun dĂ©bat serait rĂ©ductionniste, inappropriĂ© et contre, il convient de reconnaĂźtre que les mĂ©decins de famille sont sans doute parmi tous les professionnels de la santĂ© ceux les plus souvent confrontĂ©s Ă cette demande. Essentiellement parce que plusieurs exercent en soins palliatifs et en soins de longue durĂ©e, lĂ oĂč se retrouvent les malades aux prises avec de terribles maladies dĂ©bilitantes qui altĂšrent lâespoir et questionnent le sens de peut rĂ©pondre le mĂ©decin de famille Ă qui un malade demande dâen finir? Quâil ne peut pas ⊠Quâil prendra soin de lui ⊠Quâil soulagera ses douleurs? Sont-ce lĂ les rĂ©ponses attendues?Boisvert page 324 nous rappelle que de plus en plus de patients et de mĂ©decins se disent en faveur de lâeuthanasie. Et que, contrairement Ă ce Ă quoi nous aurions pu nous attendre, ce nâest pas en raison de lâabsence de soins palliatifs ou de soins appropriĂ©s, ni en raison des douleurs mal contrĂŽlĂ©es1. Quant Ă Marcoux page 325, il nous met en garde contre les risques reliĂ©s Ă cette pratique et aux dĂ©rapages possibles2. Toutefois, parmi les arguments Ă©voquĂ©s, lâun des plus troublants est que, paradoxalement, lâouverture Ă lâeuthanasie prolonge la survie!Ceci mâamĂšne Ă lâanecdote suivante. Un jour, lâĂ©pouse dâun patient que jâavais traitĂ© en soins palliatifs est venue me voir. Docteur, jâai trouvĂ© dans les affaires de mon mari cette lettre qui vous est adressĂ©e. Mon mari lâavait rĂ©digĂ©e aux premiers jours de sa maladie et lâavait incluse dans son testament biologique».RĂ©flexion dâun soirCher docteur, Lorsque je serai vieux et malade, mâaiderez-vous Ă mourir dignement? Lorsque je nâen pourrai plus, mâaiderez-vous Ă quitter ce monde doucement? Puisse le Ciel me prĂ©server dâune mort interminable; alitĂ©, incontinent, dĂ©ment et ⊠croyez pas que je sois dĂ©primĂ© pour vous faire une telle demande! Bien au contraire, jâaime beaucoup la vie. Ne me dites pas que vous veillerez Ă ce que je ne souffre point! Ce nâest pas ce dont il est question ici. Je vous parle de la souffrance associĂ©e Ă la vie qui sâĂ©tiole et qui sâen va. Chaque jour plus faible, plus maigre, plus fatiguĂ©, plus mort en quelque sorte! Pourquoi ĂȘtes-vous si enclin Ă soulager la douleur physique mais si farouche Ă comprendre la souffrance associĂ©e Ă la fin de la vie?Nâopinez pas que notre sociĂ©tĂ© condamne lâeuthanasie! OĂč sont-ils tous ces gens et tous ces juges qui sâobjectent lorsque les leurs meurent? En voyez-vous beaucoup sâoccuper de leurs proches rendus Ă lâagonie? A peine 10% des nĂŽtres meurent Ă domicile. Trop occupĂ©s. Le travail. Les enfants. Bien plus facile de condamner lâeuthanasie et placer nos mourants en institution que de sâen occuper. La Mort dĂ©range, nâest-ce pas?Parlant dâeuthanasie, ne croyez-vous pas que les savants cocktails que vous mâadministrerez pour soulager mes symptĂŽmes terminaux nâhĂąteront pas le processus? Tous ces mĂ©dicaments pour la douleur, les rĂąles respiratoires, lâagitation ne risquent-ils pas de me rendre encore plus faible, plus calme, plus enclin aux complications de fin de vie?Ătes-vous certain que vous ne pratiquerez pas ce qui vous rebute tant, une forme dâeuthanasie lente? Une petite poussĂ©e vers lâau-delĂ , en quelque sorte! Si tel est le cas, pourquoi ne me donneriez-vous pas cette poussĂ©e lorsque je vous le demanderez ou lorsque je nâen pourrai plus? AprĂšs tout, on achĂšve bien les chevaux, nâest-ce pas !Me rendriez-vous ce service, si je vous le demande?Mon patient nâa jamais fait allusion Ă cette lettreQuelques mois plus tard, mon patient Ă©tait affligĂ© dâune maladie terminale. Bizarrement Ă partir du moment oĂč il est devenu malade, il nâa jamais fait allusion Ă cette lettre. Il surveillait attentivement les doses que je lui peut-il que lâon ne voit pas la vie de la mĂȘme maniĂšre selon que lâon soit en santĂ© ou malade et en fin de vie?Quand vous mourrez de nos amoursSi trop peu vous reste de moiNe me demandez pas pourquoiDans les mensonges qui suivraientNe serions ni beaux, ni vraisMourrez de mort trĂšs viveQue je vous suiveGilles VigneaultNotes en bas de pageThis article is also in English on page concurrentsAucun dĂ©clarĂ©RĂ©fĂ©rences1. Boisvert M. Le mĂ©decin, doit-il ĂȘtre ouvert Ă lâeuthanasie? Oui. Can Fam Physician. 2010;56324, 326, 320, 322. fr ang. [Google Scholar]2. Marcoux H. Le mĂ©decin, doit-il ĂȘtre ouvert Ă lâeuthanasie? Non. Can Fam Physician. 2010;56325, 327, 321, 323. fr ang. [Google Scholar]Articles from Canadian Family Physician are provided here courtesy of College of Family Physicians of Canada
Lenfant devra comprendre lâenchaĂźnement des circonstances de la mort, quâil sâagisse dâune maladie ou dâun accident, et bien intĂ©grer quâil nâest en aucun cas responsable
1Pour introduire le dossier thĂ©matique qui va suivre, on se proposera de mobiliser un tandem conceptuel souvent trĂšs opĂ©ratoire dĂšs quâil est question de phĂ©nomĂšnes se dĂ©ployant dans le temps, le couple stock/flux. Ainsi, si on prend lâensemble des cultes antiques en vigueur Ă un moment donnĂ©, il est possible de formaliser cette somme pour lâenvisager comme un stock » de cultes. Lâampleur de ce stock est alors Ă©videmment une question dâĂ©chelle et varie selon quâon sâattache Ă lâensemble des sociĂ©tĂ©s antiques ou seulement Ă certaines du temps de Scipion lâAfricain, par exemple, lâensemble des cultes romains â compris ici au sens de lâensemble des cultes pratiquĂ©s par les Romains â Ă©tait diffĂ©rent de lâensemble des cultes athĂ©niens, et les deux Ă©taient bien entendu infĂ©rieurs en nombre Ă lâensemble des cultes antiques en gĂ©nĂ©ral. 1 Walter Burkert, La religion grecque Ă lâĂ©poque archaĂŻque et classique, Paris, Picard, 2011 [1977, 2 ... 2 Religions antiques. Une introduction comparĂ©e, Ă©d. Philippe Borgeaud, Francesca Prescendi, GenĂšve, ... 2LâĂ©tude historique de ces cultes peut alors suivre deux chemins soit on les saisit un Ă un de maniĂšre individuelle, soit lâhistorien choisit dâĂ©tudier un groupe dâentre eux, ce qui lui impose la nĂ©cessitĂ© de dĂ©finir dâemblĂ©e le pĂ©rimĂštre des cultes auxquels il sâattache. Cela dĂ©bouche concrĂštement sur des ouvrages comme La religion grecque, ou Religions de Rome, pour ne reprendre que des titres Ă la fois connus et assez rĂ©cents1. Ces travaux envisagent alors les choses dâun point de vue presque toujours bĂąti Ă partir dâun critĂšre politique ou ethno-gĂ©ographique, et trĂšs rarement sous un angle franchement gĂ©nĂ©ral Ă lâAntiquitĂ© entiĂšre, comme Religions antiques. Une introduction comparĂ©e, ou de maniĂšre plus restreinte et spĂ©cifique comme les cultes dits Ă mystĂšres » ou ceux dits orientaux »2. Quelle que soit la maniĂšre dâaborder les choses, le stock rĂ©el des cultes antiques Ă©tait toutefois assurĂ©ment plus large que celui Ă notre connaissance, car beaucoup nâont guĂšre laissĂ© de traces lisibles pour nous sans Lucien de Samosate et son Alexandre ou le faux prophĂšte, que dirions-nous aujourdâhui du culte du serpent Glycon dâAbonouteichos ? Et combien dâautres cultes antiques nâont pas eu leur Lucien ? 3Ce nâest pourtant pas sous lâangle du stock que lâon sâintĂ©ressera ici aux cultes antiques, car les ensembles dĂ©jĂ Ă©voquĂ©s et formant la religion grecque, les religions de Rome, etc. bĂ©nĂ©ficient dâune bibliographie dĂ©jĂ considĂ©rable. Ce sont les flux qui arrĂȘteront notre intĂ©rĂȘt, câest-Ă -dire les variations affectant au fil du temps le contenu du stock, dont il nâest pas inutile de rappeler quâil nâest jamais lui-mĂȘme Ă un moment donnĂ© que la somme des flux antĂ©rieurs. 4De ce point de vue dynamique, nous laisserons dâailleurs aussi de cĂŽtĂ© la variation constituĂ©e par les flux entrants, les nouveaux cultes qui sâagrĂšgent aux plus anciens ces cultes ont Ă©galement toujours suscitĂ© une bibliographie abondante. Les sources Ă©voquent de fait assez souvent des crĂ©ations de cultes, câest-Ă -dire le surgissement concret â il nâest pas ici question des rĂ©cits Ă©tiologiques â au sein des communautĂ©s de cultes qui nây existaient pas antĂ©rieurement. Ces apparitions pouvant revĂȘtir des formes assez variĂ©es, allant de lâimportation officielle dâun culte jusquâalors Ă©tranger â par exemple lâimportation du culte de Magna Mater Ă Rome en 204 av. â Ă lâĂ©mergence un peu diffuse et insaisissable dâun quelque chose » qui devient un vrai culte comme il advint avec le culte impĂ©rial romain. 3 Par exemple Ritual Dynamics in the Ancient Mediterranean. Agency, Emotion, Gender, Representation... 5LâintĂ©rĂȘt se portera plutĂŽt sur la question des flux nĂ©gatifs, des disparitions de cultes. Car il faut bien constater quâautant sources et bibliographie moderne sont loquaces sur les crĂ©ations et autres importations de cultes nouveaux, autant elles sont discrĂštes sur les disparitions de cultes anciens. Seules deux situations Ă©chappent en fait Ă ce constat, mais toutes les deux trĂšs particuliĂšres et finalement exceptionnelles chacune dans son genre. La premiĂšre concerne les destructions de cultes liĂ©s Ă des guerres ou Ă la destruction â somme toute assez rare â des communautĂ©s qui y Ă©taient liĂ©es. La seconde situation, qui bĂ©nĂ©ficie dâune attention trĂšs soutenue, se situe quant Ă elle exclusivement dans lâAntiquitĂ© tardive et concerne la fin du mode antique de relation au sacrĂ© lors du passage au christianisme. En dehors de ces deux cas de figure, redisons-le parfaitement exceptionnels, la littĂ©rature moderne est quasi inexistante ou alors trĂšs marginale Ă propos de disparitions de cultes en temps ordinaires. Pour sâen convaincre il suffit de consulter les tables des matiĂšres des ouvrages de rĂ©fĂ©rence citĂ©s prĂ©cĂ©demment â mais on pourrait aussi bien le constater dans les travaux rĂ©cents consacrĂ©s aux dynamiques cultuelles3 on y Ă©voque des transformations et des rĂ©interprĂ©tations mais pas dâextinctions. 6Au premier abord, le survol des sources et de lâhistoriographie moderne dĂ©bouche donc sur lâimpression forte que le nombre de cultes nâa dans lâAntiquitĂ© cessĂ© de croĂźtre au fil du temps. Or cette idĂ©e dâun ensemble qui nâĂ©voluerait apparemment quâĂ la hausse sur le temps long, par lâadjonction plus ou moins rĂ©guliĂšre de cultes nouveaux dĂ©bouche sur une difficultĂ© Ă©pistĂ©mologique. Il est certes bien connu que les sociĂ©tĂ©s antiques Ă©taient viscĂ©ralement attachĂ©es Ă leurs traditions et donc conservatrices dans lâĂąme. Mais sâen tenir strictement Ă ce modĂšle dans lâaffaire qui nous prĂ©occupe imposerait alors de concevoir la vie religieuse antique comme une perpĂ©tuelle accumulation de cultes depuis de lointaines et tĂ©nĂ©breuses origines jusquâau crĂ©puscule des dieux, la mortelle confrontation finale avec le christianisme. 7Or si on envisage dĂ©sormais cela Ă lâĂ©chelle de la vie religieuse et cultuelle dâun simple individu, on bute alors sur une difficultĂ© que lâon se permettra de rĂ©sumer ici de maniĂšre un peu caricaturale. ConsidĂ©rons une pĂ©riode longue dâun millĂ©naire courant par exemple dâun Romain archaĂŻque Ă un Romain tardif. Si on appliquait Ă cette pĂ©riode un modĂšle strictement conservateur de la tradition, il en rĂ©sulterait que la vie religieuse du second serait nĂ©cessairement beaucoup plus riche en cultes que celle de son lointain ancĂȘtre archaĂŻque il serait dĂ©vot de lâensemble des cultes anciens, pieusement conservĂ©s et Ă©ventuellement transformĂ©s, plus tous les nouveaux cultes qui seraient apparus dans la sociĂ©tĂ© romaine durant le millĂ©naire sĂ©parant les deux hommes. 8Ă niveau de dĂ©votion globalement Ă©quivalent, cela aboutirait Ă plusieurs propositions peu satisfaisantes. La premiĂšre concernerait lâemploi du temps religieux des Romains, qui serait devenu de plus en plus chargĂ© au fil des siĂšcles. Ensuite, cette situation impliquerait aussi que la vie religieuse des Ă©poques anciennes aurait en quelque sorte Ă©tĂ© plus qualitative, pour devenir ensuite plus quantitative aux Ă©poques rĂ©centes. Une idĂ©e qui a la faiblesse dâentraĂźner trop aisĂ©ment la rĂ©flexion vers les jugements de valeur sur la vie religieuse comparĂ©e des uns et des autres, et qui rappelle par bien des aspects une historiographie dĂ©passĂ©e et souvent polĂ©mique. 9On pourrait Ă©videmment objecter que le niveau de dĂ©votion de notre Romain archaĂŻque et celui du Romain tardif pourraient ne pas ĂȘtre les mĂȘmes. De fait, durant lâAntiquitĂ© les niveaux de religiositĂ© ont effectivement variĂ© dans le temps le succĂšs de lâĂ©picurisme Ă certaines Ă©poques ou dans certains lieux est ainsi sans doute un indicateur du fait quâune fraction parfois non nĂ©gligeable de la population Ă©tait moins attachĂ©e aux cultes de ses dieux. On pourrait donc envisager en quelque sorte le passage dâune dĂ©votion archaĂŻque, intense et attachĂ©e Ă un nombre rĂ©duit de cultes, Ă une dĂ©votion tardive, plus lĂąche et qui se disperserait en un nombre plus important de cultes, ce qui permettrait dâĂ©vacuer la contrainte notĂ©e supra du temps quotidien disponible pour les activitĂ©s cultuelles. NĂ©anmoins, rien dans nos sources ne permet dâargumenter que ces variations ont Ă©tĂ© autre chose que globalement assez marginales sur le long terme les cultes traditionnels ne semblent pas connaĂźtre de moment de rupture significatif avant lâĂ©poque de Constantin et câest une piste quâil est donc prĂ©fĂ©rable de ne pas suivre. 10Bref, on aboutit donc Ă lâidĂ©e quâun modĂšle uniquement conservateur appliquĂ© Ă la vie religieuse des anciens amĂšne immanquablement Ă une impasse sur le long terme. Nous postulerons alors quâil devait exister dans lâAntiquitĂ© grecque et romaine des processus sociaux et culturels amenant non seulement Ă lâapparition de nouveaux cultes, mais aussi et surtout Ă la disparition de cultes anciens Ă travers, en quelque sorte, des processus de mort naturelle » des cultes. 4 Ludwig Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus, trad. Granger, Paris, Gallimard, 2001 [19 ... 11Pour qui est familier des sources antiques, il est Ă©vident que les documents qui confirmeraient ce postulat ne sont pas lĂ©gion, mais câest lĂ le problĂšme de beaucoup de phĂ©nomĂšnes ordinaires que lâon qualifie de naturels » ils restent souvent discrets car leurs acteurs ne jugent pas nĂ©cessaire de les consigner. Surtout, dans le cas qui nous occupe, il ne faut pas nĂ©gliger un autre facteur plus propre Ă la pensĂ©e antique et Ă ses blocages. Si les sources antiques restent discrĂštes sur les disparitions de cultes, câest en effet aussi parce quâelles auraient Ă©tĂ© difficiles Ă assumer en pleine connaissance de cause, puisquâil sâagissait Ă chaque fois de lâabandon de ces sacro-saintes traditions en clair des transgressions dâautant plus terribles quâelles concernaient des dieux, mettant en jeu derriĂšre cela de maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale tout le rapport au sacrĂ©. Au sens strict, ces disparitions Ă©taient sans doute indicibles voire impensables pour la plupart des Anciens, ce qui rappelle la formule de Wittgenstein, qui Ă©crivait que sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence »4. 12Il ne faut donc pas sâĂ©tonner si lâun des trĂšs rares auteurs qui Ă©voque de maniĂšre limpide ces phĂ©nomĂšnes parallĂšles dâapparitions/disparitions de cultes est Flavius JosĂšphe 5 Contre Appion, II, 253â254 traduction Th. Reinach/L. Blum. Et puis certains dieux, aprĂšs avoir connu les honneurs dans la maturitĂ©, ont vieilli pour me servir dâun euphĂ©misme ; dâautres nouvellement introduits, obtiennent lâadoration. Certains temples sont dĂ©sertĂ©s et de nouveaux sâĂ©lĂšvent, les hommes bĂątissant chacun suivant son caprice, alors quâils devraient au contraire conserver immuable leur croyance en Dieu et le culte quâils lui rendent »5. 13JosĂšphe Ă©tait un Juif du ier siĂšcle et il appartenait donc Ă un univers religieux qui Ă©tait dĂ©jĂ extĂ©rieur au mainstream antique environnant. Ayant ce cadre juif fondĂ© sur lâunicitĂ© et lâintemporalitĂ© supposĂ©e du culte de YHWH, il lui Ă©tait loisible dâobserver sans difficultĂ© et avec dĂ©tachement que les divers cultes des gentils sâinscrivaient, eux, pleinement dans le temps, Ă savoir quâils naissaient, vivaient puis sâĂ©tiolaient avant de disparaĂźtre. 14Les textes rassemblĂ©s dans ce dossier font Ă©cho Ă un certain nombre de contributions proposĂ©es oralement lors dâune journĂ©e dâĂ©tude puis dâun colloque organisĂ©s par Karin Mackowiak et Christian Stein Ă Dijon et Besançon en dĂ©cembre 2012 et novembre 2016, avec le soutien de lâUniversitĂ© de Bourgogne â Franche-ComtĂ©, de lâUMR 6298 ARTEHIS ArchĂ©ologie, Terre, Histoire, SociĂ©tĂ© et de lâEA 4011 ISTA Institut des sciences et techniques de lâAntiquitĂ©. Leurs auteurs, intĂ©ressĂ©s par le projet, ont chacun Ă sa maniĂšre tentĂ© de tester la validitĂ© de ce postulat de lâexistence dâune disparition ordinaire des cultes dans le monde grec et romain. 15Lâenjeu de cette enquĂȘte collective est double. Il consisterait dâabord tout simplement Ă essayer de corriger un peu notre maniĂšre de percevoir la vie religieuse antique, afin de lui donner plus de fluiditĂ© peut-ĂȘtre doit-on en quelque sorte concevoir la religion antique comme un phĂ©nomĂšne dynamique quasi schumpeterien, câest-Ă -dire animĂ© en permanence â mĂȘme si de maniĂšre discrĂšte et sur des temporalitĂ©s trĂšs variables â par un processus de crĂ©ations/disparitions de cultes quâil reste Ă explorer et Ă dĂ©crire. 16Lâautre enjeu est plus ambitieux car il proposerait de modifier la vision courante que nous avons de la fin de lâAntiquitĂ© et du passage de la conception religieuse antique Ă la conception religieuse monothĂ©iste chrĂ©tienne et musulmane. La vision classique de cette pĂ©riode met lâaccent sur la victoire du christianisme et de lâislam sur le polythĂ©isme paĂŻen. Le gros dĂ©bat qui agite les spĂ©cialistes de lâAntiquitĂ© tardive porte alors sur le fait de dĂ©terminer si cette transition a plutĂŽt Ă©tĂ© conflictuelle ou si elle sâest dĂ©roulĂ©e en douceur, mais il ne remet guĂšre en question lâidĂ©e que lâon a assistĂ© Ă un conflit entre polythĂ©isme et monothĂ©isme se soldant par la victoire du second. Mais le polythĂ©isme » ou paganisme » nâayant jamais vraiment existĂ© en tant que tel â car il est surtout une crĂ©ation judĂ©o-chrĂ©tienne reprise ensuite par lâislam â, lâidĂ©e que les cultes antiques avaient une durĂ©e de vie naturellement limitĂ©e ne permettrait-elle alors pas aussi dâenvisager la transition entre les mondes antique et mĂ©diĂ©val non plus dâabord comme une victoire des monothĂ©ismes, mais plutĂŽt comme un phĂ©nomĂšne de substitution aprĂšs une forme dâextinction de masse de lâensemble des cultes antiques ? 17Les journĂ©es de Dijon et Besançon furent Ă la fois fructueuses et trĂšs amicales leurs organisateurs voudraient en remercier tous les participants.
Lami qui lâa aidĂ© a Ă©tĂ© relaxĂ©. En 2019, un homme atteint de la maladie de Charcot sâest donnĂ© la mort en absorbant un produit lĂ©tal fourni par un ami vĂ©tĂ©rinaire. Poursuivi en justice, ce dernier a Ă©tĂ© relaxĂ© dĂ©but mai. Une dĂ©cision judiciaire rare, qui relance le
Depuis le dĂ©but de lâannĂ©e, une sĂ©rie noire de suicides prĂ©coces font lâactualitĂ©. HarcelĂ© au collĂšge, notamment parce quâil Ă©tait roux, Matteo ĂągĂ© de 13 ans sâest donnĂ© la mort en fĂ©vrier dernier. Le 11 mars 2012, un jeune lyonnais de 13 ans a Ă©tĂ© retrouvĂ© pendu dans sa chambre. Mais le suicide touche aussi les plus jeunes. En Angleterre, mi-fĂ©vrier, câest un petit garçon de 9 ans, brimĂ© par ses camarades dâĂ©cole, qui a mis fin Ă ses jours. Comment expliquer ce passage Ă lâacte chez les enfants ou prĂ©-ados ? Michel Debout, prĂ©sident de l'Union nationale pour la prĂ©vention du suicide, nous Ă©claire sur ce dramatique phĂ©nomĂšneâŠSelon lâInserm, 37 enfants de 5 Ă 10 ans se sont donnĂ© la mort en 2009. Ces chiffres sont-ils, selon vous, rĂ©vĂ©lateurs de la rĂ©alitĂ©, sachant quâil est parfois difficile de distinguer suicide et accident ?Je pense quâils sont le reflet de la rĂ©alitĂ©. Lorsquâun enfant de moins de 12 ans meurt, il y a une enquĂȘte et le dĂ©cĂšs est comptabilisĂ© par les instituts de statistiques. On peut donc considĂ©rer quâil y a une certaine fiabilitĂ©. NĂ©anmoins, il est important de bien diffĂ©rencier le suicide chez lâenfant et celui chez lâadolescent. Un petit ne rĂ©flĂ©chit pas de la mĂȘme maniĂšre quâun jeune de 14 ans. Plusieurs travaux sur le suicide des adolescents ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s. La tentative de suicide, qui est la plus frĂ©quente Ă lâadolescence, a, aujourdâhui, des interprĂ©tations psychologiques, psychanalytiques, mĂ©dicales⊠Pour les plus jeunes, le nombre Ă©tant, fort heureusement, beaucoup plus faible, les raisons sont moins Ă©videntes. Je ne pense pas quâon puisse rĂ©ellement parler de suicide, câest-Ă -dire dâintention de se donner la mort chez un petit de 5 notion de suicide chez le jeune enfant nâest donc pas plausible ?Ce nâest pas une question dâĂąge mais plutĂŽt de maturation personnelle. On peut dire quâĂ partir de 8 -10 ans, avec un Ă©cart dâune ou deux annĂ©es en fonction des situations, des variations Ă©ducatives, sociales culturelles, un enfant peut avoir envie de se donner la mort. Chez un enfant plus jeune câest plus discutable. MĂȘme si Ă 10 ans, certains ont une notion du risque, de la dangerositĂ© de leur acte, ils nâont pas forcĂ©ment conscience que ce dernier les mĂšnera Ă une disparation dĂ©finitive. Et puis aujourdâhui, la reprĂ©sentation de la mort, notamment avec les jeux vidĂ©o est faussĂ©e. Quand le hĂ©ros meurt et que lâenfant perd la partie, il peut en permanence revenir en arriĂšre et changer lâissue du jeu. Le virtuel et lâimage prend de plus en plus de place dans lâĂ©ducation par rapport aux vĂ©ritables significations. Il est plus difficile de mettre de la distance ce qui facilite lâimpulsivitĂ©. Par ailleurs, les enfants, heureusement pour eux, ne sont plus, comme Ă lâĂ©poque, confrontĂ©s Ă la mort de leurs parents et grands-parents. Parfois mĂȘme, ils connaissent leurs arriĂšres grands-parents. Or, pour avoir conscience de sa propre finitude, il faut ĂȘtre touchĂ© par la mort rĂ©elle dâun proche. VoilĂ pourquoi, je pense quâavoir un animal de compagnie et le perdre quelques annĂ©es plus tard peut ĂȘtre gestion des Ă©motions, qui nâest pas la mĂȘme chez lâenfant et chez lâadulte y est certainement pour quelque chose. Mais il faut dâabord sâinterroger sur la part de lâimpulsivitĂ© dans lâacte par rapport Ă lâintentionnalitĂ©. En effet, pour considĂ©rer quâune personne sâest suicidĂ©e, il faut que son acte sâinscrive dans une intentionnalitĂ©, câest-Ă -dire une mise en danger consciente dâelle-mĂȘme. Certains considĂšrent mĂȘme quâil faut quâil y ait un projet de disparition. Or dans certaines situations, on a surtout lâimpression que lâenfant a voulu Ă©chapper Ă une situation Ă©motionnellement difficile comme la maltraitance par exemple. Il peut aussi ĂȘtre confrontĂ© Ă une autoritĂ© et sâimaginer ĂȘtre en faute. Il fuit donc une situation quâil perçoit ou qui est rĂ©ellement difficile sans vouloir vraiment y avoir des signes Ă©vocateurs de ce mal ĂȘtre ?Tout dâabord, il faut rappeler que le suicide chez les petits est un phĂ©nomĂšne trĂšs rare. Mais lorsquâune histoire se dĂ©grade, notamment dans les affaires de harcĂšlement scolaire ou de bouc Ă©missaire, lâenfant Ă©met parfois des signes. Il peut aller Ă lâĂ©cole Ă reculons, Ă©voquer diffĂ©rents symptĂŽmes Ă la reprise des cours malaises, maux de ventre, de tĂȘte⊠Il faut y ĂȘtre attentif. Par ailleurs, si lâenfant va rĂ©guliĂšrement dâun lieu de vie Ă un autre, et quâil indique une contrariĂ©tĂ© Ă lâidĂ©e de sây rendre, que son humeur change, les parents peuvent se poser des questions. Mais attention, ces comportements changeants doivent ĂȘtre rĂ©pĂ©tĂ©s et systĂ©matiques. En effet, il ne faut pas dramatiser si un jour il ne souhaite pas aller Ă lâĂ©cole et quâil prĂ©fĂšre rester Ă la maison. Cela arrive Ă tout le mondeâŠQuels conseils donneriez-vous donc aux parents ?Il est important de rappeler Ă son enfant quâon est lĂ pour lâĂ©couter, quâil doit absolument se confier si quelque chose le fait souffrir ou sâinterroger sur ce qui lui arrive. Lâenfant qui se suicide fuit une menace. Il pense quâil ne peut pas la rĂ©gler autrement lorsquâil y a emprise et menace dâun camarade par exemple. Il faut donc arriver Ă le mettre en confiance afin quâil comprenne que câest en parlant quâil pourra y Ă©chapper et non lâinverse.
SainteMarie, MĂšre de Dieu, priez pour nous, pauvres pĂ©cheurs, maintenant et Ă lâheure de notre mort. Amen. + Je crois en Dieu, le PĂšre tout-puissant, crĂ©ateur du ciel et de la terre. Et en JĂ©sus Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a Ă©tĂ© conçu du Saint-Esprit, est nĂ© de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a Ă©tĂ©
Directives anticipĂ©es courtes et simples sur papier libre personne malade Directives anticipĂ©es Je soussignĂ©e, [Titre, Nom, PrĂ©nom] demeurant [adresse], nĂ©e le [date] Ă [ville], atteint d'une affection de longue durĂ©e incurable, dĂ©clare ne pas vouloir bĂ©nĂ©ficier d'un acharnement thĂ©rapeutique, ni d'une rĂ©animation ou d'une assistance matĂ©rielle pour me maintenir en vie. Je souhaite uniquement ĂȘtre soulagĂ© de mes souffrances autant que possible, mĂȘme si cela a pour consĂ©quence de me mener au dĂ©cĂšs. Ces directives constituent une manifestation claire de mon consentement libre et Ă©clairĂ© et je dĂ©signe [Titre, Nom, PrĂ©nom] demeurant [adresse] comme ma personne de confiance. Pour faire valoir ce que droit Fait Ă [ville], le [date] [Signature] Directives anticipĂ©es courtes et simples sur papier libre personne en bonne santĂ© Directives anticipĂ©es Je soussignĂ©e, [Titre, Nom, PrĂ©nom] demeurant [adresse], nĂ©e le [date] Ă [ville], sain de corps et d'esprit, dĂ©clare ne pas vouloir bĂ©nĂ©ficier d'un acharnement thĂ©rapeutique si je n'Ă©tais plus en capacitĂ© d'exprimer mes derniĂšres volontĂ©s. Je refuse notamment d'ĂȘtre rĂ©animĂ©, de subir une intervention chirurgicale ou ĂȘtre placĂ© sous assistance respiratoire qui n'aurait pour but que de prolonger mes souffrances, sans aucun espoir d'amĂ©lioration de mon Ă©tat de santĂ©. Je dĂ©sire uniquement un accompagnement mĂ©dicamenteux de mes souffrances jusqu'Ă ma mort. Je dĂ©signe [Titre, Nom, PrĂ©nom] demeurant [adresse] comme ma personne de confiance et qui veillera au respect de mes derniĂšres volontĂ©s. Fait Ă [ville], le [date] [Signature] Directives anticipĂ©es complĂštes avec le formulaire officiel Vous pouvez aussi tĂ©lĂ©charger le dossier complet de 11 pages au format PDF mis en ligne par La Direction de l'information lĂ©gale et administrative DILA qui permet d'Ă©laborer, modifier ou annuler ses directives anticipĂ©es disponible ici.
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on peut en mourir a la fin en 10 lettres