Crééfin 2005 Ă  Londres, 'Edouard aux mains d'argent' est un conte fĂ©erique touchant destinĂ© Ă  tout public qui promet d'ĂȘtre le spectacle Ă©vĂ©nement de l'annĂ©e. Cette crĂ©ation repose sur l'histoire du film culte de Tim Burton, celle d'un garçon créé par un inventeur excentrique qui meurt avant de l'avoir terminĂ©. UN FILM INCLASSABLE ? Si le cinĂ©aste semble inclassable, son Ɠuvre l’est tout autant. À la frontiĂšre des genres et des influences, Edward aux mains d’argent ne cesse de bousculer nos repĂšres de spectateur. Dans quels genres classer ce film ? Les genres du surnaturel dĂ©finition acadĂ©mique S’il est une chose indĂ©niable, c’est bien la prĂ©sence du surnaturel dans le film, incarnĂ© par le personnage d’Edward. Le surnaturel a donnĂ© lieu Ă  une dĂ©finition littĂ©raire prĂ©cise, que nous nous proposons d’adopter pour le cinĂ©ma. Tzvetan Todorov distingue ainsi trois registres du surnaturel le merveilleux, l’étrange et le fantastique. Si le merveilleux se rapporte Ă  un surnaturel acceptĂ© — tant par les personnages que par le spectateur —, le surnaturel dans l’étrange finit toujours par ĂȘtre expliquĂ©, justifiĂ©. Dans le cas du merveilleux, les Ă©vĂ©nements ne provoquent aucune rĂ©action particuliĂšre, ni chez les personnages, ni chez le lecteur ; c’est typiquement le cas du conte de fĂ©es, mĂȘme si le registre merveilleux peut s’appliquer Ă  bien d’autres rĂ©cits. À l’inverse, un rĂ©cit caractĂ©risĂ© par l’étrange dĂ©bouche sur une interprĂ©tation rationnelle — expliquĂ©e par les lois naturelles — des Ă©lĂ©ments surnaturels qui le traversent. C’est par exemple ce qui se produit si l’on finit par comprendre que l’histoire Ă©tait un rĂȘve
 Quant au fantastique, il se place Ă  la frontiĂšre du merveilleux et de l’étrange. Il produit une incertitude entre le surnaturel et le naturel, le possible et l’impossible. Le lecteur/spectateur est incapable de trancher la question Le fantastique occupe le temps de cette incertitude ; dĂšs qu'on choisit l'une ou l'autre rĂ©ponse [l'Ă©vĂ©nement imaginaire ou l'Ă©vĂ©nement rĂ©el], on quitte le fantastique pour entrer dans un genre voisin, l'Ă©trange ou le merveilleux. Le fantastique, c'est l'hĂ©sitation Ă©prouvĂ©e par un ĂȘtre qui ne connaĂźt que les lois naturelles, face Ă  un Ă©vĂ©nement en apparence surnaturel.» Tzvetan Todorov - Introduction Ă  la littĂ©rature fantastique, 1970 Le cas Edward un conte de fĂ©es moderne ? Dans Edward aux mains d’argent, l’ambivalence entre les deux univers — rationnel et irrationnel — ne cesse jamais d’ĂȘtre questionnĂ©e. Impossible en effet d’affirmer avec certitude que le rĂ©cit est merveilleux — mĂȘme si, on le verra, il se donne l’apparence du conte —, ou Ă©trange — car bien que la crĂ©ation » soit expliquĂ©e, elle Ă©chappe toujours aux lois de la nature. Le film se prĂ©sente au spectateur comme un conte. Il s’ouvre et se ferme sur le rĂ©cit qu’une grand-mĂšre — que l’on finira par identifier comme la jeune Kim — fait Ă  sa petite-fille, un soir avant de s’endormir. L’histoire mĂȘme d’Edward rappelle d’ailleurs celle de La Jeune fille sans mains, conte des frĂšres Grimm — adaptĂ© au cinĂ©ma en 2016 par SĂ©bastien Laudenbach. Mais ce prĂ©ambule en forme de il Ă©tait une fois » est trompeur, car le film s’appliquera Ă  enfreindre et dĂ©tourner les rĂšgles narratives du conte, pourtant trĂšs codifiĂ©es. On remarquera ainsi que le film ne respecte pas la linĂ©aritĂ© du rĂ©cit, pourtant primordiale dans un conte les retours en arriĂšre rĂ©pĂ©tĂ©s cassent sa structure narrative. Les souvenirs d’Edward font en effet irruption dans l’histoire il se rappelle de sa crĂ©ation, de son Ă©ducation, de la mort de son crĂ©ateur
 Par ailleurs, le personnage mĂȘme d’Edward pose question. S’il paraĂźt ĂȘtre le maĂźtre du rĂ©cit, il ne joue pas pour autant le rĂŽle du personnage principal d’un conte. Car contrairement au hĂ©ros traditionnel de conte, sa situation n’a pas Ă©voluĂ© Ă  la fin de l’histoire il retourne Ă  sa situation initiale, figĂ© dans son Ă©tat immuable. Il restera cet ĂȘtre pas fini », un Ă©ternel adolescent. Ce qui amĂšne Ă  s’interroger sur son statut de personnage principal du film peut-ĂȘtre la jeune Kim, qui connaĂźt une vĂ©ritable transition vers l’ñge adulte, tient-elle plutĂŽt ce rĂŽle
 Les Ă©lĂ©ments traditionnels du conte ne constituent finalement qu’un rĂ©cit-cadre, qui contribue Ă  Ă©garer le spectateur. Car c’est toute l’entreprise de Tim Burton faire Ă©clater les cadres, bousculer le regard, renverser notre vision du monde. Cet objectif est annoncĂ© dĂšs la deuxiĂšme sĂ©quence, qui ouvre rĂ©ellement le rĂ©cit et donne ainsi les clĂ©s de lecture du film. analyse de sĂ©quence Peg rencontre Edward Petite gĂ©ographie urbaine On dĂ©couvre une ville oĂč tout est assorti les maisons, les voitures, les animaux, les gestes, les gens
 Tout concorde et s’accorde, dans un ballet immuable et millimĂ©trĂ©. Le premier plan est Ă©vocateur la composition est d’une rigueur implacable. Les maisons occupent le centre de l’image, traversant le champ de part en part sur une ligne horizontale. Le reste de l’image est Ă©quitablement rĂ©parti entre le ciel bleu immaculĂ© en haut, la route et les pelouses dĂ©sertes en bas. Ici, rien ne dĂ©passe. À l’exception de deux lampadaires, qui osent une percĂ©e vers le ciel. Outils peu esthĂ©tiques mais bien pratiques, peut-ĂȘtre annoncent-ils l’impertinence des ciseaux d’Edward
 Il se dĂ©gage de cette premiĂšre image un sentiment Ă©crasant, malgrĂ© les couleurs pastels et les gazouillis d’oiseaux. On cherche du regard une activitĂ©, des habitants
 oĂč sont-ils ? Ils apparaissent un par un, anonymes, chacun — coincĂ© — dans son plan fixe. Les trois voisins qui apparaissent d’abord sont prĂ©sentĂ©s comme conformes » dans leur environnement. Les deux premiers sont inscrits dans des surcadrages formĂ©s par les maisons, et accentuĂ©s par la profondeur de champ. Le troisiĂšme, accroupi sur son toit, complĂšte par sa silhouette la ligne de sĂ©paration maisons/ciel. Tous trois font corps avec leur petite ville. On dĂ©couvre ensuite Peg, personnage-clĂ© du rĂ©cit. Parce qu’elle est en mouvement, elle se distingue dĂ©jĂ  de ses voisins ; c’est Ă  cause d’elle, en effet, que les bouleversements dĂ©ferleront sur le voisinage. Mais Ă  ce stade, Peg se conforme elle aussi, tout en cherchant l’émancipation. Pas un pas de cĂŽtĂ© sur le chemin pavĂ© au milieu du gazon, tailleur impeccable aux couleurs assorties Ă  la ville
 Si elle tente de mener une activitĂ© professionnelle, contrairement Ă  ses voisines mĂšres au foyer, cela reste nĂ©anmoins pour vendre des produits de beautĂ© afin de peaufiner, sans aucun doute, son look Suburbia ». Dans cet univers trĂšs encadrĂ©, la communication passe mal. Toutes les voisines refusent d’acheter ses produits Ă  Peg, malgrĂ© un argumentaire bien rĂŽdĂ©. Comment fait-on alors pour s’entendre dans cette communautĂ© ? C’est le son qui fait lien, au lieu de la parole. Ainsi les bruits produits par nos premiers personnages font office de raccord entre les plans — et les gens le bruit de la tondeuse dĂ©borde dans le plan suivant pour ĂȘtre remplacĂ© par celui du tuyau d’arrosage, Ă  son tour remplacĂ© par les coups de marteau, qui viendront se superposer au bruit des talons de Peg sur les pavĂ©s
 Ici, dĂ©cidĂ©ment, on est accordĂ©. Dans le mĂȘme ordre d’idĂ©es, on verra plus tard les pĂšres de famille quitter leurs pavillons pour le travail, tous en mĂȘme temps dans leurs voitures colorĂ©es, dans un ballet automobile parfaitement orchestrĂ©. Suburbia ainsi dĂ©peinte n’est pas si loin de Tativille et de ses dĂ©clinaisons dans l’univers de Jacques Tati. On pensera bien sĂ»r au carrousel des voitures dans Playtime, mais plus encore peut-ĂȘtre Ă  la villa Arpel dans Mon Oncle. LĂ -bas non plus, rien ne dĂ©passe ni ne sort du droit chemin — Ă  part les facĂ©ties de GĂ©rard, encouragĂ© par son oncle excentrique, Monsieur Hulot. Bien entendu, Tati comme Burton s’appliquent Ă  mettre Ă  mal les univers apparemment parfaits qu’ils ont créés, en pointant leurs dĂ©rives. Dans cet univers aseptisĂ© oĂč plus personne ne se parle, Madame Arpel, faisant visiter sa villa ultra-moderne Ă  la voisine, s’exclame fiĂšrement Vous le voyez, tout communique ! » Comme Tati, Burton s’amuse donc Ă  dĂ©construire nos reprĂ©sentations pour mieux les transformer. L’épisode central de cette sĂ©quence, qui met en scĂšne la rencontre entre Peg et Edward, donne le sens de lecture du film Ă  l’envers. AprĂšs avoir instillĂ© dans notre monde ordinaire un certain malaise, le cinĂ©aste prĂ©sente Edward dans un cadre enchanteur. Les rĂŽles traditionnels du chĂąteau hantĂ© et de la banlieue paisible seront inversĂ©s, pour devenir une banlieue hantĂ©e et un chĂąteau refuge. Le moment mĂȘme du passage d’un univers Ă  l’autre est rĂ©vĂ©lateur de cette tendance iconoclaste. Edward aux mains d’argent prĂ©sente des caractĂ©ristiques particuliĂšres, dans le sens oĂč c’est l’élĂ©ment surnaturel — Edward — qui voyage jusqu’au monde rĂ©el, et non pas l’inverse, comme on pourrait s’y attendre dans un conte. Ce moment-clĂ© est concentrĂ© en une image particuliĂšrement Ă©vocatrice. Peg, lassĂ©e par ses Ă©checs en sĂ©rie, remonte en voiture ; elle dĂ©couvre sa prochaine destination d’un coup d’Ɠil dans le rĂ©troviseur, qu’elle ajuste pour mieux voir
 Le chĂąteau apparaĂźt, Ă©lĂ©ment incongru qui dĂ©note par rapport Ă  l’environnement qu’on nous a prĂ©sentĂ© jusqu’ici. D’oĂč sort-il ? La vision du chĂąteau dans le miroir circulaire est significative ici, on nous invite Ă  penser Ă  l’envers. Il fallait bien cette disposition d’esprit pour faire advenir au monde de Suburbia un Ă©lĂ©ment aussi radicalement diffĂ©rent. Et c’est en effet un monde tout entier, contenu dans ce globe en forme de miroir, qui va s’inviter dans le quotidien du voisinage. C’est alors que Peg prend une dĂ©cision radicale et singuliĂšre rendre visite sur-le-champ Ă  ce voisin inconnu. Pour ce faire, elle effectue un demi-tour peu orthodoxe dans la rue — dans cette ville, on l’a dit, tout le monde file droit et dans le mĂȘme sens —, faisant Ă  nouveau preuve d’un esprit d’initiative non-conformiste ! La seconde apparition du chĂąteau inverse cette fois-ci les proportions. Vision rĂ©duite et circonscrite au rĂ©troviseur la premiĂšre fois, il apparaĂźt maintenant dans tout son gigantisme. Le contraste de forme et de couleur est saisissant, et annonciateur de toutes les perturbations possibles pour Suburbia. Rappelons-nous le premier plan de la sĂ©quence, qui installait l’univers de la petite banlieue. Nous en avons ici une variation dĂ©sorganisĂ©e le chĂąteau au sommet de sa colline a repoussĂ© les limites de l’horizon, agrandi le ciel au dĂ©triment de l’espace urbain. Il apporte avec lui les nuages et le noir, exact opposĂ© de toutes les couleurs rĂ©unies caractĂ©ristiques de Suburbia. Les plans fixes qui prĂ©valaient dans la premiĂšre partie de la sĂ©quence donnent maintenant place Ă  des travellings et des panoramiques. Cet univers-lĂ , secrĂštement dissimulĂ© par les haies et la haute clĂŽture, recĂšle un trĂ©sor ici, on met du mouvement dans les ĂȘtres figĂ©s — les buis taillĂ©s —, on insuffle la vie dans les objets inertes — Edward. Peg Ă©volue dans cet Ă©crin avec un Ă©merveillement mĂȘlĂ© de crainte. Son ascension aboutit enfin sur la rencontre avec Edward, qui, lui aussi, attire autant qu’il effraie
 Cette ode au mouvement et Ă  la vie est transportĂ©e en mĂȘme temps d’Edward dans la petite ville, grĂące Ă  l’audace de Peg. Le regard d’Edward transforme aussitĂŽt notre perception de la petite banlieue les plans subjectifs d’Edward dĂ©couvrant le quartier sont des travellings, soulignĂ©s par la musique, elle aussi subjective. Elle apparaĂźt en effet Ă  la premiĂšre vision du chĂąteau dans le rĂ©troviseur, se dĂ©veloppe et prend en ampleur jusqu’à l’apparition d’Edward ; elle sera l’expression de son intĂ©rioritĂ© et de ses sentiments. Cette association mouvement/musique atteindra son paroxysme Ă  la fin du film, lorsque Kim danse sous les cristaux de glace que fait pleuvoir Edward
 Mais en attendant de transformer ce petit monde, Edward le dĂ©couvre avec Ă©tonnement et maladresse. La sĂ©quence se termine comme elle a commencĂ©, en poursuivant les prĂ©sentations avec les voisines de Peg. Toujours coincĂ©es dans leurs cadres, elles s’agitent. Un revirement inattendu s’est produit Edward s’installe chez les Boggs. SiĂšge social Atrium 115 Boulevard de l'Europe 76100 Rouen Établissement secondaire Pentacle - BĂątiment C 5 avenue de Tsukuba 14200 HĂ©rouville Saint-Clair SUIVEZ-NOUS ABONNEZ-VOUS À NOS ACTUALITÉS ! L'ASSOCIATION EST FINANCÉE ET SOUTENUE PAR LE CONSEIL RÉGIONAL DE NORMANDIE, DES SERVICES DE L'ÉTAT DIRECTION RÉGIONALE DES AFFAIRES CULTURELLES ET L'ACADÉMIE DE NORMANDIE ; CENTRE NATIONAL DU CINÉMA ET DE L'IMAGE ANIMÉE ; CONSEILS DÉPARTEMENTAUX DE L'EURE, DU CALVADOS, DE LA MANCHE ET DE L'ORNE.

Edwardaux mains d'argent marque le début d'une longue collaboration entre Tim Burton et Johnny Depp, qui tient le rÎle principal dans un grand nombre de ses films. Par ailleurs, c'est également le dernier film de Vincent Price (qui joue le rÎle de l'inventeur), acteur mythique du cinéma fantastique, dont Tim Burton est un fervent admirateur, et à qui il a d'ailleurs rendu un

Edward aux mains d’argent Edward Scissorhands est un film amĂ©ricain rĂ©alisĂ© par Tim Burton, sorti en 1990. Il mĂȘle plusieurs genres cinĂ©matographiques, le fantastique, le drame romantique et la comĂ©die, et narre l’histoire d’un jeune homme, Edward, créé par un inventeur mais restĂ© inachevĂ© et qui a des ciseaux Ă  la place des mains. Edward est recueilli par Peg Boggs et tombe amoureux de sa fille, Kim, alors que les habitants de la banlieue rĂ©sidentielle oĂč il vit dĂ©sormais l’accueillent d’abord chaleureusement avant de se retourner contre lui. Johnny Depp, dont c’est la premiĂšre collaboration avec Burton, interprĂšte le rĂŽle-titre d'Edward. La distribution principale est Ă©galement composĂ©e de Winona Ryder, Dianne Wiest, Alan Arkin, Kathy Baker et Anthony Michael Hall. Le film marque aussi la derniĂšre apparition de Vincent Price au cinĂ©ma. Burton Ă©labore l’idĂ©e du film d’aprĂšs sa propre jeunesse passĂ©e dans une banlieue rĂ©sidentielle de Burbank. Il engage Caroline Thompson pour scĂ©nariser son histoire. Le dĂ©veloppement du projet est fortement accĂ©lĂ©rĂ© Ă  la suite du trĂšs important succĂšs commercial remportĂ© par Batman 1989, le prĂ©cĂ©dent film de Burton. Le tournage se dĂ©roule essentiellement en Floride, dans l’aire urbaine de la baie de Tampa. Le film est un succĂšs commercial et est trĂšs bien accueilli par la critique. Il remporte plusieurs rĂ©compenses, dont le prix Hugo du meilleur film et le Saturn Award du meilleur film fantastique. Burton le considĂšre comme son Ɠuvre la plus personnelle. Il y dĂ©veloppe des thĂšmes comme l’exclusion, la dĂ©couverte de soi et la confrontation entre le fantastique et le conformisme. Le film lance la carriĂšre de Depp et associe dĂ©finitivement Burton au mouvement gothique. Synopsis Une grand-mĂšre raconte une histoire Ă  sa petite-fille pour lui expliquer d'oĂč vient la neige qui tombe sur la ville. Cette histoire commence avec un jeune homme appelĂ© Edward Johnny Depp créé par un inventeur Vincent Price vivant seul dans un sombre chĂąteau perchĂ© sur une colline. Mais l'inventeur meurt avant d'avoir pu achever son Ɠuvre, laissant Edward avec des ciseaux aux lames extrĂȘmement acĂ©rĂ©es Ă  la place des mains. Edward vit donc seul dans ce sinistre chĂąteau jusqu'au jour oĂč Peg Boggs Dianne Wiest, reprĂ©sentante en cosmĂ©tiques Avon, dĂ©couvre le chĂąteau et, poussĂ©e par la curiositĂ©, se prĂ©sente Ă  sa porte. Voyant que le jeune homme, timide et inoffensif, vit seul sans avoir le moindre lien avec le monde qui l'entoure, elle dĂ©cide de l'emmener au sein de son foyer situĂ© dans une tranquille banlieue rĂ©sidentielle. Edward commence alors Ă  partager la vie de Peg, de son mari Bill Alan Arkin et de leur fils Kevin Robert Oliveri ĂągĂ© de douze ans. Il devient trĂšs vite le nouveau centre d'intĂ©rĂȘt du quartier et est d'abord accueilli Ă  bras ouverts, ses talents de tailleur de haies et de coiffeur lui valant l'admiration et les sollicitations de toutes les voisines. Edward tombe Ă©galement amoureux de Kim Winona Ryder, la fille aĂźnĂ©e de Peg. Les seuls rĂ©sidents qui Ă©prouvent instantanĂ©ment de la rĂ©pulsion pour Edward sont Esmeralda O-Lan Jones, une fanatique religieuse, et Jim Anthony Michael Hall, le petit ami de Kim. Joyce Kathy Baker, une amie de Peg trĂšs entreprenante, tente de sĂ©duire Edward, causant un accĂšs de panique chez le jeune homme. Jim pousse ensuite Edward Ă  entrer par effraction chez ses parents pour y dĂ©rober de l'argent mais l'alarme se dĂ©clenche et Edward est arrĂȘtĂ© par la police, avant d'ĂȘtre relĂąchĂ©. Cet incident provoque la colĂšre de Kim, qui reproche Ă  Jim d'avoir piĂ©gĂ© Edward, et vaut Ă  ce dernier d'ĂȘtre dĂ©sormais vu avec mĂ©fiance par la communautĂ© du quartier. De plus, Joyce raconte Ă  qui veut l'entendre qu'Edward a tentĂ© de la violer. Les membres de la famille Boggs restent les seuls Ă  soutenir Edward et eux aussi sont mis Ă  l'Ă©cart. Le soir de NoĂ«l, Edward crĂ©e une sculpture de glace, provoquant ainsi un effet de neige qui tombe du ciel, pour le plus grand plaisir de Kim. Jim, jaloux, intervient Ă  ce moment et Edward blesse accidentellement Kim Ă  la main. Jim s'en prend aussitĂŽt Ă  Edward, qui quitte les lieux. Edward est recherchĂ© par les habitants du quartier et sauve Kevin en le poussant du chemin d'un vĂ©hicule qui allait l'Ă©craser. Mais, ce faisant, il blesse le garçon avec ses ciseaux et les rĂ©sidents croient Ă  une nouvelle agression de sa part. Edward s'enfuit jusqu'au chĂąteau, oĂč il est rejoint par Kim. Mais Jim a suivi la jeune fille et s'en prend une nouvelle fois Ă  eux. Quand il frappe Kim, Edward le poignarde avec une de ses lames et Jim fait une chute mortelle. Edward fait ses adieux Ă  Kim, qui l'embrasse et lui avoue son amour. Elle raconte ensuite aux habitants que Jim et Edward se sont entretuĂ©s et leur prĂ©sente pour preuve une main en forme de ciseaux similaire Ă  celles d'Edward. La vieille dame qui raconte l'histoire, qui s'avĂšre ĂȘtre Kim, termine en disant Ă  sa petite-fille qu'elle n'a jamais revu Edward, ne voulant pas que celui-ci la voie vieillir. Edward vit toujours dans le chĂąteau et, Ă©tant une crĂ©ation artificielle, n'est pas affectĂ© par les effets du temps. Il provoque parfois des chutes de flocons de neige sur le quartier en travaillant sur ses sculptures de glace ainsi, Kim sait qu'il est toujours en vie. Fiche technique Titre original Edward Scissorhands Titre français Edward aux mains d'argent RĂ©alisation Tim Burton ScĂ©nario Caroline Thompson, d'aprĂšs une histoire de Tim Burton et Caroline Thompson Photographie Stefan Czapsky Montage Richard Halsey Musique Danny Elfman DĂ©cors Bo Welch Costumes Colleen Atwood Effets spĂ©ciaux Stan Winston Production Denise Di Novi, Tim Burton, Caroline Thompson productrice associĂ©e, Richard Hashimoto producteur dĂ©lĂ©guĂ© SociĂ©tĂ© de production 20th Century Fox SociĂ©tĂ© de distribution 20th Century Fox États-Unis et international Budget 20 000 000 $[1] Pays d'origine États-Unis Langue originale anglais Format couleur - 35 mm - 1,851 - son Dolby SR Genre fantastique, romance, comĂ©die dramatique DurĂ©e 105 minutes Dates de sortie États-Unis 6 dĂ©cembre 1990 premiĂšre mondiale Ă  Los Angeles ; 7 dĂ©cembre 1990 sortie limitĂ©e ; 14 dĂ©cembre 1990 sortie nationale ; Canada 14 dĂ©cembre 1990[2] ; France 10 avril 1991 ; Classification PG-13 aux États-Unis ; tous publics en France ; dĂ©conseillĂ© aux jeunes enfants au QuĂ©bec Distribution Johnny Depp VF JĂ©rĂŽme Berthoud Edward Winona Ryder VF Claire Guyot [jeune] ; RenĂ©e Simonot [ĂągĂ©e] Kim Boggs Dianne Wiest VF Jeanine Forney Peg Boggs Anthony Michael Hall VF Serge Faliu Jim Alan Arkin VF Sady Rebbot Bill Boggs Kathy Baker VF Élisabeth Wiener Joyce Monroe Robert Oliveri VF Emmanuel Garijo Kevin Boggs Vincent Price VF Louis Arbessier l'inventeur O-Lan Jones VF MaĂŻk Darah Esmeralda Dick Anthony Williams VF Mostefa Stiti l'officier de police Allen Conchata Ferrell Helen Caroline Aaron VF Sophie Deschaumes Marge Susan Blommaert Tinka Steven Brill VF Michel Mella Guy, le rĂ©parateur du lave-vaisselle Source et lĂ©gende Version française VF sur AlloDoublage Production DĂ©veloppement du projet Une banlieue rĂ©sidentielle amĂ©ricaine typique, ici dans la ville californienne de San JosĂ©. L'idĂ©e du film trouve son origine dans un dessin reprĂ©sentant un homme avec des ciseaux Ă  la place des mains[4] rĂ©alisĂ© par Tim Burton pendant son adolescence et reflĂ©tant ses sentiments d'isolement et d'incapacitĂ© Ă  communiquer avec les autres habitants de la banlieue rĂ©sidentielle de Burbank, oĂč il demeure[5]. Au sujet de Burbank, Burton affirme Il y avait quelque chose d'Ă©trange qui planait dans cette ville. Les gens Ă©taient amicaux, mais uniquement en surface. Comme s'ils Ă©taient forcĂ©s Ă  l'ĂȘtre »[6]. En 1987, alors que Burton est dans la phase de prĂ©production de Beetlejuice, il engage la jeune romanciĂšre Caroline Thompson pour Ă©crire le scĂ©nario d’Edward aux mains d'argent d'aprĂšs son Ă©bauche d'histoire. ImpressionnĂ© par le premier roman de Thompson, First Born, l'histoire d'un fƓtus avortĂ© qui revient Ă  la vie, Burton pense Ă©galement que ce roman contient le mĂ©lange d'Ă©lĂ©ments fantastiques et sociologiques qu'il dĂ©sire mettre en avant dans son projet[7]. Thompson et Burton s'entendent immĂ©diatement trĂšs bien et Thompson Ă©crit son scĂ©nario comme un poĂšme d'amour » Ă  Burton, dont elle parle comme Ă©tant de toutes les personnes qu'elle connaĂźt, celui qui s'exprime le mieux tout en Ă©tant incapable de construire une seule phrase »[8]. Pendant que Thompson s'attelle Ă  l'Ă©criture du scĂ©nario, Burton commence Ă  dĂ©velopper le projet avec Warner Bros., sociĂ©tĂ© de production avec laquelle il a dĂ©jĂ  collaborĂ© sur ses deux premiers longs-mĂ©trages. Mais, deux mois plus tard, les dirigeants de Warner Bros., qui ne sont pas enthousiasmĂ©s par le projet, vendent les droits du film Ă  la 20th Century Fox[9]. Ce studio accepte de financer le projet tout en accordant Ă  Burton un contrĂŽle absolu sur les aspects crĂ©atifs. Le budget du film est alors estimĂ© aux alentours de huit ou neuf millions de dollars[10]. Pour Ă©crire l'histoire, Burton et Thompson s'inspirent de films tels que Notre-Dame de Paris 1923, Le FantĂŽme de l'OpĂ©ra 1925, Frankenstein 1931, King Kong 1933 et L'Étrange CrĂ©ature du lac noir 1954, ainsi que de plusieurs contes de fĂ©es, comme Pinocchio et La Belle et la BĂȘte. Burton a d'abord l'intention de faire un film musical, quelque chose de grand et lyrique », avant d'abandonner cette idĂ©e[11]. À la suite de l'Ă©norme succĂšs de Batman 1989, Burton fait dĂ©sormais partie des rĂ©alisateurs les plus en vue[12]. Il a l'occasion de rĂ©aliser le film qu'il veut et, plutĂŽt que de mettre tout de suite en chantier la suite de Batman, comme le souhaiterait Warner Bros[4], il choisit de rĂ©aliser Edward aux mains d'argent[12]. Choix des interprĂštes Pour le choix de l'acteur principal, les dirigeants de 20th Century Fox insistent pour que Burton rencontre Tom Cruise. Celui-ci ne correspond pas Ă  l'idĂ©al recherchĂ© par Burton mais le rĂ©alisateur accepte toutefois de le rencontrer[13]. Il le trouve intĂ©ressant mais Cruise soulĂšve beaucoup de questions sur le personnage[14] et souhaite que la fin soit plus heureuse »[15]. De nombreux autres interprĂštes sont Ă©voquĂ©s, notamment Tom Hanks, Jim Carrey, Gary Oldman, William Hurt et Robert Downey Jr.[16]. Ces deux derniers expriment leur intĂ©rĂȘt pour le rĂŽle et sont envisagĂ©s alors que Tom Hanks est approchĂ© mais prĂ©fĂšre s'engager sur Le BĂ»cher des vanitĂ©s[10],[11]. Michael Jackson est Ă©galement intĂ©ressĂ© pour tenir le rĂŽle d'Edward[17],[16]. Johnny Depp, qui est alors dĂ©sireux de casser son image d'idole des adolescents associĂ©e Ă  son rĂŽle dans la sĂ©rie 21 Jump Street, lit le scĂ©nario. Selon ses propres termes, Depp pleure comme un nouveau-nĂ© » Ă  la lecture du script et se trouve immĂ©diatement des connexions personnelles et Ă©motionnelles avec l'histoire[18]. Depp et Burton se rencontrent pour la premiĂšre fois en avril 1989 au Bel Age Hotel de Los Angeles[13],[16] mais, mĂȘme si l'entrevue se passe bien, l'acteur estime que ses chances sont assez minces en raison de la concurrence d'interprĂštes plus cĂ©lĂšbres[19]. Le premier choix de Burton se porte nĂ©anmoins sur Depp, le rĂ©alisateur expliquant que ses yeux ont retenu mon attention, c'est un Ă©lĂ©ment trĂšs important pour moi, et le regard d'Edward allait ĂȘtre une chose capitale puisque c'est un personnage quasi muet »[13]. Pour prĂ©parer son rĂŽle, Depp visionne beaucoup de films de Charlie Chaplin afin d'Ă©tudier comment faire passer des sentiments sans dialogues[20]. Burton approche tout de suite Winona Ryder, petite amie de Depp Ă  cette Ă©poque, pour tenir le rĂŽle de Kim en raison de leur collaboration trĂšs positive sur Beetlejuice[21]. Drew Barrymore auditionne Ă©galement pour le rĂŽle[22] mais Ryder est le premier membre de la distribution Ă  ĂȘtre attachĂ© au projet[11]. Dianne Wiest est cependant la premiĂšre Ă  signer et Burton explique Ă  son sujet Elle a Ă©tĂ© la premiĂšre Ă  lire le scĂ©nario, Ă  le soutenir, et elle a entraĂźnĂ© dans son sillage de nombreux autres comĂ©diens parce qu'elle est trĂšs respectĂ©e dans la profession »[23]. Crispin Glover auditionne pour le rĂŽle de Jim mais c'est Anthony Michael Hall qui est finalement choisi[10]. Kathy Baker, connue pour ses rĂŽles dramatiques, voit dans le personnage de Joyce, la voisine qui essaie de sĂ©duire Edward, une occasion parfaite de percer dans la comĂ©die[11]. Alan Arkin, choisi pour le rĂŽle de Bill Boggs, avoue que sa premiĂšre lecture du script l'a laissĂ© un peu perplexe. Rien n'avait de sens pour moi jusqu'Ă  ce que je voie les dĂ©cors. L'imagination visuelle de Burton est extraordinaire »[11]. Le rĂŽle de l'inventeur est Ă©crit spĂ©cifiquement pour Vincent Price, idole de jeunesse de Burton avec qui il est devenu ami aprĂšs le tournage du court-mĂ©trage Vincent 1982. C'est le dernier rĂŽle tenu par Price au cinĂ©ma avant sa mort, survenue en 1993[24]. Tournage Burbank est envisagĂ© comme possible lieu de tournage pour la banlieue rĂ©sidentielle oĂč se dĂ©roule l'essentiel du film, mais Burton estime que la ville s'est beaucoup trop transformĂ©e depuis son enfance. Il choisit plutĂŽt de tourner en Floride afin d'ĂȘtre loin d'Hollywood et parce que les banlieues rĂ©sidentielles de cet État ressemblent Ă  celles de sa jeunesse en Californie[25]. Le film est donc principalement tournĂ© Ă  Lutz et Land O' Lakes, ainsi qu'au Southgate Shopping Center de Lakeland[26],[27]. Une cinquantaine de familles donnent leur accord pour que l'Ă©quipe du film tourne dans leurs maisons et refasse leurs dĂ©corations intĂ©rieures et extĂ©rieures[28]. Le chef dĂ©corateur Bo Welch transforme le quartier choisi pour le tournage en suivant les indications de Burton, supprimant les ornementations sortant de l’ordinaire et peignant les façades dans des couleurs pastels afin de le rendre encore plus fade[29]. Welch dĂ©cide de repeindre les façades uniquement en quatre couleurs, vert, rose, jaune et bleu, afin d'unifier l'aspect du quartier[30], et rĂ©duit Ă©galement la taille des fenĂȘtres pour donner une impression de paranoĂŻa[31]. Les sculptures de haies gĂ©antes créées par Edward sont fabriquĂ©es en recouvrant des armatures mĂ©talliques par des grillages et en tissant par-dessus des milliers de brindilles en plastique[32]. Le dĂ©cor extĂ©rieur du chĂąteau fait plus de 25 mĂštres de hauteur ; il est construit prĂšs de Dade City[29]. Le tournage du film dure plus de trois mois, du 26 mars au 19 juillet 1990. Il crĂ©e des centaines d'emplois temporaires dans l'aire urbaine de la baie de Tampa et injecte plus de 4 000 000 $ dans l'Ă©conomie locale[33]. Les intĂ©rieurs du chĂąteau sont tournĂ©s en dernier dans un studio de Los Angeles[31]. Pour crĂ©er les mains en lames de ciseaux d'Edward, Burton fait appel Ă  Stan Winston, qui a dĂ©jĂ  travaillĂ© sur Aliens, le retour et Predator et qui collaborera Ă  nouveau avec Burton en rĂ©alisant le maquillage du Pingouin pour Batman Le DĂ©fi[34]. Le costume et le maquillage que Depp doit porter nĂ©cessitent presque deux heures par jour pour ĂȘtre appliquĂ©s[35]. Les lames faites de plastique dur sont fixĂ©es sur des gants en urĂ©thane souple et Depp s'entraĂźne Ă  les manier avant le tournage. L'acteur blesse nĂ©anmoins Hall au bras avec une de ses lames lors du tournage d'une scĂšne, la blessure Ă©tant toutefois sans gravitĂ©[28]. Le costume trĂšs serrĂ© que Depp doit porter n'est pas suffisamment aĂ©rĂ©, et l'acteur est victime de plusieurs malaises en dĂ©but de tournage. Depp prend l'initiative de supprimer plusieurs rĂ©pliques de son personnage, estimant que celui-ci doit parler le moins possible et d'une maniĂšre enfantine. Il adopte un jeu tout en retenue, s'appuyant essentiellement sur son regard, ce qui inquiĂšte Burton au premier abord. Mais le rĂ©alisateur est totalement enthousiaste aprĂšs avoir visionnĂ© les premiers rushes[28]. Durant le tournage, Burton s'amuse Ă©galement beaucoup de l'apparence qu'il a donnĂ©e Ă  Winona Ryder, l'affublant d'une perruque blonde et d'une tenue de pom-pom girl et crĂ©ant ainsi un personnage totalement Ă  contre-emploi pour l'actrice qui dĂ©testait ce genre de filles quand elle Ă©tait au lycĂ©e[37]. Au sujet de la relation entre Depp et Ryder, Burton affirme qu'ils ont Ă©tĂ© trĂšs professionnels durant tout le tournage et que leur histoire d'amour a contribuĂ© Ă  renforcer le cĂŽtĂ© romantique du film[28]. Bande originale La bande originale du film est composĂ©e par Danny Elfman, dont c'est la quatriĂšme collaboration avec Burton en autant de films du rĂ©alisateur. Elfman s'inspire des Ɠuvres de Piotr Ilitch TchaĂŻkovski, et notamment de Casse-Noisette, pour composer sa musique et l'enregistre avec un orchestre de soixante-dix-neuf musiciens[38]. Trois chansons de Tom Jones sont aussi utilisĂ©es pour le film Delilah, With These Hands et It's Not Unusual, cette derniĂšre Ă©tant plus tard rĂ©utilisĂ©e par Burton et Elfman dans Mars Attacks! 1996. Elfman cite la musique de ce film comme sa composition favorite parmi celles qu'il a rĂ©alisĂ©es[39]. Accueil Box-office AprĂšs le tournage, les responsables de 20th Century Fox sont si inquiets Ă  propos de l'apparence d'Edward qu'ils tentent de tenir secrĂštes les images de Depp en costume jusqu'Ă  la sortie du film[29]. Les projections tests du film sont encourageantes et Joe Roth, le prĂ©sident de 20th Century Fox, envisage d'assurer sa promotion Ă  l'Ă©chelle de celle d'un blockbuster avant d'y renoncer, pour que le film trouve sa propre place et ne soit pas sorti de son univers si particulier[40]. AprĂšs une sortie limitĂ©e dans deux salles le 7 dĂ©cembre 1990, le film sort aux États-Unis le 14 dĂ©cembre 1990 dans 1 023 salles et rapporte 6 325 249 $ pour son premier week-end d'exploitation[41]. Il rapporte dans le monde entier 86 024 005 $, dont 56 362 352 $ aux États-Unis[41]. Il se classe ainsi au 18e rang du box-office mondial des films sortis en 1990[42] et est largement bĂ©nĂ©ficiaire comparativement Ă  son budget de 20 000 000 $. En France, il rĂ©alise 618 261 entrĂ©es[43]. Pays ou rĂ©gion Box-office Date d'arrĂȘt du box-office Nombre de semaines États-Unis 56 362 352 $ 10 fĂ©vrier 1991 10 France 618 261 entrĂ©es - - Total mondial 86 024 005 $ - - Accueil critique Le film reçoit un accueil critique trĂšs positif. Il recueille 91 % de critiques favorables, avec un score moyen de 7,7⁄10 sur la base de 55 critiques collectĂ©es, sur le site Rotten Tomatoes[44]. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 74⁄100, sur la base de 19 critiques collectĂ©es[45]. En 2008, le magazine Empire le classe Ă  la 66e place dans sa liste des 500 meilleurs films de tous les temps[46]. Les Cahiers du cinĂ©ma le classent au 7e rang de leur liste des meilleurs films de 1991[47]. Parmi les critiques positives, Owen Gleibermen, d’Entertainment Weekly, donne au film la note de A-, affirmant qu'il s'agit du film le plus sincĂšre » de Tim Burton, rehaussĂ© par l' adorable musique de conte de fĂ©es » de Danny Elfman, et que le personnage d'Edward est sa rĂ©ussite la plus pure ». Il regrette nĂ©anmoins certaines faiblesses dans la narration[48]. Pour Janet Maslin, du New York Times, Burton se rĂ©vĂšle ĂȘtre d'une inventivitĂ© impressionnante » et le film, visuellement obsĂ©dant, est le conte d'une gentillesse incomprise et d'une crĂ©ativitĂ© Ă©touffĂ©e, du pouvoir qu'a la civilisation de corrompre l'innocence, d'une belle insouciante et d'une bĂȘte au grand cƓur »[49]. Desson Howe, du Washington Post, estime que l'interprĂ©tation de Johnny Depp est parfaite, que Burton a construit un monde surrĂ©aliste et amusant, et que, si la fin peut laisser insatisfait, il y a trop Ă  apprĂ©cier dans le film pour que cela le gĂąche[50]. Jo Berry, du magazine Empire, Ă©voque une fable moderne qui rĂ©ussit admirablement en tant que comĂ©die tranchante et histoire d'amour douloureusement triste », servie par des dĂ©cors imaginatifs », une histoire fascinante » et de brillantes interprĂ©tations, souvent Ă  contre-emploi, notamment celle de Depp[51]. Richard Corliss, du Time, trouve qu'il s'agit d'une comĂ©die pleine d'esprit » qui se termine de façon poignante et d'une des fables les plus lumineuses et douce-amĂšres » qu'il ait vues[52]. Et pour Peter Travers, de Rolling Stone, il s'agit du film fantastique le plus comique, romantique et lancinant » Ă  la fois, bĂ©nĂ©ficiant d'une interprĂ©tation formidable » de Depp ; le film comporte quelques scĂšnes maladroites » ou trop chargĂ©es » et n'est donc pas parfait » mais est quelque chose de mieux de la pure magie »[53]. Du cĂŽtĂ© des critiques nĂ©gatives, Roger Ebert, du Chicago Sun-Times, donne au film 2 Ă©toiles sur 4, affirmant que l'histoire et les personnages ne sont pas Ă  la hauteur du talent visuel de Burton et que la fin est si faible qu'elle en est dĂ©primante »[54]. Mick La Salle, du San Francisco Chronicle, estime que le film n'est pas engagĂ© Ă©motionnellement » mais, au contraire, suffisant et miĂšvre »[55]. Et Jonathan Rosenbaum, du Chicago Reader, trouve que le film ne convainc jamais pleinement » malgrĂ© son originalitĂ© et les dĂ©cors saisissants » et que l'interprĂ©tation de Depp n'est pas Ă  la hauteur de celles des interprĂštes principaux des prĂ©cĂ©dents films de Burton[56]. En France, Iannis Katsahnias, des Cahiers du cinĂ©ma, Ă©voque une rĂ©ussite absolue », un conte de fĂ©es magique, symphonie mĂ©lancolique en quatre couleurs pastels » portĂ© par ses principaux interprĂštes Depp sublime », Dianne Wiest absolument gĂ©niale » et Winona Ryder merveilleuse d’ambiguĂŻtĂ© ». Il met en avant la mise en abyme du conte essayant de crĂ©er une illusion narrative tout en rĂ©duisant le scĂ©nario au strict minimum, visant la perte du spectateur, l'Ă©vanouissement de la logique et de la vraisemblance par l'accumulation des dĂ©tails »[57]. Les rĂ©dacteurs de La Revue du cinĂ©ma, dans sa rĂ©trospective annuelle, estiment que le film est une belle rĂ©ussite sur le plan de l'imagerie, que son ton est Ă  la fois satirique, romantique et visionnaire » et qu'il est troublant par sa capacitĂ© Ă  confĂ©rer une ferveur, une souffrance et une folie proprement humaines Ă  des personnages issus des univers les plus dĂ©libĂ©rĂ©ment factices »[58]. Pour FrĂ©dĂ©ric Strauss, de TĂ©lĂ©rama, il s'agit du plus beau film » de Burton, qui donne toute la mesure de son goĂ»t du merveilleux », oĂč il rĂ©alise pleinement son ambition de raconter une histoire par le jeu des couleurs » et traite brillamment de la tolĂ©rance et de la peur de l'autre »[59]. Thomas Bourguignon, de Positif, est plus nuancĂ©, affirmant que cette tentative d'aborder Ă  la fois le conte de fĂ©es et le conte philosophique, critique corrosive du conformisme amĂ©ricain » est une satire souvent drĂŽle dans sa mise en scĂšne » mais reste assez superficielle et convenue dans ses thĂšmes » et que l'aspect sentimental du conte de fĂ©es ne se prĂȘte pas toujours Ă  la distanciation ironique du conte voltairien » mais constitue pourtant une tentative aboutie de modernisation du conte, oĂč l'aveuglante naĂŻvetĂ© de l'histoire recouvre un vaste champ symbolique, Ă©motionnel et poĂ©tique »[60]. Distinctions Le film a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ© par le prix Hugo, le Saturn Award du meilleur film fantastique et le BAFTA Award des meilleurs dĂ©cors. Il a reçu trois autres nominations aux BAFTA Awards, ainsi qu'une nomination pour l'Oscar des meilleurs maquillages et coiffures, et Johnny Depp a Ă©tĂ© nommĂ© pour le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comĂ©die. Il fait partie de la liste du BFI des 50 films Ă  voir avant d'avoir 14 ans Ă©tablie en 2005 par le British Film Institute[61]. RĂ©compenses AnnĂ©e CĂ©rĂ©monie ou rĂ©compense Prix LaurĂ©ates 1991 Prix Hugo[62] Meilleur film 1992 BAFTA Awards[63] Meilleurs dĂ©cors Bo Welch Saturn Awards Meilleur film fantastique Prix Sant Jordi du cinĂ©ma Meilleur film Ă©tranger Meilleure actrice Ă©trangĂšre Winona Ryder Nominations AnnĂ©e CĂ©rĂ©monie ou rĂ©compense Prix NommĂ©es 1991 Oscars du cinĂ©ma[65] Meilleur maquillage Ve Neill et Stan Winston Golden Globes[66] Meilleur acteur dans un film musical ou une comĂ©die Johnny Depp NSFC Awards Meilleure actrice dans un second rĂŽle Dianne Wiest 1992 British Academy Film and Television Arts Awards[63] Meilleurs costumes Colleen Atwood Meilleurs maquillages et coiffures Ve Neill Meilleurs effets visuels Stan Winston Saturn Awards Meilleure actrice Winona Ryder Meilleure musique Danny Elfman Meilleurs costumes Colleen Atwood Meilleur acteur dans un second rĂŽle Alan Arkin Meilleure actrice dans un second rĂŽle Dianne Wiest Grammy Awards Meilleure bande originale Danny Elfman Analyse Un chĂąteau d'aspect gothique. Selon Tim Burton, les thĂšmes principaux du film sont l'isolement et la dĂ©couverte de soi. Les ciseaux symbolisent pour lui le cĂŽtĂ© Ă  la fois destructeur et crĂ©atif d'Edward[67]. Le chĂąteau gothique est un dĂ©cor que Burton associe Ă  la solitude mais qui est aussi une rĂ©action Ă  la banlieue rĂ©sidentielle[68]. Il Ă©voque cette banlieue comme un endroit oĂč il n'y a ni histoire, ni culture, ni passion pour quoi que ce soit. Les choix qui y sont offerts sont de se conformer Ă  la norme et ainsi de sacrifier une partie de sa personnalitĂ©, ou bien de dĂ©velopper une vie intĂ©rieure trĂšs riche qui fait se sentir diffĂ©rent[69]. Burton affirme toutefois que ce n'est pas un mauvais endroit. C'est un endroit bizarre. J'ai essayĂ© de maintenir un Ă©quilibre dĂ©licat en le rendant amusant et Ă©trange sans porter de jugement catĂ©gorique »[30]. La fin du film, oĂč une foule en colĂšre poursuit la crĂ©ature » jusqu'au chĂąteau, trouve son inspiration principale dans le point culminant du film Frankenstein 1931, oĂč figure une scĂšne similaire[68]. L'Ă©poque Ă  laquelle se dĂ©roule l'histoire est volontairement laissĂ©e indĂ©finie mĂȘme si elle rappelle les annĂ©es 1950. Le film prĂ©sente une structure semblable Ă  un conte de fĂ©es avec un prologue et un Ă©pilogue oĂč la grand-mĂšre prĂ©sente et conclut l'histoire[70]. Thomas Bourguignon, de Positif, voit le film comme un conte de fĂ©es moderne oĂč le hĂ©ros doit sortir de son isolement Ă  travers un parcours initiatique afin d'opĂ©rer sa mĂ©tamorphose le costume d'Edward pouvant ĂȘtre comparĂ© Ă  la chrysalide d'un papillon[60]. Peg y joue le rĂŽle de la gentille fĂ©e qui tente d'aider Edward Ă  trouver sa place au sein des hommes, avec pour toute baguette magique un simple pinceau de cosmĂ©tique », Kim celui de la belle princesse Ă  conquĂ©rir », et les amies de Peg ceux des mĂ©chantes sorciĂšres dont les rĂ©unions tĂ©lĂ©phoniques semblent tisser une toile de malĂ©fices ». Mais, contrairement au conte de fĂ©es classique, Edward ne rĂ©ussit pas sa mĂ©tamorphose. Il semble d'abord s'intĂ©grer Ă  travers son art, passant du travail sur les vĂ©gĂ©taux Ă  celui sur les animaux puis les humains avant d'ĂȘtre rejetĂ© et de travailler le minĂ©ral, la glace, symbole de puretĂ© mais aussi d'immobilitĂ© ». Il rate aussi son initiation sexuelle et crĂ©e au lieu de procrĂ©er, fĂ©condant ainsi les esprits plutĂŽt que les corps » en apportant la beautĂ© et la puretĂ© qui sont Ă  mĂȘme de crĂ©er un monde nouveau ». Sa fonction n'est pas de s'intĂ©grer au monde mais de rester Ă  l'Ă©cart, la dĂ©couverte de soi Ă©tant ici celle d'une vocation artistique[60]. Selon Antoine de Baecque, l'angoisse urbaine » moderne est vue sous l'angle inĂ©dit du conte de fĂ©es et les paysans du XVIIe siĂšcle prennent pour l'occasion l'apparence de banlieusards amĂ©ricains. Ceux-ci tentent de conformer Edward Ă  leur norme et le traitent par l'intolĂ©rance quand ils s'aperçoivent de leur Ă©chec[71]. Pour Alexandre Tylski, dans la revue en ligne Cadrage, le film traite avant tout de la juxtaposition entre le conformisme et le fantasque », la rencontre entre les habitants d'une banlieue rĂ©sidentielle conventionnelle et Edward, jeune homme crĂ©atif mais coupĂ© du monde par les ciseaux qui lui tiennent lieu de mains[72]. L'opposition entre ces deux univers est mise en valeur dĂšs le dĂ©but du film Ă  travers le contraste entre le chĂąteau gothique et expressionniste oĂč vit Edward et le quartier rĂ©sidentiel situĂ© en contrebas oĂč toutes les maisons se ressemblent. Le grand trou dans le toit du chĂąteau est pour Tylski une allĂ©gorie du trou qu'Edward a dans le cƓur, ce dernier Ă©tant condamnĂ© Ă  vivre en reclus en raison de sa diffĂ©rence. Edward compense le manque qu'il ressent par une crĂ©ativitĂ© dĂ©bordante, sculptant les haies et la glace et crĂ©ant Ă  la fin du film une rĂ©alitĂ© qui vient se greffer sur le quotidien puisque les flocons qu'il crĂ©e en taillant la glace tombent en neige sur le quartier. Edward Ă©tant trĂšs peu loquace, Burton fait passer ses sentiments Ă  travers son regard. Ainsi, lorsque Edward est interrogĂ© sur un plateau de tĂ©lĂ©vision et qu'on lui demande s'il a une petite amie, il reste muet mais son regard, par un effet de miroir inĂ©dit », croise celui de Kim via l'Ă©cran de tĂ©lĂ©vision. Le regard, et avant tout celui de Burton sur ses personnages, est pour Tylski un autre thĂšme trĂšs important du film, et celui qu'il trouve le plus marquant est celui de l'inventeur au moment de sa mort, un regard horrifiĂ© soit par la conscience de sa mort soit par la conscience soudaine d'avoir créé un ĂȘtre inachevĂ© »[72]. Pour Bourguignon, la satire du conformisme est visible Ă  travers les personnages stĂ©rĂ©otypĂ©s. À l'instar du travail Ă  la chaĂźne qu'accomplissent dans le manoir des machines aux formes humaines, chaque individu semble programmĂ©, sa place attribuĂ©e, sa fonction dĂ©terminĂ©e dans le processus social ». Seule Kim parvient Ă  y Ă©chapper grĂące au pouvoir libĂ©rateur de l'amour, seul capable de nous rendre unique »[60]. Influence culturelle Edward aux mains d'argent reprĂ©sentĂ© en cosplay. Tim Burton considĂšre le film comme son Ɠuvre la plus personnelle[73] et s'affirme avec ce film comme la quintessence du rĂ©alisateur gothique », saisissant la sensibilitĂ© de la culture gothique aussi bien dans la forme que dans le fond et s'Ă©rigeant en dĂ©fenseur du mouvement contre les stĂ©rĂ©otypes nĂ©gatifs rĂ©pandus par les mĂ©dias[74]. Le film marque la premiĂšre collaboration entre le rĂ©alisateur et Johnny Depp et contribue Ă  lancer la carriĂšre de ce dernier[28]. En 2005, le chorĂ©graphe Matthew Bourne crĂ©e une adaptation du film avec l'aide de Caroline Thompson et Danny Elfman. Cette adaptation sous forme de danse contemporaine comporte uniquement de la danse et de la musique, sans chant ni dialogue, et est créée au Sadler's Wells Theatre de Londres avant de partir en tournĂ©e Ă  travers le monde[75],[76]. En 2010, le metteur en scĂšne Richard Crawford crĂ©e Ă  Brooklyn une piĂšce de théùtre basĂ©e sur le film[77]. Entre 2014 et 2015, une suite du film se dĂ©roulant plusieurs dĂ©cennies plus tard est publiĂ©e par IDW sous la forme d'une bande dessinĂ©e en dix numĂ©ros scĂ©narisĂ©e par Kate Leth avec des dessins de Drew Rausch[78]. La chanson Scissorhands The Last Snow du groupe de metal gothique Motionless in White, qui figure sur leur album Creatures 2010, rend hommage Ă  l'impact qu'a eu le film sur le mouvement gothique[79]. L'Ă©pisode Un cheveu dans la soupe The Barber de la cinquiĂšme saison de la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e Seinfeld fait plusieurs rĂ©fĂ©rences au film[80], de mĂȘme qu'un Ă©pisode des Simpson intitulĂ© Homer aux mains d'argent Homer Scissorhands[81]. Une espĂšce d'arthropode Ă©teinte depuis la pĂ©riode du Cambrien et aux pinces rappelant les mains-ciseaux d'Edward a Ă©tĂ© nommĂ©e Kooteninchela deppi en hommage Ă  l'acteur Johnny Depp et Ă  son rĂŽle dans le film[82]. Éditions en vidĂ©o Sur le marchĂ© vidĂ©o, Edward aux mains d'argent est d'abord distribuĂ© en VHS quelques mois aprĂšs sa sortie au cinĂ©ma. Il sort en DVD le 5 septembre 2000 en rĂ©gion 1[83] et le 25 octobre 2000 en rĂ©gion 2. Cette version en DVD comprend les commentaires audio de Tim Burton et Danny Elfman et un court making-of du film. La version en disque Blu-ray sort le 9 octobre 2007 en rĂ©gion 1[83] et le 4 janvier 2008 en rĂ©gion 2. Elle ne comporte pas de bonus supplĂ©mentaires par rapport Ă  la version en DVD[85]. 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Annexes Bibliographie document utilisĂ© comme source pour la rĂ©daction de cet article. en Ken Hanke, Tim Burton An Unauthorized Biography of the Filmmaker, New York, St Martin's Press, 2000 ISBN 1580631622 HervĂ© Joubert-Laurencin et Catherine Schapira, Edward aux mains d'argent Tim Burton, Paris, Les Enfants de cinĂ©ma, coll. Cahiers de notes sur
 » OCLC 494239726 — Document pĂ©dagogique Ă©ditĂ© dans le cadre du dispositif École et cinĂ©ma. Antoine de Baecque, Tim Burton, Paris, Cahiers du cinĂ©ma, 2007 ISBN 2866424751 Tim Burton et Mark Salisbury, Burton on Burton, Points, 2009 ISBN 978-2-7578-3154-0 Liens externes Ressources relatives Ă  l'audiovisuel Centre national du cinĂ©ma et de l'image animĂ©e CinĂ©-Ressources CinĂ©mathĂšque quĂ©bĂ©coise en AllMovie en American Film Institute it en Metacritic en Movie Review Query Engine de OFDb en Oscars du cinĂ©ma en Rotten Tomatoes mul The Movie Database Ressource relative aux beaux-arts en Museum of Modern Art Ressource relative Ă  la bande dessinĂ©e en Comic Vine

EdwardAux Mains D'argent est un(e) programme sur la télévision française de Arte qui avait reçu une moyenne de 4,0 étoiles par les visiteurs d'EmissionReplay.fr. En ce moment, nous possédons 1 émissions dans nos archives, dont la premiÚre a été diffusée en juillet 2018. Vous avez manqué une émission de Edward Aux Mains D'argent et vous souhaitez

Saga Tim Burton Edward aux mains d’argent 1990 EDWARD AUX MAINS D'ARGENTEDWARD SCISSORHANDS RĂ©sumĂ© Créé par un inventeur mort avant de l’avoir terminĂ© », Edward vit seul dans un chĂąteau abandonnĂ©. C’est lĂ  que Peggy, reprĂ©sentante en cosmĂ©tiques, le trouve et le ramĂšne chez elle. Avec ses mains-ciseaux, Edward devient pour un temps la coqueluche du quartier. Critique Un des films les plus connus de Tim Burton qui commence Ă  imposer sa patte. Des Ă©lĂ©ments, comme la banlieue oĂč se passe l’action ressemble Ă  celle de Beetlejuice mais, cette fois, l’ironie grinçante du rĂ©alisateur en donne une interprĂ©tation toute personnelle. Si le film a d’indĂ©niables qualitĂ©s, il ne dĂ©veloppe pas grand-chose une fois passĂ©e la scĂšne d’exposition initiale. Le dĂ©roulĂ© est extrĂȘmement linĂ©aire, ce qui ne veut pas dire qu’il ne soit pas intĂ©ressant, mais il s’avĂšre sans vĂ©ritable surprises. Visuellement, c’est bluffant. D’entrĂ©e de jeu, le rĂ©alisateur pose une dichotomie rĂ©vĂ©latrice. La banlieue sans nom est colorĂ©e jusque dans les voitures ! mais abrite des gens absolument conformistes sur lesquels Tim Burton pose un regard acide. Les commĂšres » du quartier, la dĂ©nommĂ©e Joyce en tĂȘte, en prenne pour leur grade dans un jeu de massacre permanent. Elles sont pathĂ©tiques, suiveuses, girouettes et autocentrĂ©es. Quelque part, cette banlieue est un peu celle de George Clooney dans son Suburbicon mĂȘme si Burton place son film dans son Ă©poque. En contraste, le chĂąteau oĂč vit Edward est gris mais Edward lui-mĂȘme se montre chaleureux. Le chĂąteau est en hauteur quand toutes les maisons, identiques, sont posĂ©es Ă  plat. Le propos du rĂ©alisateur est clair et net Edward n’appartient pas Ă  notre monde. Tout le propos du film tient en l’acceptation pour un temps d’Edward mais, Ă  part le voir faire de la taille de tout un tas de trucs, que se passe-t-il ? Le pique-nique de prĂ©sentation et le passage Ă  la tĂ©lĂ©vision d’Edward ont un cĂŽtĂ© bĂȘte de foire » dĂ©rangeant au fort contraste entre le monstre gentil » et le public intriguĂ© ou bassement intĂ©ressĂ©. La causticitĂ© de Tim Burton se lit aussi dans cette scĂšne oĂč une femme prend littĂ©ralement son pied en se faisant tailler les cheveux. C’est grotesque et il est Ă©vident Ă  qui va la sympathie du rĂ©alisateur. Plus intĂ©ressant, c’est l’évolution de la relation entre Kim, la fille de Peggy et Edward. D’abord franchement hostile ils ont mal commencĂ© c’est vrai !, elle Ă©volue vers plus de sympathie et une profonde affection. Le film ne raconte pas grand-chose mais il y a tout de mĂȘme une Ă©vidence c’est un conte de fĂ©e. Pratiquement, une nouvelle version de La Belle et la BĂȘte. Si on oublie ça, le film devient illisible. Comment comprendre que personne ne se soit souciĂ© du chĂąteau abandonnĂ© ? Comment vivait l’inventeur ? Le dĂ©cor du chĂąteau n’a absolument rien de rĂ©aliste et, lorsque l’on verra des moments du passĂ© d’Edward, c’est une impression d’irrĂ©alitĂ© poĂ©tique que nous Ă©prouvons. Un mĂ©lange du gothique et du mĂ©canique mais moins abouti que, plus tard le montrera Crimson Peak. L’idĂ©e de Tim Burton Ă©tait d’arracher Edward Ă  son contexte de conte de fĂ©es pour le placer dans le cadre dĂ©concertant des banlieues normalisĂ©es privĂ©es de sensibilitĂ© artistique et qui doivent beaucoup aux souvenirs du jeune Burton. Pour ce dernier, Edward est l’incarnation physique de la solitude. Pour lui, les monstres sont des incompris. Edward est le premier d’entre eux. La Fox avait d’abord pensĂ© Ă  Tom Cruise pour incarner Edward, ce qui aurait Ă©tĂ© une idiotie complĂšte car Edward n’est pas un hĂ©ros mais un anti-hĂ©ros. Burton voulait que le public regarde Edward sans a priori et a choisi pour cela un quasi-inconnu, Johnny Depp. C’est une rĂ©ussite complĂšte qui lança la carriĂšre du comĂ©dien qui devint un des piliers de l’univers Burton. Durant tout le film, le visage de Johnny Depp est peu expressif mais tout passe par le regard, par la gestuelle et c’est peu Ă  peu qu’Edward s’humanise. C’est le rĂŽle de Kim Ă  qui Wynona Ryder apporte une force qui se rĂ©vĂšle peu Ă  peu. C’est Ă  partir du moment oĂč le personnage prend davantage d’importance que le rĂ©cit bascule. D’abord le visage dur et le corps raide manifestant une vraie hostilitĂ© envers Edward, Kim se dĂ©tend, apprivoise autant qu’elle est apprivoisĂ©e magnifique et trĂšs poĂ©tique scĂšne de la danse sous les flocons et l’actrice rend excellemment compte de l’évolution des sentiments de son personnage. Le film a un dernier titre de gloire et il est tout Ă  l’honneur de Tim Burton dont il montre la fidĂ©litĂ© Ă  ceux qu’il admire. Le rĂŽle de l’inventeur, qui crĂ©e et Ă©lĂšve Edward, est tenu par Vincent Price. Le grand acteur amĂ©ricain, hĂ©ros des films d’horreur des annĂ©es 1950 et 1960, Ă©tait pratiquement tombĂ© dans l’oubli. TrĂšs ĂągĂ© et malade, c’est son dernier rĂŽle mais, grĂące Ă  Tim Burton, il a pu sortir la tĂȘte haute. Anecdotes Sortie US 6 dĂ©cembre 1990. Sortie France 10 avril 1991 Le budget Ă©tait de 20 millions $ et a rapportĂ© 86 $ ScĂ©nario Caroline Thompson, d'aprĂšs une histoire de Tim Burton et Caroline Thompson. Caroline Thompson, lectrice-analyste de scĂ©nario, avait publiĂ© un roman d’horreur intitulĂ© Premier nĂ© » oĂč un fƓtus revenait hanter une femme qui avait avortĂ©. Burton l’avait lu et avait Ă©tĂ© frappĂ©. Son agent les fit se rencontrer. En ayant vu le dessin d’un garçon ayant des ciseaux Ă  la place des doigts, elle s’est Ă©criĂ©e N’en dites pas plus, je sais exactement de quoi je vais parler ! » et elle Ă©crivit 70 pages de synopsis. C’est fondamentalement l’histoire que nous avons filmĂ© » dira Burton. A la base, ils envisageaient une comĂ©die musicale. Tim Burton considĂšre ce film comme son plus personnel » A l’origine, il y a un dessin fait depuis longtemps. Il reprĂ©sentait un personnage qui veut toucher tout ce qui l’entoure, mais ne peut le faire, et dont le dĂ©sir crĂ©ateur est en mĂȘme temps un dĂ©sir destructeur, une ambivalence qui a refait surface au moment de mon adolescence. J’avais alors beaucoup de mal Ă  communiquer avec le reste du monde » citĂ© par Antoine de Baecque, Tim Burton, Cahiers du cinĂ©ma. Il a aussi dit Il y a en [Edward] une merveilleuse soulignĂ© par Burton sorte de tristesse. Ce n’est pas une tristesse mauvaise, c’est juste l’étoffe de la vie ». Pour mettre le film en chantier, Tim Burton crĂ©a sa propre boĂźte de production. De Johnny Depp Tim m’a montrĂ© plusieurs dessins de cet Edward. J’avais lu le scĂ©nario bien sĂ»r, mais les dessins de Tim disaient tout. J’ai tout de suite senti le personnage, il s’est glissĂ© Ă  l’intĂ©rieur de moi » interview au New York Time Magazine du 9 novembre 2003. En 1991, Tim Burton mit en chantier un documentaire Conversations avec Vincent mais la mort de l’acteur ne lui permit pas d’achever ce projet. Le tournage se dĂ©roule dans une communautĂ© sise Ă  la pĂ©riphĂ©rie de Dade City, comtĂ© de Pasco en Floride. Une cinquantaine de maisons individuelles durent cooptĂ©es et les rĂ©sidents relogĂ©s dans un motel du coin pendant trois mois, le temps que les Ă©quipes du tournage repeignent leurs demeures en pastel Ă©cume des mers », jaune bouton d’or », couleur chair », bleu sale », rĂ©duisent la taille des fenĂȘtres pour donner une ambiance paranoĂŻaque » et amĂ©nagent des jardins paysagers. A l’entrĂ©e du site du tournage, une pancarte avertissait d’éventuels acheteurs qu’en temps normal, ces propriĂ©tĂ©s ne ressemblaient pas du tout Ă  cela. Le manoir gothique fut lui construit sur le terrain de tournage de la Fox. Le tournage fut Ă©prouvant Ă  cause de la chaleur 40°, de l’humiditĂ© et des nuisibles. Johnny Depp/Edward acteur amĂ©ricain nĂ© John Christopher Depp II, il se fait rĂ©ellement connaĂźtre avec ce rĂŽle. Il a Ă©galement tournĂ© dans Arizona Dream 1992, Donnie Brasco 1997, Las Vegas Parano 1998, Le Chocolat 2000, From Hell 2001, Pirates des CaraĂŻbes 2003, 2006, 2007, 2011, 2017, Public Enemies 2009, Transcendance 2014, Into the wood 2015, Alice de l’autre cĂŽtĂ© du miroir 2016, Le Crime de l’Orient-Express 2017. Vincent Price/L’inventeur acteur amĂ©ricain 1911-1993 dĂ©bute au théùtre en 1935 et jouera sur scĂšne jusqu’en 1978. Il dĂ©bute au cinĂ©ma avec Service de luxe 1938. C’est avec Laura 1944 qu’apparaĂźt son personnage de dandy Ă  l’allure inquiĂ©tante. Il devient emblĂ©matique du cinĂ©ma d’épouvante L’homme au masque de cire 1953, La mouche noire 1958, La chute de la maison Usher 1961, La chambre des tortures 1961, Le Corbeau 1963, La malĂ©diction d’Arkham 1963, Je suis une lĂ©gende 1964, Le cercueil vivant 1969, L’abominable docteur Phibes 1971, Théùtre de sang 1973. Il devient plus rare ensuite mais est appelĂ© pour du doublage Vincent 1982, court-mĂ©trage de Tim Burton, Les treize fantĂŽmes de Scooby-Doo 1985, Basile, dĂ©tective privĂ© 1986. Dianne Wiest/Peggy Boggs actrice amĂ©ricaine active sur les deux Ă©crans. Au cinĂ©ma, elle a jouĂ© dans La Rose pourpre du Caire 1985, Hannah et ses sƓurs 1986, les ensorceleuses 1998, L’homme qui murmurait Ă  l’oreille des chevaux 1998, Rage 2009. Pour la tĂ©lĂ©vision, elle a jouĂ© dans En analyse 2008-2009 et Blacklist 2014 mais est surtout connu pour sa participation Ă  New York Police Judiciaire 2000-2002. Alan Arkin/Bill Boggs acteur amĂ©ricain, il arrĂȘte ses Ă©tudes pour former un groupe de musique et dĂ©bute au théùtre et obtient un Tony Award pour son rĂŽle dans la piĂšce Enter Laughing. Au cinĂ©ma, il a notamment jouĂ© dans Les Russes arrivent 1966, Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comĂ©die, Seule dans la nuit 1967, Le cƓur est un chasseur solitaire 1968, Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express 1976, Big Trouble 1986, Bienvenu Ă  Gattaca 1997, Little Miss Sunshine 2006, Oscar du meilleur acteur dans un second rĂŽle, Max la menace 2008, Argo 2012. Wynona Ryder, dĂ©jĂ  prĂ©sente dans Beetlejuice, incarne Kim, la fille des Boggs. Retour Ă  l'index

VraisemblablementEdward sans mains d'argent, ou bien tout simplement Edward. Comme cela ne sonne pas vraiment bien et n'a rien de vraiment intéressant, chacun peut y remédier avec notre kit Edward aux mains d'argent. Les ciseaux sont en plastique dur décoré de maniÚre réaliste ; pour des raisons de sécurité, les ciseaux ne sont pas réels, et sont fixés aux gants.

Edward aux mains d'argent rĂ©alisĂ© par Tim Burton, avec Johnny Depp et Winona Ryder dans les rĂŽles principaux, fĂȘte ses 30 ans. Retrouvez les secrets du film Le compositeur Danny Elfman, dont c'est la quatriĂšme collaboration avec Tim Burton, s'est inspirĂ© de la musique de TchaĂŻkovski, et notamment de Casse-noisette, pour composer la bande originale du film. Edward aux mains d'argent est le dernier film dans lequel Vincent Price apparait. Auparavant, Tim Burton, fan de l'acteur lui a rendu hommage en 1982 dans Vincent, un court-mĂ©trage dans lequel Vincent Price lui-mĂȘme prĂȘte sa voix au narrateur. Il s'agit de la premiĂšre collaboration entre Tim Burton et Johnny Depp qui tourneront huit films ensemble. Une suite se dĂ©roulant plusieurs dĂ©cennies aprĂšs le film a Ă©tĂ© publiĂ©e sous la forme d'une bande dessinĂ©e en dix numĂ©ros entre 2014 et 2015, scĂ©narisĂ©e par Kate Leth avec des dessins de Drew Rausch Edward aux mains d'argent fait partie de la liste des 50 films Ă  voir avant d'avoir 14 ans Ă©tablie par le British Film Institute. Inscrivez-vous dĂšs maintenant ! Je souhaite recevoir l'actualitĂ© cinĂ©ma et les meilleures offres UGC. Renseignez votre cinĂ©ma favori pour tout savoir sur les films Ă  l’affiche. Votre adresse email sera utilisĂ©e pour vous transmettre les emails Bons plans UGC » et Ă  des fins statistiques, et ce uniquement par les services internes d'UGC CINÉ CITÉ et les sociĂ©tĂ©s en lien avec UGC CINÉ CITÉ pour la rĂ©alisation de la prestation. La communication de votre adresse email est facultative pour poursuivre votre navigation. Vous pouvez vous dĂ©sinscrire, Ă  tout moment, en cliquant sur le lien de dĂ©sabonnement de votre email. Le responsable de traitement est UGC CINÉ CITÉ – SAS au capital de euros – 24 avenue Charles de Gaulle – 92200 Neuilly-sur-Seine – RCS DE NANTERRE ConformĂ©ment Ă  la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 Informatique et LibertĂ©s », modifiĂ©e en 2004, vous bĂ©nĂ©ficiez d'un droit d'accĂšs, de rectification, de suppression, d'opposition, de limitation, de portabilitĂ© des donnĂ©es vous concernant, ainsi que de la possibilitĂ© de fournir des directives quant au sort des donnĂ©es aprĂšs le dĂ©cĂšs en adressant votre demande par courrier Ă  UGC CinĂ© CitĂ©, Service Client, 24 avenue Charles de Gaulle, 92200 Neuilly-sur-Seine ou par mail Ă  l'adresse suivante serviceclient Votre adresse email sera conservĂ©e pour une durĂ©e de 48h Ă  compter de votre demande de dĂ©sabonnement aux Bons plans UGC ».. UGC Direct Toutes vos sĂ©ances sont lĂ  ! UGC illimitĂ© Abonnez-vous pour profiter de toutes les sĂ©ances chez UGC et dans plus de 400 autres salles en France ! DĂ©couvrir les offres UGC illimitĂ© Abonnez-vous pour profiter de toutes les sĂ©ances chez UGC et dans plus de 400 autres salles en France ! DĂ©couvrir les offres

QuatriĂšmefilm du rĂ©alisateur, Edward aux Mains d'Argent est un conte enchanteur oĂč l'on retrouve tout ce qu'on aime chez Tim Burton. Un univers incroyable, la musique de Danny Elfman et une des meilleures prestations de Johnny Depp et Winona Ryder. Si vous devez n'en voir qu'un seul, c'est celui-ci. CAMILLE FNAC Paris - Champs-ElysĂ©es
Synopsis AprĂšs la mort de son crĂ©ateur, un gĂ©nial inventeur, le jeune Edward, un garçon aux bras terminĂ©s par des cisailles, se retrouve seul et livrĂ© Ă  lui-mĂȘme. Il vit comme un pauvre diable, dans un immense chĂąteau. C'est lĂ  que Peg Boggs, une reprĂ©sentante en cosmĂ©tiques, le dĂ©couvre. Elle l'invite alors Ă  l'accompagner et Ă  venir s'installer chez elle, avec son mari et ses deux enfants. BourrĂ© de bonne volontĂ© et dĂ©sirant se montrer sous son meilleur jour, Edward s'efforce de rendre service du mieux qu'il peut Ă  sa nouvelle famille d'accueil. A force de tailler les haies et de couper les poils du chien, il devient rapidement la coqueluche de tout le quartier. HĂ©las, il accumule Ă©galement les bĂȘtises en tout genre... Critique Une reprĂ©sentante en produits de beautĂ©, la souriante Peg, dĂ©couvre dans un vieux manoir un garçon laissĂ© inachevĂ© par l'inventeur qui lui a donnĂ© la vie. A la place des mains, Edward n'a que des ciseaux. DerriĂšre cette apparence monstrueuse, Peg reconnaĂźt un ĂȘtre qui a besoin de l'affection d'une famille. Elle lui offre la sienne. Mais dans le monde rose bonbon des gens normaux, Edward trouvera-t-il sa place ?C'est le plus beau film de Tim Burton, qui donne toute la mesure de son goĂ»t du merveilleux et rĂ©alise son ambition de raconter une histoire par le jeu des dĂ©cors et des couleurs. Pastel kitsch de l'AmĂ©rique heureuse des annĂ©es 1950 oĂč vivent Peg et sa famille, sombres ombres du manoir gothique d'Edward les contrastes sont forts et le spectacle, vibrant. Comme le message de cette fable qui nous parle brillamment de la peur de la diffĂ©rence, incarnĂ©e par Edward, et de Strauss, TĂ©lĂ©rama
Vouspouvez regarder Edward aux mains d’argent films complets en ligne gratuitement sur 123movies et Reddit. Il eEdward aux mains d’argentiste Ă©galement quelques autres sites Web avec tout le film disponible gratuitement. Vous pouvez Ă©galement regarder Edward aux mains d’argent sur Disney Plus, HBO MaEdward aux mains d’argent, Synopsis Une grand-mĂšre raconte une histoire Ă  sa petite-fille pour lui expliquer d'oĂč vient la neige qui tombe sur la ville. Cette histoire commence avec un jeune homme appelĂ© Edward Johnny Depp créé par un inventeur Vincent Price vivant seul dans un sombre chĂąteau perchĂ© sur une colline. Mais l'inventeur meurt avant d'avoir pu achever son Ɠuvre, laissant Edward avec des ciseaux aux lames extrĂȘmement acĂ©rĂ©es Ă  la place des mains. Edward vit donc seul dans ce sinistre chĂąteau jusqu'au jour oĂč Peg Boggs Dianne Wiest, reprĂ©sentante en cosmĂ©tiques, se prĂ©sente Ă  sa porte. Voyant que le jeune homme, timide et inoffensif, vit seul sans avoir le moindre lien avec le monde qui l'entoure, elle dĂ©cide de l'emmener au sein de son foyer situĂ© dans une tranquille banlieue rĂ©sidentielle. Edward commence alors Ă  partager la vie de Peg, de son mari Bill Alan Arkin et de leur fils Kevin Robert Oliveri ĂągĂ© de douze ans. Il devient trĂšs vite le nouveau centre d'intĂ©rĂȘt du quartier et est d'abord accueilli Ă  bras ouverts, ses talents de tailleur de haies et de coiffeur lui valant l'admiration et les sollicitations de toutes les voisines. Edward tombe Ă©galement amoureux de Kim Winona Ryder, la fille aĂźnĂ©e de Peg. Les seuls rĂ©sidents qui Ă©prouvent instantanĂ©ment de la rĂ©pulsion pour Edward sont Esmeralda O-Lan Jones, une fanatique religieuse, et Jim Anthony Michael Hall, le petit ami de Kim. Joyce Kathy Baker, une amie de Peg trĂšs entreprenante, tente de sĂ©duire Edward, causant un accĂšs de panique chez le jeune homme. Jim pousse ensuite Edward Ă  entrer par effraction chez ses parents pour y dĂ©rober de l'argent mais l'alarme se dĂ©clenche et Edward est arrĂȘtĂ© par la police, avant d'ĂȘtre relĂąchĂ©. Cet incident provoque la colĂšre de Kim, qui reproche Ă  Jim d'avoir piĂ©gĂ© Edward, et vaut Ă  ce dernier d'ĂȘtre dĂ©sormais vu avec mĂ©fiance par la communautĂ© du quartier. De plus, Joyce raconte Ă  qui veut l'entendre qu'Edward a tentĂ© de la violer. Les membres de la famille Boggs restent les seuls Ă  soutenir Edward et eux aussi sont mis Ă  l'Ă©cart. Le soir de NoĂ«l, Edward crĂ©e une sculpture de glace, provoquant ainsi un effet de neige qui tombe du ciel, pour le plus grand plaisir de Kim. Jim, jaloux, intervient Ă  ce moment et Edward blesse accidentellement Kim Ă  la main. Jim s'en prend aussitĂŽt Ă  Edward, qui quitte les lieux. Edward est recherchĂ© par les habitants du quartier et sauve Kevin en le poussant du chemin d'un vĂ©hicule qui allait l'Ă©craser. Mais, ce faisant, il blesse le garçon avec ses ciseaux et les rĂ©sidents croient Ă  une nouvelle agression de sa part. Edward s'enfuit jusqu'au chĂąteau, oĂč il est rejoint par Kim. Mais Jim a suivi la jeune fille et s'en prend une nouvelle fois Ă  eux. Quand il frappe Kim, Edward le poignarde avec une de ses lames et Jim fait une chute mortelle. Edward fait ses adieux Ă  Kim, qui l'embrasse et lui avoue son amour. Elle raconte ensuite aux habitants que Jim et Edward se sont entretuĂ©s et leur prĂ©sente pour preuve une main en forme de ciseaux similaire Ă  celles d'Edward. La vieille dame qui raconte l'histoire, qui s'avĂšre ĂȘtre Kim, termine en disant Ă  sa petite-fille qu'elle n'a jamais revu Edward, ne voulant pas que celui-ci la voie vieillir. Edward vit toujours dans le chĂąteau et, Ă©tant une crĂ©ation artificielle, n'est pas affectĂ© par les effets du temps. Il provoque parfois des chutes de flocons de neige sur le quartier en travaillant sur ses sculptures de glace ainsi, Kim sait qu'il est toujours en vie. Fiche technique Titre original Edward Scissorhands RĂ©alisation Tim Burton ScĂ©nario Caroline Thompsond’aprĂšs une histoire de Tim Burton et Caroline Thompson Acteurs principaux Johnny DeppWinona RyderDianne Wiest SociĂ©tĂ©s de production 20th Century Fox Pays d’origine États-Unis Genre Fantastique DurĂ©e 105 minutes Sortie 1990 Source Wikipedia Si vous aussi vous avez connaissance d'un film ou d'un court-mĂ©trage qui traite le thĂšme du handicap merci de nous le faire connaĂźtre en proposant une actualitĂ©
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Cemercredi 23 mars, 58 Edward Aux Mains D Argent vous attendent Ă  prix rĂ©duit sur notre plateforme e-commerce. Sur le neuf comme avec un produit Edward Aux Mains D Argent occasion, profitez de l'ensemble de nos avantages client exclusifs pour faire un maximum de bonnes affaires. Comme l'utilisation d'un code promo Edward Aux Mains D Argent et ARTE diffuse Edward aux mains d’argent Edward Scissorhands, 1990 lundi 9 juillet Ă  20h55. L’intĂ©rĂȘt du cinĂ©ma de Burton, hormis talent pour l’invention d’univers gothiques et de bestiaires fantastiques, rĂ©side dans cette sensibilitĂ© juvĂ©nile et rebelle, cette phobie du conformisme et de la normalitĂ© » qui en ont fait le cinĂ©aste Ă©lu des adolescents du monde entier, le poĂšte des freaks », marginaux, parias. Un des plus beaux films de Burton, Edward aux mains d’argent, organise ainsi la rencontre fortuite du cinĂ©ma de Nicholas Ray et de Jean Cocteau. Le personnage d’Edward, crĂ©ature inachevĂ©e et orpheline, se situe entre la figure du rebelle malgrĂ© lui Johnny Depp en nĂ©o James Dean et de l’innocent aux ailes coupĂ©es blessĂ© par la duretĂ© du monde. Le thĂšme coctaldien de l’angĂ©lisme traverse l’Ɠuvre de Burton, au mĂȘme titre que ceux de la fuite vers le rĂȘve, de la dĂ©fiance envers toute forme d’organisation sociale, et de la filiation problĂ©matique. Burton est un cinĂ© fils, qui s’est choisi des maĂźtres hors normes, petits papes de la contre-culture et de la sĂ©rie B Mario Bava, Roger Corman, Russ Meyer, Nathan Juran, Terence Fisher, etc.. Il s’était aussi trouvĂ© un pĂšre de substitution, l’acteur Vincent Price auquel il dĂ©dia un superbe court mĂ©trage d’animation Vincent et offrit le dernier rĂŽle, ĂŽ combien symbolique, du savant qui crĂ©e Edward avant de mourir dĂšs la fin du gĂ©nĂ©rique. Vincent Price Ă©tait un prince du film d’horreur, un acteur excentrique, cultivĂ© et dĂ©licieux, dont la diction onctueuse et la silhouette inquiĂ©tante ont traversĂ© l’histoire du cinĂ©ma amĂ©ricain, de Mankiewicz et Preminger aux films d’exploitation des annĂ©es 70. Avec Edward aux mains d’argent, Tim Burton permet Ă  Vincent Price de quitter en beautĂ© les plateaux de Hollywood, en mĂȘme temps qu’il propulse Johnny Depp vers le statut d’icĂŽne du cinĂ©ma contemporain, figure masculine Ă  la fois dĂ©viante et romantique. Johnny Depp et Vincent Price dans Edward aux mains d’argent de Tim Burton
Sil n’a jamais Ă©tĂ© diagnostiquĂ© officiellement pour autant qu’on le sache, l’hypothĂšse Ă©claire certains de ses films sous un angle trĂšs intĂ©ressant, et l’un d’entre eux en particulier : Edward aux mains d’argent, revu ce soir pour la premiĂšre fois Ă  la lumiĂšre de ces Ă©lĂ©ments. S’il est quasiment certain que Tim
Edward aux mains d'argent n'est que l'invention d'un génial savant. Mais son créateur, aprÚs lui avoir donné un coeur et un cerveau, n'a pas eu le temps de le terminer et est mort avant de lui offrir des mains. Avec ses grandes lames qui lui servent de mains, Edouard décide donc d'affronter le monde des humains. Tout afficher Audiences Audiences access 20h Karine Baste égale un record au "20 Heures" de France 2 Audiences Audiences access 19h Nagui revient dans le match Audiences Audiences Déception pour l'arrivée de "Masterchef" sur France 2 TV Retour de "Masterchef" Qu'est-ce-que France 2 est allée faire dans cette galÚre ? Programme TV Tous les programmes de la télé du samedi 10 au vendredi 16 septembre 2022 TV "Ils n'ont jamais sollicité de CDI" France Télévisions répond à Bertrand Renard... Sport Diffusion Euro 2016 Le calendrier des retransmissions chaßne par chaßne Sport Diffusion Coupe du monde 2014 Le calendrier des retransmissions chaßne par chaßne Photos Les pires statues de cire de stars Video Audrey Pulvar les larmes aux yeux dans "Le Grand 8" "Les haines s'expriment à... Télé réalité "Secret Story" 9 La liste des secrets et nos pronostics Programme TV "Cash investigation" France 2 déprogramme en urgence le prochain numéro
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Edwardaux mains d'argent est un film réalisé par Tim Burton avec Johnny Depp, Winona Ryder. Synopsis : Edward Scissorhands n'est pas un garçon ordinaire. Création d'un inventeur, il a reçu

Par le Ă  18h11, mis Ă  jour le Ă  11h33 Lecture 1 min. T It's alive ! Le film Edward aux mains d'argent de Tim Burton Le crĂ©ateur interprĂ©tĂ© par Vincent Price dont ce sera le dernier rĂŽle, ce personnage est un inventeur de gĂ©nie qui vit reclus dans son Ă©trange manoir. A partir d'un robot prĂ©posĂ© Ă  la dĂ©coupe de la salade, il fait le rĂȘve de crĂ©er la vie. Malheureusement, la grande faucheuse l'emporte le jour de NoĂ«l avant qu'il n'ait pu mettre la touche finale - deux mains en l'occurrence - Ă  sa derniĂšre Ɠuvre... La crĂ©ature affublĂ© de lames acĂ©rĂ©es en lieu et place des mains, les cheveux Ă©bouriffĂ©s, le teint pĂąle, Edward aux mains d'argent est un garçon naĂŻf et simple qui va se rĂ©vĂ©ler un excellent paysagiste et un coiffeur hors-pair. Sans liens de parentĂ©, avec Freddy, Edward est bien sĂ»r incarnĂ© par Johnny Depp. LD-> Page prĂ©cĂ©dente Page suivante Bourse Le 24/08 Ă  09H30 CAC 40 6337,93 -0,38%

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